Le Saint-Sacrement sauvé du naufrage du Costa Concordia

Publié le par WalkTsin

 

 

 

Le P. Rafaelle Mallena, aumônier de bord sur le Costa Concordia, n'a pas abandonné son poste, on dit que sur un navire le commandant est le seul maître à bord après Dieu, l'abbé Mallena va t'il reçevoir ses galons à la place de l'autre indigne ?

 

 

 

"Embarqué en tant qu’aumônier de bord sur le Costa Concordia, le prêtre italien de 70 ans connaît bien le navire. Son premier réflexe est de se rendre dans la chapelle du paquebot pour prier. Quarante minutes plus tard, l’alarme invitant les passagers à quitter le navire retentit.

 

« Ce sont des moments de grande panique. L’équipage n’a peut-être pas donné tout de suite l’alarme. Ils devaient vérifier quelle était la cause du « black-out ». Ils sont allés voir en salle des machines, mais il était déjà trop tard. En 20 minutes, elle avait été inondée. Il n’y avait rien à faire ! » , raconte le prêtre italien interrogé dimanche 15 janvier par Radio Vatican.

 

L’aumônier prend le temps de consommer le Saint sacrement et de fermer le coffre où se trouvent les biens de valeurs, notamment de l’argent et des bijoux, confiés habituellement par les membres de l’équipage à l’aumônier de bord avant de sortir de la chapelle. Il incite alors les passagers à évacuer le bateau, aidant notamment une petite fille à retrouver sa mère, avant de les envoyer à l’avant du navire pour être pris en charge".

 

 


 

Une histoire sur les hosties sauvés des eaux :

 

L’hostie sauvée des eaux
Avignon 1433

 

Comme Avignon est bâtie à quelques centaines de mètres du confluent du Rhône et de la Durance, et traversée par une des branches de la Sorgue, elle est en fâcheuse position en cas d'inondations. C'est ainsi qu'en 1433 des pluies continuelles firent déborder le fleuve et les rivières qui inondèrent les quartiers bas de la ville. Dès le 29 novembre, l'eau entra dans la chapelle des Pénitents gris où le Saint-Sacrement était adoré régulièrement par la confrérie des Pénitents gris. Pendant la nuit, l'inondation prit de telles proportions que, le lendemain, les maîtres de la compagnie, craignant que l'eau n'atteignît le tabernacle où était exposé le Saint-Sacrement, montèrent en bateau et se firent conduire à la chapelle.

Quel ne fut pas leur étonnement lorsque, après en avoir ouvert les portes, ils constatèrent que les eaux, comme autrefois les flots de la mer Rouge et du Jourdain, s'étaient écartées à droite et à gauche, le long des murailles, laissant absolument libre et à sec le passage qui conduit à l'autel. Le prodige leur parut plus grand encore lorsque, arrivés près de l'autel qui était de plein-pied au niveau de la chapelle, ils en virent les abords pareillement à sec. Les eaux, s'élevant le long des murs, comme de vraies tentures, s'arc-boutaient dans le vide à leur plus haute élévation, formant ainsi comme une espèce de toit, dit l'ancienne relation conservée dans les archives de la confrérie.

Les deux maîtres, Armand et Jehan de Pongilhac-Faure, après avoir adoré l'Auteur de ce prodige, s'empressèrent d'en faire part à d’autres confrères. Il en vint douze, et tous ensemble, ayant requis quatre frères mineurs de l'ordre de Saint-François, dont tous étaient docteurs en théologie et le quatrième, bachelier, ils dressèrent un procès-verbal de l'événement.

L’eau s'arrêtant au milieu du banc qui longeait les parois de la chapelle, de manière à en laisser une partie toute mouillée et l'autre entièrement sèche, «nous carasmes avec des cousteaux, dit le procès-verbal, icelle moitié dudit banc, et la trouvasmes naturellement sèche ainsi dedans comme au dehors.»

Pour éterniser la mémoire de ce miracle, la dévote compagnie décida qu'à l'avenir, on célébrerait chaque année une fête particulière à pareil jour. C'est la fête qu'on célébra très longtemps avec solennité le 30 novembre, jour de la Saint-André. Le matin, tous les membres de la confrérie se rendaient à la communion en se traînant sur les genoux, et parcouraient ainsi jusqu'à la table sainte la voie sacrée miraculeusement préservée par des eaux. Le soir, à l'issue des vêpres, le prédicateur rappelait le miracle de 1433, et le chant du Cantemus Domino, qui fut entonné par Moïse après le passage de la mer Rouge, précédait l'amende honorable et la bénédiction du Saint-Sacrement.

Publié dans Actualité générale

Commenter cet article