Refaire une chrétienté

Publié le par WalkTsin

Nulle besogne plus pressante que refaire une chrétienté. Seulement une chrétienté, voyez-vous, ça ne se refait pas sans un peu de scandale et même – comme l’écrivait jadis le jeune Lyautey – sans inquiéter les fortunes. Une chrétienté peut se refaire, à condition d’en courir les risques. Et le monde moderne ne paraît pas très décidé à les courir.
En sorte que ce voyage au bout de la nuit n’est pas prêt de finir – mais on en verra sûrement le bout. Le bout de la nuit, c’est la douce pitié de Dieu (…). La douce pitié de Dieu, c’est-à-dire la profonde – la profonde – la profonde éternité.
Georges Bernanos – Au bout de la nuit

Commenter cet article

Organiste39 09/10/2012 21:17

Recouvrir le monde de monastères. Et ne avoir peur d'aller à contre-courant de tout. Voilà une solution...

Notre problème, c'est que nous voyons tout à court terme, c'est à dire en fait de façon trop naturelle.
Un papillon éphémère ne peut pas voir plus loin que sa courte vie de 24h.
Et nous? Qui se souviendra de nous dans 500 ans? Un psaume nous rappelle que même la place où se trouvait l'homme ne se souviendra pas de lui.

Si nous avions les yeux fixés vers l'Eternité, notre vraie demeure, nous ne nous laisserions pas ébranler par ce qui est caduque, et construirions alors justement pour cette Eternité.

Prions pour retrouver ce sens.
Merci Walktsin!