Vatican II face à face avec l'Eglise catholique 1

Publié le par rémy




Chers lecteurs,

Vous pourrez trouver tous les jours ici la publication par chapître du livret "Face à Face" (32 pages). Ce livret objectif compare les différences entre la religion de Vatican II avec la religion catholique telle qu'elle a toujours été.

Voici la première partie :


DOCTRINE CATHOLIQUE


FACE A FACE

VATICAN II



Vatican Il et ses suites ...


Ce mouvement de rénovation est-il un authentique progrès de la doctrine et des mœurs de l'Eglise, ou bien, comme certains l'en accusent, une nouveauté opposée à la doctrine catholique et en rupture avec toute sa tradition.
Dans cette plaquette, où l'on trouvera sur la page de gauche la doctrine de Vatican Il, Paul VI et Jean-Paul Il, et sur la page de droite, la doctrine bimillénaire de l'Église par la citation de nombreuses encycliques des Papes, la réponse à cette question apparaîtra dans toute son évidence.


PRÉFACE

PÉRENNITÉ DE LA DOCTRINE CATHOLIQUE ET NOUVEAUTES


Début du Symbole de saint Athanase :

http://catholique-rouen.cef.fr/IMG/jpg/SIMONE_MARTINI_La_messe_miraculeuse_Assise_Eglise_de_San_Francesco.Detail._Ter._jpeg.jpg"Quiconque veut être sauvé, doit avant toutes choses tenir la foi catholique : si quelqu'un ne la conserve pas intégra-lement et sans tache, il n'est aucun doute qu'il périra éternellement. Or la foi catholique consiste en ceci :
Saint Vincent de Lérins, Père de l'Eglise :

"Dans l'Eglise Catholique elle-même, il faut veiller soigneusement à s'en tenir à ce qui a été cru partout, toujours et par tous... Que fera donc le chrétien catholique, si quelque parcelle de l'Eglise vient à se détacher de la communion de la foi universelle ? Que doit-il faire si ce n'est de préférer à un membre corrompu et pestilentiel la santé de tout le corps ?
Mais si une contagion nouvelle s'efforce d'empoisonner non plus seulement une petite partie de l'Eglise, mais l'Eglise tout entière à la fois ? Alors il doit s'attacher à l'antiquité, qui, évidemment, ne peut plus être séduite par les artifices de la nouveauté... Lorsque le venin de l'arianisme eut infecté, non plus une faible partie, mais la presque totalité de l'univers, et que la plupart des évêques ayant été séduits, soit par la violence, soit par la fraude, on ne voyait presque plus ce qu'il fallait suivre dans cette grande confusion, tout ce qu'il y avait de vrais disciples et de vrais adorateurs du Christ préférèrent la foi antique à de perfides innovations et se préservèrent ainsi de la contagion du fléau...

Ainsi est catholique véritable et authentique, qui chérit la vérité de Dieu, l'Eglise, "le Corps du Christ" (Ephésiens I, 23) ; qui ne met rien au-dessus de la foi catholique, ni l'autorité, ni l'affection, ni le génie, ni l'éloquence, ni la philoso-phie d'un homme quel qu'il soit ; qui, méprisant tout cela, fermement et inébranlablement attaché à la foi, est résolu à n'admettre et à ne croire que les vérités universellement admises par l'Eglise catholique depuis les temps anciens ; et qui comprend enfin que toute doctrine nouvelle et inouïe, insinuée par quelqu'un en dehors de l'avis général des saints ou contre cet avis, n’a rien de commun avec la religion ; elle constitue bien plutôt une tentation, selon l'ensei-gnement du bienheureux apôtre Paul. (I Cor. XI, 19).
Plus je réfléchis à tout cela, plus je m'étonne de la folie de certains, de l'impiété de leur âme aveugle, de leur passion pour l'erreur.
Au lieu de se contenter de la règle de foi traditionnelle, admise une fois pour toute dès l'antiquité, il leur faut chaque jour du nouveau et encore du nouveau ; ils sont toujours portés à ajouter quelque chose à la religion, à changer, à re-trancher ; comme si ce n'était pas un dogme céleste, qui une fois révélé nous suffit, mais une institution purement hu-maine qu'on ne puisse amener à sa perfection qu'en la réformant, ou, à dire vrai, en y remarquant tous les jours quel-ques défauts, tandis que les oracles divins nous crient :

"Ne déplacez pas les bornes qu'ont posées vos pères" (Prov. XXII, 28). "Ne jugez pas quand le juge a jugé" (Si VIII, 19), "Celui qui coupe la haie sera mordu par le serpent" (Qo X, 8), ou encore cette parole apostolique qui, tel un glaive spirituel frappe à la tête et frappera toujours les nouveautés scélérates de l'hérésie :

"O Timothée, garde le dépôt, fuyant les profanes nouveautés de paroles et les objections d'une prétendue science. Quelques-uns, pour s'y être attachés, se sont égarés loin de la foi“ (I Tim. VI, 10).
... On entend dire certains d'entre eux : "Venez, pauvres ignorants, que l'on appelle communément catholiques, ap-prenez la vraie foi, que personne, sauf nous, ne comprend. Elle est demeurée cachée pendant nombre de siècles, et vient seulement d'être révélée et produite au jour“.
…“Garde le dépôt", dit-il. Qu'est-ce que le dépôt ? Un dépôt, c'est ce qu'on vous a confié, non ce que vous avez dé-couvert ; ce que vous avez reçu et non ce que vous avez inventé ; une chose qui ne provient pas de notre intelligence mais de la doctrine ; qui n'est pas d'usage privé, mais de tradition publique ; une chose qui vous est venue et qui n'a pas été créée par vous, dont vous n'êtes pas l'auteur, mais dont vous devez être le simple gardien ; dont vous n’êtes pas l'initiateur mais le serviteur ; une chose que vous ne réglez pas, mais sur laquelle vous vous réglez.
Mais dira-t-on, peut-être :"La doctrine chrétienne n’est donc susceptible d'aucun progrès dans l'Eglise du Christ ?"

Certes, elle peut en avoir un, et très grand...
Mais il faut que ce soit un progrès véritable et non un changement : le propre du progrès étant qu'une chose se déve-loppe en demeurant elle-même, le propre du changement ou de l'altération, qu'une chose se transforme en une autre.
Il faut donc que l'intelligence, la science la sagesse, et de chaque fidèle et de l'Eglise entière, s’augmentent avec les âges et les siècles, mais dans son genre, savoir, dans le même dogme, dans le même sens, et dans la même interpréta-tion.
Le dogme chrétien n'admet aucune altération, aucune atteinte à ses caractères spécifiques, aucune variation dans ce qu'il a de défini". (Commonitorium Ve Siècle)
"Si quelqu'un dit, qu'il pourrait se faire que, selon le progrès de la science, on pourrait attribuer aux dogmes proposés par l'Eglise un autre sens que celui que l'Eglise lui donne et lui a donné, qu'il soit anathème". (Vatican I, Canons sur la foi catholique : Ch. 4, Dentzinger 1818).
"L'Esprit-Saint, en effet, n'a pas été promis aux successeurs de Pierre pour dévoiler, par son inspiration, une nouvelle doctrine, mais pour qu'avec son assistance ils gardent saintement et exposent fidèlement la Révélation transmise par les Apôtres, c'est-à-dire le Dépôt de la Foi". (Pie IX, Const. Pastor Aeternus, Vat. I, Sess. IV Ch. IV, Dz. 1836).

C'est pour que personne n'oublie ces vérités fondamentales, alors comme aujourd'hui si attaquées, que le dernier pape canonisé a imposé à tout le clergé de prêter le serment suivant sur les Saints Evangiles :

“… Quatrièmement : Je reçois sincèrement la doctrine de la Foi que les pères orthodoxes nous ont transmise des Apôtres, toujours dans le même sens et la même interprétation. C'est pourquoi je rejette absolument la supposition hérétique de l’évolution des dogmes, d'après laquelle ces dogmes changeraient de sens pour en recevoir un différent de celui que l'Église lui a d'abord donné... Enfin d'une manière générale, je professe être complètement indemne de cette erreur des modernistes prétendant qu'il n'y a rien de divin dans la tradition sacrée... Pour conclure, je soutiens avec la plus grande fermeté et soutiendrai jusqu'à mon dernier soupir la foi des pères sur le critère certain de la vérité qui est, a été, et sera toujours dans l'épiscopat transmis par la succession des Apôtres, non pas de telle sorte que cela seul soit soutenu qui peut sembler mieux adapté au degré de culture que comporte l'âge de chacun, mais de telle sorte que la vérité absolue et immuable prêchée par les apôtres des l'origine, ne soit jamais ni crue, ni comprise, dans un autre sens". (Saint Pie X, extrait du Serment Anti-Moderniste).

A la lumière de tout ceci, il apparaît nécessaire pour notre salut, de savoir si Vatican Il n'est qu'un progrès tout à fait conforme à la foi traditionnelle en ne faisant que reprendre dans son enseignement ce que l'Église a toujours enseigné et affirmé, ou bien si ce Concile, semblable à celui que les Pères de l'Église ont surnommé "le brigandage d'Éphèse", est un changement de cap, une nouveauté en rupture avec le passé par une opposition radicale à la doctrine Catholique.
Pour trancher cette si importante question, puisque “quiconque veut être sauvé doit avant toutes choses tenir la Foi catholique et la conserver intégralement et sans tache", il est nécessaire et il suffit de mettre ces deux doctrines en regar l'une de l'autre.

Les textes de ce saisissant "Face à Face" montrent clairement ce qu'il en est.

AVERTISSEMENT
 

(Les anciens docteurs) “connaissaient la capacité des novateurs dans l'art de tromper : pour ne pas offusquer les oreilles catholiques, ils cherchent à masquer les entrelacs de leurs tortueuses manœuvres par des manières de parler trompeuses, de sorte que, par le choix des termes, l'erreur s'inscrive de façon plus douce dans les âmes, et que la vérité une fois corrompue par de légers changements ou additions, la confession de la foi qui opérait le salut, conduise par un détour subtil à la mort.
Cette manière de procéder camouflée et mensongère est vicieuse dans quelque mode d'expression que ce soit. A plus forte raison est-il impossible de la tolérer dans un synode dont la gloire principale consiste précisément à enseigner avec limpidité la vérité, en excluant tout danger d'erreur.
En outre, s'il y a là un péché, on ne saurait l'excuser, comme on le voit faire, sous le fallacieux prétexte que les affir-mations d'un passage apparaissant choquantes sont développées à d'autres moments de manière orthodoxe, et même se retrouvent à d'autres occasions dûment corrigées ; comme si précisément, cette possibilité d'affirmer et de nier, ou de mettre au goût de chacun - ce qui fut toujours la frauduleuse astuce des novateurs pour consolider l'erreur - avait une efficacité non seulement pour promouvoir l'erreur, mais aussi pour l'excuser
Ou bien, comme si, surtout pour les simples fidèles qui éventuellement connaîtraient telle ou telle partie des conclu-sions exposées pour tous en langue vulgaire, il y avait toujours obligation urgente à présenter les autres passages. Ou encore, comme si ces mêmes fidèles avaient, en les examinant, la capacité suffisante de juger par eux-mêmes, écartant toute confusion et évitant tout péril d'erreur. Un artifice très blâmable pour l'insinuation de l'erreur doctrinale est celui qu'a déjà dénoncé notre prédécesseur saint Célestin, en le découvrant dans les écrits de Nestorius, évêque de Constantino-ple, et qu'il mît en évidence pour le réprouver avec plus de sévérité. Ses textes une fois examinés avec soin, cet impos-teur fut surpris et confondu, tandis qu'il se débattait dans un flot de paroles, mêlant des choses vraies avec d'autres obs-cures confondant à l'occasion l'une et l'autre, de sorte qu'il pouvait aussi bien confesser des choses niées et posséder une base pour nier les sentences confessées.
Pour mettre à jour de telles embûches, renouvelées avec une certaine fréquence à toutes les époques, il n'y a pas d'autre voie que celle-ci : quand il s'agit de rendre visibles les sentences, qui sous un voile d'ambiguïté renferment une erreur de sens suspecte ou dangereuse, il faut dénoncer la signification perverse sous laquelle se camoufle l’erreur op-posé à la vérité catholique". (Pie VI - Bulle Auctorem Fidei)

La suite demain ! [la liberté religieuse]

Publié dans Face à Face

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