Samedi 7 novembre 2009

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La dévotion réparatrice
des premiers samedis


Lucie entre en religionLucie entra en religion très jeune. C'est le 25 octobre 1925 qu'elle arriva au couvent des sœurs Dorothées, à Pontevedra, où elle allait être de nouveau témoin d'apparitions de la Très Sainte Vierge.

Dans la soirée du 10 décembre 1925, la jeune postulante s'étant retirée dans sa cellule, reçut la visite de la Vierge et à côté d'Elle, portée par une nuée lumineuse, l'Enfant-Jésus. La Sainte Vierge lui montra un Cœur entouré d'épines qu'Elle tenait dans Sa main. L'Enfant-Jésus dit :
- « Aie compassion du Cœur de ta Très Sainte Mère entouré des épines que les hommes ingrats lui enfoncent à tout moment, sans qu'il y ait personne pour faire acte de réparation afin de les en retirer. »
Puis, notre Mère du Ciel lui dit : « Vois, ma fille, mon Cœur entouré d'épines que les hommes ingrats m'enfoncent à chaque instant par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui, pendant cinq mois, le premier samedi, se confesseront, recevront la sainte Communion, réciteront un chapelet, et me tiendront compagnie pendant quinze minutes en méditant sur les quinze mystères du Rosaire, en esprit de réparation, je promets de les assister à l'heure de la mort avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme. »

Remarquons ici que cette demande de communion pour les premiers samedis est parallèle à celle du Sacré-Coeur à sainte Marguerite-Marie pour les premiers vendredis. Aussi, il faut bien comprendre que l'intention première de la dévotion réparatrice des cinq premiers samedis n'est pas d'obtenir la grâce de la persévérance finale, à savoir : être assisté à l'heure de notre mort pour aller au Ciel ; mais de consoler le Cœur de Notre Mère du Ciel en lui retirant les épines que nous même nous lui enfonçons par notre tiédeur, ainsi celles que les hérétiques, les impies, les apostats enfoncent dans Son divin Cœur ; moyennant quoi, la Sainte Vierge promet assistance au moment où notre âme comparaîtra devant Dieu. (Sur les cinq sortes d'offenses et outrages proférés contre le Cœur Immaculé de Marie, lire l'Apparition de Tuy, du 29 mai 1930).

Une lettre du Père Aparicio, datée du 10 janvier 1938 et adressée à Mgr José da Sila, nous apprend que la jeune religieuse lui fit part en 1927 de la dévotion des cinq premiers samedis du mois. Le prêtre lui demanda si elle en avait parlé à quelqu'un d'autre. Elle répondit oui  elle avait même mis tout par écrit sur l'ordre de son confesseur d'alors, don Lino Garcia ; mais ensuite elle en avait parlé à la Mère Magalhaes, Supérieure du couvent, et, sans préciser ce que contenait l'écrit, lui avait demandé la permission de le brûler, permission qui lui avait été accordée et qu'elle avait exécutée immédiatement (en 1927).
Alors le Père Aparicio lui ordonna de tout écrire de nouveau et de le lui donner. Par humilité, elle montra de la répugnance à rédiger cela à la première personne car elle n'était pas encore relevée de la consigne de silence sur son identité, que lui avait donnée Mgr. da Silva, à quatorze ans, lorsqu'elle avait quitté son pays natal. Le Père Aparicio lui dit qu'elle pouvait rédiger à la troisième personne, et ainsi fit-elle. Telle est la raison pour laquelle le document est écrit à la troisième personne.

LA DÉVOTION DES CINQ PREMIERS SAMEDIS DU MOIS

Vision de l'Enfant-Jesus et de la Sainte ViergeAu cours de l'apparition du 13 juillet 1917, la Très Sainte Vierge avait dit : « Pour empêcher la guerre je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Coeur Immaculé et la Communion réparatrice des Premiers Samedis ».

Cette dernière dévotion, la Très Sainte Vierge est en effet venue la demander à Soeur Lucie en lui apparaissant le 10 décembre 1925 à Pontevedra (Espagne). Elle lui dit alors : « Regarde, ma fille, mon coeur entouré d'épines que les hommes ingrats, à tout moment, lui enfoncent par des blasphèmes et des ingratitudes. Toi, du moins, cherche à me consoler et dis que je promets d'assister à l'heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires au salut, tous ceux qui, le Premier Samedi cinq mois de suite, se confesseront, recevront la Sainte communion, réciteront le chapelet et me tiendront compagnie pendant quinze minutes en méditant les 15 mystères du Rosaire avec l'intention de me faire réparation ».

La présence de Notre Seigneur au coté de sa sainte Mère signifie bien que Jacinthe avait raison lorsqu'elle disait, sept ans auparavant, à Lucie : « Tu diras bien que Jésus veut que le Coeur de sa Mère soit honoré en même temps que le Sien » et nous rappelle, en outre, l'enseignement de l'Ange de la Paix lorsqu'il nous appris que le Coeur de Marie conduit infailliblement au Coeur de Jésus.

15 mystères = 15 minutes ; soit 1 minute seulement par mystère.

Notre-Dame a donc montré son Coeur entouré d'épines qui représentent nos péchés. Pour retirer ces épines, elle a demandé que nous fassions des actes d'amende honorable par la dévotion réparatrice des Cinq Premiers Samedis du mois. Comme récompense elle nous promet « toutes les grâces nécessaires à notre salut ».

Jésus, les deux années suivantes — le 15 février 1926 et le 17 décembre 1927 — a insisté sur la propagation de cette dévotion. Lucie a écrit : « De la pratique de la dévotion des Premiers Samedis unie à la consécration au Coeur Immaculé de Marie dépend la guerre ou la paix du monde ».

CINQ : POURQUOI ?

IL s'agit en effet de Cinq Samedis parce que, selon une révélation de Jésus, il y a cinq espèces d'offenses et de blasphèmes contre le Coeur Immaculé de Marie :
1) les blasphèmes contre l'Immaculée Conception ;
2) contre la Virginité de Marie ;
3) contre sa Maternité divine et contre le refus de la reconnaître également comme Mère des hommes ;
4) Il y a des gens qui cherchent à mettre dans le coeur des enfants l'indifférence, le mépris, et même la haine, contre cette Mère immaculée ;
5) Il y a ceux qui l'outragent directement dans ses saintes images.

CONDITIONS

IL y a quatre conditions pour gagner le privilège des Cinq Premiers Samedis du mois.
1. La confession
- Pour chaque Premier Samedi une confession est requise avec une intention réparatrice ; elle peut être faite n'importe quel jour avant ou après le Premier Samedi à condition de communier en état de grâce ce jour-là.
- La voyante a demandé à Notre Seigneur : « O mon Jésus ! Et les personnes qui oublieront de former cette intention (réparatrice) ? » ; Jésus répondit : « Elles peuvent la former dans la confession suivante en profitant de la première occasion pour se confesser ».
Les trois autres conditions doivent être réalisées le jour du Premier Samedi à moins qu'un prêtre, pour de justes motifs, ne permette de les réaliser le dimanche suivant ; ce sont :
2. La communion réparatrice ;
3. Le chapelet
Ce fut là le message souvent renouvelé de la Mère de Dieu aux petits bergers. En plus de la récitation du chapelet, les cinq premiers samedis, récitez-le chaque jour de votre vie. Plus que cela, imitez, l'exemple de la petite Jacinthe et efforcez-vous de le faire réciter chaque jour le soir en famille. Notre-Dame tenait toujours un chapelet entre ses mains lors des apparitions.
Elle demanda aussi aux trois enfants de réciter une prière spéciale après chaque dizaine : « Vous réciterez aussi après chaque "Gloire soit au Père" de chaque dizaine la prière suivante : « O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l'enfer et conduisez toutes les âmes au Ciel, surtout celles qui ont le plus besoin de Votre Miséricorde. » (1). Après chaque dizaine de notre chapelet récitons donc cette belle prière, qui est en si parfaite harmonie avec l'esprit des apparitions de Fatima. Il est de la plus grande importance de se rappeler que la méditation sur les Mystères en récitant les prières du chapelet est une conidition essentielle pour le bien réciter ; autrement il pourait si facilement devenir une pure répétition mécanique de paroles.
4. La méditation pendant 15 minutes d'un seul mystère, de plusieurs mystères du Rosaire, ou de tous. Il suffit aussi d'une méditation ou d'une explication de trois minutes avant chacune des cinq dizaines du chapelet.
Dans ces quatre actes on doit avoir l'intention de faire amende honorable au Coeur Immaculé de Marie.

CETTE DÉVOTION A ÉTÉ APPROUVÉE
PAR L'ÉVÊQUE DE LEIRIA-FATIMA LE 13 SEPTEMBRE 1939

Voilà donc les conditions de la dévotion des premiers samedis, comme l'exprime la Grande Promesse. Elles sont ce qu'on pourrait appeler le minimum exigé. Cependant, l'esprit de la dévotion au Coeur Immaculé de Marie implique autre chose. Ses exigences vont plus loin. Vous en trouverez, maintes fois l'expression au cours des entretiens entre le Sainte Vierge et les enfants de Fatima.
Pour les âmes généreuses — et nous savons qu'il en existe beaucoup — qui désirent aller "jusqu'au bout" de cette sublime dévotion, nous croyons qu'il est utile d'ajouter ceci :

1. La Consécration au Coeur Immaculé de Marie
Une formule quelconque de consécration suffit. Vous devez, cependant vous confier à Marie sans réserve. Les personnes qui désirent se servir d'un acte solennel de consécration trouveront à la rubrique Prières le texte de la Consécration au Coeur Immaculé de Marie.
2. Sacrifiez-vous pour les pécheurs.
Le sacrifice et la réparation requis par la Sainte Vierge ont été définis très spécialement par Lucie elle-même. Notre Sainte Mère demanda que ses enfants soient prêts à faire n'importe quel sacrifice requis par la pratique de leurs devoirs chrétiens. « Notre Seigneur se laisse apaiser » lui dit la Sainte Vierge dans une révélation privée, « mais Il s'est plaint Lui-même très amèrement et avec douleur du petit nombre d'âmes en état de grâce, qui consentent à renoncer à tout ce qu'exige l'observance de Sa loi. » Beaucoup de gens, explique Lucie, pensant que le mot pénitence implique des austérités héroïques et ne se sentant pas la force nécessaire aux grands sacrifices, se découragent et continuent de vivre dans la tiédeur et le péché. Elle rapporte que Notre Seigneur lui a dit : « Le sacrifice que Je demande de chaque personne c'est l'accomplissement de leurs devoirs d'état et l'observance de Ma loi. Voilà la pénitence que Je demande et requiers maintenant. »
La pénitence est en effet le retour de l'âme vers Dieu, une sorte de marche en arrière pour retrouver l'innocence baptismale. Se rattache à la vertu et au devoir de la pénitence tout ce qui contribue à nous purifier du péché, à nous délivrer des obstacles qui retardent notre montée vers Dieu. Elle appartient donc à la vie purgative et passe logiquement avant la prière qui est l'acte principal de la vie unitive. Comment d'ailleurs notre prière pourrait-elle être acceptée de Dieu si nous vivons dans le péché qui l'offense ? Comment oser s'adresser à Lui si on n'est pas en amitié avec Lui, à moins que ce soit pour implorer son pardon ?
Dieu nous demande également de nous acquiter de nos devoirs d'état, c'est à dire d'accomplir les devoirs généraux qui incombent à l'homme en tant qu'homme ou au chrétien en tant que chrétien, et les devoirs particuliers qui sont propres à certaines catégories. (Sur les "devoirs d'état", voir forum n° 30)
Le sacrifice que Dieu demande ne s'oppose en aucune façon à la pratique louable et pieuse de la mortification volontaire pour ceux qui veulent faire plus que le minimum requis. Mais, de nos jours, Dieu demande au moins ce minimum de chaque personne et, dans ce siècle paganisé, il faut une vertu presque héroïque pour être fidèle à ses devoirs de chrétiens, surtout à ses devoirs d'époux.

Enfin, signalons une coïncidence curieuse et heureuse : déjà depuis 1912 le Saint-Siège avait porté l'attention des âmes pieuses sur ce jour en accordant une indulgence plénière aux conditions ordinaires aux fidèles qui auront accompli, le premier samedi de n'importe quel mois, des exercices spéciaux de dévotion en l'honneur de la Bienheureuse Vierge Marie Immaculée, en réparation des blasphèmes dont son nom et ses prérogatives sont l'objet (Preces et Pia Opera 1938, n° 335). La demande de la Sainte Vierge Marie à Lucie ne fait donc qu'approuver et sanctionner une dévotion déjà existante et encouragée par l'Eglise. Ainsi ceux qui observeront les pratiques des premiers samedis proposés par Notre-Dame de Fatima rempliront par le fait même les conditions voulues pour gagner l'indulgence plénière promulguée en 1912.
Pour mériter la grande promesse des grâces nécessaires au salut, Notre-Dame demande encore la récitation d'un chapelet ce jour du premier samedi. Aux chrétiens et aux religieux qui ont la pieuse habitude du chapelet quotidien, tant recommandé par la Notre-Dame de Fatima, il leur suffira de l'offrir ce jour-là aux intentions du Coeur Immaculé.

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(1) Il y a eu beaucoup de confusion au sujet de la prière qu'on ajoute après les dizaines du chapelet. Elle remonte au prêtre portugais qui n'acceptait pas les paroles des enfants, mais répétait avec insistance que la Sainte Vierge avait dû dire "et soulagez les âmes du Purgatoire, surtout celles qui sont les plus abandonnées." Ceci à cause de la dévotion spéciale des portugais pour les âmes du Purgatoire. Ce point a été complètement élucidé par Sœur Lucie, qui souligna (comme toute l'histoire de Fatima en fait foi) que le souci de la Sainte Vierge n'était pas pour les âmes du Purgatoire, qui sont assurées de leur salut éternel, mais pour les âmes "qui vont en enfer parce qu'il n'y a personne qui fait des sacrifices pour elles."


fleurs

Par WalkTsin - Publié dans : Religion catholique-Théologie
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Lundi 26 octobre 2009

VU SUR LE TRES BON SITE NOTRE DAME DE FATIMA.BE




LE SYMBOLE DES APÔTRES

Credo

DEMANDE : Où sont contenues toutes les vérités dont nous avons parlé jusqu'ici ?
RÉPONSE : Ces vérités sont contenues, en abrégé, dans le symbole des apôtres.

Toutes les vérités dont nous avons parlé jusqu'ici se trouvent dans l'Écriture sainte et dans la Tradition ; mais elles sont contenues sommairement dans le symbole des apôtres, qui est l'abrégé de la doctrine chrétienne, doctrine dont vous comprenez maintenant toute l'excellence. C'est la science des sciences, c'est la science de Dieu ; elle nous fait connaître sa nature, ses attributs, ses perfections. C'est la science de l'homme ; elle lui découvre ce qu'il a été et ce qu'il est devenu, lui révèle sa fin dernière, et l'instruit des moyens qu'il doit prendre pour y arriver. Science infinie dans son auteur, qui est Dieu lui-même ; la plus sublime dans son objet, la plus infaillible dans sa certitude ; science enfin dont l'étude est proportionnée aux plus simples, parce qu'elle ne demande pas les recherches profondes d'un esprit pénétrant, mais la prompte soumission d'un cœur docile. Les autres sciences, peu de personnes en sont capables, et on ne les apprend qu'avec de longues études et d'extrêmes difficultés ; mais personne n'est incapable de la science du symbole, et il n'y a que la mauvaise volonté qui puisse empêcher de l'acquérir.

D : Que veut dire le mot symbole ?
R : Le mot symbole veut dire signe ou marque, parce que c'est à la profession des vérités qu'il renferme qu'on distingue les chrétiens des infidèles.

Symbole signifie signe, marque ; or, le symbole des apôtres, appelé communément le Credo, est un signe, une marque, parce qu'il sert à distinguer le chrétien d'avec l'infidèle, et qu'on est reconnu pour disciple de Jésus-Christ par là même qu'on professe les vérités qui y sont contenues.

D : Pourquoi l'appelle-t-on le symbole des apôtres ?
R : Parce que les apôtres le composèrent avant de se séparer pour aller prêcher l'Évangile aux nations.

Le symbole, ou Credo, parce que, en latin, il commence par ce mot, est appelé le symbole des apôtres, parce que ce furent les apôtres qui composèrent cet abrégé de la doctrine chrétienne, avant de se séparer pour aller prêcher l'Évangile par tout l'univers, selon l'ordre qu'ils en avaient reçu du divin Maître : « Allez, leur avait-il dit, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ».

D : Pourquoi les apôtres composèrent-ils le symbole ?
R : Pour donner aux fidèles un moyen simple et facile de se reconnaître entre eux et de graver dans leur mémoire les principales vérités de la religion.

Le but que se proposèrent les apôtres en composant le symbole fut de donner aux fidèles, et à tous ceux qu'ils allaient convertir, un moyen simple, facile et uniforme, de connaître et de graver dans leur mémoire les vérités essentielles de la religion chrétienne, de se reconnaître entre eux et de se distinguer d'avec les hérétiques et les infidèles.

D : Combien y a-t-il d'articles dans le symbole des apôtres ?
R : Le symbole des apôtres renferme douze articles.

Voici l'idée que le Catéchisme du concile de Trente nous donne du mot article : « De même que les membres du corps sont séparés les uns des autres par différentes articulations : ainsi, dans cette profession de foi, nous donnons le nom d'article à chaque proposition qui renferme quelque vérité que nous devons croire distinctement, parce qu'elles y sont distinguées et séparées les unes des autres, comme par autant de différents articles. » Selon quelques auteurs, les douze apôtres composèrent chacun un article du symbole.

Saint Pierre dit : « Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre. »
Saint Jean : « Et en Jésus-Christ, son fils unique, Notre-Seigneur. »
Saint Jacques le Majeur : « Qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la vierge Marie. »
Saint André : « A souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli. »
Saint Philippe : « Est descendu aux enfers. »
Saint Thomas : « Le troisième jour est ressuscité des morts. »
Saint Barthélemi : « Est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu, le Père tout-puissant. »
Saint Matthieu : « D'où il viendra juger les vivants et les morts. »
Saint Jacques le Mineur : « Je crois au Saint-Esprit. »
Saint Simon : « Je crois la sainte Église catholique, la communion des saints. »
Saint Thaddée : « Je crois la rémission des péchés. »
Saint Matthias : « Je crois la résurrection de la chair, la vie éternelle. »

La division ordinaire du symbole des apôtres diffère un peu de celle que nous venons de donner ; la voici :
I. Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre ;
II. Et en Jésus-Christ, son Fils unique, Nôtre-Seigneur ;
III. Qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la vierge Marie,
IV. A souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli,
V. Est descendu aux enfers, et le troisième jour est ressuscité des morts,
VI. Est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu, le Père tout-puissant,
VII. D'où il viendra juger les vivants et les morts.
VIII. Je crois au Saint-Esprit.
IX. La sainte Église catholique, la communion des saints,
X. La rémission des péchés,
XI. La résurrection de la chair,
XII. La vie éternelle.

Toutes les vérités renfermées dans les douze articles dont se compose le symbole des apôtres, à l'exception de ce qui regarde la rémission des péchés, ont été expliquées précédemment. Toutefois, nous pensons qu'il ne sera pas inutile de fixer quelque temps votre attention sur chacun de ces douze articles ; ce sera une répétition sommaire de ce que nous avons déjà dit.

Je crois en Dieu le Père tout-puissant createur du ciel et de la terreARTICLE PREMIER. « Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre. »
Je crois : ce mot, qui se rapporte à chacun des douze articles du symbole, veut dire : Je tiens telle chose pour vraie, pour certaine ; j'en suis pleinement et fermement convaincu. — Je crois en Dieu : c'est-à-dire, non-seulement je suis persuadé qu'il y a un Dieu, mais encore j'ajoute foi à sa parole et je mets en lui toute ma confiance.
Je crois en Dieu le Père : la nature divine, essentiellement une et indivisible, subsiste en trois personnes ; la première s'appelle le Père, parce que, de toute éternité, elle engendre un Fils unique qui lui est consubstantiel et égal en toutes choses.
Je crois en Dieu, le Père tout-puissant créateur du ciel et de la terre : Dieu a manifesté sa toute-puissance en tirant du néant tous les êtres visibles et invisibles. Il a fait de rien le ciel, les anges, la lumière, le soleil, la lune, les étoiles, tous les astres ; l'air et les oiseaux ; la mer et les poissons ; la terre et tout ce qu'elle renferme ; les animaux, les plantes, les arbres, les sources, les ruisseaux, les fleuves et les lacs. Après avoir achevé ces œuvres Dieu fit l'homme et le créa à son image et à sa ressemblance. Le premier homme fut Adam ; la première femme fut Eve. Dieu les créa dans l'innocence, les destina à un bonheur surnaturel, leur accorda, avec l'immortalité, les dons les plus précieux, et les plaça dans le paradis terrestre, en leur imposant la loi, sous peine de mort, de ne point manger du fruit de l'arbre de la science du bien et du mal. C'est d'Adam et d'Eve que nous descendons, et que tirent leur origine tous les hommes qui ont peuplé la terre. Voilà ce que nous faisons profession de croire quand nous disons : « Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre ».

D : Pourquoi dites-vous Je crois en Dieu, et non pas Je crois à Dieu ?
R : Je dis Je crois en Dieu, pour faire connaître que non-seulement je crois qu'il y a un Dieu, et que je tiens pour certain tout ce qu'il nous enseigne, mais encore que je mets en lui toute ma confiance.

ARTICLE II. « Et en Jésus-Christ, son Fils unique, Notre-Seigneur »
Tous les anges, que Dieu avait tirés du néant, ne lui demeurèrent pas fidèles, il y en eut un grand nombre qui se révoltèrent contre Lui, et qui, en punition de leur révolte, furent condamnés à un malheur éternel. Le chef de ces anges rebelles, jaloux du bonheur dont Adam et Eve jouissaient dans le paradis où Dieu les avait placés, tenta Eve et la porta à manger du fruit défendu ; celle-ci en donna à Adam et le fit tomber dans la même désobéissance. Aussitôt l'un et l'autre furent déchus de l'état dans lequel ils avaient été créés, chassés du paradis terrestre, puis condamnés aux douleurs et à la mort : les portes du ciel leur furent fermées, ils n'eurent plus à attendre que l'enfer et ses éternels supplices et toute la postérité d'Adam, qui a péché en lui, fut enveloppée dans la même chute et dans la même condamnation. Mais Dieu, en exerçant sa justice contre Adam, Eve et toute leur race, se souvint aussi de sa miséricorde, et promit un rédempteur au genre humain. Ce rédempteur devait être son Fils unique, personnellement uni à un corps et à une âme semblables aux nôtres ; il devait être appelé Jésus, c'est-à-dire Sauveur, parce qu'il était envoyé pour opérer le salut du monde ; il devait aussi être appelé Christ, c'est-à-dire Oint ou sacré, à cause de l'onction divine qui le consacrait roi, pontife et prophète par excellence ; il devait enfin être le souverain Seigneur de tous les hommes, qui tous lui appartiendraient à titre de création et de rédemption. Ces desseins de miséricorde se sont accomplis ; et voilà ce que nous faisons profession de croire quand nous disons : Je crois en Jésus-Christ, Nôtre-Seigneur, et Fils unique de Dieu.

qui a ete conçu du Saint-EspritARTICLE III. « Qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la vierge Marie ».
Lorsque le temps où le Fils unique de Dieu devait se faire homme pour racheter les hommes fut arrivé, Dieu envoya l'archange Gabriel à Nazareth, ville de Galilée, où demeurait une vierge appelée Marie. L'archange Gabriel, comme il en avait reçu l'ordre, dit à Marie : « Je vous salue, ô pleine de grâce ! le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre toutes les femmes, le Saint-Esprit descendra en vous, et le fruit saint qui naîtra de vous sera appelé le Fils de Dieu ». Marie ayant humblement acquiescé aux desseins de Dieu, le Saint-Esprit forma en elle, de la propre substance de cette vierge, un corps humain ; le Père éternel tira du néant une âme pour animer ce corps ; et le Fils unique de Dieu, la seconde Personne de la sainte Trinité, unit substantiellement à sa personne ce corps et cette âme. C'est ainsi que le Verbe s'est fait chair et que s'est opéré le mystère de l'incarnation. Neuf mois après, Jésus, sauveur de tous les hommes, vrai Dieu et vrai homme, unissant en une seule personne, qui est la personne du Verbe, la nature divine et la nature humaine, est né de la vierge Marie, à Bethléem, comme le prophète Michée l'avait prédit. Voilà ce que nous faisons profession de croire, quand nous disons : « Je crois en Jésus-Christ, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la vierge Marie. »

ARTICLE IV. « A souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort, et a été enseveli ».
Jésus-Christ passa à Nazareth, dans la maison de saint Joseph, la plus grande partie de sa vie mortelle. A l'âge d'environ trente ans, il se rendit sur les bords du Jourdain, reçut le baptême de saint Jean, puis se retira dans le désert, où il jeûna quarante jours et quarante nuits. Au sortir du désert, Jésus-Christ commença sa vie publique, et parcourut toutes les villes et les bourgades de la Judée, pour annoncer l'Évangile. L'éclat de sa prédication et des miracles qu'il opérait inspira aux princes des prêtres, aux docteurs de la loi, aux scribes et aux pharisiens, une jalousie et une haine si violentes, qu'ils résolurent de le faire mourir ; et il se trouva, parmi les douze apôtres qu'il s'était choisis, un traître, nommé Judas, qui seconda leur fureur. Jésus, après avoir été accablé d'outrages, fut condamné à mort par Ponce Pilate, gouverneur de la Judée, et livré aux soldats pour être crucifié. Après une agonie de trois heures, l'Homme-Dieu mourut, en tant qu'homme, pour sauver les pécheurs, donnant comme Dieu un prix infini à ses souffrances et à sa mort. Ceci arriva le sixième jour de la semaine, qu'on appelle le vendredi. Le jour même de la mort de Jésus, Joseph d'Arimathie et Nicodème descendirent son corps de la croix, l'embaumèrent, l'ensevelirent et le mirent dans un sépulcre neuf où personne n'avait encore été mis. Voilà ce que nous faisons profession de croire, quand nous disons : « Je crois en Jésus-Christ, qui a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli. »

est né de la verge MarieARTICLE V. « Qui est descendu aux enfers et le troisième jour est ressuscité des morts ».
A l'instant où Jésus expira, son âme fut réellement séparée de son corps, la personne divine demeurant néanmoins toujours unie et à son âme et à son corps, quoique séparés l'un et l'autre.
Séparée de son corps, la très-sainte âme de Jésus-Christ descendit aux enfers. Par ce mot enfers il faut entendre, non pas ce séjour d'horreur où le feu vengeur brûle éternellement et dévore les réprouvés mais, le lieu, autrement appelé limbes, où étaient réunies et retenues les âmes des patriarches, des prophètes et d'un grand nombre d'autres justes qui attendaient l'avènement du Fils de Dieu, par qui elles devaient être délivrées et transférées dans le paradis.
La descente de Jésus-Christ aux enfers fut bientôt suivie de sa victoire sur la mort. Le troisième jour, le lendemain du sabbat des Juifs, jour appelé depuis le jour du Seigneur ou dimanche, Jésus-Christ, comme il l'avait annoncé, réunit de nouveau sa très-sainte âme à son corps, et ressuscita par sa propre puissance et sa propre vertu. Voilà ce que nous faisons profession de croire quand nous disons : « Je crois en Jésus-Christ, qui est descendu aux enfers et le troisième jour est ressuscité des morts. »

ARTICLE VI. « Est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu, le Père tout-puissant ».
Jésus-Christ, ressuscité des morts, demeura encore quarante jours sur la terre. Pendant ce temps, il donna à ses apôtres et à ses disciples des preuves multipliées de sa résurrection, se montrant souvent à eux, et leur parlant du royaume de Dieu, c'est-à-dire de son Église, leur enseignant ce qu'ils avaient à faire pour l'étendre jusqu'aux extrémités de la terre ; les instruisant de la doctrine qu'ils devaient enseigner et des sacrements qu'ils devaient administrer. Lorsqu'il les vit parfaitement convaincus de sa résurrection, et suffisamment instruits de ce qu'ils devaient apprendre de sa bouche pour remplir dignement la mission qu'il leur donnait, n'ayant plus rien qui le retint sur la terre, il les conduisit à la montagne des Oliviers, et là, en leur présence, il monta au ciel par sa propre vertu, et y introduisit les âmes des justes qu'il avait délivrées des limbes.
Jésus monté au ciel, en tant qu'homme, y est assis à la droite de Dieu, le Père tout-puissant ; c'est-à-dire qu'étant, comme Dieu égal à son Père, il est comme homme, élevé dans le ciel au-dessus de toutes les créatures par la grandeur de sa gloire et de sa puissance, et y jouit d'un repos et d'un bonheur infinis. Voilà ce que nous faisons profession de croire, quand nous disons : « Je crois en Jésus-Christ, qui est monté au ciel, est assis à la droite de Dieu, le Père tout-puissant. »

ARTICLE VII. « D'où il viendra juger les vivants et les morts ».
Quoique chaque homme, au moment de sa mort, comparaisse devant le tribunal de Dieu et y subisse un jugement particulier où son sort dans la vie future est fixé d'une manière irrévocable, néanmoins, à la fin des temps, il y aura un jugement général où, en présence de tous les hommes qui auront à jamais existé en quelque lieu et dans quelque siècle que ce puisse être, sera manifesté et confirmé l'arrêt déjà porté sur chacun d'eux. Lorsque tous les hommes, depuis le premier jusqu'au dernier, auront payé leur tribut à la mort, tous, bons et méchants, ressusciteront pour être jugés publiquement par Nôtre-Seigneur Jésus-Christ, qui descendra des cieux, avec une grande puissance et une grande majesté. Mais quelle différence il y aura pour jamais entre les uns et les autres ! Le partage des bons sera une gloire et une félicité sans fin ; le partage des méchants, un malheur éternel. Voilà ce que nous faisons profession de croire quand nous disons : « Je croîs en Jésus-Christ, qui viendra juger les vivants et les morts. »

ARTICLE VIII. « Je crois au Saint-Esprit ».
Comme nous l'avons déjà dit, quoique la nature divine soit essentiellement une, néanmoins il y a en Dieu trois personnes réellement distinctes entre elles. Nous croyons et nous adorons un seul Dieu en trois personnes. La première personne est Dieu le Père, qui est à lui-même son propre principe ; la seconde personne est Dieu le Fils, qui n'est ni fait ni créé, mais engendré de toute éternité de Dieu le Père ; la troisième personne est Dieu le Saint-Esprit, qui n'est ni fait, ni créé, ni engendré, mais qui procède de toute éternité du Père et du Fils, Esprit de l'un et l'autre et leur mutuel amour. C'est ce que nous appelons le mystère de la sainte Trinité. Les articles précédents du symbole des apôtres se rapportent aux deux premières personnes de la sainte Trinité ; celui-ci se rapporte à la troisième. Le Saint-Esprit est égal au Père et au Fils, et doit être, comme eux, adoré et glorifié. Cet Esprit adorable, par ses saintes inspirations, nous détourne du péché, excite nos cœurs à l'observation de la loi, et les porte à la pratique de toutes les vertus. C'est aussi par lui que nous sommes justifiés et que nous devenons les enfants de Dieu, pour être héritiers de la vie éternelle. Voilà ce que nous faisons profession de croire, quand nous disons : « Je crois au Saint-Esprit. »

ARTICLE IX. « La sainte Église catholique, la communion des saints ».
Nôtre-Seigneur Jésus-Christ a établi sur la terre l'Église. Cette Église est l'assemblée des fidèles qui, sous la conduite des pasteurs légitimes, ne font qu'un seul et même corps qui est celui de Jésus-Christ.
L'Église est appelée sainte, parce que Jésus-Christ, son fondateur et son chef, est saint et la source de toute sainteté ; parce que sa doctrine est sainte, le sera toujours, et l'a toujours été, l'Église n'ayant jamais enseigné, n'enseignant et ne pouvant jamais enseigner que la pure doctrine, qu'elle a apprise de Jésus-Christ par les apôtres ; parce que sa constitution, ses lois, son culte, ses cérémonies, ses sacrements et son sacrifice sont saints ; enfin, parce qu'il n'y a de saints que dans sa communion.
L'Église est appelée catholique ou universelle, parce qu'elle n'est bornée ni par les temps ni par les lieux ; prérogative qu'aucune des sectes qui se sont séparées d'elle n'a jamais eu et n'aura jamais.
Les membres de l'Église ne formant qu'un seul et même corps, la charité qui les unit établit entre eux une communauté, ou communication mutuelle de biens qui sont : les prières, les bonnes œuvres, les grâces, les sacrements. Cette communication de biens spirituels, qu'on appelle la communion des saints, a lieu entre les membres des trois parties de l'Église, de l'Église de la terre, de celle du ciel, et de celle du purgatoire. Comme ils ne font tous qu'un seul et même corps, ils participent aussi tous aux mêmes biens, autant que chacun d'eux en est susceptible, selon l'état où il se trouve. La communication des biens spirituels entre les saints qui sont dans le ciel et les fidèles qui vivent sur la terre, se fait surtout par les prières que ceux-ci adressent aux saints, et les secours que les saints leur procurent. La communication des biens spirituels entre les âmes du purgatoire et les fidèles qui vivent sur la terre a lieu principalement par les bonnes œuvres que ceux-ci pratiquent, les prières qu'ils font, et le sacrifice qui est offert pour le soulagement de ces âmes souffrantes. Enfin, la communication des biens spirituels s'accomplit entre les fidèles qui sont sur la terre, en ce que tous ont part aux prières, au sacrifice, aux bonnes œuvres, aux grâces, aux sacrements de l'Église, et que les grâces que chaque membre reçoit, et les bonnes œuvres qu'il fait, profitent à tous les autres membres qui demeurent unis au corps, dans la mesure néanmoins des dispositions de chacun de ces membres. Voilà ce que nous faisons profession de croire, quand nous disons : « Je crois la sainte Église catholique, la communion des saints. »

Symbole des ApotresARTICLE X. « La rémission des péchés. »
Nôtre-Seigneur Jésus-Christ a établi dans son Église des moyens de remettre les péchés. La rémission des péchés s'obtient d'abord par le baptême, et d'une manière si parfaite, qu'il ne reste aux adultes mêmes qui le reçoivent avec les dispositions requises, aucune peine temporelle à subir en expiation des péchés actuels qu'ils auraient commis avant de le recevoir. Mais parce que le baptême ne se peut réitérer ; que ce sacrement, en effaçant le péché originel, n'ôte point les suites de ce péché et ne délivre pas les hommes de la concupiscence, qui les porte sans cesse au mal, la bonté infinie de notre divin Sauveur a établi encore dans son Église un moyen de remettre les péchés commis après le baptême, et de nous remettre en état de grâce. Ce moyen de remettre les péchés est le sacrement de pénitence, dont l'administration appartient aux évêques et aux prêtres. En vertu du pouvoir que leur a communiqué Jésus-Christ, ils ont, selon l'étendue de leur mission, l'autorité d'absoudre tous ceux qu'ils jugent suffisamment repentants ; de manière que les pécheurs qui ont effectivement les dispositions suffisantes se trouvent véritablement dégagés, devant Dieu, des liens de leurs iniquités. Voilà ce que nous faisons profession de croire, quand nous disons : « Je crois la rémission des péchés. »

ARTICLE XI. « La résurrection de la chair ».
Nous trouvons, dans la nature même de notre âme, et dans la destination qu'elle a reçue de son auteur, une démonstration évidente de la résurrection future. En effet, notre âme, simple et indécomposable est immortelle ; mais elle n'est pas faite pour exister seule ; elle ne peut donc pas être éternellement séparée de son corps, et il faut qu'un jour elle lui soit réunie, pour que les desseins de Dieu sur elle aient leur entier accomplissement. « Voici, écrivait saint Paul aux fidèles de Corinthe, un mystère que je vais vous dire : Nous ressusciterons tous, en un moment, en un clin d'œil, au son de la dernière trompette. » Et dans l'Évangile Jésus-Christ s'exprime en ces termes : « Le temps viendra où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui auront fait de bonnes œuvres sortiront des tombeaux pour ressusciter à la vie ; mais ceux qui en auront fait de mauvaises en sortiront pour ressusciter à leur condamnation. » (Jean, V, 28-29). Voilà ce que nous faisons profession de croire, quand nous disons : « Je crois la résurrection de la chair. »

ARTICLE XII. « La vie éternelle ».
Avant même la résurrection générale, les âmes qui au moment de la mort se trouvent en état de grâce, et pleinement purifiées des restes du péché, entrent aussitôt en possession de la félicité suprême, et sont admises à voir Dieu et à le posséder. Un jour viendra, comme nous l'avons déjà dit, où elles reprendront leur corps dans un état plus parfait que celui où il avait été durant la vie mortelle ; et après cette réunion elles goûteront avec lui un bonheur indescriptible, sans mélange et qui n'aura jamais de fin. Voilà ce que nous faisons profession de croire, quand nous disons : « Je crois la vie éternelle. »

Le symbole des apôtres, dont nous venons d'expliquer sommairement les douze articles, ne contient pas explicitement tout ce qu'il faut croire ; mais les vérités même qu'il semble ne pas exprimer, il nous ordonne de les professer par cet article, qui les contient implicitement : Je crois la sainte Église catholique, c'est-à-dire je crois tout ce que l'Église catholique croit et enseigne.

D : Outre le symbole des apôtres, n'y a-t il pas encore dans l'Église d'autres symboles ?
R : Oui, il y a encore le symbole de Nicée et le symbole de saint Athanase.

Le symbole de Nicée fut composé dans le premier concile de ce nom, en 325 ; et porte aussi le nom de symbole de Constantinople, parce que, dans ce dernier concile, tenu en 381, on y ajouta plusieurs mots pour le développement et l'éclaircissement des vérités contenues dans le symbole de Nicée ; ces additions étaient spécialement dirigées contre l'erreur de Macédonius, qui niait la divinité du Saint-Esprit. En voici le texte : « Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de toutes les choses visibles et invisibles ; et un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, et né du Père avant tous les siècles ; Dieu de Dieu, lumière de lumière ; vrai Dieu de vrai Dieu ; engendré et non fait ; consubstantiel au Père, par qui toutes choses ont été faites ; qui, pour l'amour de nous, hommes, et pour notre salut, est descendu des cieux et a pris chair de la vierge Marie, par l'opération du Saint-Esprit, et s'est fait homme ; qui a été crucifié pour nous sous Ponce Pilate ; a souffert et a été enseveli ; qui est ressuscité le troisième jour selon les Écritures ; est monté au ciel, est assis à la droite de Dieu, et viendra une seconde fois, avec gloire, juger les vivants et les morts ; duquel le règne n'aura point de fin ; et au Saint-Esprit, Seigneur et vivifiant, qui procède du Père et du Fils ; qui, avec le Père et le Fils, est conjointement adoré et glorifié ; qui a parlé par les prophètes ; et l'Église une, sainte, catholique et apostolique. Je connais un baptême pour la rémission des péchés, et j'attends la résurrection des morts et la vie du siècle à venir. Ainsi soit-il ». Tel est le symbole dont se sert l'Église romaine, et qui se chante ou se lit à la messe lorsque les rubriques ne s'y opposent pas.
Voici maintenant le symbole de saint Athanase, ainsi appelé non parce que saint Athanase en est l'auteur, mais parce qu'il a été le défenseur intrépide des vérités qu'il contient ; on le récite le dimanche à prime. « Quiconque veut être sauvé doit, avant toutes choses, avoir la foi catholique. Et si quelqu'un ne la conserve pas dans toute sa pureté, il est certain qu'il périra à jamais. Or, la foi consiste à adorer un seul Dieu en Trinité, et la Trinité en unité, sans confondre les personnes ni séparer leur substance. Car autre est la personne du Père, autre est la personne du Fils, autre est la personne du Saint-Esprit. Mais la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, est une : leur gloire est égale, leur majesté coéternelle. Tel qu'est le Père, tel est le Fils, tel est le Saint-Esprit. Le Père est incréé, le Fils est incréé, le Saint-Esprit est incréé. Le Père est immense, le Fils est immense, le Saint-Esprit est immense. Le Père est éternel, le Fils est éternel, le Saint-Esprit est éternel. Et cependant ils ne sont point trois éternels, mais un seul éternel ; comme ils ne sont point trois incréés, ni trois immenses, mais un seul incréé et un seul immense. Pareillement le Père est tout-puissant, le Fils est tout-puissant, le Saint-Esprit est tout-puissant. Et cependant ils ne sont pas trois tout-puissants, mais un seul tout-puissant. Ainsi le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu. Et cependant ils ne sont pas trois Dieux, mais un seul Dieu. Ainsi le Père est Seigneur, le Fils est Seigneur, le Saint-Esprit est Seigneur. Et cependant ils ne sont pas trois Seigneurs, mais un seul Seigneur. Car, comme la religion chrétienne nous oblige de reconnaître que chaque Personne particulière est Dieu est Seigneur, ainsi la foi catholique ne nous permet pas de dire que ce soient trois Dieux et trois Seigneurs. Le Père n'a été fait de personne, ni créé, ni engendré. Le Fils est du Père seul, non fait, non créé, mais engendré. Le Saint-Esprit est du Père et du Fils, non fait, non créé, ni engendré, mais procédant. Il y a donc un seul Père et non trois Pères, un seul Fils et non trois Fils, un seul Saint-Esprit et non trois Saints-Esprits ; et dans cette Trinité, aucun n'est avant, aucun n'est après, aucun n'est plus grand, aucun n'est plus petit ; mais toutes les trois Personnes sont coéternelles et égales entre elles. De sorte qu'à tous égards, comme il a été dit, il faut adorer l'unité dans la Trinité, et la Trinité dans l'unité. Quiconque veut être sauvé doit croire ainsi touchant la Trinité. Mais il est encore nécessaire, pour le Salut éternel, qu'il croie fidèlement l'incarnation de Notre-Seigneur Jésus-Christ. C'est donc la vraie foi de croire et de confesser que Nôtre-Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, est Dieu et homme. Il est Dieu, engendré de la substance du Père avant tous les siècles, et il est homme, né de la substance de sa Mère dans le temps. Dieu parfait, homme parfait, subsistant d'une âme raisonnable et d'un corps humain ; égal à son Père comme Dieu, moindre que son Père comme homme ; lequel, quoiqu'il soit Dieu et homme, n'est pourtant pas deux, mais un seul Christ. Il est un, non par le changement de la divinité en chair, mais parce que la divinité s'est approprié l'humanité. Il est un, enfin, non pas par une confusion de substance, mais par une unité de personne. Car, comme une âme raisonnable et un corps humain sont un seul homme, ainsi la divinité et l'humanité sont un seul Christ, lequel a souffert pour notre salut, est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts ; est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu, le Père tout-puissant, d'où il viendra juger les vivants et les morts ; à la venue duquel tous les hommes doivent ressusciter avec leur corps et rendre compte de leurs actions. Et ceux qui auront fait le bien iront à la vie éternelle, et ceux qui auront fait le mal iront au feu éternel. Telle est la foi catholique, et si quelqu'un ne la croit point fidèlement et fermement, il est certain qu'il périra éternellement. »

D : Après les symboles dont il vient d'être parlé, le Saint-Siège n'a-t-il pas dressé une profession de foi qui est aussi un véritable symbole ?
R : Oui, et cette profession de foi a été dressée par le pape Pie IV.

Dans cette profession de foi, dressée par le souverain pontife Pie IV, sont énoncés tous les articles qui ont été combattus par les protestants, et on n'est point catholique si l'on ne croit toutes les vérités qui y sont contenues. Nous croyons devoir la donner ici dans toute son étendue :
« Je, N ***, crois et professe d'une ferme foi tous les articles en général et chacun en particulier contenus dans le symbole de la foi usité dans la sainte Église romaine, à savoir :
Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, qui a fait le ciel et la terre, toutes les choses visibles et invisibles ; et en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, qui est né du Père avant tous les siècles ; Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, qui n'a pas été fait, mais engendré ; consubstantiel au Père, par qui tout a été fait ; qui est descendu des cieux pour nous autres hommes et pour notre salut, qui s'est incarné en prenant un corps dans le sein de la vierge Marie par l'opération du Saint-Esprit, et qui s'est fait homme ; qui a été aussi crucifié pour nous, qui a souffert sous Ponce Pilate, et qui a été mis dans le tombeau ; qui est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures ; qui est monté au ciel, où il est assis à la droite du Père ; qui viendra de nouveau, plein de gloire pour juger les vivants et les morts, et dont le règne n'aura point de fin. Je crois au Saint-Esprit, qui est aussi Seigneur, et qui donne la vie, qui procède du Père et du Fils, qui est adoré et glorifié conjointement avec le Père et le Fils ; qui a parlé par les prophètes. Je crois l'Église, qui est une, sainte, catholique et apostolique. Je confesse un baptême pour la rémission des péchés, et j'attends la résurrection des morts et la vie du siècle à venir. Ainsi soit-il.
J'admets très-fermement et j'embrasse les traditions des apôtres et l'Église, et les autres règlements et constitutions de la même Église.
J'admets aussi la sainte Écriture, dans le sens qu'a tenu et que tient notre sainte mère l'Église, à laquelle il appartient de juger du vrai sens et de l'interpellation des saints livres et je ne la recevrai ni ne l'interpréterai jamais que selon le sentiment unanime des Pères.
Je professe aussi qu'il y a proprement, et selon la vérité, sept sacrements de la nouvelle loi établis par Jésus-Christ, Nôtre-Seigneur, pour le salut du genre humain, quoique tous ne soient pas nécessaires à chacun ; à savoir : le baptême, la confirmation, l'eucharistie, la pénitence, l'extrême-onction, l'ordre et le mariage ; que ces sacrements donnent la grâce, et que, parmi ces sacrements, le baptême, la confirmation et l'ordre ne peuvent se réitérer sans sacrilège. Je reçois et admets en outre les rites reçus et approuvés par l'Église catholique dans l'administration solennelle des dits sacrements.
Je reconnais et je reçois chacune des définitions et déclarations faites dans le saint concile de Trente sur le péché originel et sur la justification.
Je confesse pareillement que dans la messe on offre à Dieu un sacrifice vrai, propre et propitiatoire pour les vivants et pour les morts ; et que dans le très-saint sacrement de l'eucharistie se trouve véritablement, réellement et substantiellement le Corps et le Sang avec l'âme et la divinité de Nôtre-Seigneur Jésus-Christ ; qu'il s'y fait un changement de toute la substance du pain au corps, et de toute la substance du vin au sang, lequel changement est appelé transsubstantiation par l'Église catholique.
Je confesse aussi que sous une seule de ces deux espèces, on reçoit le corps de Jésus-Christ tout entier et un véritable sacrement. Je tiens fermement qu'il existe un purgatoire, et que les âmes qui y sont détenues sont soulagées par les suffrages des fidèles.
Je crois également que les saints qui règnent avec Jésus-Christ doivent être révérés et invoqués ; qu'ils offrent à Dieu des prières pour nous, et qu'on est tenu d'honorer leurs reliques. Je tiens aussi fermement que les images de Jésus-Christ et de la Mère de Dieu, toujours vierge, et des autres saints, sont à avoir et à retenir, et qu'il faut leur rendre l'honneur et la révérence qui leur sont dus. J'affirme aussi que le pouvoir de donner des indulgences a été laissé dans l'Église par Jésus-Christ, et que l'usage en est très-salutaire au peuple chrétien.
Je reconnais la sainte Église catholique, apostolique et romaine, mère et maîtresse de toutes les Églises. Je promets et je jure au pontife romain, successeur de saint Pierre, prince des apôtres et vicaire de Jésus-Christ, une véritable obéissance.
Je reçois de même très-fermement et je professe tout ce qui est statué, défini et déclaré par les saints canons, par les conciles œcuméniques, et principalement par le saint concile de Trente ; je condamne en même temps, je rejette et anathématise toutes les opinions contraires, toutes les hérésies que l'Église a condamnées, rejetées et anathématisées.
Enfin, je m'attache par promesse, par vœu et par serment, à cette vraie foi catholique, sans laquelle personne ne peut être sauvé. Je professe spontanément cette foi, je m'y attache sincèrement ; je veux la conserver et la professer entière et inviolable jusqu'au dernier souffle de ma vie, avec l'aide de Dieu, et la faire observer, enseigner et prêcher, autant qu'il dépendra de moi, par ceux qui me seront subordonnés, ou par ceux dont le soin sera une attribution de ma charge. Qu'ainsi Dieu me soit en aide, et ces saints Évangiles de Dieu (1). »
(1) Ceux qui font cette profession de foi disent ces dernières paroles en touchant le saint livre des Évangiles, c'est pour cela que ces paroles sont ajoutées.

D : Ces divers symboles en forment-ils réellement plusieurs ?
R : Ces divers symboles n'en forment réellement qu'un.

Ils contiennent absolument les mêmes dogmes, seulement plus ou moins développés. Les hérétiques, en attaquant les vérités de la foi, ont obligé l'Église d'ajouter quelques paroles au symbole des apôtres, afin de fixer avec plus de précision les vérités proposées à notre croyance ; mais toutes les fois qu'elle a jugé de semblables additions nécessaires, elle n'a pas prétendu introduire de nouveaux dogmes ; elle croit et enseigne aujourd'hui ce qu'elle a toujours cru et enseigné dans tous les temps, dans tous les lieux et ce qu'elle enseignera, sans aucune modification, jusqu'à la consommation des siècles.

TRAITS HISTORIQUES

On voit encore aujourd'hui, près de Jérusalem, une espèce de citerne où l'on dit que les apôtres s'assemblèrent avant de se séparer pour aller prêcher l'Évangile par toute la terre, et qu'ils y dressèrent le symbole qui porte leur nom. Cette citerne, en forme de cave, peut avoir vingt pas de long ; la voûte est soutenue par douze arcades en l'honneur des douze apôtres.

Chateaubriand fait, au sujet de ce symbole de notre foi, une réflexion remarquable : « Tandis que le monde entier adorait à la face du soleil mille divinités honteuses, douze pêcheurs, cachés dans les entrailles de la terre, dressaient la profession de la foi du genre humain, et reconnaissaient l'unité de Dieu créateur de ces astres à la lumière desquels on n'osait encore proclamer son existence. Si quelque Romain de la cour d'Auguste, passant auprès de ce souterrain, eût aperçu les douze Juifs qui composaient cette œuvre sublime, quel mépris il eût témoigné pour cette troupe superstitieuse ! avec quel dédain il eût parlé de ces premiers fidèles ! et pourtant ils allaient renverser les temples de ce Romain, détruire la religion de ses pères, changer les lois, la politique, la morale, la raison, et jusqu'aux pensées des hommes !... »
Par WalkTsin - Publié dans : Religion catholique-Théologie
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Dimanche 25 octobre 2009

Christus vincit, Christus regnat, Christus ímperat !
Exáudi Christe !

Ipsi soli impérium,

glória et potéstas per immortália sæcula sæculórum.
- Amen.
Par WalkTsin - Publié dans : Religion catholique-Théologie
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Dimanche 25 octobre 2009
Au cours de la deuxième Guerre Mondiale, partout dans notre pays de jeunes scouts se sont impliqués et ont donné leurs vie dans les combats de l'ombre





Le clan Guy de Larigaudie présente l’étonnante particularité d’être la seule unité des Scouts de France qui ait été décoré à titre collectif de la médaille de la Résistance. Créée en février 1943 par la France Libre, cette décoration ne fut attribuée que jusqu’en 1947. Elle était destinée à honorer ceux qui eurent un comportement remarquable dans la Résistance. Elle fut essentiellement attribuée à des personnes (la moitié à titre posthume) mais aussi à quelques collectivités : unités militaires (22 au total, dont plusieurs bâtiments de la Marine nationale), 18 communes dont deux dans le Vercors (La Chapelle-en-Vercors et Saint Nizier-du-Moucherotte qui furent incendiées lors des combats contre le maquis) et 15 collectivités civiles : deux hôpitaux, (Cahors et Saint-Céré), 2 communautés religieuses (les Sœurs du Très Saint Sauveur de Niederbronn et l’abbaye de Timadeuc), un lycée (Bourg-en-Bresse) ... et le clan routier Scouts de France de Belfort.

Le clan de Belfort fut très actif dans la Résistance : renseignements, liaison, distribution de tracts et de journaux clandestins dont Témoignage chrétien. A partir du début de 1944, le clan participa à la réception des parachutages d’armes autour de la commune d’Etobon, près de Belfort, transportant le matériel parachuté, des explosifs et des détonateurs. C’est notamment sous l’action de leur aumônier, Pierre Dufay, qui était également aumônier du lycée de Belfort, et officier lors de la campagne de 1940 que le clan s’engagea dans la Résistance. Pierre Dufay, qui avait aussi été l’un des introducteurs du scoutisme dans la région à fin des années 20, était depuis l’été 1943 chef départemental des Forces françaises de l’intérieur sous le pseudonyme de Raten.

C’est après le débarquement qu’un grand nombre de routiers rejoignent les maquis et participent aux très violents combats autour de Belfort pendant cinq semaines en novembre 1944. 105 maquisards sont tués durant les combats. Chez les scouts du clan Larigaudie, 11 des 84 scouts tombent au combat. Une plaque à la citadelle de Belfort rappelle leur sacrifice.

Bernard Braun, agent de liaison du père Dufay est arrêté à Auxelles-Haut le 16 septembre 1944. Torturé durant deux jours, il meurt à 20 ans le 15 avril 1945 en camp de concentration.

Charles Clavey, commissaire de district Scouts de France de Belfort en 1938-1939, fondateur de la 3ème Belfort, responsable d’un dépôt d’armes, meurt le 5 janvier 1945 au camp de concentration de Gross-Rosen.

Les frères Hartweg, Pierre et Claude, moururent d’épuisement tous les deux en camps de concentration : Pierre le 24 janvier 1944 à Buchenwald et Claude le 7 mars 1945 au camp de Flossenburg. Tous deux avaient été arrêtés alors qu’ils tentaient de franchir la frontière espagnole pour rejoindre la France libre.

Yves Hennin, 16 ans, diffuseur de journaux clandestins, meurt le 21septembre 1944 lors de la libération de Belfort, tué par un éclat d’obus.

Pierre Kammerlocher est tué le 20 novembre 1944 après avoir traversé les lignes ennemies alors qu’il guide une unité des commandos d’Afrique qui tente de s’emparer d’une usine où les Allemands sont retranchés. Il sera décoré à titre posthume de la croix de guerre avec palmes.

Salvador Serena est tué le 27 septembre 1944 alors qu’il participe à l’attaque d’un convoi allemand.

Pierre Dupont, chef de la troupe 2ème Belfort, est tué au maquis le 16 septembre 1944.

L’abbé Pierre Dufay meurt le 31 décembre 1944 dans un accident de voiture alors qu’il inspecte les postes de combat sur le Rhin. Il avait à ce moment intégré la brigade Alsace Lorraine d’André Malraux.

Le 21 juillet 1946, devant des milliers de personnes, Edmond Michelet, ministre des armées, remet la médaille de la résistance au fanion du clan routier de Belfort. Lors de la même cérémonie, le corps des pompiers de Belfort était également décoré de la médaille de la Résistance. On trouvera ci-dessous le rapport du préfet du territoire de Belfort établi fin 1945 proposant les scouts pour la médaille de la Résistance

L’un des aspects les plus étonnants de cette histoire est son oubli quasi-complet ...







Par WalkTsin - Publié dans : Histoire de France
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Vendredi 9 octobre 2009
Extrait d'une messe à Strasbourg ... On peut voir le P.Etienne UBERALL,  vicaire épiscopal du diocèse et referent du Conseil Episcopal pour la musique et la liturgie.



A partir de 1.12 ce n'est plus vrai mais de la parodie, seul les images restent vraies ...

Par WalkTsin
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Mardi 29 septembre 2009







Blanc - 1ère classe -

Dans la liturgie c'est une fête de première classe qui l'emporte sur le dimanche.



Dans le sacramentaire Léonien, cinq messes sont consacrées ce jour à St Michel.
La fête est attestée depuis le Ve siècle.

Priere à Saint Michel
  • Chef des Armées célestes,
  • nous te prions,
  • indignes que nous sommes,
  • entoure-nous de tes prières,
  • couvre-nous des ailes de ta gloire immatérielle,
  • veille sur nous qui à genoux te crions :
  • "Chef des Armées célestes,
  • délivre-nous des périls".
  • Amen

  • Saint Michel Archange,
  • Défendez-nous dans le Combat,
  • Et soyez notre Protecteur contre la méchanceté et les embûches du démon.
  • Que Dieu lui commande, nous L'en supplions.
  • Et vous, Prince de la Milice Céleste, par les pouvoirs Divins qui vous sont conférés,
  • Précipitez au fond des enfers Satan et tous les esprits mauvais qui parcourent le monde pour la perte des âmes. Ainsi soit il


















http://www.fssp.ch/fr/objet/2008-09%20Introibo%2017.pdf
Par WalkTsin
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Samedi 26 septembre 2009
Voici un post trouvé sur le site des lntransigeants . Cet avis ci dessous copié collé est interessant !





C’est dans quelques mois que le net sera coupé, pas dans quelques années…
http://www.dailymotion.com/relevance/search/oms/video/x9zust_loms-prepare-une-vaccination-de-mas_news
Les USA sont en guerre civile dans quelques semaines, balladez vous sur youtube et voyez les réactions de la population en ce qui concerne les vaccinations et la loi martiale en cours d’application, voyez Rockefeller réclamant la fin d’internet qui selon lui n’aurait jamais dû exister devant le congrès américain, voyez François Copé sur France 2 suggèrant une censure du net à la chinoise, rappelez vous la décision d’appliquer la loi hadopi par Sarkozy et Fillon durant leur dernier diner au CRIFJ, considérez Dick Cheney (juif aussi) comme le premier actionnaire de Tamiflu…
Enquêtez sur le point commun réunissant presque tout les morts de la grippe espagnol du début du siècle dernier (quasiment seuls les vaccinés moururent), trouvez les vidéos sur les 45.000 vaccinés contre la grippe porcine aux USA en 1976 (il y eut un seul mort du virus et de nombreux handicapés par la maladie de Guilain-barré plus quelques morts parmi les vaccinés).
L’OMS va prendre le contrôle “provisoire” de nos gouvernements comme prévu par les conventions des 194 pays qui lui sont affiliés en cas de pandémie, la loi martiale sera instaurée un peu partout et ils profiteront de justifier de lutter contre les mauvaises rumeurs du web troublant le bon déroulement des vaccinations pour couper le internet!
Rappelez vous Jacques Attali déclarant “une pandémie serait une excellente occasion d’instaurer un gouvernement mondial” (par le biais de l’OMS, organe de l’ONU créé aux USA sous l’influence de Rockefeller), rappelez vous Sarkozy allant financer un laboratoire mexicain deux semaines à peine avant l’apparition du virus dans le pays…
Internet est leur pire ennemi et ils ont bien compris que le temps joue contre eux, ils jouent là un véritable joker pour parvenir à l’aide de la loi martiale à son démantèlement pur et simple!
Je ne cesse de le dire ici et là mais aucun site français ne prend mes dires véritablement au sérieux, ce n’est pourtant pas ma théorie et elle est partagée par de nombreux “paranoïaques anti sionistes”… :/
Ne loupez pas la vidéo que j’ai mis en lien plus haut, et parcourez les différents lien qui lui sont liés et aussi quelques uns dans les commentaires, et bonne chance à tous dans le chaos qui vient à très grands pas!!!
Par WalkTsin
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Samedi 26 septembre 2009
Dom Guéranger, Jésus-Christ Roi de l'Histoire, Collection sens de l'Histoire, Association saint Jérôme, 2005, p. 95-97

Citation:
Dieu a laissé prévaloir pour un temps l'antique ennemi de l'homme, et lui a permis de choisir un organe duquel il séduira les peuples, en même temps qu'il les asservira par le glaive. De là, mahomet, l'homme de satan, et le coran, son évangile. Or, quel est le crime qui a poussé ainsi à bout la justice de Dieu, et l'a portée à abandonner ces peuples à un esclavage dont nous ne prévoyons pas encore la fin ? L'hérésie est ce crime odieux...


Mais qui est allah du coran ?

Certainement pas DIEU, mais plutot satan.

En fait et d'après la tradition mahometane c'est le nom d'une des 366 idoles vénérées de la " Kaaba ", la " pierre noire " que mahomet a proclamée supérieure aux autres en les supplantant. Cette pierre noire tombée du paradis était censée avoir le " pouvoir " de pardonner les péchés de ceux qui venaient l'embrasser et de leur donner une option pour être admis au paradis, on dit qu'à l'origine elle fut blanche mais à cause du péché des hommes elle devint noire, d'où l'importance pour un " fidèle " de se rendre en pèlerinage à la mecque au moins une fois dans sa vie.


La kaaba et la pierre noire.


Il est bon au titre de la parodie de se souvenir que Notre Seigneur Jésus-Christ est :

- le rocher
- la pierre d'achoppement

car ici c'est vraiment le comble de l'ironie, voyez vous-meme ce qu'est le rocher et la pierre d'achoppement pour les mahometans:

kaaba.



pierre noire.



La secte de mahomet est une prodigieuse imposture, l'oeuvre du démon, le père du mensonge.

un Chrétien qui connait sa religion rigolerait en voyant ces inepsies, mais malheureusement ils sont nombreux à ne pas connaitre la foi, et devant ces facilités ils se laissent bien souvent tenter.

Citation:
selon qu’il est écrit : " Voici que je mets en Sion une pierre d’achoppement et un rocher de scandale, mais quiconque croit en lui ne sera pas confondu. "


Épître aux Romains, chapitre IX verset 33.

Citation:
et qu’ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les accompagnait, et ce rocher était le Christ.


Première épître aux Corinthiens, chapitre X verset 4.

Citation:
C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur Yahweh : Voici que j’ai mis pour fondement en Sion une pierre, une pierre éprouvée, angulaire, de prix, solidement posée : qui s’appuiera sur elle avec foi ne fuira pas.


Livre d’Isaïe, chapitre XXVIII verset 16.

Citation:
C’est lui, la pierre rejetée par vous les constructeurs, qui est devenue tête d’angle.


Actes des Apôtres, chapitre IV verset 11.

Citation:
édifiés que vous êtes sur le fondement des apôtres et des prophètes, dont Jésus-Christ lui-même est la pierre angulaire.


Épître aux Éphésiens, chapitre II verset 20.

Citation:
Car il est dit dans l’Ecriture : " Voici que je pose en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse, et celui qui met en elle sa confiance ne sera pas confondu. "


Première épître de Saint Pierre, chapitre II verset 6.

Cette doctrine n'a rien à voir avec Notre Seigneur Jésus-Christ et Son Saint Evangile, mais est bien plutot sa négation, c'est un autre evangile.


Aux Origines


il faut aussi considérer l'aspect historique de ce détournement substitutif pour Ismaël aux dépens d'Isaac à qui la promesse d'alliance avait été faite par Dieu à son père Abraham.

Abraham avait eu en effet deux fils: Isaac né de Sarah, son épouse légitime et Ismaël, 14 ans auparavant, de sa servante Agar, qu'il avait " connue " en raison de la stérilité de Sarah, qui avait consenti qu'il se tourne vers sa servante pour avoir un descendant.

La promesse d'alliance, faite au fils légitime, Isaac, est tout à fait exempte d'ambiguïté, mais elle n'exclut pas une autre bénédiction:

Citation:
Dieu dit : « Oui, Sara, ta femme, t’enfantera un fils ; tu le nommeras Isaac, et j’établirai mon alliance avec lui comme une alliance perpétuelle pour ses descendants après lui.
Quant à Ismaël, je t’ai entendu. Voici, je l’ai béni, je le rendrai fécond et je le multiplierai extrêmement ; il engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation.
Mais mon alliance, je l’établirai avec Isaac, que Sara t’enfantera l’année prochaine, à cette époque. »
Et ayant achevé de parler avec lui, Dieu remonta d’auprès d’Abraham.


Genèse, chapitreXVII verset 19-22

les mahometans affirment que Dieu a conclu une Alliance avec ismael, ce qui est contredit par l'Ecriture.

c'est encore une attaque contre la Chrétienté, puisque Isaac préfigure La Nouvelle Alliance.

Aujourd'hui nous assistons à une guerre à mort, opposant Isaac à Ismael, les Catholiques aux noachides.

à lire:

Saint Augustin, sermon : Agar et l'hérésie

à lire également le commentaire de Saint Thomas d'Aquin de l'
Épître aux Galates, chap 4 ; verset 21 - 31:



SOURCE
Par WalkTsin - Publié dans : Religion catholique-Théologie
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Samedi 26 septembre 2009
« Qu'ils soient désormais des chevaliers du Christ, ceux-là qui n'étaient que des brigands ! Qu'ils luttent maintenant, à bon droit, contre les barbares, ceux-là qui se battaient contre leurs frères et leurs parents ! Ce sont les récompenses éternelles qu'ils vont gagner, ceux qui se faisaient mercenaires pour quelques misérables sous. Ils travailleront pour un double honneur, ceux-là qui se fatiguaient au détriment de leur corps et de leur âme. Ils étaient ici tristes et pauvres ; ils seront là-bas joyeux et riches. Ici, ils étaient les ennemis du Seigneur ; là-bas, ils seront ses amis ! »

Par WalkTsin - Publié dans : Histoire de l'Eglise
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Samedi 26 septembre 2009


Compléter avec l'Introduction à la vie dévote de St François de Sales.

Lettre XXII



Monsieur le Curé,

Il me reste encore à vous parler des moyens que m'a indiqués Notre-Seigneur Jésus-Christ pour observer et garder précieusement la chasteté.

Voici comment il m'a parlé : "Ma fille, il y a deux sortes de chasteté, la chasteté du corps et celle de l'esprit. Celui qui n'est pas chaste dans son corps ne peut l'être dans son esprit, et rarement celui qui n'est pas chaste dans son esprit demeure chaste dans son corps.

Or, il y a différence entre le corps qui est matière et l'esprit qui n'a en lui rien de matériel. Il faut donc leur donner deux secours ou deux moyens différents à l'aide desquels le corps et l'esprit puissent, chacun pour soi, garder la chasteté.

Ces deux moyens sont la mortification pour le corps, la prière pour l'esprit ou pour l'âme.
 
Si vous prenez soin de votre corps, si vous le nourrissez avec abondance et délicatesse, si vous lui accordez tout ce qu'il vous demande, si vous lui laissez prendre ses aises, soyez persuadée que vous deviendrez aisément la proie du démon de l'impureté. Le corps ainsi traité est mou, effeminé, sans force ni vigueur ; il est incapable de soutenir une lutte, de se faire la moindre violence ; il devient l'esclave de l'incontinence, à laquelle il sacrifie aussi souvent qu'elle le demande.

Mais si vous le réduisez en servitude, si vous le traitez comme un esclave, si vous le liez par les liens de la mortification, des veilles et des jeûnes, il deviendra fort contre le démon de l'impureté. Celui-ci en aura même horreur, il ne voudra pas d'un butin qu'il trouvera trop méprisable, mais, en vérité, c'est qu'il n'aura pas accès près de lui. Il trouvera tous les accès, par lesquels il pourrait s'introduire en vous, soigneusement gardés, fermés et défendus.

Veillez donc et mortifiez votre corps ; vous serez forte et puissante contre l'impureté. Mais il ne suffit pas de le mortifier dans le sommeil et la nourriture ; il faut le mortifier dans la vue, l'ouïe, l'odorat, le toucher, en un mot, dans tout ce qui est du corps, faisant du corps et de tous ses membres l'objet spécial et particulier de votre mortification de chaque jour et de chaque instant.

Enfin, ma fille, observez vos pas et vos mouvements, ne vous exposez jamais à la tentation d'impureté en fréquentant des lieux ou des personnes qui pourraient devenir pour vous une occasion de chute. Si vous faites cela, ma fille, vous serez chaste dans votre corps.

Mais cela ne sufit pas. Vous êtes composée de corps et d'âme, et ce corps et cette âme ne font qu'un. Le corps et l'âme doivent être chastes l'un et l'autre, et ne peuvent l'être séparément s'ils ne le sont tous les deux à la fois. Il faut donc que vous joignez à la mortification, qui est la sauvegarde, la prière, qui est la sauvegarde de l'âme.

Vous vous rappelez ce que je vous ai dit de la prière. La prière, c'est une élévation vers Dieu, c'est un cri vers Dieu, c'est une demande de secours à Dieu, c'est un repos en Dieu, c'est une refuge cherché près de Dieu. La prière, c'est une défiance de soi, c'est un acte d'amour de Dieu. Par conséquent, tout ce qui est prière est pour l'âme assurance de chasteté, défense de la chasteté.

Ma fille, la chasteté est un don de Dieu. L'homme n'est point chaste par lui-même. S'il a la chasteté, c'est parce que Dieu la lui a donnée. Il faut donc demander à Dieu la chasteté si on ne l'a point, c'est-à-dire prier, parce que l'homme ne peut pas plus la conserver qu'il ne peut l'acquérir par lui-même.

La prière est la seule défense, le seul soutien de la chasteté ; et s'il y a plusieurs sortes de prière, on peut recourir à chacune d'elles pour la conservation comme pour l'augmentation de la chasteté.

La meilleure des prières, celle qui a le plus d'eficacité, ma fille, c'est la prière dictée par l'amour, c'est un cr
d'amour jeté vers moi. Ah ! ma fille, jamais une âme tentée contre l'impureté ne m'a dit : Sauveur Jésus, je vous aime de tout mon coeur, sans que je lui aie donné la victoire. Jamais une âme tentée contre l'impureté ne s'est réfugiée dans les plaies de mon corps, sans que je lui ai donné le triomphe contre la tentation. Jamais une âe n'a pénétré dans l'ouverture de mon coeur, sans que mon coeur ait été pour elle une forteresse inexpugnable. jamais une âme n'a regardé en face ma pasion à l'heure de sa tentation, sans qu'elle l'ait vu disparaître comme un éclair ; ou bien, si la tentation a persisté, sans qu'elle ait repoussé tous les traits jusqu'au dernier, jusqu'au plus aigu.

Jamais une âme amie de la chasteté n'a porté son oeil sur la Divinité, considéré sa justice ou sa miséricorde, la toute puissance de son amour, sa sainteté ou sa perfection infinie, sans avoir senti croître en elle son amour pour cette admirable vertu.
 
Jamais une âme n'a reconnu sa misère, sa bassesse, son néant, sa faiblesse, son impuissance et dit à Dieu, au moment de la tentation : Mon Dieu, sauvez-moi, sans qu'elle ait été délivrée par Dieu.

Enfin, ma fille, jamais une âme ne s'est approchée dignement du sacrement de mon amour sans qu'elle y ait trouvé cette table merveilleuse que j'ai préparé pour mes amis, comme un rempart inexpugnable contre ceux qui les persécutent.

Communier à mon corps et à mon sang, c'est me prier et m'adresser même la prière la plus agréable, c'est me dire : Sauveur Jésus, vous êtes le pain de vie, délivrez-moi de la mort. Seigneur, vous êtes le Dieu trois fois saint, délivrez-moi du péché. Seigneur Jésus, vous vous plaisez parmi les lys de la pureté, préservez-moi de toute souillure. Seigneur Jésus, je ne suis que péché, faiblesse et impuissance, fortifiez-moi, soutenez-moi, sanctifiez-moi.

Je ne demeure point sourd à cette prière et je permets à l'âme de puiser en mon Coeur comme à une source intarissable le vin qui fait germer les vierges.

Tels sont, ma fille, les moyens assuré par lesquels vous garderez la chasteté.

Soyez mortifiée et soyez vigilante ; priez, c'est-à-dire reconnaissez votre faiblesse, et pleine de confiance abandonnez-vous à Dieu ; vous demeurerez chaste, vous demeurerez pure, et vainement l'esprit des ténèbres tendra des pièges sous vos pas, jamais il en vous prendre dans ses filets."

Voilà M. le Curé, ce que je devais ajouter à ce que je vous ai dit précédemment dans mes cahiers ou dans mes lettres sur la chasteté.

Je me recommande à vos ferventes prières, afin que j'ai un nouveau moyen de demeurer chaste et éloignée de tout ce qui pourait offenser Dieu.

Agréez, je vous prie, Monsieur le Curé, l'assurance de mes sentiments respectueux, et croyez à toute ma gratitude pour la charité immense que vous me témoignez.

Votre très humble servante,

MARIE.
Mimbaste, 6 octobre 1843.
Par WalkTsin - Publié dans : Histoire de l'Eglise
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Citations à méditer.

La Sainte Bible :



"La justice élève les nations, et le péché rend les peuples misérables."



 Napoléon Bonaparte :


"La première des vertus est le dévouement à la patrie."

 

Stendhal :

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"La vraie patrie est celle où l'on rencontre le plus de gens qui vous ressemblent."


- Saint Jose-Maria :
"Le chemin de l’amour s’appelle sacrifice"
- Lt Tom Morel : "Je cultive le prestige, non pour une vaine gloire mais pour élever les âmes vers Jésus: Il est mon grand  potentiel d'énergie; s'Il n'était pas dans mon cœur, je sens que je ne pourrais rien faire".

 




> Les Auteurs moins connus voire anonymes mais pertinents :

"Le guerrier ne fait que porter l'épée pour le compte des autres. C'est un seigneur puisqu'il accepte encore de mourir pour des fautes qui ne sont pas les siennes, en portant le poids du péché et de l'honneur des autres."

"Une nation s'affaiblit lorsque s'altère et se corrompt le sentiment de l'amour de la nation et de la pratique religieuse" 




CREDO : Je crois en Dieu





Ce en quoi nous puisons l’espoir, l’essence de tout. 

 

Nos Papes ont dit:

 
Grégoire IX a dit :

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"Ainsi, Dieu choisit la France de préférence à toutes les autres nations de la terre pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. Pour ce motif, le royaume de France est le royaume de Dieu ; les ennemis de la France sont les ennemis du Christ.
De même qu'autrefois la tribu de Juda reçut d'en-haut une bénédiction toute spéciale parmi les autres fils du patriarche Jacob ; de même le Royaume de France est au-dessus de tous les autres peuples, couronné par Dieu lui-même de prérogatives extraordinaires.
La tribu de Juda était la figure anticipée du royaume de France."
 

Saint Pie X a dit :


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"Vous direz aux français qu'ils fassent trésor des testaments de saint Remy, de Charlemagne et de saint Louis, ces testaments qui se résument dans les mots si souvent répétés par l'héroïne d'Orléans : "Vive le Christ qui est Roi des Francs !"
A ce titre seulement, la France est grande parmi les nations ; à cette clause, Dieu la protégera et la fera libre et glorieuse ; à cette condition, on pourra lui appliquer ce qui, dans les Livres Saints, est dit d'Israël : que personne ne s'est rencontré qui insultât ce peuple, sinon quand il s'est éloigné de Dieu.
Ce n'est pas un rêve, mais une réalité ; je n'ai pas seulement l'espérance, j'ai la certitude du plein triomphe."


Jean Paul II a dit
:

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"Oui, l'Eglise doit au peuple de France, qui a beaucoup reçu et aussi beaucoup donné, quelques-unes de ses plus belles pages : des grands ordres religieux, tels Cîteaux et les chartreux, aux cathédrales ou à l'épopée missionnaire commencée au siècle dernier. La générosité de ses œuvres et de sa pensée lui a valu l'amitié de nombre de peuples, et parmi les plus pauvres. Puisse la France continuer à y trouver ses raisons d'être !" 


Léon XII a dit :

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/26/LeoXII.jpg/150px-LeoXII.jpg
En premier lieu, arrachez à la franc-maçonnerie le masque dont elle se couvre et faites la voir telle qu'elle est.
Secondement, [...] instruisez vos peuples; faites leur connaître les artifices employés par ces sectes pour séduire les hommes et les attirer dans leurs rangs, montrez leur la perversité de leur doctrine  et l'infamie de leurs actes."


Paul IV a dit dans sa bulle* :

Paul-IV.jpg

Si jamais un jour il apparaissait qu'un Evêque, faisant même fonction d'Archevêque, de Patriarche ou de Primat; qu'un Cardinal de l'Eglise Romaine, même Légat; qu'un Souverain Pontife lui-même, avant sa promotion et élévation au Cardinalat ou au Souverain Pontificat, déviant de la foi Catholique est tombé en quelque hérésie, sa promotion ou élévation, même si elle a eu lieu dans la concorde et avec l'assentiment unanime de tous les Cardinaux, est nulle, sans valeur, non avenue

*
(Cum ex Apostolatus Officio)

Oraison

Un hymne à l'Honneur par le Père Jean Paul Argouarc’h :


"Seigneur vous l’avez endormi
Dans une paix certaine
Entre les bras de l’espérance et de l’amour.
Ce vieux coeur de soldat n’a point connu la haine.
Pour la France et pour vous il a combattu avec beaucoup d’amour.
Que Notre Dame d’Afrique,
Que Notre Dame d’Indochine,
Que Notre Dame de la Mer,
Vous accueille, Commandant, avec Sainte Anne.
Et qu’Elle étende son blanc manteau sur la France.
A genoux les enfants ;
A genoux les hommes ;
Et debout la France ! "

Prières

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Saint Michel, priez pour moi.
Saint Ange gardien, assistez-moi.
Mon saint Patron, protègez-moi.
Sainte Marie, Reine des Anges, veillez sur moi.

Saint Michel Archange de ta lumière éclairez-nous,
Saint Michel Archange, de tes ailes protègez-nous,
Saint Michel Archange, de ton épée défendez-nous.

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