L’office devait être célébré par le curé de la Cathédrale, le Chanoine Michel Wackenheim, dans le rite romain traditionnel.
«La Gnose incarne l’hérésie protéiforme et éternelle
qui traverse les siècles
et véhicule la pensée ténébreuse de la Contre-Eglise. »
Aborder la question de la « Gnose », en écho à nos précédents articles portant sur les poisons violents que sont l’ésotérisme, l’occultisme ou la franc-maçonnerie, c’est, incontestablement, aborder un concept central placé au cœur d’un débat qui défraya le milieu traditionaliste ces dernières années, milieu qui se divisa profondément en deux camps irréductibles qui n’ont d’ailleurs, depuis, pas varié quant à leurs positions respectives.
Il convenait donc que nous nous exprimions, d’autant que La Question - dont le sens de son combat se définit clairement comme étant une œuvre de défense de la doctrine, hélas fort oubliée, de la théocratie et du droit divin pontifical -, a évidemment une position déterminée sur ce sujet et ne cherche pas à dissimuler ses analyses, acquises de longue date, qui pour nous se résument à ceci : toutes les luttes spirituelles qui se déroulent en ce monde depuis l’origine, sont une forme, en permanence actualisée, de la lutte éternelle engagée depuis la chute des anges dans le Ciel entre les « deux cités ».
I. Les deux postérités antagonistes
Posons tout d’abord un point essentiel afin d’aborder notre sujet, car si nous voulons bien comprendre le problème de la « gnose », il convient, en premier de lieu, de faire appel à une notion centrale qui permet de situer l’enjeu du problème : la Tradition. En effet, c’est à partir de cette notion, et uniquement à partir d’elle, qu’il est possible de savoir si l’Histoire est ou non traversée par un projet ténébreux antagoniste au projet divin, ces deux projets participant d’un combat de nature surnaturelle ?
La postérité de la femme c’est le Christ
et la postérité du serpent, c’est l’Antéchrist !
Dans ce qu’on l’appelle le « Protévangile », pièce maîtresse de la Tradition primitive, Dieu s’adressa au serpent après l’épisode de la tentation originelle en ces termes : «Je mettrai des inimitiés (au pluriel dans le texte : inimicitias) entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité ; elle te brisera la tête et tu la mordras au talon.» (Genèse, III, 15). Aujourd’hui, cette prophétie s’est réalisée en partie ; nous savons, par l’expérience et le témoignage des Pères de l’Eglise, que la postérité de la femme c’est le Christ et nous en déduisons que la postérité du serpent, c’est l’Antéchrist.
Dans les temps anciens, cette prophétie alimenta beaucoup les méditations des hommes qui « marchaient avec Dieu », parce qu’elle résumait l’histoire du monde ; beaucoup d’exégètes disaient que cette prophétie avait été donnée par Dieu pour soutenir l’espérance des premiers hommes, car elle formule l’espérance de la Rédemption. Les hommes justes espéraient dans brisement de tête, et redoutaient cette morsure au talon.
II. Division en deux formes distinctes de la Tradition
De ce fait, à la source de l’Histoire, il y a bien placées et définies par l’Ecriture Sainte, deux postérités qui représentent deux cités, deux camps, pour tout dire deux traditions. Pourtant si les deux traditions portent le même nom mais elles n’ont pas le même contenu. Il faut donc discerner, entre les deux, laquelle contient véritablement la Tradition primitive et laquelle est un rameau dévié.
La Tradition première, qui contenait oralement toute la Révélation, a été l’objet de très graves altérations au cours des temps. Il s’y est mêlé des traditions profanes, non révélées par conséquent, lesquelles ont fini par envahir, étouffer et effacer toute trace de vraie Tradition, c’est-à-dire de la vraie Révélation divine. Et l’Histoire dela Religion sur la terre, jusqu’à Abraham, n’est autre chose que celle des altérations successives dela Tradition primitive, altérations qui produisirent les cultes païens, les sectes, les idoles, les courants déviants, les religions adorant de faux dieux à qui étaient offerts des encens et des sacrifices impurs.
A ceci correspond une conséquence : s’il est au monde, aujourd’hui, une religion capable précisément de parler de la Tradition originelle divine non souillée et d’en présenter le contenu, c’est le christianisme. Il n’y en a pas d’autres. Lorsqu’un ésotériste contemporain comme René Guénon (1886-1951) dit : «Le christianisme a oublié la Tradition, c’est l’Inde qui l’a conservée», il se trompe [1]. C’est exactement le contraire car toutes les religions païennes (et pas seulement l’hindouisme), ont quitté la ligne droite des jalons traditionnels avant Abraham et avant l’Ecriture. Elles ne possèdent donc, de la Tradition, que la version babélienne dont, justement, Dieu écarta la descendance et les fruits impies.
III. Altération de la Tradition
Toutes les religions païennes
ne possèdent de la Tradition,
que la version babélienne dont Dieu n’a pas voulu.
Le corollaire obligé de la confusion et de la dispersion après l’épisode de la tour de Babel, c’est la vocation d’Abraham. Il n’y a plus d’autre moyen pour Dieu, afin de perpétuer la Vraie Religion, que de constituer un « peuple-citadelle » qui en soit le gardien. Mais de quoi ce peuple serait-il le gardien, s’il n’y a plus rien à garder ? Or, l’apostasie était générale et irréversible, il n’y avait plus rien à garder. Il fallait donc que Dieu reconstitue, en même temps,la Tradition première (ou sacerdotale primitive) ; il fallait procéder à une nouvelle Révélation qui serait évidemment la répétition de la première, il fallait tout refaire de rien.
Ainsi, patiemment Dieu, de nouveau, se révéla à Abraham, Isaac et Jacob, en vue de reconstituer la Traditionperdue. C’est donc Moïse, après l’élection d’Abraham, qui fut chargé de recueillirla Révélation nouvelle par laquelle Dieu reconstituait la Tradition primitive oubliée. Mais, cette fois,la Révélation fut consignée par écrit : l’Ecriture Sainte.
En même temps, une organisation sacerdotale fut créée, qui veillera entre autres fonctions, à la conservation littérale de l’Ecriture. Et les générations futures n’auront qu’à se louer de la rigueur avec laquelle cette conservation sera réalisée. Nous connaissons donc aujourd’hui la Tradition Patriarcale, non pas directement et oralement, mais par l’Ecriture.
Comment savons-nous ce que Dieu a dit à Adam, puis à Noé ? Ce n’est certes pas par la Tradition puisqu’elle a été altérée et même oubliée. C’est pas l’Ecriture. Ceux donc qui n’adhèrent pas à l’Ecriture, comme c’est le cas des hindous, bouddhistes, taoïstes, polythéistes, etc., ne connaissent de la Tradition que ce qui en subsistait à Babel, c’est-à-dire la partie profane, cosmologique et récente ; la partie qui est sans valeur pour le Salut ; c’est d’ailleurs pour cela qu’ils ignorent le Salut et qu’ils le remplacent par la « délivrance », terminologie si prisée par René Guénon et l’ésotérisme.
Dès l’origine il y a deux « traditions », deux cultes,
ce qui signifie deux religions.
Dès l’origine il y a donc, non pas une Tradition, mais deux « traditions », deux cultes, ce qui signifie deux religions, l’une naturelle reposant uniquement sur l’homme, l’autre surnaturelle plaçant toutes ses espérances en Dieu seul et en sa Divine Providence. La suite des événements n’aura de cesse de confirmer ce constant antagonisme, cette rivalité et séparation entre deux « voies » dissemblables que tout va en permanence opposer, les rendant rigoureusement étrangères et inconciliables.
Il n’est pas indifférent de relever l’analyse pertinente de saint Augustin (324-385) au sujet de ces « deux postérités » engendrant deux traditions et donc « deux Cités » absolument irréconciliables et antagonistes, deux « Cités » que tout oppose et sépare, fondées sur des principes radicalement divergents, travaillant à des objectifs totalement contraires, poursuivant des buts à tous égards dissemblables [2]
IV. La « Gnose » au nom menteur
Qu’elle est la conséquence de cette division fondatrice ?
Elle s’impose aisément : S’il y a deux cités, deux postérités et deux traditions, il y a donc deux mystiques, deux cultes, deux « connaissances » !
Et comment se dénomme en grec la connaissance ? « Gnosis » (γνώσις), en français « Gnose ». Il y a donc, en effet, deux gnoses, l’une authentique l’autre mensongère, et c’est cette dernière que saint Irénée de Lyon (IIe s.) qualifia de « gnose au nom menteur » dans son ouvrage fondamental Adversus haereses (Contre les hérésies).
Face aux hérétiques saint Irénée insistera avec force sur l’Écriture et la Tradition : l’Église est une Tradition (traditio = transmission), une lignée sainte, une postérité divine. L’hérésie est la postérité du serpent, une postérité protéiforme, multiple, possédant d’innombrables visages et ayant eu différents noms des origines jusqu’à nos jours dans les erreurs contemporaines que sont le panthéisme, le naturalisme ou le modernisme condamnées par l’Eglise, erreurs qui sont les ultime expressions d’un même courant.
L’abbé Julio Meinvielle
(1905-1973) écrivait donc avec pertinence :
« Dans toute l’histoire humaine, la pensée et la vie n’ont que deux formes fondamentales : la catholique et la gnostique ». (Abbé Julio Meinvielle De la Cabale au progressisme p. 357).
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En septembre 2010, le théologien François Brune a été interviewé par la revue Parasciences sur différents thèmes. notamment sur l'assassinat du pape Jean-Paul 1er .
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Jean Paul 1er a été assassiné le 33ème jour de son Pontificat ... Son corps n'a jamais été autopsié...et pour cause
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LE MYSTÈRE PROFOND DE LA VIE ET DE LA MORT DE JEAN-PAUL Ier
Le 26 août 1978, au soir d’une admirable journée d’été, le cardinal Felici annonçait à l’Église de Rome une grande joie pour la Ville et le monde entier, l’élection au souverain pontificat du patriarche de Venise, le cardinal Albino Luciani, qui prenait le nom de Jean-Paul Ier.
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David Yallop reconstitue l’engrenage infernal qui va mener à l’assassinat de Jean-Paul Ier si rigoureusement que personne n’a pu lui opposer le moindre démenti. (…)
« Quand les cardinaux élurent Albino Luciani à la papauté par une chaude journée d’août 1978, écrit Yallop,ils jetèrent un pape honnête, saint et parfaitement incorruptible sur la route de Vatican Entreprise S. A. » Il fallait l’empêcher de » fouiner dans la banque ». À tout prix. « La collision était inévitable. L’inébranlable intégrité d’Albino Luciani allait affronter les irrésistibles forces du marché de la banque du Vatican », dont les responsables étaient le cardinal Villotet l’évêque Marcinkus, les complices Michele Sindonaet Roberto Calvi, tous de la loge P 2 ou affiliés, et leur protecteur Licio Gellison Grand Maître. (…)
Yallop raconte : « Le dimanche 27 août, Luciani demanda à Villot de rester secrétaire d’État pour quelque temps, lui dit-il, jusqu’à ce que je m’y retrouve. (…) Il ordonna à son secrétaire d’État, ainsi confirmé dans ses fonctions, de lancer une enquête sur-le-champ. Il fallait réexaminer toutes les opérations financières du Vatican, en analyser chaque aspect en détail, discrètement, rapidement, complètement. Sans exclure aucun département, aucune congrégation, aucune section. » (…)
Le28 septembre 1978, donc, après une audience orageuse imposée au cardinal Baggio qui refusait de quitter Rome pour lui succéder à Venise, le Pape téléphona au cardinal Felici, qui était à Padoue, pour lui raconter cette dure confrontation avec Baggio dont le refus d’accepter Venise l’étonnait quand même ! Puis il appela Benelli pour lui parler de sa prochaine nomination à la secrétairerie d’État, qu’il devait faire connaître le soir même au cardinal Villot.
Puis il reçut cet homme.
Le Pape avait étudié son rapport sur la banque du Vatican. Première décision : Marcinkus serait remplacé par Mgr Abbo, un homme intègre. Non pas dans un mois, ni dans une semaine. Demain. Il fallait renvoyer non seulement Marcinkus, mais toute sa maffia, et couper les ponts, dans les plus brefs délais, avec le groupe corrompu de la Banco Ambrosiano, Sindona, Calvi…
Le Pape passa au problème de Chicago et à l’ultimatum qu’il fallait adresser au cardinal John Cody, perdu de mœurs et impliqué, lui aussi, dans le scandale financier. Enfin le Pape fit part au cardinal Villot de sa détermination de voir Baggio aller là où on lui disait d’aller... Mais le Souverain Juge n’en avait pas tout à fait fini, et la suite inquiéta le cardinal secrétaire d’État : « Benelli serait nommé secrétaire d’État. Il prendrait le poste de Villot. » Comme l’écrit notre Père, « on n’avait plus connu pareil acte d’autorité depuis saint Pie X. Pie X, soixante-quinze ans plus tôt, cassant le formidable secrétaire d’État de son prédécesseur Léon XIII, le cardinal franc-maçon Rampolla ! »
Villot est mort 6 mois après l'assassinat de Jean Paul 1er
Villot feignit de réfléchir profondément, à ce coup du roi, cette tranquille estocade qui le désarçonnait complètement et le privait de tous ses pouvoirs en même temps. « Je croyais, articula-t-il, que vous pensiez à Casaroli pour me remplacer ? » Il objecta encore que ces nominations étaient contraires aux souhaits du défunt Saint-Père et seraient considérées comme une sorte de désaveu de son pontificat :
« On dira que vous avez trahi Paul. » Certes !
Avant de se coucher, le Pape reçut encore un coup de fil de son médecin, Antonio da Ros. Celui-ci a témoigné quinze ans plus tard, pour mettre fin aux mensonges, que le Pape allait bien.
frère Bruno de Jésus
Extraits de la CRC n° 372, nov.-déc. 2000 p. 10-21
lire l'intégralité ici http://www.crc-resurrection.org/Contre-Reforme_catholique/Jean-Paul_Ier/Jean-Paul_Ier.php
Tombeau de Jean Paul 1er à Saint Pierre de Rome
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1627-1704 |
SI CROIRE EN DIEU PEUT COMPORTER CERTAINES OBSCURITES, NIER DIEU COMPORTE UNE ABSURDITE
DIEU VEUT QUE NOUS VIVIONS AU MILIEU DU TEMPS DANS L ATTENTE PERPETUELLE DE L ETERNITE UNE AME GUERRIERE EST MAITRESSE DU CORPS QU ELLE ANIME.
APPRENONS, AVANT TOUTES CHOSES, A N'ÊTRE PAS EBLOUIS DU BONHEUR QUI NE REMPLIT PAS LE COEUR DE L'HOMME.
TOUT EST VAIN EN NOUS, EXCEPTE LE SINCERE AVEU QUE NOUS FAISONS DEVANT DIEU DE NOS VANITES.
QUAND DIEU EFFACE, C'EST QU IL S APPRETE A ECRIRE.
DIEU RIT DES HOMMES QUI SE PLAIGNENT DES CONSEQUENCES ALORS QU ILS EN CHERISSENT LES CAUSES.
LES FEMMES N ONT QU A SE SOUVENIR DE LEUR ORIGINE, ET SANS TROP VANTER LEUR DELICATESSE, SONGER APRES TOUT QU'ELLES VIENNENT D'UN OS SURNUMERAIRE OU IL N'Y AVAIT DE BEAUTE QUE CELLE QUE DIEU Y VOULUT METTRE.
QUE JE MEPRISE CES PHILOSOPHES QUE MESURANT LES CONSEILS DE DIEU A LEURS PENSEES, NE LE FONT AUTEUR QUE D'UN CERTAIN ORDRE GENERAL D'OU LE RESTE SE DEVELOPPE COMME IL PEUT !
DANS LES GRANDES ACTIONS IL FAUT UNIQUEMENT SONGER A BIEN FAIRE, ET LAISSER VENIR LA GLOIRE APRES LA VERTU.
LE BON USAGE DE LA LIBERTE QUAND IL SE TOURNE EN HABITUDE S APPELLE VERTU; ET LE MAUVAIS USAGE DE LA LIBERTE QUAND IL SE TOURNE EN HABITUDE S'APPELLE VICE.
LE PLUS GRAND DEREGLEMENT DE L'ESPRIT, C'EST DE CROIRE LES CHOSES PARCE QU ON VEUT QU ELLES SOIENT, ET NON PARCE QU ON A VU QU ELLES SONT EN EFFET.
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Mgr Bossuet |
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Je ne veux plus aimer que ma mère Marie.
Tous les autres amours sont de commandement.
Nécessaires qu'ils sont, ma mère seulement
Pourra les allumer aux coeurs qui l'ont chérie.
C'est pour Elle qu'il faut chérir mes ennemis,
C'est par Elle que j'ai voué ce sacrifice,
Et la douceur de coeur et le zèle au service,
Comme je la priais, Elle les a permis ...
C'est par Elle que j'ai voulu de ces chagrins,
C'est pour Elle que j'ai mon coeur dans les Cinq Plaies,
Et tous ces bons efforts vers les croix et les claies,
Comme je l'invoquais, Elle en ceignit mes reins.
Je ne veux plus penser qu'à ma mère Marie,
Siège, de la Sagesse et source des pardons,
Mère de France aussi, de qui nous attendons
Inébranlablement l'honneur de la patrie.
Marie Immaculée, amour essentiel,
Logique de la foi cordiale et vivace,
En vous aimant qu'est-il de bon que je ne fasse,
En vous aimant du seul amour, Porte du ciel ?
Le 31 Mars 1929, soeur Lucie de Fatima écrit: « Aux âmes qui blasphèment contre Notre-Dame, la divine miséricorde ne pardonne pas sans réparation ». Le 13 juin 1929, Notre-Dame de Fatima dit à sœur Lucie: « Elles sont si nombreuses les âmes que la justice condamne pour des péchés commis contre Moi ... ». Le 29 Mai 1930, Notre-Seigneur Jésus-Christ énonce les blasphèmes contre Marie, le premier qu'Il énonce est le blasphème contre son Immaculée-Conception.
L'Immaculée-Conception est une des vérités catholiques la moins partagée dans le monde chrétien, même les orthodoxes n'y croient pas. Tous les
chrétiens qui parlent contre l'Immaculée-Conception, blasphèment gravement contre Marie, Notre-Seigneur le dit le 29 Mai 1930. Ces chrétiens sont condamnés. Le 31 Mars 1929,
sœur Lucie demande aux catholiques charitables de faire réparation pour eux, la réparation est le seul moyen pour leur éviter l'enfer, il
s'agit d'émouvoir la miséricorde de Notre-Seigneur pour pardonner aux âmes qui ont eu le malheur d'offenser sa Très Sainte Mère.
Dans le village du Laus, Benoîte Rencurel (1647-1718), modeste bergère et tertiaire dominicaine, bénéficia d’entretiens avec la très sainte Vierge Marie pendant près de 50 ans. Ces apparitions ont été reconnues par l’Église et le Laus est devenu un lieu de pèlerinage assez important jusqu’à nos jours. La sainte Vierge y donne en particulier de nombreuses grâces de conversion (Sur l’histoire du Laus voir, par exemple, le livre de Louis Pain, La bergère du Laus, Resiac, Montsûrs, 1988).
Or voici ce que nous lisons dans le livre de l’abbé Roger de Labriolle, Benoîte, la bergère de Notre-Dame du Laus (R. de Labriolle, Benoîte la bergère de Notre-Dame du Laus, Gap, 1977), à la page 120, relativement à un incident arrivé en 1668 :
Nous laissons à l’auteur la responsabilité de cette dernière phrase. Dans le livre Notre-Dame du Laus et la vénérable soeur Benoîte d’après les
manuscrits authentiques conservés au pieux sanctuaire (Anonyme, c/o J-C Richaud, Gap, 1895.), à la page 190 on trouve cette précision : :« la pieuse bergère pleura
longtemps cette faute. »
Faute pourtant bien légère par rapport à celles que commettent actuellement nombre de prélats catholiques qui ne disent jamais la vérité aux
protestants, à savoir qu’ils sont en péril de perdre leurs âmes s’ils ne reviennent à l’Église catholique.
Notre Dame est apparue dans les Alpes (Isère), dans un village désormais appelé l'Osier. Cette apparition est reconnue par l’Église.
Le 25 mars 1649, un paysan calviniste, Pierre Port-Combet, travaille à couper un osier. Pourtant sa femme, catholique, l’a prévenu qu’il ne
devait pas travailler parce que c’était un « bon jour » (un jour saint). Notre calviniste n’en a cure. Or voici que, pendant qu’il travaille, « il se voit les mains toutes
sanglantes. » Sa serpette l’est aussi et « le sang sort à grosses gouttes de chacune des armarines » [les pousses d’une branche]. « Tout ému, épouvanté, il appelle sa
femme » qui constate le miracle ainsi qu’un voisin. L’affaire s’ébruitera, notre calviniste aura même une amende pour avoir travaillé un jour de fête. Et les dépositions de Pierre
Port-Combet et de sa femme devant le juge permettent d’avoir un témoignage indubitable dont nous avons cité quelques extraits.
Pourtant, notre calviniste ne se convertit pas. La sainte Vierge va alors intervenir elle-même. Citons le récit tel qu’il est donné par le Père
Delarue O.M.I. (Père Delarue O.M.I., Notre-Dame de l’Osier. Les origines du pèlerinage d’après les manuscrits et imprimés du temps de 1649 à 1686, éd. M. Lescuyer et fils, Lyon, 1966-1980,
pp. 23 et sq.) :
« S’il ne change de son état, il sera l’un des plus grands tisons d’enfer qui fut jamais », voici ce que la sainte Vierge pense d’un
protestant qui refuse de se convertir. Voilà de quoi faire réfléchir les partisans de l’oecuménisme.
Notre huguenot, malgré un tel avertissement, attendra pourtant de se trouver sur son lit de mort pour faire l’abjuration demandée. C’est, nous explique sa femme, qu’une « terreur panique qui ne lui laissera aucune trêve » succédera à la consolation de cette visite de la Mère de Dieu. Et elle précise qu’il s’agit d’« une peur extraordinaire de perdre la vie dans quelque passage imprévu par le moyen des hérétiques. » Dans son acte d’abjuration il déclare lui-même « qu’il y a bien longtemps qu’il voulait changer de religion, mais qu’il était pressé par ceux de ladite prétendue religion de ne le faire pas. » Cela aussi peut faire réfléchir les partisans de l’oecuménisme sur les difficultés d’une pauvre âme empêtrée dans une fausse religion et qui aimerait en sortir. Il convient de lui venir en aide au lieu de lui faire croire qu’elle peut bien s’épargner l’effort de changer de religion.
Ad Jesum per Mariam
FORMATION ELECTIONS 2012
Ce qui est vraiment social est d'abord ce qui est franchement chrétien!
"Vous le savez, en entrant dans le monde, le christianisme trouva le genre humain courbé sous le joug de César. Tout pouvoir était concentré dans la main d'un homme, tout droit dans sa volonté. Cet homme était Dieu: et ce Dieu s'appelait Néron, Tibère, Caligula, Domitien.
C'était l'unité dans l'abjection. Pour briser cette charte du plus monstrueux despotisme, le christianisme divise le pouvoir. A côté de César, il crée le pontife... Le despotisme césarien devenu impossible, la liberté humaine est sauvée." ( Mgr Gaume, La situation, douleurs, dangers, devoirs, consolation des catholiques dans les temps actuels, ESR, 2005, p. 22-23.)
"On ne bâtira pas la cité autrement que Dieu ne l'a bâtie; on n'édifiera pas la société, si l'Eglise n'en jette les bases et ne dirige les travaux; non, la civilisation n'est plus à inventer ni la cité nouvelle à bâtir dans les nuées. Elle a été, elle est; c'est la civilisation chrétienne, c'est la cité catholique. Il ne s'agit que de l'instaurer et de la restaurer sans cesse sur ses fondements naturels et divins contre les attaques toujours renaissantes de l'utopie malsaine, de la révolte et de l'impiété: Omnia instaurare in Christo" ("Tout restaurer en Christ", Saint Pie X, Lettre Notre charge apostolique, 1910, cité in Yves Chiron, La condamnation du Sillon, Fideliter, juillet-août 2000, n° 136, p. 53-56).
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"Quand Jésus-Christ parut, Il ne trouva sur la face du globe que des maîtres et des esclaves. le monde ancien (égyptien, grec, romain ou autre...) était constitué sur l'esclavage; l'exploitation de l'homme par l'homme était le droit public des antions. Le Fils de Dieu vint abolir cet humiliant et cruel ordre des choses. Avec la double autorité de la parole et de l'exemple, il proclama les grands principes qui ont inspiré tous les législateurs chrétiens, et que la République elle-même s'est empressée d'isncrire sur ses étendards: Liberté, Egalité, Fraternité. Il fit mieux; Il les grava dans les coeurs, en inspira l' amour, en donna le véritable sens et en sanctionna l'observation.
Cependant, le mal dans nos sociétés est arrivé par la transgression des "deux lois que le christianisme a données pour bases aux sociétés modernes; lois sacrées par cela même qu'elles sont fondamentales, et auxquelles il est mille fois plus dangereux de toucher, qu'il ne l'est de jouer avec la foudre. Ces deux lois sont: la loi de charité et la loi de liberté. En voici l'histoire.
"Le rédempteur, s'adressant au travailleur, à l'esclave (antique), lui dit: Tu es libre. "Désormais ton avenir, l'avenir de ta femme et de tes enfants repose entre tes mains; à toi de le rendre prospère. Secoue tes chaînes; lève-toi et travaille."
Transporté de reconnaissance, l'esclave couvrit de larmes brûlantes la main de son libérateur. Toutefois, il lui dit: "Il est vrai, jusqu'ici, j'ai porté les fers mais par compensation mon existence était assurée. Maintenant que je suis libre, je n'aurai plus de maître qui me nourrisse. Sans doute, le travail et la bonne conduite assureront ma subsistance et celle de ma famille: mais si l'ouvrage vient à manquer, mais si ma santé se perd; mais si la vieillesse me condamne à une longue inaction; mais si mes économies, supposé que j'en puisse faire, viennent à s'épuiser, qui prendra soin de ma mère? je me verrai dans l'alternative ou de mourir de faim, ou de me rendre au maître qui voudra bien recevoir ma liberté au prix de ma nourriture. Si tel est le terme auquel doit aboutir le présent que Vous me faites, gardez-le. je rentre dans mon erqastule; j'aime autant conserver mes chaînes que d'être obligé de les reprendre, et de les voir imposer à ma femme et à mes enfants, après avoir joui de la liberté."
"Tranquilise-toi, répondit le Libérateur; J'ai tout prévu. En créant la liberté, J'ai créé la charité. Tu travailleras suivant la mesure de tes forces, et tu seras économe. Puis, si la maladie ou le manque d'ouvrage te mettent hors d'état de subvenir à tes besoins, le riche, qui est Mon fermier, sera obligé de faire l'appoint de ton travail. Son superflu sera ton patrimoine; tu pourras le réclamer en Mon nom. Sous des peines éternelles, le riche sera obligé de le verser dans le sein des malheureux. Tout le bien qu'il te fera, c'est à Moi-même qu'il le fera; c'est Moi qui lui en tiendrai compte. Ainsi l'abondance des uns suppléera à l'indigences des autres. Par ce moyen, tu ne seras jamais réduit à mourir de faim ou à te vendre; ta vie et ta liberté sont assurées. Entre le riche et toi J'aurai créé une sainte égalité; J'aurais justifié Ma providence, qui regarde tous les hommes comme ses enfants, et leur destine, sans en exclure aucun, une juste part dans les biens de ce bas monde. Ta reconnaissance d'une part, de l'autre la charité du riche, formeront les bases d'une véritable fraternité, et J'aurai ramené les fils d'Adam à l'état heureux d'où le péché primitif les a fait déchoir."
"L'Europe, devenue chrétienne, embrassa avec ferveur cette double loi. Le riche fut magnifique dans sa charité; ses fondations en faveur des pauvres couvrirent longtemps le sol de l'Europe et de la France en particulier. Confiées à la garde fidèle de la religion, elles (ces fondations) devinrent les splendides caisses d'épargne du travailleur, l'inépuisable patrimoine du malheureux.
"Non seulement le pauvre eut du pain, des vêtements, un asile; mais encore on créa pour lui un service public et vraiment royal de charité.
"Aussi nombreux que sont les besoins moraux et matériels de l'homme, aussi nombreuses furent les branches de l'admirable service dont nous parlons. L'enfant eut des instituteurs, l'orphelin des pères et des mères, le malade, des médecins et des gardes, le vieillard, le blessé, le lépreux, le pestiféré, le coupable même, en un mot, le malheureux, quel qu'il fut, se vit entouré de soins assidus et d'amis dévoués; tout cela se faisait sans coûter un denier à l'Etat"
Le travailleur, de son côté, moralisé par le christianisme, forma d'innombrables et fraternelles associations avec ses compagnons de labeur,a fin de trouver dans une caise de réserve les secours que les circonstances pouvaient lui rendre nécessaires, et, par ce moyen de laisser à de plus pauvres que lui les ressources générales de la charité publique.
"La fraternité fut le sentiment qui présida à la formation des communautés des marchands et d'artisans constituées sous le règne de Saint Louis. Dans ce Moyen Âge qu'animait le souffle du christianisme; moeurs, coutumes, institutions, tout s'était coloré de la même teinte. Le style même des statuts se ressentait de l'influence dominante de l'esprit chrétien.
LA VIOLATION DES DEUX BASES DE LA SOCIETE CHRETIENNE PAR LA SOCIETE "MODERNE", CAUSE PROFONDE DES PERTURBATIONS DE L'EUROPE
"Il faut signaler en premier lieu cette lutte de classe qui, tel un ulcère mortel, s'est développée au sein des nations, paralysant l'industrie, les métiers, le commerce, tous les facteurs enfin de la prospérité, privée et publique. Cette plaie est rendue plus dangereuse encore du fait de l'avidité des uns à acquérir les biens temporels, de la ténacité des autres à les conserver, de l'ambition commune à tous de posséder et de commander. De là de fréquentes grèves, volontaires ou forcées ; de là encore des soulèvements populaires et des répressions par la force publique, fort pénibles et dommageables pour tous les citoyens."
"Il faut donc chercher, et chercher avant tout, dans la violation de ces mêmes lois la cause première des perturbations profondes de l'Europe, et en particulier la raison et le caractère propre de la crise sans exemple qui menace d'emporter la société française.
"Respectées pendant de longs siècles, ces deux lois tutélaires ont fini par être violées, indignement violées: la logique le dit avant que les faits ne l'établissent.
"Elle fut publiquement et aujourd'hui, il faut bien le reconnaître, stupidement violée, pour la première fois , au XVIe siècle. Cette oeuvre sacrilège est l'oeuvre de la Réforme.
"Né d'un crime social, le hideux colosse (de la "Réforme") n'a cessé de grandir et de menacer l'existence des sociétés coupables. Afin de n'être pas immédiatement broyé sous ses dents de fer, il a fallu établir dans tous les pays de "Réforme" la taxe des pauvres. Inutile remède! Pour les nations comme pour les individus engagés dans la voie de l'erreur, chaque pas en avant est une chute. Rendre l'aumône civilement obligatoire, c'est violer une des deux lois fondamentales des sociétés chrétiennes, la charité libre et spontanée; c'est tuer la fraternité en éteignant la tendre compassion au coeur du riche et la reconnaissance au coeur du pauvre; c'est partager le monde en deux catégories hostiles: celle des créanciers et celle des débiteurs; c'est constituer la guerre sociale en principe: la lutte n'est plus qu'une question de temps; c'est, pour tout dire en un mot, ramener le monde au paganisme en passant par l'anarchie. Tous les pays protestants en sont la preuve." (Mgr Gaume, L'Europe en 1848, Editions Saint-Rémi, p. 9-10.)
"Dans toutes les nations protestantes on trouve la taxe des pauvres, et, comme conséquence, la haine profonde de celui qui n'a pas contre celui qui a, l'emprisonnement des pauvres et l'augmentation toujours croissante du nombre et de la dégradation des pauvres.
"Tous les pays protestants ont adopté la taxe des pauvres ou la charité légale. Nous nommerons, entre autres, Norvège, Suède, Danemark, Livonie, Pays-Bas, Allemagne, Angleterre, une grande partie de la Suisse, des Etats-Unis d'Amérique et l'Ecosse.
"Or, partout où le système de la charité légale s'est enraciné, l'expérience nous montre le nombre et l'indigence des pauvres s'accroissant sans cesse, la taxe augmentant progressivement et parfois jusqu'à un degré où elle tarit les sources de toute prospérité et anéantit le droit même de propriété; enfin, la misère et la vexation produisant des plaintes, souvent des soulèvements et des crimes qui inspirent aux gouvernements de graves inquiétudes, et compromettent l'existence même de la société.
Ainsi la taxe, qui était à Copenhague, en 1825, de 87 000 écus (243 600 fr.) y était en 1829, de 169 000 (473 200 fr.), et elle continue d'augmenter dans une progression à laquelle on ne prévoit aucun terme (jusqu'à l'entrée dans le socialisme)"
Sur les chiffres de l'augmentation effrayante de la taxe des pauvres en Europe, milieu XIXe s. : Mgr Gaume, L'Europe en 1848, Editions Saint-Rémi, p. 10-11.
"Le christianisme est le père et le principe permanent de la liberté. Or, qu'est-ce que l'histoire dont nous venons d'esquisser les principaux faits? Sinon l'histoire de la violation flagrante et plusieurs fois séculaire de la liberté.
"Ici personne n'est innocent. Peuples et rois, riches et pauvres, ouvriers de l'atelier et ouvriers de cabinet, tous ont porté des atteintes plus ou moins graves à ce principe tutélaire. Tandis que les maîtres ont jugé le Christ digne de mort, les serviteurs Lui ont donné des soufflets.
"Pas une des libertés dont Il est la source qui n'ait été violée!
"Privé d'instruction religieuse et trompé par les fausses doctrines des réformateurs et des utopistes, le peuple a confondu la liberté avec la licence. Quel que soit son nom, toute autorité lui est devenue odieuse; presque jamais, quand il a pu le faire avec impunité, il ne s'est abstenu de la bafouer dans ses discours, de la fouler aux pieds dans sa conduite privée et dans ses relations sociales. Exigeant, impérieux, l'ouvrier s'est cru souvent le droit d'imposer arbitrairement sa volonté au maître, à l'entrepreneur, au bourgeois. Ou bien il a refusé le travail, ou bien il n'a voulu l'accepter qu'à des conditions réglées par lui; ou bien encore il a, par caprice et mauvais vouloir, laissé inachevée, la tâche qu'il avait entreprise. En toutes ces circonstances qu'a-t-il fait, sinon abusé de sa liberté pour y violer celle d'autrui?
Les mauvais exemples, les mauvaises compagnies l'ont conduit à la paresse, à la débauche, à l'hôpital, au dépôt de mendicité. En cela encore il a abusé de sa liberté: il a violé les droits de la charité publique, dont l'aumône ne peut devenir la prime de l'inconduite... Le plus souvent c'est sa femme et ses enfants qu'il a laissés à la charge d'autrui; quelquefois c'est lui-même qui a, par sa faute, imposé à la société le soin dispendieux de le nourrir et de le soigner à domicile.
L'immoralité scandaleuse des rapides fortunes qu'il a vues s'élever sous ses yeux et dont il a été lui-même en partie l'artisan, a éveillé en lui le désir, sinon de la richesse, du moins d'un certain luxe déplacé. Il s'est créé des besoins factices qui ont eu pour résultat, dans les temps ordinaires, d'absorber ses économies; et, dans les jours mauvais, de le rendre plus malheureux en irritant davantage et sa cupidité et sa haine du maître, et en général de tout ce qui possède.
Cette haine jalouse n'a pas tardé à porter ses fruits. Il a rêvé un meilleur avenir. Il a voulu, il veut plus que jamais le réaliser, non par le travail et par des moyens honnêtes; mais par le vol, la force brutale et la spoliation. Des hommes doués d'un instinct fatal, mais parfaitement sûr, ont binetôt démêlé ce sentiment caché au fond des classes ouvrières, surtout dans les grandes villes. Les sociétés secrètes l'ont habilement exploité; des utopistes l'ont réduit en système. On a prêché ce système sur tous les tons, on l'a présenté sous toutes les formes. L'application en est annoncée comme l'âge d'or de la civilisation, comme l'Eldorado des travailleurs.
"Dans la crainte que la conscience de l'ouvrier ne réclame, on a soin de lui apprendre que la propriété c'est le vol; que la spoliation est un acte de justice.
"Si on n'ose toujours pas lui tenir ce langage explicite, on lui montre le riche comme un fainéant qui s'est engraissé des sueurs du peuple; comme un tyran qui l'a constamment exploité, trompé; comme un hypocrite qui feint aujourd'hui la détresse afin de laisser mourir le peuple en cachant ses capitaux. De tout cela on conclut qu'une réparation est légitimement due. Or, comme le bourgeois ne semble pas disposé à le faire spontanément et de bonne grâce, on insinue au peuple que c'est à lui-même de se rendre justice de ses propres mains.
En tout cela, comme on voit, il y a mépris des droits acquis, atteinte à la propriété; il y a licence, par conséquence transgression flagrante d'une des lois fondamentales des sociétés chrétiennes, la loi de liberté.
"De cette rapide mais impartiale histoire, il résulte qu'il y a des torts de part et d'autres. Si la classe bourgeoise est coupable, la classe ouvrière l'est aussi. L'une et l'autre,... ont conspiré, quoique d'une manière différente, contre le christianisme, principe de la charité et de la liberté sociale.
"Vouloir rétablir l'ordre et vider le différend par la violence, c'est aggraver le mal; c'est amener la guerre civile et la misère; c'est déshonorer la France; c'est l'affaiblir et peut-être la livrer meurtrie et mourante au joug de l'étranger...
Cette dernière réflexion de Mgr Gaume est prophétique compte tenu de l'historie du XXe siècle: Ière et surtout IIe Guerre Mondiale qui ont vu la France socialiste radicale livrée à l'étranger, sans compter la France du début XXIe s., où le français n'est plus maître chez lui, où certaines zones du territoires sont appelées prosaïquement "zones de non-droit..."
"De ce qui précède, il résulte encore clairement que la question de l'organisation du travail est tout autre chose qu'une question de forme, c'est une question de fond. Il s'agit d'un duel à outrance, entre celui qui n'a pas et celui qui a.
"Déposée par le protestantisme comme un germe de mort au coeur des sociétés modernes, cette question a eu pour première applciation la taxe des pauvres. Aujourd'hui qu'elle approche de la maturité complète, elle tend au communisme..."
"Le communisme est l'application du socialisme."
Si le principe est mauvais, l'application ne peut être bonne.
"Les uns le font considérer dans le partage des biens entre particuliers; les autres dans la confiscation générale des propriétés au profit de l'Etat...
Entendu dans le premier sens, le communisme, c'est la guerre civile: celui qui a plus ne se laissera pas dépouiller sans résistance par celui qui a moins; c'est la misère universelle, le jour même du partage il n'y aura plus de riches, partant plus de capitaux à dépenser, plus d'ouvrage, plus d'ouvriers: chaque citoyen vivra de ses rentes.
"Mais combien durera cette aisance imaginaire? Tous les hommes ne sont doués ni de la même force, ni de la même santé, ni de la même intelligence. Tous n'ont pas les mêmes vertus, le même amour du travail et de l'économie.
"Qu'en résultera-t-il? Les uns administreront avec ordre et intelligence les biens qui leur seront échus; les autres les administreront mal. L'un augmentera son avoir, l'autre diminuera le sien... L'inégalité reparaîtra: il y aura de nouveau des riches et des pauvres, des travailleurs et des bourgeois. Les réclamations, les haines, les jalousies ne tarderont pas à se faire entendre, et le lendemain du premier partage il faudra procéder à un second; après celui-là à un troisième, ainsi de suite jusqu'à la fin du monde... Tous ces partages injustes seront accompagnés comme le premier de bouleversements sociaux et de luttes sanglantes."
Mgr Gaume poursuit: "Dans ce premier sens, le communisme est donc la spoliation violente et périodique de la propriété; c'est la prime perpétuellement offerte à la paresse, à la débauche, à la cupidité: loin d'être le salut de la société, il en serait donc la ruine."
"Entendu dans le second sens,... la confiscation générale des propriétés au profit de l'Etat, il n'est pas moins fatal.
"Il commence par la guerre civile; il continue par la suppression de la liberté, s'achève par la destruction de la famille et finit par la dégradation la plus monstrueuse.
En effet, dans les réunions du Luxembourg, M. Louis Blanc, interogé sur le salaire qui, dans ce système, reviendrait à chaque travailleur, a répondu: que le salaire ne devait pas se régler sur la capacité intellectuelle de l'individu, comme le voulaient les Saints-Simoniens, attendu que l'intelligence n'étant pas le fait de l'homme, elle n'avait droit à aucune récompense; qu'ainsi la véritable base de répartition était la capacité physique, c'est-à-dire les besoins matériels de chacun...
Voilà donc la société transformée en ménagerie ou en étable. Des physiologistes viendront calculer la propriété digestive de chaque travailleur, mesurer la alrgeur de son oesophage, et ils diront: à celui-ci deux fois, trois fois, quatre fois plus qu'à celui-là; attendu, non pas qu'il a deux, trois, quatre fois plus d'intelligence et que son travail vaut deux, trois, quatre fois plus que celui de son voisin; mais attendu que sa puissance de consommation est à celle des autres comme deux, trois, quatre sont à un.
Telles sont pourtant les énormités que nous avons entendues depuis le 21 février 1848!
Et c'est pour un semblable système qu'on a dépensé tant de discours, versés tant de sang!
(Mgr Gaume, L'Europe en 1848, Editions Saint-Rémi, p. 33.)
Le Genevois (Rousseau), sophiste de la liberté & de l'égalité, prévenant les leçons du moderne Spartacus, nous avait fait entendre cet oracle; "Le premier qui ayant enclos un terrain s'avisa de dire, ceci est moi, & trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile." Le Genevois sophiste avait ajouté: "Que de crimes, que de guerres, de meurtres, de misères & d'horreurs n'eût point épargné au genre humain celui qui, arrachant les pieux ou comblant les fossés, eût crié à ses semblables: gardez-vous d'écoutez cet imposteur; vous êtes perdus, et si vous oubliez que les fruits sont à tous, & que la terre n'est à personne!" (Discours sur l'inégalité, 1753, 2è part.)
Qu'il aurait épargné de forfaits & de spoliations à la Révolution française, ce même sophiste si, renonçant à son désastreux paradoxe, il avait su donner au genre humain des leçons plus vraies, plus réfléchies; & s'il nous avait dit: "Le premier qui, ayant enclos un terrain, s'avisa de dire: ceci n'est à personne, je le cultiverai; de stérile, je le rendrai fertile; je ferai ce que la nature exige de moi pour en tirer ma subsistance, celle de mon épouse, celle de mes enfants; & ce terrain sera à moi. Le Dieu de la nature, qui ne l'a encore donné à personne, l'offre, & le donnera au premier cultivateur pour fruit de ses travaux. - Le premier qui, tenant ce discours, seconda le voeu de la nature & trouva des hommes assez sages pour l'imiter, fut le bienfaiteur du genre humain. Il apprit à ses enfans qu'ils n'étaient pas faits pour disputer aux animaux ou pour se disputer entre eux les fruits sauvages de la terre. Il leur dit qu'il était des vertus domestiques & civiles, préférables à la vie vagabonde & trop souvent féroce des Nomades. Sa postérité fut bénie; ses générations se multiplièrent. S'il ne put prévenir tous les fléaux, il arrêta au moins ce premier des fléaux, cette stérilité qui étouffe le germe de la vie, & ne laisse aux forêts que des hommes épars, trop souvent semblables au lion & au tigre, à qui seuls elles sont destinées.
"Si Jean-jacques eût tenu ce langage, il se fût évité l'ignominie d'être le père de Weishaupt; mais la sottise humaine, baptisée du nom de Philosophie, prodigue des éloges au paradoxe du Genevois; le sophiste Bavarois s'empare du Code de Jean-Jacques, & le délire de l'orgueil est puni par le délire de la scélératesse. Ce qui n'avait été dans les maîtres que le paradoxe d'une folle indépendance, sans perdre sa sottise, devient dans les élèves une désastreuse conspiration. Ce que Jean-Jacques (Rousseau) a dit à ses Sophistes, le nouveau Spartacus (Weishaupt) le dit à ses légions illuminées: Les fruits sont à tous, la terre n'est à personne; il le dit dans ses antres, & il ajoute: Quand la propriété a commencé, l'égalité, la liberté ont disparu; & c'est au nom de cette égalité, de cette liberté qu'il conspire, qu'il invite les conjurés à rendre aux hommes la vie patriarchale." (Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, 1798, t. III, p. 281-283).
Est-il besoin de dire que, dans le premier ainsi que dans le second sens, le communisme est le pillage en principe, l'assassinat et la misère en réalité ?
Entendu dans le second sens en particulier, il est le plus vaste système d'esclavage qu'on ait jamais rêvé et la dégradation la plus repoussante à laquelle l'humanité soit jamais descendue.
Ici encore, il viole radicalement la seconde loi fondamentale des sociétés, la charité.
Donc, loin de guérir le mal, il le rend incurable!"
"Toute erreur est une vérité dont on abuse: le socialisme et le communisme sont l'abus des deux principes que l'Evangile a donnés pour bases aux sociétés modernes: la charité et la liberté.
"Le communisme est l'hérésie de la charité, comme le socialisme est l'hérésie de la liberté.
"Ces deux erreurs sont la suite des deux grandes maladies qui travaillent les nations d'Europe depuis l'ébranlement de la foi par le protestantisme: tout le monde a nommé l'égoïsme et le matérialisme.
[...] L'égoïsme sous une forme nouvelle est au fond de leur système, car la charité n'y est pas; elle n'y est pas, parce que la foi et le monde surnaturel en sont bannis. Voilà pourquoi leur utopie est radicalement impraticable; pourquoi, hier encore si belle, elle est aujourd'hui hideuse et sanglante."
"Si les riches et les patrons doivent concourir par l'abandon généreux d'une partie de leurs bénéfices et de leurs richesse intellectuelle, à l'amélioration des classes laborieuses, est-il juste que les ouvriers restent spectateurs indifférents des efforts tentés en leur faveur?
N'est-il pas de leur devoir de les seconder?
"Avant tout, ils doivent se rappeler que la liberté n'est pas la licence. Que celui-là seul est digne de la liberté pour soi-même quis ait la respecter dans les autres. Qu'ainsi la véritable organisation du travail repose essentiellement sur le respect de la propriété et des droits acquis.
"En menaçant la propriété, en l'écrasant de nouvelles taxes, on ébranle aussitôt la confiance, on arrête tout échange, on supprime le travail, on réduit tout le monde à la misère. Le riche ne consomme pas pour sa nourriture un grain de blé de plus que le pauvre; donc tout ce qu'il possède passe de ses mains dans d'autres mains. Dépouillez-le arbitrairement, vous dépouillez du même coup tous ceux qui participent à son capital.
"Ouvriers, c'est à ce point de vue qu'il faut vous placer pour juger sainement certains actes du gouvernement... :
Toutes ces mesures, qui au premier coup d'oeil semblent dictées par votre intérêt, vous conduisent à la misère. Si jamais elles sont appliquées, il n'y a plus de riches, plus de propriétaires, partant plus de capitaux, plus de travail (doù développement du chômage...), plus d'ouvriers... Il est vrai, tous les français seront égaux; mais égaux devant l'indigence.
Soyez donc sur vos gardes; d'autant plus que ces décrets isolés sont autant de jalons placés sur la route de la société pour la conduire au socialisme et au communisme, c'est-à-dire à l'esclavage, à la guerre civile, à l'anarchie, à la ruine."
(Mgr Gaume, L'Europe en 1848, Editions Saint-Rémi, p. 27-28.)
"Les droits acquis sont aussi une propriété. Les violer, c'est injustice, c'est abus de la liberté.
"Pourquoi le travail jouissait-il autrefois d'une liberté véritable? Parce que les anciennes corporations d'ouvriers faisaient respecter les droits de tous, des travailleurs, des patrons et des consommateurs.
Ainsi, elles défendaient qu'un ouvrier incapable pût s'intituler maître. Pourquoi? parce qu'en usurpant ce titre, il trompait le public et qu'ensuite il nuisait à celui qui avait fait ses preuves.
"Ainsi encore, elles (les corporations) défendaient à l'ouvrier de quitter le maître avant la fin de son engagement. Des mesures disciplinaires l'obligeaient à respecter sa parole. Aujourd'hui, que voyons-nous? Le maître a des travaux pressés; le marché est passé avec un dédit considérable en cas d'inexécution, et après calcul fait du nombre des journées nécessaires. Mais qu'arrive-t-il? Un caprice de paresse prend à l'ouvrier, des camarades viennent le chercher, ou bien il se fâche d'une légère observation: sur-le-champ il ramasse ses outils et quitte l'atelier. Aussi le maître jette l'ouvrier sur le pavé avec la même indifférence. Il y a réciprocité de mauvais procédés des deux parts. Cela n'est ni de la liberté ni de la charité.
Ainsi enfin,, les anciennes corporations surveillaient la fraude dans les fournitures et la faisaient punir précisément par les anciens du corps de métier. Les droits du consommateur et l'honneur du corps étaient protégés.
Que se passe-t-il aujourd'hui! Grâce à la liberté sans contrôle et à la concurrence sans limites, la fraude détruit notre commerce d'exporatation et nous ferme les débouchés les plus importants. Si l'élégance et le goût français ne soutenaient nos produits en pays étranger, depuis longtemps toute exportation serait devenue impossible. Quant au commerce de l'intérieur, il est devenue, grâce encore à la falsification des produits et à la facilité de la banqueroute, un vaste système de tromperie et, dans bien des cas, un véritable brigandage.
"Sans le repos du dimanche, qui, suspendant le travail matériel, donne à l'ouvrier le loisir de s'occuper du travail moral, toute amélioration est impossible. Pourquoi? Par la raison toute simple qu'il n'y a plus pour le christianisme ni temps ni lieu où il puisse parler au peuple.
Sans le repos du dimanche, vous aurez donc forcément la débauche pour l'ouvrier:
1° Parce que l'homme ne peut pas toujours travailler, il lui faut des jours de repos, et s'il ne se repose pas le dimanche à l'église il se reposera le lundi au cabaret;
2° parce que, n'ayant plus d'instruction religieuse, l'ouvrier perd bientôt le peu qu'il en a reçu dans son enfance. Le frein religieux, seul capable d'enchaîner ses robustes passions, se relâche. Victime précoce des mauvaises compagnies, il tombe promptement dans l'inconduite. Or, l'inconduite de l'ouvrier,s avez-vous ce que c'est ? Pour la famille, c'est la misère et le désordre; pour l'ouvrier, un billet d'hôpital, sinon la route du bagne; pour la société, un fléau, car la misère et le bagne ont toujours recruté pour l'émeute."
"Ainsi, j'ose dire à tous, riches et pauvres, maîtres et ouvriers, acheteurs et vendeurs, habitants des villes et habitants des campagnes: si vous voulez conjurer les fléaux suspendus sur vos têtes et échapper à la barbarie qui vous envahit, le plus pressant de vos devoirs est de faire cesser parmi vous la scandaleuse, la désastreuse profanation du dimanche. Oui, vous le devez; et du jour, où vous le voudrez, vous le pourrez"
"Trente villes de France, Paris en tête, montrent avec orgueil leurs sociétés de Saint François-Xavier. Nous n'entrerons pas ici dans le détail de l'organsiation de cette oeuvre admirable et d'un à propos que personne ne peut révoquer en doute.
[...] Les deux grandes lois de la charité et de la liberté s'y donnent rendez-vous et y trouvent leur accomplissement.
Au moyen d'une faible cotisation, l'ouvrier y trouve, entre autres avantages, l'assurance de secours et de médicaments en cas de maladie avec la visite gratuite des médecins. Et le voilà délivre de son double cauchemar: l'hôpital et la mendicité!
Ce n'est pas tout; dans ces réunions fraternelles il trouve encore
Mais ici l'ouvrier n'est pas seul: le riche l'accompagne et remplit le véritable rôle que la [[Providence|Providence] lui impose. La cotisation mensuelle de l'ouvrier ne suffirait pas toujours à réaliser les avantages matériels qui lui sont garantis. membre honoraire, le riche, au moyen d'une souscription plus forte, fait fraternellement l'appoint. S'il donne de son superflu, il donne aussi de ses richesses intellectuelles. A lui homme de lettres ou de science, la parole pour expliquer à ses coassociés les procédés d'une fabrication, l'origine, les perfectionnements d'un art; pour leur retracer la vie d'un ouvrier célèbre; pour leur raconter un fait d'histoire ou leur montrer le mécanisme admirable des lois de la nature, etc., etc.
Dire l'effet moral produit sur ces âmes d'ouvriers par la parole amie, par la présence seule de ces heureux du siècle qui sacrifient au plaisir et à l'avantage du peuple des moments qu'ils pourraient donner à des jouissances égoïstes...; nous ne voulons pas l'entreprendre: pour en juger, il faut en être témoin.
Des chants, des morceaux de musique exécutés quelquefois par les ouvriers eux-mêmes servent de délassement et assurent une attention religieuse à la parole du prêtre. Souveraine immortelle des âmes, cetta aprole qui, sur tous les points du globe, a retiré l'homme des ténèbres de l'idolâtrie, brisé les chaînes des plus fortes passions, et fait des pierres les plus brutes des enfants d'Abraham, ne frappe pas vainement ces âmes, pour la plupart desquelles elle est toute neuve. Sous la rosée féconde de la grâce et de la prière, la bonne semence fructifie; et l'on voit s'accomplir insensiblement parmi ces robustes enfants du peuple, ce que tous les siècles ont vu, ce qu'ils verront jusqu'au dernier jour du monde, la régénération de l'homme par le christianisme, et par le christianisme seul. C'est toujours là qu'il faut en revenir.
Loi divine, loi morale, vérité, charité, liberté, égalité, fraternité par essence, il est aussi impossible aujourd'hui de fonder un gouvernement, de guérir une société sans le christianisme, loin du christianisme, malgré le christianisme, qu'il est impossible de changer l'essence des êtres ou de faire vivre l'homme sans condition de vitalité.
via CHRIST ROI
BHL écrit chaque semaine un édito pour le très mondialiste Le Point. Son dernier billet est consacré à la Hongrie (Le Point - Publié le 12/01/2012 à 10:13 - Modifié le 12/01/2012 à 11:10) sous le titre : "Et si le sort de l'Europe se jouait, aussi, à Budapest ?". BHL rejoint les Alain Juppé et Dominique de Villepin qui eux aussi ont dérapé sur la démocratie hongroise.
La Hongrie a une nouvelle constitution entrée en vigueur le 1er janvier 2012. Cette constitution ne plaît pas aux mondialistes, à Washington, à Bruxelles et au F.M.I. Elle renforce l'indépendance de la Banque centrale hongroise, supprime l'appellation "république" pour Hongrie, fait une référence explicite à Dieu par la mention "Dieu bénisse les Hongrois", rattache le pays à ses racines et à son identité chrétienne ("Nous sommes fiers de ce que notre roi saint Etienne ait établi l’Etat hongrois sur des fondations fermes il y a mille ans, et qu’il ait fait de notre pays une partie de l’Europe chrétienne.") Elle consacre "la dignité humaine" "inviolable" ("Chacun a droit à la vie et à la vie humaine, la vie du fœtus sera protégée depuis la conception. Les pratiques eugénistes visant la sélection des personnes, transformant le corps humain et ses parties en source de profit, et le clonage reproductif des êtres humains sont interdits.") Elle impute la responsabilité des crimes du communisme jusqu’en 1989… aux dirigeants communistes tels qu’ils se sont ressuscités dans le 'parti socialiste'". Elle réserve le mariage à "un homme et une femme", elle protège la famille, la propriété, l’héritage, soutient la natalité.
C'en est trop. Il n'aura pas fallu douze jours au clown "philosophe" pour s'indigner et atteindre le point Godwin.
Nous voilà revenus aux "heures les plus sombres de l'Histoire du continent"... "Il y a, dit BHL, un pays où l'on est en train d'adopter, au nom d'un principe d'appartenance qu'il faut bien qualifier d'ethnique ou de racial, un régime électoral que l'on croyait mort avec le nazisme et qui donne droit de vote à tous les "nationaux" non citoyens, mais dispersés dans le reste de l'Europe. Ce pays, c'est la Hongrie". (Fin de citation).
BHL ne se contente pas de reléguer la Hongrie aux HLPSDNH (Heures les plus sombres de notre histoire), il fustige encore "une nation Christ appelée, comme sous le bon roi Étienne ferraillant contre les Ottomans, à protéger et régénérer la civilisation menacée"...
Une tribune libre publiée sur Agoravox ironise :
"..L’agence de notation démocratique BHL vient de donner son verdict. La Hongrie est dégradée fortement de plusieurs crans, passant de la catégorie A des pays démocratiques sûrs à la catégorie spéculative B des pays incertains. L’agence BHL se plaint que l’Europe ne dise rien. Alors il tente d’alerter l’opinion avec sa notation dégradée. Il ne faut plus faire confiance à la Hongrie et lui suggérer, voire lui imposer un plan de rigueur démocratique pour revenir à l’équilibre. La catégorie spéculative est dangereuse et fait craindre la faillite de l’Europe par effet de contagion de la crise nationaliste..."
Source: http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/bhl-vient-de-degrader-le-triple-a-108229
Le P. Rafaelle Mallena, aumônier de bord sur le Costa Concordia, n'a pas abandonné son poste, on dit que sur un navire le commandant est le seul maître à bord après Dieu, l'abbé Mallena va t'il reçevoir ses galons à la place de l'autre indigne ?
"Embarqué en tant qu’aumônier de bord sur le Costa Concordia, le prêtre italien de 70 ans connaît bien le navire. Son premier réflexe est de se rendre dans la chapelle du paquebot pour prier. Quarante minutes plus tard, l’alarme invitant les passagers à quitter le navire retentit.
« Ce sont des moments de grande panique. L’équipage n’a peut-être pas donné tout de suite l’alarme. Ils devaient vérifier quelle était la cause du « black-out ». Ils sont allés voir en salle des machines, mais il était déjà trop tard. En 20 minutes, elle avait été inondée. Il n’y avait rien à faire ! » , raconte le prêtre italien interrogé dimanche 15 janvier par Radio Vatican.
L’aumônier prend le temps de consommer le Saint sacrement et de fermer le coffre où se trouvent les biens de valeurs, notamment de l’argent et des bijoux, confiés habituellement par les membres de l’équipage à l’aumônier de bord avant de sortir de la chapelle. Il incite alors les passagers à évacuer le bateau, aidant notamment une petite fille à retrouver sa mère, avant de les envoyer à l’avant du navire pour être pris en charge".
Une histoire sur les hosties sauvés des eaux :
L’hostie sauvée des eaux
Avignon 1433
Comme Avignon est bâtie à quelques centaines de mètres du confluent du Rhône et de la Durance, et traversée par une des branches de la Sorgue, elle est en fâcheuse position en cas d'inondations. C'est ainsi qu'en 1433 des pluies continuelles firent déborder le fleuve et les rivières qui inondèrent les quartiers bas de la ville. Dès le 29 novembre, l'eau entra dans la chapelle des Pénitents gris où le Saint-Sacrement était adoré régulièrement par la confrérie des Pénitents gris. Pendant la nuit, l'inondation prit de telles proportions que, le lendemain, les maîtres de la compagnie, craignant que l'eau n'atteignît le tabernacle où était exposé le Saint-Sacrement, montèrent en bateau et se firent conduire à la chapelle.
Quel ne fut pas leur étonnement lorsque, après en avoir ouvert les portes, ils constatèrent que les eaux, comme autrefois les flots de la mer Rouge et du Jourdain, s'étaient écartées à droite et à gauche, le long des murailles, laissant absolument libre et à sec le passage qui conduit à l'autel. Le prodige leur parut plus grand encore lorsque, arrivés près de l'autel qui était de plein-pied au niveau de la chapelle, ils en virent les abords pareillement à sec. Les eaux, s'élevant le long des murs, comme de vraies tentures, s'arc-boutaient dans le vide à leur plus haute élévation, formant ainsi comme une espèce de toit, dit l'ancienne relation conservée dans les archives de la confrérie.
Les deux maîtres, Armand et Jehan de Pongilhac-Faure, après avoir adoré l'Auteur de ce prodige, s'empressèrent d'en faire part à d’autres confrères. Il en vint douze, et tous ensemble, ayant requis quatre frères mineurs de l'ordre de Saint-François, dont tous étaient docteurs en théologie et le quatrième, bachelier, ils dressèrent un procès-verbal de l'événement.
L’eau s'arrêtant au milieu du banc qui longeait les parois de la chapelle, de manière à en laisser une partie toute mouillée et l'autre entièrement sèche, «nous carasmes avec des cousteaux, dit le procès-verbal, icelle moitié dudit banc, et la trouvasmes naturellement sèche ainsi dedans comme au dehors.»
Pour éterniser la mémoire de ce miracle, la dévote compagnie décida qu'à l'avenir, on célébrerait chaque année une fête particulière à pareil jour. C'est la fête qu'on célébra très longtemps avec solennité le 30 novembre, jour de la Saint-André. Le matin, tous les membres de la confrérie se rendaient à la communion en se traînant sur les genoux, et parcouraient ainsi jusqu'à la table sainte la voie sacrée miraculeusement préservée par des eaux. Le soir, à l'issue des vêpres, le prédicateur rappelait le miracle de 1433, et le chant du Cantemus Domino, qui fut entonné par Moïse après le passage de la mer Rouge, précédait l'amende honorable et la bénédiction du Saint-Sacrement.
« La fonction juridique et la mission du Saint-Esprit
se complètent et s'achèvent mutuellement,
elles proviennent d'un seul et même Sauveur. »
Pie XII, Mystici Corporis, 1943.
Première Partie :
1. La nature ontologique de l’Eglise
L’une des plus graves erreurs contemporaines, erreur si
caractéristique de notre siècle dans lequel triomphent l’individualisme et le subjectivisme, est sans conteste l’hérésie schismatique connue sous le nom de « sédévacantisme », qui substitue aux critères catholiques du droit divin ecclésial les fausses
lumières du raisonnement privé et du libre-examen, conférant qui
plus est à ces lumières erronées surgies de l’intelligence personnelle incompétente en ces matières touchant à l’infaillibilité, un pouvoir juridictionnel, une autorité délibérative et une
puissance exécutoire au mépris de toutes les lois traditionnelles de l’Eglise catholique.
Pourtant, c’est oublier que l’Eglise a été fondée sur un droit lui-même fondateur et constitutif : le « droit divin » par lequel Jésus a confié à Pierre la garde de son Eglise (Matthieu XVI, 16), ce qui explique pourquoi tout est soumis au droit divin dans l’Eglise, les hommes, les sacrements, les institutions, et en premier lieu l’élection pontificale elle-même, ceci signifiant que toute expression de la foi de l’Eglise dépend, est codifiée, régie par le droit divin qui est la source ontologique de la légitimité de la sainte société instituée par Jésus-Christ, et que nul ne peut, sous peine de péché grave, du haut d’un imaginaire tribunal individuel, s’y soustraire ou ne pas en respecter les saintes règles sans contredire coupablement le principe sacré d’autorité.
I. L’Eglise est fondée sur de droit divin
Mgr Thomas Gousset (1792-1866) qui fut cardinal-archevêque de Reims, de pieuse mémoire, a su rappeler en son temps les principes fondateurs du droit divin : «La religion
chrétienne est divine c’est Jésus-Christ lui-même qui a fondé l’Eglise qui porte son nom, et cette Eglise doit, aux termes des prophètes et de l’Evangile, durer autant que le
monde ; elle est pour tous les temps et pour tous les peuples. L’Eglise est une société ; elle a par conséquent un gouvernement, un ordre hiérarchique qui distingue ceux qui enseignent
de ceux qui sont enseignés, ceux qui gouvernent de ceux qui sont gouvernés. Cette société est nécessairement extérieure et visible ; elle est d’ailleurs une, sainte, catholique et
apostolique. […] Les principales propriétés de l’Eglise sont l’autorité, la visibilité et la perpétuité, l’unité, la sainteté, la catholicité et l’apostolicité. Ces
propriétés sont toutes renfermées, les trois premières implicitement, les quatre dernières explicitement, dans ces paroles du symbole du premier concile œucuménique de Constantinople de l’an 381
: ‘‘Je crois en l’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique’’… la visibilité et la perpétuité sont donc, comme l’autorité, des propriétés de l’Eglise. » [1]
« La visibilité et la perpétuité sont donc,
comme l’autorité, des propriétés de l’Eglise. »
- Mgr Thomas Gousset -
Mais de quelle forme de gouvernement Jésus a-t-il souhaité pour son Eglise ? La réponse tout fidèle catholique devrait la connaître : le Christ, dans sa sagesse, en confiant à Pierre l’autorité (Matthieu XVI, 17-19), a institué une monarchie absolue comme forme de gouvernement de son Eglise, et cette monarchie établie par Jésus-Christ, nul ne peut la contester ou s’y opposer sous aucun prétexte, c’est une loi sacrée instituée divinement. C’est ce que rappellera le cardinal Cajetan (1469-1534), héritier d’une longue tradition de théoriciens du « droit divin », face à Martin Luther (1483-1546) qui, méprisant la tradition établie par le Christ, voulut s’écarter de Rome en allant jusqu’au schisme.
L’Abbé Boulanger l’exprime ainsi : « Jésus-Christ a fondé une Église monarchique en conférant à saint Pierre une primauté de juridiction sur toute l'Église. Jésus-Christ avait constitué à la tête de son Église un chef suprême, saint Pierre, que l'Évêque de Rome, c'est-à-dire le Pape, était le successeur de saint Pierre dans la primauté et que, de ce fait, il avait la plénitude des pouvoirs conférés par Jésus -Christ à son Église. » [2]
De ce fait que représente le pape qui est à la tête de l’Eglise ?
La réponse est évidente : « Pierre, et tous ses successeurs
représentent la personne de Jésus-Christ, comme le vice-roi représente le roi. Pierre et ses
successeurs président l’Eglise universelle en monarques ; c’est pourquoi ils sont le principe de l’unité de l’Eglise, qui est le royaume de Jésus-Christ. Car de même qu’il n’y a qu’un
empire là où il n’y a qu’un empereur, qu’un royaume là où ne règne qu’un roi, un monde que Dieu a fait et gouverne, un ciel qu’éclairci un soleil ; ainsi l’Eglise ne serait pas le seul royaume
visible de Jésus-Christ, si elle n’avait un seul chef visible, à qui tout entière elle se soumît, et qui la gouvernât ; ce chef, c’est Pierre et chacun de ses successeurs. Le privilège de
Pierre est que son pouvoir passe d’âge en âge à ses successeurs ; les autres patriarches disparaissent, lui demeure le même, il traverse les siècles et demeurera jusqu’à la fin du monde.
» [3]
II. Le droit divin est la source de tout pouvoir dans l’Eglise
Ceci exposé, comment s’établit la source de la légitimité juridique au sein de l’Eglise, permettant de légiférer, décider, ordonner et gouverner ?
De nouveau Mgr Gousset nous l’explique : « La puissance spirituelle du pape vient de Jésus-Christ ; c’est l’Esprit-Saint qui a établi le pape pour gouverner l’Eglise de Dieu. Or, c’est un dogme catholique que le pape, une fois légitimement élu, reçoit immédiatement de Jésus-Christ, avec le titre de successeur de saint Pierre, les clefs du royaume des cieux, avec le plein pouvoir de paître les agneaux et les brebis, de régir et de gouverner, non une partie de l’Eglise ou une Eglise particulière, mais toutes les Eglises ou l’Eglise universelle. […] L’Eglise, dont le pape est le chef, est une vraie monarchie. Gerson n’hésite point à déclarer hérétique et schismatique quiconque nierait que le pape a été institué de Dieu surnaturellement et immédiatement, et qu’il possède une primauté monarchique et royale dans la hiérarchie ecclésiastique. Il enseigne que l’Eglise a été fondée par Jésus-Christ sur un seul monarque suprême ; que la puissance ecclésiastique dans sa plénitude est formellement et subjectivement dans le seul pontife romain, et qu’elle a été donnée surnaturellement par Jésus-Christ à Pierre comme vicaire et au souverain monarque, pour lui et pour ses successeurs, jusqu’à la fin des siècles (De potestate ecclesiastica, consid. X.). » [4]
De son côté Cajetan écrit :



> Les Auteurs moins connus voire anonymes mais pertinents
:
"Le guerrier ne fait que porter l'épée pour le compte des autres. C'est un seigneur puisqu'il accepte encore de mourir pour des fautes qui ne sont pas les siennes, en portant le poids du péché et
de l'honneur des autres."
"Une nation s'affaiblit lorsque s'altère et se corrompt le sentiment de l'amour de la nation et de la pratique religieuse"
Ce en quoi nous puisons l’espoir, l’essence de tout.

Un hymne à l'Honneur par le Père Jean Paul Argouarc’h :

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