Oui à la vie et à la famille

Mercredi 13 février 3 13 /02 /Fév 15:10

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Les Fidèles doivent savoir tout d’abord que le Mariage a été institué par Dieu. En effet nous lisons dans la Genèse:« Dieu créa l’homme et la femme. Il les bénit et leur dit: croissez et multipliez. Et encore: Il n’est pas bon que l’homme soit seul: faisons-lui un aide qui lui ressemble. Puis un peu plus loin: Il ne se trouvait point pour Adam d’aide qui fut semblable à lui.

 

Le Seigneur lui envoya un doux sommeil, et pendant qu’il dormait Il lui tira une côte, et mit de la chair à la place, et de la côte qu’Il venait d’enlever à Adam Il forma la femme qu’Il lui présenta, et Adam, la voyant, s’écria: c’est l’os de mes os et la chair de ma chair.

 

Elle sera appelée d’un nom pris de l’homme parce qu’elle a été tirée de l’homme. C’est pourquoi l’homme abandonnera son père et sa mère, et il s’attachera à sa femme, et ils seront deux dans une même chair. »

 

Ces paroles, selon le témoignage même de notre Sauveur dans Saint Matthieu, prouvent que Dieu Lui-même est l’Auteur du Mariage. Et non seulement Dieu est l’Auteur du Mariage, mais encore, comme l’enseigne le Concile de Trente, Il a voulu que cette union eût un lien perpétuel et indissoluble. « Ce que Dieu a joint, dit le Sauveur Lui-même, que l’homme ne le sépare point ! » Bien que l’indissolubilité convienne parfaitement au Mariage comme œuvre de la nature, c’est surtout à son titre de Sacrement qu’il la doit. C’est ce même titre qui élève à leur haute perfection toutes ses propriétés naturelles. toutefois, l’éducation des enfants et les autres fins du Mariage répugnent à la dissolution du lien qui le constitue.

 

Quant à ces paroles du Seigneur: « Croissez et multipliez », elles ont pour but de faire connaître la cause de l’institution du Mariage, et non d’en imposer l’obligation à tout le monde. Le genre humain étant multiplié comme il l’est, non seulement personne n’est tenu par aucune loi à se marier, mais encore la virginité est hautement célébrée et conseillée dans nos Saints Livres, comme supérieure à l’état du Mariage, c’est-à-dire plus parfaite et plus sainte.

 

Ainsi l’a enseigné Notre-Seigneur Jésus-Christ Lui-même par ces paroles:« Que celui qui peut comprendre, comprenne. »

 

Et Saint Paul a dit après Lui:« Je n’ai point reçu de commandement du Seigneur relativement aux vierges ; mais voici le conseil que je donne, comme ayant reçu de Dieu la grâce d’être son fidèle Ministre. »

Par WalkTsin - Publié dans : Oui à la vie et à la famille
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Vendredi 23 décembre 5 23 /12 /Déc 11:04
« Una lex de mulieribus et viris »
                                                                  
     Contrairement aux idées reçues, la femme, méprisée par les sociétés païennes où polygamie et répudiations faisaient partie des habitudes, est restaurée dans sa dignité à l'époque de la Restauration Carolingienne (742-888), grâce au Christianisme qui affirme l'égalité absolue de l'homme et de la femme dans le mariage.
     Les temps carolingiens eurent ce grand mérite d'établir définitivement la doctrine du mariage canonique ; ils en introduisirent l'usage, élaborèrent une spiritualité conjugale, donnant ainsi son fondement à la famille. Le mariage prit alors le sens, la portée qu'il conserve jusqu'à aujourd'hui. Face à une société germanisée qui laissait l'homme libre de ses entreprises sexuelles, les évêques de l'Empire carolingien, fortement soutenus par la papauté et le pouvoir temporel, mirent en forme la doctrine du mariage chrétien. A la polygamie de fait, à la répudiation de la femme au gré du mari, ils opposèrent l'égalité de l'homme et de la femme dans le mariage : « Il n'y a qu'une loi pour la femme et pour l'homme », l'union monogamique et indissoluble. Dans un monde rural et compartimenté où l'on pratiquait le mariage endogamique, ils combattirent l'inceste. A l'union officieuse, par simple consentement mutuel, ou au rapt rituel de l'épouse, ils opposèrent le mariage en forme canonique précédé des bans, de l'enquête de parenté, de l'autorisation des parents, de la bénédiction du prêtre. Par une pratique quotidienne et quelques procès éclatants, comme celui de Lothaire II, Rome et l'épiscopat carolingien éliminèrent toute forme de divorce, sauf en cas d'inceste de l'un des époux ou de l'impuissance attestée du mari. En parallèle, la législation assura la protection et les droits de l'enfant contre les tentatives d'avortement ou les négligences de ses propres parents. Malgré la résistance des mœurs traditionnelles héritées des sociétés idolâtres, la doctrine du mariage indissoluble prévalait, tandis qu'une législation cléricalisante tendait à assurer le monopole du mariage religieux comme seule forme juridiquement valable d'union entre l'homme et la femme.

« Maris, aimez vos femmes, comme le Christ a aimé l'Église; et s'est livré lui-même pour elle. »   
(Eph V, 25)

     Cet effort réel ne se borna pas aux domaines juridique et liturgique du mariage, mais il aborda également le problème fondamental de la vie des laïcs mariés. De là une spiritualité conjugale se mit en place, sous l'influence d'auteurs qui s'intéressèrent de près à ces questions. Très imprégnés de spiritualité monastique, les clercs insistèrent paradoxalement beaucoup sur la chasteté. Jonas d'Orléans, dans le livre II du De institutione laicali, offre aux laïcs du temps un véritable traité du mariage chrétien, à la fois plus complet et plus nuancé que les monitions de ses contemporains, s'inspirant de la Génèse, des Épîtres de Paul et des écrits de Saint Augustin. Rejetant la théorie naturaliste du mariage, il le définissait par sa finalité : la procréation. Dans cette perspective, l'union charnelle ne ne pouvait être anarchique. Au Lévitique et à l'Ecclesiaste, il empruntait les interdictions liées au cycle de la femme et il ajoutait celles du temps liturgique. Il voulait tenter à travers elles une éducation de la sensibilité, une discipline des sens. Assez psychologue pour mesurer l'inanité d'une morale conjugale fondée sur la seule contrainte, il tenta aussi une éducation du cœur. Avec des accents magnifiques, il exalta l'amour réciproque des époux. Le mari devait être doux et bienveillant pour sa femme comme envers un être plus faible, se montrer plein de tendresse à son égard. Il n'avait aucun privilège dans le ménage : « Il n'est pas permis au mari, ce qui est interdit à la femme » (nec viro licet quod mulieri non licet). Jonas le mettait en garde contre le désordre dans sa propre maison, le concubinage ancillaire étant alors très fréquent. Si le mari méprisait ainsi son épouse, l'aboutissement était chez la femme le désir de quitter son mari, d'où l'ultime mise en garde de Jonas : « Ne donnez pas à vos femmes l'occasion de vouloir divorcer » (nec dare hanc occasionem divortii mulieribus), sous-entendu la version positive : Aimez vos femmes, respectez-les et entourez-les de mille délicatesses, de sorte qu'elles n'aient jamais à se plaindre de vous.

« Gardez donc toujours, ô époux, un tendre, constant, et tout affectueux amour, pour votre épouse.»
                                                          Saint François de Sales

 

     Jonas d'Orléans se rendait compte de la difficulté de sa tâche d'éducateur du foyer, car autour de lui il voyait persister les désordres et surtout la pratique brutale de la répudiation. Pour se marier, les hommes de son temps se laissaient guider par l'origine sociale, la sagesse, la richesse ou la beauté de la future. Mais Jonas constatait que, du jour où la qualité qui avait déterminé le choix disparaissait, les maris se jugeaient libérés de leur engagement et concluaient une autre union après avoir répudié leur femme. La plupart, d'ailleurs, n'invoquaient d'autre loi que leur désir. Jonas refusait absolument cette prérogative masculine et il invitait les maris à entourer leur femme des mêmes soins qu'ils exigeaient d'elle. Dans le mariage chrétien, la fidélité, le dévouement ne pouvaient pas être à sens unique, mais constituaient un constant échange. Pour cimenter le ménage, il donnait une œuvre commune, exaltante, l'éducation des enfants. Sans concession sur la morale ascétique de son temps, Jonas d'Orléans réussissait le tour de force d'offrir aux laïcs une spiritualité conjugale fondée sur le cœur, le respect de la femme, l'égalité des époux dans l'amour, dont certains accents annonçaient déjà l'idéal chevaleresque et plus bien tard la doctrine pleine de douceur d'un Saint François de Sales sur le mariage.


Par WalkTsin - Publié dans : Oui à la vie et à la famille
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Samedi 10 décembre 6 10 /12 /Déc 11:27

Excellente homélie d'un prêtre bien que non traditionnel, il est dans le juste, pourquoi s'en priver alors :-)

 

 

 

« Vous les filles, voulez-vous vraiment être ce que vous êtes : des femmes ? Grandir dans votre grâce spécifiquement féminine ? » - « Et vous, les garçons, voulez-vous vraiment être ce que vous êtes, des hommes et grandir dans votre grâce spécifiquement masculine ? » A chaque question, fusent des "oui" stridents. Pourquoi, mais pourquoi donc des questions aussi bêtes ? Et dont la réponse est aussi évidente ? (…) Car ça y est, ça débarque en Europe. Et par la grande porte ! Tenez-vous bien. Accrochez-vos ceintures : l'homme et la femme, figurez-vous, ça n'existe plus ! (…) Cette première timide percée officielle [du gender, NDLR] dans nos écoles, nous stupéfie. Mais cela fait plus de 20 ans que les tenants de cette théorie ont commencé à conquérir le monde sous des dehors soft. En fait, il s'agit d'une véritable opération internationale, calculée, orchestrée, programmée et visant à conquérir la planète, comme tous les totalitarismes et se voulant définitive. Cela fait partie intégrante du nouvel ordre mondial. Mais comme cela peut heurter les mentalités arriérées, dans un premier temps, on y va cool, sans coup férir. D'où l'effet surprise chez nous.. où ils comptaient passer à notre insu par simples insinuations :

  


 Extrait d’un article du Père Daniel-Ange, le 29 septembre 2011 en la fête de Saint Michel.  


 

 

 


 

On inocule le virus dans le cerveau encore mou de nos ados. Vrai matraquage de cervelle. Mais bon sang, pour qui les prend-on nos lycéens ? Pour des cobayes ? Croit-on vraiment qu'ils vont gober ces vipères sans réagir ? (…) En attendant, te voilà ridiculisé, marginalisé comme un être bizarre. C'est la nouvelle exclusion. Et si un ado courageusement ose contredire, ou simplement manifester son désaccord : éjecté ! Voyons donc : c'est contre le ministre de l'Education nationale qui a approuvé ce manuel, contre le Président de la République qui tacitement a consenti, donc contre la nation, contre le peuple. Ah ! si seulement la guillotine ou Cayenne existaient encore ! Ceux qui osent s'opposer à la révolution sexuelle et génétique sont ipso facto hors-la-loi. Le peuple n'a pas été consulté, mais cela ne fait rien, ils sont contre le peuple. Et cette race de cathos, c'est les chouans réincarnés. Bons pour la boucherie. Enfants et femmes compris… On croyait les universitaires et les lycéens en 1ère seuls visés. On se disait : finalement, ils auront assez de sens critique pour réagir. Mais voici que le primaire est du même coup atteint. En Belgique, Canada, USA, Australie, on matraque les enfants avec ces "genders", leur donnant pleine liberté de choisir. Même insinuation à travers, entre autres, le DVD : le baiser de la lune. Subtile vulgarisation, sinon perverse initiation aux rapports homos. Oui, voilà nos enfants une fois de plus, cibles des destructeurs d'humanité. Je pose la question tabou : n'est-ce pas de l'ordre du viol psy de mineurs ?

 

(…) A Madrid, ce soir-là, j'ai dû continuer : « Rebellez-vous contre la corruption, l'égoïsme, l'orgueil, l'impureté, le mensonge, la jalousie, l'injustice ! Entrez en résistance ! Soyez indignés ! ». A vous d'être le fer de lance de la rébellion de la Vérité, de l'Amour, de la Vie contre tout ce qui peut les pervertir les détruire ou simplement y nuire. Ne vous laissez pas embobiner, rouler dans la farine, manipuler. Soyez intelligents ! Perspicaces ! Exercez cet esprit critique, qu'on encourage dans les autres domaines. Réfléchissez ! Pensez par vous-mêmes ! N'hésitez pas à exprimer votre opinion-perso. Courageusement. Calmement. Pacifiquement. Discutez. Argumentez. Suscitez un sain débat. Exigez qu'on vous écoute. Qu'on vous respecte surtout. Si un enseignant t'insulte, te méprise, te ridiculise devant la classe, te descend en flèche, réfères-en au directeur de l'établissement. Quitte à être fiché, stigmatisé. N'est-ce pas une forme de martyr ? A vous alors toute la Gloire de Dieu, la fierté de l'Eglise, la joie de Jésus ! Si on te force à écrire ton soi-disant "gender" sur un formulaire d'administration (quel qu'il soit), fût-ce (bientôt) le passeport, refuse net ! Tu écris : homme ou femme. Basta ! Surtout, la plus efficace des résistances, est celle de ton comportement, attitude, manière d'être. Sois fier et heureux d'être garçon si tu l'es, d'être fille si tu l'es. Cela tout simplement, joyeusement, paisiblement. Récuse cette angoissante crise identitaire que secrète la société. Tu es homme : grandis dans ta grâce spécifique masculine, père et époux dans la plénitude du terme. Tu es femme : épanouis-toi dans ta beauté spécifique féminine. Pour être un jour pleinement épouse et mère, fière et heureuse. Récuse les modèles ambiants. Rejette les canons imposés, l'idolâtrie des marques, la tyrannie des modes. Alors, vous serez dignes de vos jeunes frères, rejetés socialement, brimés, persécutés pour leur foi en tant de pays, ou réfugiés à tout jamais loin de leur terre ancestrale. Leur seul crime ? Aimer une certaine Personne, nommée Jésus.

 

 

Voici juste 20 ans, à la JMJ de Czestochowa, la toute première où enfin les jeunes de l'Est pouvaient rejoindre leurs frères de l'Ouest, après 50 ans de dramatique séparation – Jean-Paul II, en substance : « Jeunes de l'Occident, je vous donne en exemple vos frères de l'Est qui ont tant souffert pour leur foi. Maintenant à votre tour… ». Et à l'avant dernière JMJ en Espagne, à Compostelle, un journaliste lui pose la question : « Qu'êtes-vous venu faire ici ? » Réponse du tac au tac : « Je suis venu saluer les martyrs du 3ème millénaire. » Il ne croyait pas si bien dire. Ce courage vous en êtes totalement capables. Vous êtes bien plus forts qu'on vous le dit, bien plus intelligents que vous le pensez. On a trop minimisé vos capacités de résistance. Trop anesthésié votre sens inné de la vérité, trop souillé votre instinct de la beauté. Vous serez alors dignes des héroïques jeunes résistants – tel le capitaine Tom Morel - qui ont refusé que leur pays soit réduit en esclavage. Ils ont combattu, pour cette liberté que vous connaissez maintenant. Pour combien de temps encore ? Ils ont payé le prix fort. Ils sont les grands vainqueurs. L'enjeu alors : refuser l'idéologie totalitaire déshumanisant l'homme. Aujourd'hui est ce tellement différent, avec cette imposition de la pensée unique politiquement correcte ?

 

Vu sur NOTRE DAME DES NEIGES

Par WalkTsin - Publié dans : Oui à la vie et à la famille
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Mercredi 5 octobre 3 05 /10 /Oct 16:51



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Par WalkTsin - Publié dans : Oui à la vie et à la famille
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Mercredi 25 mai 3 25 /05 /Mai 08:15

Voici deux textes pour la jeunesse à l'approche de l'été, l'un sur la pudeur dans l'habillement chez les femmes, surtout à la messe, malgré le temps estival et le second surl'attitude à garder et avoir même en vacances !

 

Ces textes ont sources sur l'excellent site NOTRE DAME DES NEIGES

 

 


"LES JEUNES FILLES CATHOLIQUES DEVRAIENT ETRE LES PLUS BELLES !" (par une jeune femme)

 

«  Par son vêtement, quel qu'il soit, la femme peut dégager la pureté ou la vulgarité, élever ou abaisser les âmes. Certaines adolescentes aguichent sans s'en rendre compte, d'autres se cachent derrière un look masculin. Or, la féminité, c'est se mettre en valeur avec modestie. (…) Les femmes sans personnalité suivent la mode, les prétentieuses l’exagèrent, mais les femmes de goût jouent avec elle.

 

Il ne s’agit pas d’être une fashion victim à tout prix, mais de connaître les tendances, sans les mépriser, et d’avoir l’intelligence et une connaissance de soi suffisantes pour sélectionner ce qui correspond à sa morphologie, son identité. On peut être dans le vent et en cohérence avec son idéal, en renonçant à porter tel vêtement qui ne serait pas décent : transparent, trop moulant, ou trop échancré par exemple. Pratiquer sa foi, c’est savoir renoncer à certaines pièces, aussi belles ou soldées soient-elles ! (…) La beauté intérieure ne doit-elle pas justement se refléter à l’extérieur ? Pourquoi faudrait-il soigner son âme et négliger son corps, son apparence ?


 A mon sens, les jeunes catholiques devraient être les plus belles, les mieux habillées, non pour se mettre en avant, mais parce qu’il s’agit là d’un premier témoignage. Elles sont des lumières pour leur époque. Avant même le langage, le vêtement est un outil de communication. Quand une fille vulgaire entre dans une pièce, tous les regards se braquent sur elle. Une femme n’est jamais neutre. La vraie féminité n’est pas celle qui agresse, provoque ; au contraire, elle apaise, adoucit, et peut même toucher les cœurs.


 La pudeur dans le vêtement aide nos interlocuteurs, garçons et filles, à regarder aussi le visage. Et c’est par le regard que se perçoit la beauté intérieure. (…) En 1917, Notre-Dame de Fatima avait prévenu la petite Jacinthe : « Certaines modes seront lancées qui offenseront gravement mon Fils ». Et conduiront à l’impureté. Il suffit parfois d’un peu de bon sens : une nuisette par exemple, c’est très bien pour dormir, pas pour aller faire ses courses. Et on ne s’habille pas de la même façon à la plage et à la messe.

 

 Ainsi, à nous d’accepter par charité d’avoir un peu chaud dans une église plutôt que d’y venir en short court ou débardeur. C’est une simple délicatesse à l’égard des hommes et de nos prêtres. Dans notre société érotisée où les créateurs jouent sur la mode androgyne, marquons par nos tenues qu’une femme n’est pas un homme, que le vêtement n’est pas si superficiel : il touche à l’intégrité de la personne… Rendons gloire à Dieu dans notre corps ! »

 

Pour les sceptiques, voici la petite histoire d'après le RP Hoonaert, de la compagnie de Jésus.

 

Une jeune fille : "Je ne voyais pas de mal à suivre les modes indécentes"

En 1921, une jeune fille, habillée ou déshabillée à la moderne, mourait d'avoir pris froid à une fête mondaine... A son lit de mort, elle dit au prêtre qui l'assistait :

 

 « Mon Père, je suis heureuse de vous voir... J'ai besoin de pardon. Je suis une victime de la mode. Les plaisirs, la vanité, le désir de paraître m'ont perdue. Oui, je regrette d'avoir scandalisé... J'étais bien élevée. Au couvent, j'étais pieuse, Enfant de Marie... Puis, dans le monde, j'ai gâté ma vie...Oh ! Comme j'ai besoin de pardon... ». Et la pauvre malade éclate en sanglots. « Je suis bien coupable... Au début, j'étais naïve, je trouvais exagérés les avis des prêtres, je ne voyais pas de mal à suivre les modes indécentes. Mais, bientôt, je m'aperçus que j'étais une occasion de péché pour les hommes. Et je n'avais pas la force de réagir. Je péchais sciemment... Je me moquais des péchés que je faisais commettre aux autres... Comment expier tout cela ? ». - Par vos souffrances, mon enfant, dit le prêtre. Accepter les souffrances, et même la mort si Dieu le veut. « Oui, mon Père. J'ai fait mon sacrifice, et avec la sainte absolution je crois que Dieu va me pardonner. Mais cela ne suffit pas : il faut que je répare un peu le mal que j'ai fait. J'ai péché publiquement; je veux me repentir et expier publiquement. Je vous demande, mon Père, de dire à mes jeunes compagnes, à toutes les jeunes filles, que Germaine meurt victime de la mode indécente. Dites-leur que je les supplie, au moment de paraître devant  Dieu, de ne jamais être un objet de scandale par leurs toilettes indécentes ».

 

Le lendemain, la pauvre fille rendait le dernier soupir. A ses funérailles, parents et amis se communiquaient son impressionnant testament. Elle avait demandé qu'on l' ensevelit avec le voile de sa première communion et qu'on lui passât son beau ruban d'Enfant de Marie, comme une dernière protestation contre ses folles parures d' autrefois. En expirant, elle avait dit à sa mère : « J'espère que le bon Dieu, en voyant ma dernière toilette, oubliera les autres qui m'ont fait mourir. Que cette toilette chrétienne me prépare à la toilette de gloire du Paradis ».

 

Histoire vraie, d' après  le R. Père Hoonaert, S.J.

 

 


« La jeunesse n’est pas faite pour le plaisir, elle est faite pour l’héroïsme ! » (Paul Claudel).

 



 

En vacances, osez parfumer les chemins de France avec la Vérité du Christ !

En attendant un éventuel retour, ne mettez pas Jésus-Christ en vacances, ne sombrez pas dans la mollesse et la tiédeur.

 

Au contraire : « Soyez saints, soyez missionnaires ! Soyez prêts à mettre votre vie en jeu pour éclairer le monde avec la Vérité du Christ ! » .


 Réveillez-vous et soyez assez judicieux pour entraîner les autres à votre suite ! Il ne faut pas avoir peur de leur annoncer à temps et à contretemps la Splendeur de la Vérité en vous dépoussiérant de votre froideur, de votre timidité, et en vous bougeant un peu plus avec enthousiasme et assurance, corps et âmes, pour le Christ !


Revitalisez-vous par les Sacrements de l’Eglise, soyez ardents, zélés, missionnaires et fermement convaincus que vous serez récompensés en faisant fructifier vos talents ! Ne sommes-nous pas trop souvent des « serviteurs mauvais et paresseux » ? (Matthieu 25, 26). La Vérité doit se répandre par votre témoignage quotidien du Christ, mais aussi par votre charité, votre humilité, votre soif de pureté et de joie perpétuelle !


« Vous êtes la lumière du monde, le sel de la terre ! »  : Prenez-en conscience sans vous en enorgueillir.


Les gens devraient deviner à travers votre exemple que vous respirez l’éternelle jeunesse du Christ, que vous êtes un de ses membres vivants, lumineux et joyeux ! Imitez-Le en ayant une conscience missionnaire, en allant courageusement repêcher toutes les âmes en perdition qui ne connaissent pas encore la certitude de la Vérité intrinsèquement liée à l’Unicité Salvifique du Christ et de Son Eglise. Il est inadmissible de mener une vie spirituelle de "laxiste", de se laisser polluer par la mentalité relativiste du monde, d’être un mouton "béni oui-oui" de la pensée unique ou bien encore d’être un chrétien passif, éclectique, incohérent ou anonyme face à la Vérité.


Il faut avoir une foi adulte, énergique et responsable, afficher sans honte ses convictions ! Si vous n'êtes pas capable par exemple d'annoncer autour de vous - toujours avec miséricorde - que contraception et concubinage sont aux yeux de Dieu des péchés abominables, vous n'êtes qu'un pauvre hypocrite, un lâche !


 Pour cela, fortifiez-vous chaque jour par le Saint-Sacrifice de la Messe et n'ayez pas peur de sortir votre chapelet pour prier à tout moment de la journée ! « La décadence qui existe dans le monde est sans nul doute la conséquence du manque de prière » (Sœur Lucie de Fatima). Votre vie doit être entièrement donnée à Dieu ! Abandonnez-vous avec un esprit d’enfance à Son Amour, acceptez de gravir le Calvaire de ce monde, et crucifiez-vous avec Lui pour la Vérité ! Maranatha ! Allons, un peu d’ardeur !

 

N’ayez pas une âme de vieillard irresponsable.


« La jeunesse n’est pas faite pour le plaisir, elle est faite pour l’héroïsme ! » (Paul Claudel).

 


 

 

Par WalkTsin - Publié dans : Oui à la vie et à la famille
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Lundi 25 avril 1 25 /04 /Avr 12:41

 

 

 

O vaillantes mères de famille, le monde entier conspire contre vous et contre votre maison, contre l’âme de vos enfants, contre votre paix intérieure; vous le saviez et vous êtes parties quand même dans l’aventure : vous êtes bien, selon un mot fameux à peine modifié, les aventurières du monde moderne.

 

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Vous n’avez pas dormi, la nuit passée, et vous vous êtes remises au travail, composé de soins domestiques, d’enfants à instruire et à corriger, de repas à préparer. Puis ce soir, vous entendrez des pas dans le couloir : c’est votre mari qui rentre; il désire que vous n’ayez pas l’air trop soucieuses ni trop fatiguées.

 

Pourtant vous savez tous les deux que votre fils aîné ne pratique plus. Il dit même qu’il n’a plus la foi. Votre fille, elle aussi, commence à se dérober à votre influence. Le soir tombe, le babil des enfants s’est tu; le silence qui jadis retrempait vos âmes fait place maintenant à une lumière froide, une sorte de lucidité amère sur les êtres et sur les choses. Autrefois vous aimiez le calme du soir, ce vaste et tendre apaisement que dépeint le poète. Désormais l’inquiétude monte la garde près de vous et son aile noire recouvre tout dans la maison : les rêves, les projets d’avenir, jusqu’aux regards sur les petits corps endormis.

 

O vaillantes mères de famille, le monde entier conspire contre vous et contre votre maison, contre l’âme de vos enfants, contre votre paix intérieure; vous le saviez et vous êtes parties quand même dans l’aventure : vous êtes bien, selon un mot fameux à peine modifié, les aventurières du monde moderne.

 

Dans un monde en proie à un optimisme de commande, vous êtes les premières à être témoin du caractère tragique de la condition humaine. pour l’honneur de cette aventure, je voudrais simplement vous remettre en mémoire une parole du Christ Jésus à ses disciples, un de ces mots formidables qui révolutionnent le destin des hommes; « Confidite, ego vici mundum ». Ayez confiance, j’ai vaincu le monde!

 

Et maintenant, permettez-moi de vous interroger : qu’est ce que la confiance? Selon la belle formule de notre ancien catéchisme, la confiance est une qualité de l’espérance. Récitons l’acte d’espérance :

« Mon Dieu, j’espère avec une ferme confiance que vous me donnerez votre grâce en ce monde et, si je suis fidèle à vos commandements, votre gloire dans l’autre, parce que vous me l’avez promis, et que vous êtes souverainement fidèle dans vos promesses. »


Gravons dans notre esprit les premiers mots : j’espère avec une ferme confiance. Ainsi la confiance qualifie l’espérance et la fermeté accompagne la confiance. Tout cela respire le courage, une sorte d’accent viril qui emporte l’adhésion. Eclairés et fort de cette lumière qui ne vient pas de nous, mais descend de très haut, des hauteurs de ce paradis où les anges se racontent le combat spirituel de leurs frères humains; éclairés et forts de cette lumière, nous vous disons : chères âmes, tenez bon. C’est vous qui dressez l’échelle par laquelle les civilisations montent vers le ciel; ne vous découragez pas. Ayez confiance!

 


Ayez confiance d’abord dans la prière. Vous connaissez la force de cette prière qui vous rassemble chaque soir : là où deux ou trois seront rassemblés en mon nom, je serai au milieu d’eux ; C’est alors que l’inquiétude maternelle se transforme en foi toute pure et en charité. C’est maintenant une conspiration dans l’autre sens, une conspiration de prière et d’amour pour le retour des enfants prodigues : le rosaire et les litanies, tout y passe. on ne sait ce que c’est de mettre au monde des enfants et de les voir s’égarer, se perdre peut être pour toujours. Ah! comme on prie lorsqu’on a charge d’âmes!


Voici, dans le secret de son coeur, la prière qu’une mère de famille fit un jour pour son enfant égaré :

 

 

« O Jésus, vous qui avez rendu à la veuve de Naïm le fils unique dont elle pleurait la perte : vous qui, dans la parabole de l’enfant prodigue, avez montré une si tendre miséricorde pour les enfants qui s’égarent ; daignez rappeler et ramener le mien, malheureusement entraîné loin de vous, loin de moi, loin du devoir. Mon pauvre enfant! O mon Dieu, je vous en supplie, je vous en conjure avec larmes : ouvrez ses yeux, touchez son coeur, brisez ses liens, donnez lui du courage ; qu’il revienne aux pures affections de la famille ; qu’il se jette entre vos bras comme un autre Augustin ; qu’il embrasse vos pieds sacrés comme Madeleine repentante. Hélas! et si devant vos yeux , auxquels rien n’est caché, ô mon Dieu, je portais la terrible responsabilité des égarements que je déplore ; si, plus tard, j’avais en quelque sorte autorisé ses désordres par la légèreté de mes paroles ou de ma conduite ; ô Seigneur, laissez-vous toucher par une punition si cruelle ; voyez mon repentir, la douleur qui expie mes fautes ; pardonnez-nous à tous les deux et attachez-nous à vous pour jamais. Ainsi soit-il. »

 


Ceci étant dit dans le langage de Bossuet et de Fénelon, on peut prier sans l’apparat des formules anciennes, avec les pauvres mots du vocabulaire moderne, ou bien même sans mot, d’un simple regard de l’âme, mais avec la confiance des humbles, car il est écrit : « La prière de l’humble pénètrera les nues. »

 

 

 

Ayez confiance dans le patronage des saints auxquels vous avez confié l’âme de vos enfants.C’est une réalité profondément sérieuse que la protection des saints patrons ; c’est cela qui dans les âges de foi scella le pacte entre la chrétienté et le monde invisible ; c’est cela qui a donné aux anciennes générations cette assurance ferme, cette familiarité douce et coutumière avec le surnaturel. 

 

Ayez confiance en sainte Monique qui est, après la Très Sainte Vierge, la patronne des mères de famille. Connaissez-vous ses litanies?

 

Ayez confiance dans les saints Anges. Les Anges sont nos amis très chers, à la fois délicats et puissants : ils admirent nos combats, nos détresses, nos tristesses d’amour ; ils voient dans les souffrances de la terre quelque chose de mystérieux et de sacré qui leur rappelle la Passion et la Croix du Seigneur Jésus. Mériter et grandir en amour, opérer le salut par la douleur et le sacrifice, voilà des choses qu’ils ignorent, retenus qu’ils sont par les éternelles chaînes d’or de la vision béatifique. comment voulez-vous qu’ils ne s’émerveillent pas devant ce palais de douleur, où se consomment les noces mystérieuses du Ciel et de la Terre?

 

Saint Pierre dit même qu’ils désirent y plonger leurs regards, tellement le spectacle de la Rédemption les ravit. Quant à notre Ange gardien, il plonge carrément tout entier dans notre monde sublunaire et se montre à notre égard un compagnon fidèle – invisible, mais si amical! Un guide sûr, parfois un tuteur ou un précepteur véhément. Mais, par une mystérieuse disposition de la Providence, nos Anges veulent être priés. S’ils sont priés, alors ils décuplent leur service d’amour : une mère chrétienne qui prierait assidûment l’Ange gardien de ses enfants assisterait à une floraison de miracles. Relisez le livre de Tobie. C’est une famille entière que l’Ange Raphaël est venu réconforté en guidant le jeune Tobie, en délivrant sa fiancée Sara qui était possédée du démon, en guérissant le vieux Tobie de sa cécité.

 

Ce personnage céleste faisant irruption dans les malheurs d’une famille d’exilés, c’est toute la tendresse du ciel qui se déverse sur la terre ; C’est la souveraine liberté de Dieu faisant sauter la carapace de notre univers conditionné et technicisé, où il semble qu’il n’y ait plus de place pour la libéralité divine. Je vous exhorte donc à avoir fréquemment recours au ministère des saints Anges, à entrer avec joie dans ce monde de gratuité qui, au milieu de tant d’abandons et de turpitudes, constitue la marque indestructible de notre honneur catholique.

 

 

 

Ayez confiance dans l’intercession très particulière de saint Joseph, chef de la sainte Famille. priez Marie de Nazareth, dont l’existence pendant trente ans fut, comme la vôtre, semée de toutes sortes de joies et d’inquiétudes familiales. Elle avait pour mission unique de tenir chaque jour une maison qui abritait le trésor infiniment précieux du Fils de Dieu ; vous avez pour mission unique, au milieu d’un monde redevenu païen, de tenir une maison qui abrite le trésor infiniment précieux d’une famille chrétienne. Et si Dieu vous fait l’honneur d’appeler l’un de vos enfants à son service, vous verrez là un titre supplémentaire de ressemblance avec Marie, mère de Jésus, associées, comme elle au grand oeuvre de la Rédemption. Un enfant consacré à dieu, c’est toute la famille qui s’élève. Souvenez-vous de la recommandation d’un patriarche à son fils : « Il ne s’agit pas seulement de propager ta race , mais de la porter plus haut. »

 

J’aperçois pour vous, dans la dévotion à la saint Famille, à la fois le plus haut portique de la sainteté et une étonnante simplicité d’accès : on dirait que la Très Sainte Trinité a voulu adoucir la lumière aveuglante de sa transcendance pour nous donner une image terrestre de la charité divine, livrée à l’uniformité grise du quotidien, sans grand incident et sans éclats ; l’humble résumé des joies et des peines que connaîtront les familles chrétiennes jusqu’à la fin des temps. Un amour s’exprimant jour après jour avec des moyens humains et familiers, mais d’une suprême qualité intérieure. Le moindre geste de cette famille d’artisans besogneux avait, aux regards des Anges, la valeur d’une action liturgique capable de faire pâlir les beautés de la terre.

 

Ayez confiance dans la puissance d’attraction du modèle : c’est à Nazareth qu’il faut puiser la force d’atteindre Nazareth. Cette imitation des moeurs divines est nécessaire pour ne pas sombrer dans des moeurs indignes de notre grâce baptismale. » Les familles, a-t-on dit,sont des dynasties de vertu ; tout redescend lorsque ce sceptre leur échappe. » Alors qu’un père de famille sera, dans sa profession, presque toujours soumis à quelqu’un d’autre, auquel il devra rendre compte, en revanche, une mère de famille est douée de prérogatives inouïes, faisant d’elle la maîtresse de ce royaume appelé la maison (de mansio, demeure) et qui a pour fin de maintenir un certain ordre des choses sans cesse menacé : nous ne sommes pas des conservateurs mais des mainteneurs. Dans cette perspective qui est celle du déclin et de la renaissance des civilisations, tout est suspendu à la sainteté de la famille. Sans doute la vie de Jeanne d’Arc est tout entière un vrai miracle ; mais ce qu’on oublie, c’est qu’au moment où Jeanne d’Arc est apparue dans l’histoire, il existait des milliers de familles fournissant le terrain d’éclosion où pouvait naître une Jeanne d’Arc.

 


Ayez confiance dans cette disposition mystérieuse de la Providence qui multiplie autour de vous les exemples de grandeur dans l’odre familial : Dieu a commencé le salut du monde par une famille, et quand il a voulut évangéliser l’Europe, aux premiers siècles de l’Eglise, il eut de nouveau recours à une structure familiale avec Benoît de Nursie, héritier des vertus austère du patriciat romain. Ses disciples ont implantés des monastères dans tous les pays d’Occident. Ces communautés offraient le spectacle d’une famille heureuse, rassemblée autour du gouvernement paternel de l’abbé, où fleurissaient les vertus qui feront la civilisation chrétienne ; entre autres, une piété filiale affectueuse et tranquille, empreinte de douceur et de gravité, toute orientée vers le ciel. Les barbares se sont convertis et civilisés en regardant prier et travailler les communautés monastiques. C’est la règle de saint Benoît qui a inspiré l’art de vivre en société, l’humilité et la courtoisie, l’amour du travail bien fait, le sens de la justice et jusqu’au gouvernement des princes. combien de familles puisent dans la Règle bénédictine un style d’éducation marqué par la paix, l’hospitalité, la concorde et les relations confiantes entre parents et enfants, dans une atmosphère de prière où tout est référé à la Seigneurie de Dieu, premier servi? 

Tant et de si beaux témoignages vous sont donnés pour affermir votre confiance en la sainte Providence de Dieu, et vous permettre de faire de vos famille de petits fortins ; ou mieux, des maisons de prières et de charité, à la fois accueillantes et douées de remparts, où viendront se briser l’esprit du monde et sa malice ; tandis que de pauvres hommes, déçus par ses promesses fallacieuses, découvriront sous votre toit, dans un émerveillement grandissant, le vrai sens de la vie.

 

 

Fr.Gérard m.b., vu ici

Par WalkTsin - Publié dans : Oui à la vie et à la famille
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Mercredi 23 mars 3 23 /03 /Mars 10:40

 

 

"Mon ami, vous n'avez jamais compris ce que c'est que le péché, et la laideur de la lèpre n'est rien en comparaison du péché"

 

Saint Louis à un capitaine, se souvenant des enseignements de sa mère.

 

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« Mettons-nous en présence de Dieu – qui nous voit et qui nous écoute –, et adorons-Le ! »

 

 

Patres, educate filios vestros in disciplina et correctione Domini.

 

 

Par le saint curé d'Ars :

 

Si, comme chrétiens, M.F., nous sommes tous obligés de nous aider à nous sauver, parce que, étant tous les enfants d'un même père, nous sommes tous destinés à aller régner un jour dans le ciel ; si saint Paul nous dit que les maîtres « qui n'ont pas soin de leurs domestiques ont renoncé à leur foi et qu'ils sont pires que les païens[1] », je vous laisse à penser, M.F., quels doivent être les soins et les précautions que les pères et mères doivent prendre pour sauver les âmes de leurs pauvres enfants qui sont une partie d'eux-mêmes, que le bon Dieu ne leur a confiés que comme un trésor dont il doit un jour leur demander un compte si redoutable.

 

Mais, sans chercher de détour, les pères et mères doivent savoir que leur plus grande occupation doit être de travailler à sauver les âmes de leurs enfants et qu'ils n'ont point d'ouvrage qui doive passer avant celui-là ; bien plus, que leur salut est attaché à celui de leurs enfants, comme nous allons le voir.

 

Pères et mères, pour remplir vos devoirs, vous devez donc instruire vos enfants, leur donner bon exemple et les corriger. Si vous faites cela, vous irez au ciel en y conduisant vos enfants ; vos enfants feront votre gloire dans le ciel, comme ils feront votre désespoir dans les enfers si vous êtes si malheureux que de les laisser perdre. Il n'est pas nécessaire, M.F., de vous montrer l'obligation où vous êtes d'avoir soin de vos enfants, c'est-à-dire de les nourrir, de les entretenir, puisque les païens et les idolâtres qui ne connaissent pas le vrai Dieu et ne se conduisent que par un amour naturel, s'en acquittent parfaitement.

 

Non, ce n'est pas là la chose que vous négligez le plus : j'aurais plutôt envie de vous dire de ne pas tant leur prodiguer d'affaires, et que vous feriez beaucoup mieux de faire quelque bonne œuvre de plus pour leur attirer les bénédictions du ciel.

 

I. – Je dis donc d'abord que les pères doivent instruire leurs enfants, c'est-à-dire leur apprendre à prier le bon Dieu, à le connaître ; leur enseigner ce qu'ils doivent faire pour gagner le ciel et éviter l'enfer. Si vous ne sentez pas bien la grandeur de ce devoir, écoutez ce que le bon Dieu va vous dire lui-même. Nous lisons dans l'Écriture sainte qu'après que le Seigneur eût donné ses commandements à son peuple il ajouta ces belles paroles : « Vous aimerez le Seigneur votre Dieu de tout votre cœur, de toute votre âme et de toutes vos affections, et le prochain comme vous-mêmes.

 

Pères et mères, vous apprendrez tout cela à vos enfants et vous les en instruirez le matin en vous levant, le soir en vous couchant, lorsque vous marcherez, lorsque vous serez assis, c'est-à-dire tous les jours de votre vie[2] ».

 

Pères et mères, Dieu pouvait-il vous montrer d'une manière plus claire la grandeur de vos devoirs envers vos enfants ? Pouvez-vous trouver quelque prétexte qui puisse vous en exempter, ou même tant soit peu vous les faire négliger ? Le Saint-Esprit nous dit encore : « Si vous avez des enfants, il faut les instruire dès leur jeunesse », aussitôt qu'ils peuvent remuer les bras[3].

 

Oui, M.F., dès qu'un enfant commence à dire quelques mots, ses parents doivent lui apprendre à prononcer les saints noms de Jésus et de Marie. Nous lisons de saint Thomas de Villeneuve que les premières paroles qui sortirent de sa bouche furent « Jésus, Marie », parce qu'il avait des parents bien chrétiens qui lui disaient souvent ces paroles. Les pères et mères doivent apprendre à leurs enfants à faire le signe de la croix aussitôt qu'ils peuvent.

 

Dès qu'ils commencent à remuer leurs petits bras, leur donner de l'eau bénite, les faire prier le bon Dieu à genoux le matin et le soir, leur inspirer un grand respect pour la présence du bon Dieu, et pour cela se mettre soi-même à genoux à côté d'eux, les faire tourner contre quelque image. Si vous allez les faire prier le bon Dieu en travaillant, ils regarderont et penseront à ce que vous faites et non à ce qu'ils font. Vous devez leur apprendre à donner leur cœur au bon Dieu le matin en s'éveillant, à offrir leur journée, toutes leurs actions, à dire leur Benedicite et leur action de grâce, leur Angelus.


Vous ne devez pas vous contenter de leur apprendre le Notre Père, il leur faut apprendre le Salut Marie, le Crois en Dieu, le Confesse à Dieu, les commandements de Dieu, et de plus les trois actes de foi, d'espérance et de charité, puisque le bon Dieu nous dit dans l'Écriture sainte : « Pères et mères, apprenez mes commandements à vos enfants. »

 

Hélas ! M.F., il y a des enfants qui ont neuf et dix ans, qui ne savent pas encore leur prière entière. Dites-moi, pères et mères, quel jugement peut-on porter de vous, sinon que vous avez moins de soin de vos pauvres enfants, c'est-à-dire de leurs pauvres âmes qui ont tant coûté à Jésus-Christ que vous n'avez soin de vos bêtes que vous tenez dans vos écuries. Si vous aimez vos enfants, vous ne devez donc pas vous fier à eux quand ils vous disent qu'ils ont fait leur prière ; il faut que vous les entendiez vous-mêmes. Saint Thomas nous dit que, dès qu'un enfant a l'âge de raison, il doit savoir l'abrégé de la religion, qui sont les principaux mystères ; qu'ils se rendent grandement coupables aux yeux de Dieu les pères et mères qui négligent de les apprendre à leurs enfants. Voilà ce que saint Thomas veut que les pères et mères apprennent à leurs enfants dès l'âge de raison : le mystère de la Très Sainte Trinité, qui est un seul Dieu en trois personnes ; que le Fils s'est incarné dans le sein de la bienheureuse Vierge par l'opération du Saint-Esprit, le 25 mars ; qu'il est né le jour de Noël, qu'il est mort pour nous sur une croix le Vendredi saint ; qu'il est ressuscité le jour de Pâques, qu'il est monté au ciel le jour de l'Ascension ; qu'il a envoyé son Esprit-Saint à ses apôtres, le jour de la Pentecôte. Et dès que les enfants sont un peu plus grands, il faut leur apprendre le jour que Jésus-Christ a institué le sacrement adorable de l'Eucharistie, avec tous les autres sacrements et les dispositions qu'il faut avoir pour les recevoir.

 

S'ils ne peuvent pas encore bien comprendre leurs trois actes, il faut leur faire dire ces abrégés : « Mon Dieu, je crois en vous ; mon Dieu, j'espère en vous ; mon Dieu, je vous aime de tout mon cœur. »

 

Il faut, nous dit saint Thomas, souvent leur parler du bonheur du paradis qui est préparé aux enfants bien sages ; et pour leur donner une grande horreur du péché il faut leur faire comprendre, autant que l'on peut, combien le bon Dieu punit en enfer, par des châtiments terribles, un seul péché mortel, et leur faire comprendre ce que c'est qu'un péché mortel.

 

C'est de cette manière que se comportait sainte Blanche envers son fils saint Louis ; elle lui fit concevoir une telle horreur du péché, que l'on croit qu'il n'ait jamais commis un péché mortel et qu'il a eu le bonheur de porter l'innocence de son baptême dans le ciel.

 

Ce saint roi disait qu'il se souvenait toujours de ces paroles de sa mère, qu'elle aimerait mieux le voir mourir que commettre un péché, qu'il ne devait rien tant craindre que le péché. Etant roi, il demanda un jour à un de ses officiers[4] ce qu'il aimerait le mieux d'être toute sa vie couvert d'une lèpre ou de commettre un péché ; ce pauvre homme lui répondit qu'il aimerait mieux commettre un péché que d'être couvert d'une lèpre. Le roi lui dit : « Mon ami, vous n'avez jamais compris ce que c'est que le péché, et la laideur de la lèpre n'est rien en comparaison du péché. »

 

O heureux enfants, à qui les parents inspirent une pareille horreur du péché ! Le saint homme Tobie disait à son fils :

 

« Mon fils, prenez bien garde de ne jamais commettre un péché. » Quand il se vit près de mourir, il fit venir son enfant auprès de son lit, et lui dit. : « Mon fils, je vous laisse votre mère, ayez soin d'elle ; mais surtout je vous recommande d'éviter les mauvaises compagnies ; gardez-vous bien de toute iniquité, ne faites tort à personne, donnez l'aumône autant que vous le pourrez : je vous recommande d'avoir une grande crainte de Dieu. Il vaudrait mieux, mon fils, mourir que d'offenser le bon Dieu[5]. »


Oui, M.F., nous voyons que le bon Dieu fait tant d'état d'un père qui instruit bien ses enfants, que quand il voulut perdre Sodome et Gomorrhe par le feu du ciel, il dit : « Je ne veux pas cacher cela à mon serviteur Abraham, parce que je sais qu'il apprend à ses enfants à garder ma loi[6] ».

 

Oh ! combien le bon Dieu aime les pères et mères qui instruisent leurs enfants de leurs devoirs de religion, et combien il se plait à répandre sur eux ses bénédictions ! Ecoutez ce que nous dit sainte Thérèse que ses père et mère faisaient toute leur occupation de bien lui apprendre à servir le bon Dieu, aussi est-elle devenue une sainte. Voyez encore les père et mère de saint Bernard : ils avaient si bien instruit leurs enfants qu'ils firent[7]tous des saints.


Nous lisons dans l'histoire qu'une mère avait un petit enfant qui n'avait que cinq ans. Comme c'était dans un temps de persécution, cette mère disait souvent à son fils : « Ah ! mon fils, si vous avez le bonheur de bien aimer le bon Dieu et de bien éviter le péché, vous aurez le bonheur d'aller au ciel ; mais, si vous avez le malheur de commettre le péché, vous irez en enfer.

 

Elle le menait, quoique bien petit, à toutes les instructions qu'elle pouvait. Etant prise par les barbares comme chrétienne avec son enfant, on demanda à la mère ce qu'elle était : elle répondit qu'elle était chrétienne. Comme l'on avait séparé d'elle son enfant, l'on dit[8] à l'enfant ce qu'il était : il répondit qu'il était et qu'il voulait mourir chrétien. On le menace, on le fait jeûner, on le fouette : il ne disait autre chose sinon qu'il était chrétien et qu'il voulait mourir chrétien. Comme l'on ne pouvait rien gagner, on le mena sur l'échafaud avec sa mère, dans l'espérance que la tendresse de la mère et de l'enfant les porterait à renoncer à Jésus-Christ ; mais, dès que la mère aperçut son enfant, elle lui cria : « Courage, mon cher enfant, courage : il nous faut mourir chrétiens ».

 

Mais aussi cette tendre mère avait tant fait de prières pour demander à Dieu la persévérance de son enfant ! Ce pauvre enfant avait déjà beaucoup souffert, sans avoir ni bu ni mangé. Il mourait de soif. Il dit donc à sa mère : « Hélas ! ma mère, que j'ai donc soif ! Courage, mon enfant, vous irez boire en paradis. »

 

Ce pauvre petit innocent ne dit rien plus ; il leva ses petits yeux vers le ciel et tendit le cou au bourreau qui lui coupa la tête. Quand la mère vit que son enfant avait perdu la vie pour le bon Dieu, elle s'écria : « Faites-moi tout ce que vous voudrez, puisque mon enfant est en paradis ». On lui coupa aussi la tête. O heureux enfant d'avoir une telle mère ! O heureuse mère, d'avoir un semblable enfant !

 

Oui, M.F., il est très certain, après un tel exemple, et vous conviendrez avec moi que la sainteté des enfants dépend des instructions que les parents leur ont données dans leur enfance. Hélas ! mon Dieu, nous ne voyons plus à présent les pères et mère conduire leurs enfants de cette manière.

 

Aussi, que sont la plupart des enfants de nos jours ? de pauvres enfants qui ont déjà mille fois transgressé les commandements de Dieu sans les connaître, qui ont l'esprit et le cœur remplis des affaires du monde, sans savoir pourquoi le bon Dieu les a créés et pour quelle fin ils sont sur la terre ; ce qu'ils doivent craindre ou espérer après l'autre vie. Savez-vous la pensée que j'ai quand vous m'apportez un enfant pour le baptiser ? Après l'avoir mis au nombre des enfants de Dieu, je me dis en moi-même : « Ah ! pauvre enfant, si le bon Dieu te faisait la grâce que la même plume qui atteste que tu es enfant de Dieu pouvait montrer que tu n'es plus de ce monde, quel bonheur pour toi ! Si tu vis encore quelque temps, le monde et le démon vont faire tout ce qu'ils pourront pour te perdre. Mais ce qu'il y aura encore de plus malheureux, c'est que tes parents qui devraient t'éloigner du mal seront peut-être les premiers à te précipiter dans le péché par leurs conseils pernicieux et leurs mauvais exemples.

 

Hélas ! mon Dieu, que peut-on bien penser des enfants, voyant la conduite des parents qui sont peu dévots ? Ces pauvres enfants voient des parents si indifférents pour leur religion, qui ne font rien pour assurer le salut de leurs pauvres âmes ; qui souvent ne font leur prière ni le matin ni le soir, ou, s'ils font quelque chose, c'est d'une manière si misérable ; qui montrent bien qu'ils ne font pas attention aux pauvres enfants qui sont témoins que leurs parents ne font point de pâques et ne se confessent presque jamais ; qui manqueront combien de dimanches de suite tous les saints offices ; qui travailleront le dimanche ; qui mangeront de la viande les jours défendus ; qui n'ont que de mauvaises raisons à la bouche ; qui ne parlent que des choses du monde, des richesses, et presque jamais du bon Dieu ; des parents qui ne respirent que la vengeance ! Hélas ! que peuvent devenir les enfants dans une telle école ?

 

 

II. – Nous disons, M.F., que le second devoir des parents est de donner bon exemple à leurs enfants. Mon Dieu, où sont-ils les bons exemples que les parents donnent à leurs enfants ? ou plutôt, où sont les mauvais exemples qu'ils ne leur donnent pas ? Si nous avons dit, M.F., que l'ignorance où les parents laissent leurs pauvres enfants est si déplorable aux yeux de la foi, nécessairement ils seront damnés par les mauvais exemples qu'ils leur donnent[9].

 

Hélas ! pauvres enfants ! si vous êtes obligés de suivre les exemples de vos parents, que vous êtes malheureux ! II faudra nécessairement vous damner. Oui, pères et mères, si vos enfants veulent se sauver, il faudra qu'ils fassent tout le contraire de ce que vous faites. – Mais, me direz-vous, nous ne leur donnons pas mauvais exemple. – Vous ne leur donnez pas mauvais exemple ? Ouvrez donc un instant les yeux sur ce que vous faites et sur ce que devriez faire pour conduire saintement vos enfants. Dites-moi, mon père, vous ne faites point de pâques, vous ne vous confessez presque jamais : vous savez très bien que c'est un péché mortel, et que, si vous veniez à mourir dans cet état, vous seriez-damné.

 

Eh bien ! dites-moi, si vous voulez que vos enfants suivent vos exemples, il faudra donc qu'ils ne fassent point de pâques, c'est-à-dire que si vos enfants sont obligés de marcher sur vos traces, il leur faudra absolument se résoudre à se damner. Qu'en pensez-vous, mon père ? est-ce oui, ou non ? Vous ne donnez pas mauvais exemple à vos enfants, me dites-vous, mais vous travaillez le saint jour du dimanche, vous faites gras les jours défendus, même devant vos enfants ; vous savez bien que c'est un péché mortel. Si vous voulez que vos enfants vous imitent, quelle route voulez-vous leur faire prendre, à vos pauvres enfants ? Combien de fois vos enfants vous ont vu jeter sur votre lit, si j'osais dire, comme un cheval sur son fumier, sans faire aucun signe de chrétien ? Alors, si vos enfants vous imitent, il faudra qu'ils ne donnent plus aucune marque de religion. Combien de fois que vos enfants vous entendent dire des paroles sales ou indécentes, qui portent le poison dans leur pauvre âme !

 

N'allons pas plus loin, M.F., pleurons le malheur des parents et des enfants qui se traînent chaque jour les uns les autres en enfer. – Mais, me direz-vous peut-être, quand je les entends dire de mauvaises raisons, je sais bien leur imposer silence et les châtier. – Oui, sans doute, mais vous avez bien bonne grâce de défendre à vos enfants ce que vous faites vous-mêmes. Ne peuvent-ils pas vous dire ou, s'ils n'osent pas le dire, le penser : « Médecin, guérissez-vous vous-même. » Mon père, commencez à vous corriger, ensuite vous nous direz de nous corriger. Hélas ! pauvre mère aveugle !… . Soyez bien sûrs, M.F., que vos coups et votre bâton ne servent pas de grand'chose. En voici un exemple : Il est rapporté dans l'histoire qu'il y avait une mère qui tâchait d'élever son enfant autant bien qu'elle pouvait. Mais comme le père n'avait point de religion, il gâtait tout ce que la mère faisait. Un jour que l'enfant se trouvait un peu de mauvaise humeur en faisant sa prière, son père se trouvant de passer[10], il se lève et court sauter à son cou, en lui disant : « N'est-ce pas, mon père, quand je serai grand comme toi, je ne ferai point de prière ?» Vous voyez donc bien que tout ce que vous pouvez dire à vos enfants c'est perdu, à cause des mauvais exemples que vous leur donnez.

 

Ecoutez-moi un instant, et vous allez voir combien votre conduite est ridicule. Vous dites à votre enfant qu'il ne faut pas jurer, qu'il offense le bon Dieu en jurant : vous avez bien raison ; mais vous comprenez-vous vous-même en le grondant de ce qu'il jure ? Vous jurez vous-même. – Si vous entendez vos enfants dire des paroles grossières, vous les reprenez, et vous faites très bien : mais en les reprenant, vous en dites qui sont encore plus grossières. Un père dit à son enfant : « Mon fils, il faut être bon, affable à tout le monde et être patient. » Certainement que vous parlez comme un bon père ; mais que doit penser votre fils en vous entendant parler de la sorte, tandis qu'il n'y a qu'un moment qu'il vous a vu vous emporter contre sa mère, peut-être maltraiter un domestique et quereller un voisin ? N'est-ce pas, mon ami, que vous avez bonne grâce de parler ainsi à votre enfant ?

 

Dites-moi, mon père, aurez-vous la force de dire à votre fils : « Mon enfant, il ne faut pas fréquenter le cabaret, ni s'enivrer : c'est un gros péché, c'est manger son argent mal à propos ; » tandis qu'il n'y a peut-être pas encore huit jours qu'il vous a vu venir du cabaret, plein de vin, avec bien moins de raison qu'une de vos bêtes qui est à l'écurie, dans une fureur semblable à celle d'un lion qui court dévorer tout ce qui se présente devant lui ? « Mon fils, dira peut-être ce bon père, il ne faut vouloir mal à personne : laissons la vengeance à Dieu seul. » Cela est très bien, mais tout à l'heure vous disiez qu'un tel vous avait trompé et qu'à la première occasion il s'en repentira. Dites-moi, que pensez-vous de tout cela ? Est-ce ce que vous faites, oui ou non ? Vous voyez bien que vous détruisez par vos mauvais exemples tout le bien que vos entretiens pourraient faire.

 

L'on dit aussi que les paroles peuvent persuader, mais que les exemples entraînent. Si vous voulez que vos enfants fassent bien, c'est-à-dire qu'ils soient bien sages, commencez à être sages vous-mêmes ; faites en sorte que tout ce que vous ferez, vos enfants puissent l'imiter. C'est vraiment une chose épouvantable de vouloir reprendre dans les autres ce que l'on fait soi-même. Voyez une mère qui dira à sa fille : « Ma fille, il ne faut mépriser personne, aime tout le monde. » Mais vous n'y pensez pas, mère : tout à l'heure elle vous a entendu dire du mal de votre voisine. – « Vois-tu, ma fille, lui dira-t-elle, il ne faut pas courir après les plaisirs ; cela n'annonce rien de bon. » Vous avez bien raison ; si elle suivait ce que vous lui dites et non ce que vous avez fait, elle serait heureuse. Mais vous avez oublié que tout à l'heure vous lui faisiez le récit de toutes les folies de votre jeunesse, auxquelles vous ne devriez penser que pour en pleurer le reste de vos jours. A vous entendre parler, il semble que vous regrettez de ne plus pouvoir vous y livrer, et vous voulez que vos enfants en soient honteux !

 

Après une conduite comme la vôtre, pères et mères, plaignez-vous de ce que vos enfants ne valent rien, qu'ils sont jureurs, opiniâtres, vindicatifs, ivrognes, libertins. – Si je ne craignais pas de vous faire de la peine, je vous dirais simplement qu'ils suivent le chemin que vous leur avez tracé ; ils font ce qu'ils vous ont vu faire ; ils ont oublié vos leçons et vos belles remontrances, mais ils se guident d'après votre conduite : et, pour couper encore plus court, ils vous ressemblent. Quoique vous pensiez peut-être que cela n'est pas, ce n'est pas moins la vérité. Convenons tous ensemble que, si les enfants n'ont point de religion, cela ne doit être attribué qu'aux parents ; et au jour du jugement le bon Dieu vous en fera convenir sans pouvoir trouver aucune excuse.

 

Mais si vous n'avez pas tout à fait perdu la foi et la raison, vous voyez que presque tous les parents qui ont été bons chrétiens ont eu des enfants saints. En voulez-vous encore un exemple ? Ecoutez-moi un instant. II est rapporté dans l'histoire qu'il y avait, dans le Japon, un père et une mère qui, ayant embrassé la religion chrétienne, étaient cruellement persécutés par les barbares. Ils attendaient chaque jour de souffrir le martyre. Ils avaient un petit enfant de neuf ou dix ans. Un jour, étant auprès du feu, le mari disait à sa femme : « Nous espérons bien que le bon Dieu nous fera la grâce de mourir martyrs ; mais que va devenir notre pauvre enfant ? Peut-être qu'il va renoncer sa religion ; il nous faut redoubler nos prières afin que le bon Dieu lui donne la grâce et la force pour souffrir pour Jésus-Christ. » Pendant ce temps, l'enfant qui ne faisait semblant de rien, prit un morceau de fer et le mit au feu. Quand il l'eut bien fait rougir, il se tourna contre ses parents, se l'appliqua sur la main avec un courage incroyable. Le père tout étonné court lui ôter le fer, qui dans un instant, lui aurait brûlé toute la main : il lui demande ce qu'il prétendait faire : « Mon père, lui répond l'enfant, pour vous faire voir que j'espère d'avoir la force de souffrir aussi bien que vous, avec la grâce du bon Dieu. » Ce bon père embrasse son enfant en voyant de si bonnes dispositions dans son pauvre petit. Heureuse récompense, M.F., des soins d'une bonne éducation qu'ils avaient donnée à leur enfant.

 

Oui, M.F., dès qu'un enfant est baptisé, quelques mauvais penchants qu'il ait, nous sommes sûrs que si les parents veulent lui donner les soins que le bon Dieu veut, ils en feront un saint. Je vous répéterai toujours que, si vos enfants n'ont point de religion, cela ne vient que de votre faute seule, et que la damnation de vos pauvres enfants ne doit être attribuée qu'à votre négligence ou à votre ignorance, et pas à une autre cause.

 

Voici un exemple qui va vous montrer que si la négligence ou l'ignorance perd tant d'enfants, vous verrez aussi que les soins, la prière et les saintes instructions les sauvent. Il est rapporté dans l'histoire que saint Jean[11], étant dans une ville, jeta les yeux sur un jeune homme dont le beau physique l'avait frappé ; puis il se tourna contre l'évêque du lieu, lui disant : « Je vous recommande bien fort ce jeune homme, je vous le donne en présence de Jésus-Christ et de son Église comme un dépôt. L'évêque lui promit d'en avoir soin. Au bout de quelque temps saint Jean s'en retourna à Éphèse. Cet évêque prit le jeune homme que saint Jean lui avait confié, le nourrit, le garda chez lui, et, après l'avoir bien instruit, il le baptisa. Mais de peu à peu, il le négligea, et, lui ayant donné trop de liberté, il fréquenta des jeunes gens qui le perdirent. Il alla si loin qu'il se mit avec une troupe de voleurs...

 

A la fin, désespérant de son salut, il ne pensa plus qu'à se livrer à tout ce que son cœur put désirer. Ayant donc avec lui une troupe de jeunes étourdis comme lui, il forma une troupe de voleurs. Comme il était hardi, il se rendit leur chef et devint le plus violent et le plus cruel de tous. Quelque temps après, saint Jean passa dans la même ville ; il va trouver l'évêque en lui disant de lui rendre le dépôt qu'il lui avait confié. L'évêque ne pensant plus à ce jeune homme crut qu'on lui demandait quelque dépôt qu'on lui avait confié. Le voyant embarrassé, il lui dit : « Ce jeune homme que je vous ai laissé lorsque je partis, qu'en avez-vous fait ? qu'est-il devenu ? » Alors l'évêque, baissant les yeux, lui dit avec un profond soupir et avec larmes qu'il était mort. « Et comment, lui dit saint Jean, de quelle mort ? » « Il est mort à Dieu, répondit l'évêque, car il est devenu un méchant, un perdu ; et, pour tout vous dire, il est un voleur qui, maintenant, au lieu d'être dans l'église comme autrefois, roule dans les montagnes, où il demeure avec une troupe qui, comme lui, égorge les gens pour les voler. » Saint Jean, entendant ces paroles, déchire ses habits ; puis, jetant un profond soupir et se frappant la tête, il dit à l'évêque : « Oui, certainement, j'ai laissé en votre personne un fidèle gardien de l'âme de votre frère ! Qu'on m'amène un cheval et qu'on me donne un guide. » Aussitôt il sortit de l'église, monte ce cheval et court vers l'endroit qu'on lui avait indiqué. A son arrivée, les sentinelles des voleurs coururent pour se saisir de lui. Il ne s'enfuit point. « Montrez-moi, leur dit-il, à votre capitaine. »

 

On le mena vers ce jeune homme qui l'attendait d'abord les armes à la main. Mais aussitôt qu'il reconnut saint Jean qui venait à lui, la honte l'obligea de s'enfuir. Mais le saint lui cria : « Mon fils, pourquoi fuyez-vous votre père, un homme vieux et sans armes ? Ayez pitié de moi, ne craignez point ; il y a encore espérance pour votre salut ; je répondrai pour vous à Jésus-Christ. S'il est nécessaire, je souffrirais volontiers la mort pour vous comme je la souffrirai pour vous tous ensemble ; je donnerais mon âme pour la vôtre. Mon fils, arrêtez, et croyez que c'est Jésus-Christ qui m'envoie vers vous. » Le jeune homme, entendant parler de la sorte saint Jean, s'arrêta d'abord, tenant les yeux fixés en terre ; ensuite, il rompit ses armes, et, saisi de frayeur, il pleura amèrement. Comme il vit que le saint vieillard approchait, il alla l'embrasser ; ses larmes lui servaient bien de baptême. Seulement, il cachait sa main droite qui avait été souillée de tant de crimes. Alors saint Jean lui promit par serment qu'il se chargeait de ses péchés auprès de Jésus-Christ ; puis, se mettant à genoux devant lui, il lui baisa la main droite comme ayant été lavée par ses larmes. I1 le ramena à l'église et ne se sépara plus de lui avant qu'il ne l'eût remis et bien affermi dans la voie du salut. Il fut, par la suite, un grand saint qui a gagné bien des âmes par ses prières, ses instructions et ses bons exemples.

 

Dites-moi, pères et mères, vos enfants que vous voyez si tranquillement se damner, en disant que vous n'en pouvez pas davantage, ont-ils été si loin que ce jeune homme que saint Jean va chercher ? Avez-vous tout quitté pour leur courir après, comme fit saint Jean ? Avez-vous exposé votre vie pour sauver leurs âmes ? Avez-vous versé des larmes amères, comme fit ce saint, afin d'obtenir leur pardon ? Vous êtes-vous engagés à répondre pour eux au tribunal de Jésus-Christ ? Vous ne pouvez pas, dites-vous, faire servir le bon Dieu à vos enfants ; mais, dites-moi, mon père et ma mère, où sont donc vos efforts ? où sont vos larmes ? où sont vos pénitences et vos aumônes ? Vous ne pouvez pas les rendre sages, mais vous n'en savez rien ; vous n'avez pas essayé. Allez, malheureux, le bon Dieu vous attend, et il vous fera bien voir que si vous aviez voulu vous les auriez sauvés et que leur perte ne vient que de vous.

 

Je crois, M.F., que je me suis bien trompé en vous faisant cette instruction qui tend à vous faire comprendre la grandeur de vos devoirs envers vos enfants, et combien vous êtes obligés de travailler à leur salut : il fallait plutôt, commencer à vous faire comprendre la nécessité où vous êtes de travailler à votre propre sanctification : et, une fois bien convaincus de la nécessité où vous êtes de vous sauver, l'on n'aurait pas grand'peine à vous faire connaître le soin que vous devez prendre de l'âme de vos enfants.

 

Comment, en effet, vous pouvoir convaincre de faire pour vos enfants ce que vous ne faites pas pour vous mêmes ?

 

Si vos enfants vous voyaient travailler avec empressement à leur salut, ils se diraient avec raison : « Mon père et ma mère font comme les charlatans qui veulent faire croire des choses qu'ils ne croient pas. » Nous voyons tous les jours que les parents qui laissent si tranquillement perdre leurs enfants, se perdent eux aussi tranquillement. O mon Dieu, quel malheur pour ces pauvres enfants de naître de parents sans religion ! Leur réprobation est presque certaine sans un miracle qui arrive bien rarement.

 

Si je ne craignais pas de vous faire de la peine, je vous montrerais dans des enfants toute l'iniquité de leurs parents et dans d'autres toutes leurs vertus, sans rien me tromper. Cependant je ne veux pas le faire : je préfère prier le bon Dieu qu'il change vos cœurs, afin que vous travailliez à changer ceux de vos enfants. Qu'il serait beau, nous dit un Père de l'Eglise, si l'on voyait de temps en temps un père ou une mère avec un crucifix à la main montrer à ses petits enfants ce que Jésus-Christ a souffert pour les sauver, combien le péché est détestable ! Que ces enfants seraient bientôt changés ! Mais, hélas ! dans le temps où nous vivons, les parents auraient bien honte de le faire. Cependant rien ne touche si vivement un cœur que ce langage.

 

Et, en effet, nous lisons dans l'histoire qu'il y avait un père qui était veuf et n'avait qu'une petite fille. Un jour, cherchant quelque chose dans l'armoire de sa mère défunte, la petite trouva par hasard un crucifix : elle le porta à son père en lui disant : « Mon père, qu'est-ce que c'est que cela ? » – «Mon enfant, lui dit son père, c'est un crucifix. » – « Mais, lui dit sa fille, que veut dire un crucifix ? » – « Je vous l'ai bien appris : vous l'avez donc déjà oublié ? Eh bien ! je vais vous l'apprendre : c'est une représentation de Jésus-Christ crucifié. » – « Mais, dit l'enfant, que veut dire la représentation de Jésus-Christ crucifié ? » – « Eh bien ! écoutez-moi ; vous savez que le Fils de Dieu est descendu du Ciel, qu'il s'est fait homme pour nous sauver, que sans lui nous serions tous perdus, qu'il a passé toute sa vie dans la pénitence à pleurer nos péchés ; il a appris aux hommes ce qu'il fallait faire pour gagner le ciel, qui est un bonheur qu'il nous a mérité par toutes ses souffrances. Les juifs l'ont traité cruellement, l'ont fait mourir sur une croix ; ils l'ont couronné d'épines, ils l'ont flagellé, ils l'ont élevé sur une croix, et il est mort dans ce supplice, où il a répandu tout son sang avant de mourir. Il a demandé pardon pour nous.

 

Eh bien ! mon enfant, lui dit le père, voilà ce que ce crucifix vous rappelle. » Le père, voyant que son enfant écoutait avec beaucoup d'attention, lui dit : « Vous savez, mon enfant, ce qui a traité Jésus-Christ de la sorte ? » – « Non, lui répondit l'enfant. » – « Hélas ! mon enfant, ce sont nos péchés et ceux de tout le monde qui sont la cause de toutes ses souffrances et de sa mort. Souvenez-vous, mon enfant, que toutes les fois que vous avez péché vous avez fait souffrir Jésus-Christ, vous avez aidé à le faire mourir. » Voyant que les larmes coulaient des yeux de son enfant, il ajouta : « Ah ! mon enfant, voudrez-vous encore continuer d'affliger Jésus-Christ ? Ne voudrez-vous jamais l'aimer ? » Cette pauvre enfant, ne pouvant plus se contenir, tant son tendre cœur était attendri au récit des souffrances de Jésus-Christ, prend le crucifix d'entre les mains de son père en pleurant à chaudes larmes : « Ah ! mon père, en grâce, donne-moi ce crucifix. » Elle court s'enfermer dans sa chambre, se jette aux pieds de son crucifix, l'embrasse et l'arrose de ses larmes. « Ah ! mon Dieu, s'écrie cette pauvre enfant, c'est donc moi qui vous ai tant fait souffrir ! Mon Dieu, pardonnez-moi, s'il vous plaît.

 

Ah ! si j'avais su que je vous eusse tant fait de mal, jamais je n'aurais fait ce que j'ai fait. Mon Dieu, pardonnez-moi mon ignorance. » Mais ce ne fut point pour un moment : la grâce du bon Dieu opéra un tel changement dans ce petit cœur qu'elle devint un modèle de vertu pour toute la paroisse. Dès qu'elle avait quelque peine, vite elle se jetait aux pieds de son crucifix, en lui disant : « Mon Dieu, comment oserais-je me plaindre, en voyant ce que vous avez souffert pour moi ? » Un jour qu'elle fut bien maltraitée par un brutal qui l'avait prise pour une autre, quand elle fut sortie d'entre ses mains elle alla se prosterner devant son crucifix, en lui disant : « Mon Dieu, lorsque vous étiez sur la croix vous avez bien pardonné à ceux qui vous ont fait mourir ; eh bien ! mon Dieu, je pardonne de bon cœur à cet homme qui vient de me maltraiter.

 

Pour lui montrer que je ne lui veux point de mal, je voudrais avoir l'occasion de lui rendre quelque service : en effet, au bout de quelque temps cet homme tomba, la petite dit à son père, qui ne savait pas qu'il l'avait battue, s'il voulait lui donner quelque chose pour porter à cet homme ; il lui accorda ce qu'elle lui demanda. « Tenez, lui dit-elle, voilà ce que je vous apporte : je n'ai pas dit à mon père ce que vous m'aviez fait, crainte de... » Cet homme, voyant la charité de cette petite, se mit à pleurer ; il la remercia bien et lui demanda pardon. Un jour qu'elle vit une de ses voisines qui se désolait de ce que son mari mangeait tout ce qu'il avait dans les cabarets, elle lui dit : « Ma chère voisine, vous n'avez donc point de crucifix dans votre maison ? » – « Mais si, j'en ai un. » – «Mais si vous en avez un, il ne sert donc de rien ? Allez, ma chère amie, à ses pieds, et là vous apprendrez à souffrir pour un Dieu qui a tant souffert pour nous sans se plaindre, quoiqu'il fût innocent. » Ces paroles firent tant d'impression sur le cœur de cette femme qu'elle devint un modèle de patience ; on ne l'entendit plus se plaindre et, bien plus, elle eut le bonheur de convertir son mari. Mais pour la jeune fille, elle eut le bonheur de mourir de la mort des saints.

 

Eh bien ! qui lui procura cette grâce ? n'est-ce pas les instructions que son père lui donna, surtout en lui faisant le récit des souffrances de Jésus-Christ ? Hélas ! M.F., combien parmi ceux qui ont des enfants de dix-sept ou vingt ans, à qui ils n'ont jamais dit un mot des souffrances de Jésus-Christ ! Hélas ! peut-être d'autres qui n'ont point de crucifix dans leur maison, ou s'ils en ont, ils sont ensevelis dans la poussière ou dans les araignées ; ils ont bien soin de nettoyer leurs souliers tous les samedis, mais ils ne font point de cas de laisser l'image de leur Sauveur parmi les équevilles[12]. Mon Dieu, est-ce là des chrétiens ? et est-ce là des pères, des mères que le bon Dieu n'a mis sur la terre que pour conduire des enfants au ciel ? Qui pourra jamais assez pleurer la grandeur de leur aveuglement ? Hélas ! que de pauvres enfants damnés pour l'éternité !

 

N'est-ce pas, M.F., que si vos enfants n'ont point de religion, c'est parce que vous ne voulez pas vous donner la peine de les instruire ni de leur donner bons exemples ?

 

 

III. – Je dis donc que le troisième devoir des parents, c'est de corriger chrétiennement leurs enfants. Nous voyons très peu de parents qui corrigent leurs enfants selon Dieu. Dites-moi, M.F., comment voulez-vous que vos enfants soient bien sages en voyant ce que vous faites pour eux, c'est-à-dire en ayant si peu à cœur leur salut ? Hélas ! si j'osais, je vous dirais qu'il y a des parents qui ont moins à cœur de sauver l'âme de leurs enfants qu'ils n'ont à cœur la conservation de leurs bêtes.

 

O mon Dieu, quelle cruauté ! Si vous en doutez, écoutez-moi. N'est-ce pas que vous aimez mieux envoyer vos bêtes dans les champs le dimanche pendant les saints offices que de les laisser à l'écurie pour faire venir vos enfants à l'église, pour les faire instruire de leurs devoirs, ce qu'ils doivent faire pour gagner le ciel et sauver leur pauvre âme ? N'est-ce pas que vous faites cela presque tous les dimanches ? – Mais, me direz-vous, si vous osez, nous ne pouvons pas laisser nos bêtes à l'écurie. – Mais vous ne raisonnez pas bien, mon ami, il faut dire que vous aimez mieux que les âmes de vos enfants périssent et se damnent que si vos bêtes n'avaient pas autant de quoi manger. Ne cherchez point de détour, M.F. ; avouez franchement que cela est, et vous direz la vérité. Écoutez ce que le Seigneur vous dit : « Les animaux découvrent à leurs petits leurs mamelles, et mon peuple refuse le lait de la parole à leurs enfants. » Oui, M.F., si vos enfants rendent malheureuse votre vieillesse, vous l'avez bien cherché vous-mêmes par votre négligence à les instruire, à former leur cœur pour le bon Dieu ; mais aussi vous commencez dès ce monde à payer votre négligence. Mon Dieu, que de parents malheureux dans leurs vieux jours !

 

 

Nous avons dit qu'il y a très peu de parents qui corrigent chrétiennement leurs enfants : les uns leur souffrent tout, sous prétexte qu'ils sont encore jeunes, qu'ils ne connaissent pas le mal qu'ils font. Vous vous trompez grandement. Les enfants, nous dit saint Basile, conservent ordinairement toute leur vie le pli qu'ils ont pris pendant leur jeunesse. Si vos enfants vous font du chagrin quand ils sont grands, la seule cause est que vous ne les avez pas corrigés comme vous le deviez, quand ils étaient petits. Voulez-vous que vos enfants vous rendent heureux dans votre vieillesse ? ne leur passez rien sans leur faire connaître le mal qu'ils font ; je veux dire, que si les paroles ne suffisent pas, il faut les châtier. Voyez, si vous ne le faites pas, vous et vos enfants serez punis même dès ce monde. Il est rapporté dans l'histoire qu'un père qui avait un petit enfant prenait plaisir à l'entendre jurer. Il avait toujours le mot de démon à la bouche. Un jour qu'il était malade, étant sur les genoux de son père, il se pencha contre l'épaule de son père, en disant : « Ah ! mon père, le diable m'emporte », et mourut dans ce moment. Hélas ! si le père avait eu le bonheur de ne pas le laisser jurer, sous prétexte qu'il était jeune, ce malheur ne lui serait pas arrivé.

 

Hélas ! M.F., quel jugement peut-on porter contre des pères et mères quand on entend jurer, les enfants, sinon que l'on pense : Voilà un enfant qui appartient à des parents qui n'ont point de religion. Il y en a d'autres qui font tout le contraire, qui pour un rien leur tombent dessus et les écrasent, parce que un enfant aura cassé quelque chose des fois de la valeur d'un sou, et souvent qu'il ne sait pas sa faute... ; le père ou la mère, à coups de pied ou de bâton, peut-être les estropieront pour leur vie. Ils ne les corrigent pas, mais ils les maltraitent et les brutalisent. Les jurements et les malédictions sont toujours de la partie.

 

Pauvres enfants, que vous êtes malheureux d'être nés de tels parents, qui, nécessairement vous damneront par les mauvais exemples et leurs malédictions qu'ils ne cessent de vous vomir dessus. – Mais, me direz-vous, ces pères et mères ne connaissent pas plus ce qu'ils doivent à leurs enfants que les païens mêmes, qui n'ont jamais entendu parler du vrai Dieu. – Il faut bien les battre ou bien l'on n'en est pas écouté. L'on est obligé de leur tomber dessus à coups de pied, à coups de poing, si l'on veut se faire obéir, tant ils font de travers.

 

Je passe sous silence ce que vous mériteriez pour manquer ainsi à vos devoirs. Je vous dirai seulement : « Il fallait, avant de vous marier, apprendre que vous étiez chrétiens, et savoir si le mariage était un sacrement, et si après ce monde il y en avait un autre, ou si vous pensez qu'après la mort tout était fini. N'est-ce pas, mon ami, comme si, pour remplir un devoir, il fallait manquer à tout ce que la religion et même la raison, l'humanité nous imposent ? Savez-vous, mon ami, ce qu'il résulte de toutes vos brutalités ?

 

C'est que vos enfants ne vous craignent pas, mais seulement vos coups ; et quand ils ne craindront plus vos coups, ils se moqueront de vous, et vous mépriseront. Hélas ! c'est bien ce que nous voyons tous les jours. – Mais, me direz-vous, que faut-il donc faire pour les corriger saintement ? – Ce qu'il faut faire, mon ami ? ce que vous ne faites pas. Ecoutez-le : c'est de ne jamais châtier vos enfants le moment que vous êtes en colère, et toujours attendre que vous soyez calme, parce que, loin de les rendre meilleurs, vous ne faites que les rendre encore plus mauvais. Vous commencerez à leur faire sentir le mal qu'ils ont fait, c'est-à-dire l'outrage que leur péché fait à Dieu, et les châtiments que le bon Dieu leur fera subir dans l'autre vie s'ils ne se corrigent[13].

 

Vous-mêmes, vous devez demander à Dieu de bénir votre correction, et ne jamais les maudire. O mon Dieu, des parents peuvent-ils bien ouvrir la bouche pour maudire leurs pauvres enfants, qui sont tous à Jésus-Christ et pour lesquels il est mort ! Oui, M.F., des enfants que les parents ne corrigent pas chrétiennement, font ordinairement des fins bien malheureuses, déshonorantes. Je ne veux pas m'étendre là-dessus, parce que nous ne finirions pas.

 

Je vous dirai, M.F., pour vous encourager un peu : si vous avez quelque envie de vous sauver vous-mêmes et l'âme de vos enfants, quand vous avez fait ce que vous avez pu pour bien les instruire, leur donner bon exemple, les corriger ; quand, après tout cela, vous ne pouvez pas les ranger du côté du bon Dieu, c'est d'avoir recours à la prière, c'est de vous humilier devant le bon Dieu, pensant que c'est vous-mêmes qui êtes la cause de l'état malheureux où sont vos enfants ; qu'un méchant arbre comme vous ne pouvait pas porter du bon fruit. Le saint homme Job, qui avait sept garçons trois filles, nous dit qu'il se levait de grand matin pour prier le bon Dieu pour ses enfants, et qu'il offrait tous les jours des sacrifices pour obtenir du bon Dieu qu'ils fussent bien sages[14].

 

Voyez sainte Monique... Faites de même, M.F., priez tous les jours pour vos enfants, faites tant d'aumônes que vous pourrez pour eux ; faites dire quelques messes, faites quelques communions pour eux ; mettez-les tous les matins sous la protection de la Sainte Vierge. Quelle consolation, si vous voyez vos enfants avec vous dans le ciel ! Mais aussi quel malheur, si vous aviez le malheur de vous voir en enfer !

 

Denis le Chartreux rapporte qu'un saint Père du désert lui avait dit qu'il vit un jour en enfer un père et un enfant enchaînés ensemble avec une chaîne de fer toute rouge de feu, ils se maudissaient ; et se mordaient l'un l'autre, se déchirant comme des enragés. Le père disait à son fils : « Maudit enfant, que n'as-tu été étouffé dans le ventre de ta mère ! Que n'as-tu été étranglé dans ton berceau ! tu es la cause de ma damnation. » Il appelle les démons à son secours pour tourmenter plus cruellement son fils. Le fils, de son côté, maudissait son père, en lui disant : « Si vous m'aviez bien instruit, donné bon exemple et corrigé, je ne serais pas ici : c'est vous qui êtes la cause de ma perte. » A son tour, il appelle les démons à son secours pour lui aider à tourmenter son père. O terrible vie, qui dure éternellement ! O mon Dieu, que de parents et d'enfants qui m'écoutent qui seront du nombre ! – Mais peut-être pensez-vous : Nous faisons ce que nous pouvons. – Tant que vous ne serez pas meilleurs chrétiens vous-mêmes pour donner bon exemple à vos enfants, et tant que vos enfants ne seront pas plus sages, je vous... Si vous faisiez ce que vous pouvez, comme ce père dont il est rapporté dans l'histoire. Il avait un fils que les mauvaises compagnies avaient tellement perverti, qu'il avait conçu le dessein de le tuer, pour avoir son bien ; le père...


II est temps de finir, M.F., en vous disant que vous n'avez rien fait de ce que vous deviez faire pour conduire vos enfants au ciel... C'est de commencer par vous-mêmes à mieux remplir vos devoirs de religion, afin que vous puissiez dire à vos enfants de les remplir ; c'est qu'ils ne puissent jamais être scandalisés de votre conduite ; et au contraire, que dans tout ce que vous faites vous puissiez leur dire : « Faites comme moi ; » c'est de ne jamais passer un jour sans prier plusieurs fois pour eux, et de faire toutes les bonnes œuvres, les pénitences et les aumônes que vous pourrez encore faire avec tout cela. Autrement je conclus que vous êtes en grand danger de vous perdre et de perdre vos enfants avec vous. Priez le bon Dieu qu'il vous fasse connaître vos devoirs que vous n'avez jamais connus, afin de pouvoir réparer en partie le mal que vous avez fait par le passé, et de mieux faire pour l'avenir. C'est le bonheur

 

 


[1] I TIM. V, 8.

[2] DEUT. VI. 5-7.

[3] Filii tibi sunt ? erudi illos, et curva illos a pueritia illorum. ECCLI. VII, 25.

[4] A Joinville.

[5] TOB. IV .

[6] GEN. XVIII, 17.

[7] Devinrent.

[8] L’on demanda.

[9] Oui, M.F., si vous n’étiez ici que des gens mariés, je vous dirai ce qui vous ferai rougir, en vous parlant de la manière dont vous vous comportez en ce qui regarde le mariage . Il en est qui ne sont pas plus réservé que des bêtes. Combien de ménages !… (Note du Saint)

[10] Venant à passer.

[11] Saint Jean l’Evangéliste. RIBADENERIA, au 27 décembre.

[12] Les balayures.

[13] Pensez-y bien… Vous y êtes obligés, sans quoi vous offensez le Bon Dieu. (Note du Saint)

[14] JOB. I, 5

 

 

 

Par WalkTsin - Publié dans : Oui à la vie et à la famille
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Mardi 22 mars 2 22 /03 /Mars 10:53

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Le contrôle des naissances est un péché grave

 

 

Pie XI CC 28-29 (1917)

 

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Par WalkTsin - Publié dans : Oui à la vie et à la famille
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Vendredi 4 mars 5 04 /03 /Mars 12:48

 

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Chers frères et sœurs, si vous aspirez à être guidés par l'Esprit de Dieu, la première chose à apprendre, c'est de savoir dire NON à l'esprit du monde !  

 

 

 

 

 

 

 

Chers amis, nous fêtons aujourd'hui l'Esprit Saint…

 

On a l'habitude de dire que l'Esprit Saint est la personne la plus mystérieuse de la Sainte Trinité. Oui d'accord… Moi je me demande surtout quel est l'esprit que nous connaissons le mieux ; quel est l'esprit qui nous est le plus familier dans nos vies…

 

Est-ce l'Esprit Saint, ou bien est-ce une autre esprit ? Et cette question est d'autant plus importante qu'on voit bien que le monde dans lequel évolue la jeunesse, à l'école,au Lycée,  à la faculté ou au travail, semble parfois être dirigé par un seul et même esprit d'uniformité...

 

Prenez un jeune de 14 ans, qui va a l'école : lorsqu'il était louveteau, il profitait du chemin pour réciter son chapelet, mais maintenant, il a son lecteur mp3 sur les oreilles, comme tout le monde.

 

Comme tout le monde, il fait la tête sans jamais décrocher un sourire. Il est habillé avec les mêmes vêtements et les mêmes marques que ses camarades de classe, comme tout le monde !

 

Une fois arrivé à l'école, il va aborder les mêmes sujets de conversation que tout le monde, et le cas échéant il va s'écraser un peu pour ne pas apparaître trop différent -quitte à mentir un peu- comme tout le monde...

 

Puis il va s'assurer d'être en bonne compagnie au contrôle de maths, pour tricher un peu, comme tout le monde...

 

Et il va rire – ou au moins faire semblant – aux blagues graveleuses des langues les plus vulgaires de la cours de récréation, comme tout le monde…

 

Retourné à la maison, il va regarder la télé, et quelques séries lamentables, quand ce n'est pas la très nulle Star Academy, comme tout le monde ; puis il va perdre son temps sur internet - MSN, jeux en réseau ou autres blogs minables - comme tout le monde, avant d'ouvrir ses cahiers pour commencer quelques devoirs que souvent il ne finira pas, comme tout le monde !

 

A table en famille, il ne s'intéressera à rien ni à personne d'autre qu'à son nombril, comme tout le monde...

 

Encore un petit tour devant la télé, pour verser sa petite larme au moment programmé depuis bien longtemps par TF1, avec les mêmes émotions que tout le monde, et les mêmes convictions aussi, pseudo-idéaux prédigérés par des médias moisis comme tout le monde...

 

Puis, trop fatigué le soir pour lire un peu, le pauvre petit ira se coucher en oubliant ses prières, comme tout le monde, et en rêvant aux yeux doux de sa voisine de classe qu'il connaît à peine, mais qui est assez artificielle pour qu'il pense l'aimer déjà, comme tout le monde…

 


Chers frères et sœurs, si vous aspirez à être guidés par l'Esprit de Dieu, la première chose à apprendre, c'est de savoir dire NON à l'esprit du monde !  

 

Oh bien sûr il n'y a rien de très grave dans ce que nous avons dit… Rien de grave, puisque tout le monde le fait ! Bah voyons ! Rien de très grave ? Rien d'édifiant non plus ! Disons que c'est l'esprit du quotidien médiocre du garçon ou de la fille qui sont tombés dans l'esclavage de l'esprit du monde dès l'âge de 14 ans, et qui sans le savoir en ont perdu leur liberté d'esprit…

 

Chers amis, ayez l'esprit critique sur tout ce qu'il faudrait faire comme tout le monde ! Refusez d'abandonner votre liberté d'esprit à ce système de vie prémachée qui voudrait vous dicter les moindres de vos pensées en fonction de la facilité, et en fonction du regard des autres surtout ! Et comme dit St Paul dans la deuxième lecture : « laissez vous conduire par l'Esprit de Dieu ; et alors vous n'obéirez pas aux tendances égoïstes de la chair ! ». Le Christ nous a prévenu clairement en ces termes : « Le monde vous haïra, mais il m'a haït le premier ! ».

 

L'obsession d'être toujours dans le vent, c'est la spiritualité des feuilles mortes ! Et Saint Paul nous a rappelé tout à l'heure que les œuvres de l'Esprit des ténèbres, après un plaisir trompeur, nous conduisent en définitive vers la mort, et la mort éternelle !

 

Voilà ce qu'il dit : « débauche, impureté, obscénité, idolâtrie, sorcellerie, haines querelles, jalousie, colère, envie, divisions, sectarisme, rivalité, beuveries, gloutonneries : je vous préviens continue St Paul, ceux qui agissent de cette manière ne recevront pas en héritage le royaume de Dieu ! ». Ce n'est pas moi qui le dit, c'est St Paul !

 

Et face à toutes ces choses, les catholiques animés de l'Esprit de Dieu doivent savoir dire : « NON ! Vous ferez cela sans moi ! ».  

 

Et si nous voulons tourner les choses de façon plus positives, nous pouvons dire avec le Bienheureux Pier Giorgio Frassati : « Vivre sans la foi, vivre sans un patrimoine à défendre, sans soutenir une lutte continue en faveur de la vérité, ce n'est pas vivre mais végéter. Or nous ne sommes pas faits pour végéter mais pour VIVRE ! ».  

 

Quel est l'esprit qui m'est le plus familier ? Celui qui me fait végéter, ou bien celui qui me fait vivre ???

 

Pour répondre à cette question, interrogeons-nous sur les fruit qui, selon Saint Paul, sont produits par l'Esprit Saint : « amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité et maîtrise de soi »… Ceux qui nous entourent au quotidien pourraient-ils témoigner que ces vertus font vraiment partie de notre vie, et qu'elles nous identifient clairement comme chrétiens ? Mais que devons-nous faire pour agir ainsi ? « Laissez-vous conduire par l'Esprit de Dieu », nous dit Saint Paul ! Ouvrez-lui votre cœur par une prière instante, à l'image des saints qui ont été transformés par lui !

 

 

- Prenez Sainte Thérèse d'Avila : à 9 ans, elle s'échappe de sa maison avec le grand désir de rejoindre le front pour aller se battre contre les maures. Quand on la retrouve et qu'on lui demande pour quelle raison elle était partie, elle répond : « J'étais partie pour la guerre, parce que je veux voir Dieu, et que pour voir Dieu, il faut mourir ! ». Le raccourci est enfantin, il faut le reconnaître, mais voilà une demoiselle qui ne s'est pas satisfaite de faire comme tout le monde, et dont le cœur était brûlé par l'Eprit de Dieu !


- Prenez Saint Maximilien Kolbe !
Nous sommes au camp de travail  d'Auschwitz. Un père de famille de 4 enfants, vient d'être désigné au hasard pour mourir dans le bunker de la faim. Le Père Kolbe sort des rangs et s'interpose en disant : « je veux mourir à la place de cet homme ! ».Comment ne pas reconnaître l'Esprit de Jésus-Christ dans l'acte de ce prêtre qui accepta d'offrir sa vie pour sauver celle d'un homme inconnu !


- Prenez Saint François d'Assise,
  En pleine croisade, il arrive en Palestine, et s'avance désarmé faces aux troupes musulmanes. Au cavaliers à turbans qui ne rêvent que de l'égorger : il lance fièrement : « je veux rencontrer votre Sultan pour lui parler de Jésus-Christ ». François est introduit devant le grand chef de guerre musulman qui sera tellement impressionné par ce chrétien qui a risqué sa vie pour le convertir, qu'il lui laissera la vie sauve, et le laissera repartir après que François aura prêché à pleine gorge, 3 jours durant, dans le camp de musulmans !

 


Chers amis, chers jeunes, Saint François d'Assise était-il fou ? Non, François d'Assise, Maximilien Kolbe, Thérèse d'Avila et tant d'autres encore n'étaient pas fous, mais il étaient habités, illuminés, vivifiés par l'Esprit de Dieu.

 

Le jour de la Pentecôte, les badaux des rues de Jérusalem se demandèrent si les apôtres remplis de l'Esprit Saint n'étaient pas pleins de vins doux, mais ils s'étaient trompés sur la nature de leur ivresse, dont le récit des Actes nous dit qu'elle était en même temps joyeuse et toute emprunte de sérénité. Chers amis scouts et guides, les routiers scouts qui traversèrent des champs de ronce en culotte courte, pour restaurer le Prieuré de Serrabone en haut de cette montagne, était de cette trempe !

 

Et il s'en balançaient pas mal, de l'esprit du monde et du regard des autres, qui sans doute déjà à l'époque leur étaient pour le moins réticent ! Chers jeunes, la vie de ces témoins et de ces saints est une bonne nouvelle pour chacun de nous. Car ces hommes et ces femmes ne sont pas devenus saints parce qu'ils avaient un caractère exceptionnel et hors du commun.

 

Non ! Ces hommes et ces femmes étaient saints car ils se sont laissés habiter, transformer par l'Esprit de Dieu ! Et s'ils furent sanctifiés par Dieu, pourquoi pas vous, et pourquoi pas moi ? Si eux ont été saints, pourquoi pas nous ?

 

Alors en ce jour, j'aimerais que nous prenions tous la ferme résolution d'ouvrir notre cœur à l'Esprit de Dieu qui sanctifie ! Viens Esprit Saint ! C'est une prière qui a traversé toute l'histoire et la Tradition de l'Eglise et que nous devrions répéter très souvent dans notre propre prière ! 

 

Viens Esprit Saint ! (+) C'est une prière sous garantie, puisque Jésus nous a promis d'exaucer tout ceux qui la formuleraient avec générosité… « Si vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demanderont ! ».

 

Demandons donc à Dieu notre Père par une prière instante de nous envoyer son Esprit, et ouvrons-lui notre cœur pour que toute notre vie soit guidée par cet Esprit, et par aucun autre !!! C'est lui qui nous révèlera ce que Dieu attend de nous, et par quel chemin nous trouverons le vrai bonheur ! Quelle que soit notre vocation, abandonnons-lui notre vie !

 

Envoyez votre Esprit Seigneur et il se fera une création nouvelle, et vous renouvellerez la face de la terre ! Amen ! Alleluia !

 

 


 

Texte d’une homélie à la fin d’un pélé au prieuré de Serrabone vu sur l'excellent NOTRE DAME DES NEIGES


 

Par WalkTsin - Publié dans : Oui à la vie et à la famille
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Jeudi 3 mars 4 03 /03 /Mars 22:19

 

 

 

 

 

« Est-ce que le but de la vie est de vivre ? Est-ce que les pieds des enfants de Dieu sont attachés à cette terre misérable ? Il n’est pas de vivre mais de mourir ! Et non point de charpenter la croix, mais d’y monter et de donner ce que nous avons en riant ! Là est la joie, là est la liberté, là est la grâce, là la jeunesse éternelle !… »

 

 

 

 

Facilité… ou héroïsme ?

 

La jeunesse n’est pas mesurée par le nombre des années. Elle est avant tout une qualité d’âme.

 

On peut avoir 50 ans et garder cette flamme, cet enthousiasme, cet entrain qui sont les marques de la jeunesse. On rencontre aussi aujourd’hui, dans notre civilisation de mort, des enfants de douze ans à peine, qui portent au visage les stigmates d’une ‘expérience’ bien plus vieille que leur âge, triste reflet d’une âme déjà flétrie.

 

Aujourd’hui, dans la presse et sur le petit écran, la jeunesse est exaltée, portée aux nues; on dirait qu’il suffit d’avoir vingt ans pour mériter d’être un héros… ou un saint. Quelle erreur ! Ou plutôt, quel mensonge ! Car ceux qui véhiculent un tel message savent très bien ce qu’ils font. Ce qu’ils font ? Ils brisent la jeunesse dans leur élan. Au lieu de lui dire : Allez ! Lancez dans la vie vos forces neuves, mettez l’ardeur de vos vingt ans au service de cet évangile qui transforme le monde parce qu’il agit au plus profond des âmes, on la convainc qu’elle est arrivée au sommet de la gloire et qu’il ne lui reste plus qu’à conserver jalousement cette marque de toute réussite : être jeune.

 

Méfiez-vous de ceux qui exaltent la jeunesse et la laissent se reposer sur ses prétendus lauriers. 

 

Aimez ceux qui lui demandent beaucoup. Fuyez ceux qui disent qu’elle n’a de leçons à recevoir de personne. Suivez ceux qui ne se contentent pas de donner des leçons, mais dont la vie vous est un exemple et une aide pour monter plus haut. Vous êtes faits pour les ascensions et les hauteurs, repoussez avec dégoût la facilité, dont un autre nom est la médiocrité. Mais, pourquoi les pièges tendus à la jeunesse actuelle sont-ils aussi efficaces ?

 

Pourquoi nos jeunes n’arrivent-ils plus à se dévouer gratuitement au service du prochain ?

 

Pourquoi, à l’âge où la vie s’ouvre devant eux, avec ses charmes et ses espoirs, rencontre-t-on autant de blasés, de découragés ?

 

Pourquoi enfin la jeunesse actuelle, au demeurant agréable à vivre et sympathique, recule-t-elle devant les grands choix de la vie : la réponse à l’appel de Dieu, ou la construction d’un foyer chrétien ?

 

Il serait trop facile d’accuser la société en laquelle nous vivons. Sommes-nous libres ou non ?

 

Nos choix seront-ils toujours ceux que l’on veut, il est vrai, nous imposer, ou seront-ils enfin les nôtres ?

 

Votre vie sera ce que vous avez décidé d’en faire. Je ne parle pas ici de la profession que vous aurez plus tard, mais de l’âme avec laquelle vous l’accomplirez. Ceux qui s’attachent aujourd’hui à corrompre la jeunesse, pour mieux l’asservir, croient au péché originel. Nous n’y croyons plus. C’est la réponse la plus profonde peut-être aux questions qui précèdent.

 

La jeunesse, dit-on, a une immense capacité d’aimer. Oui, mais entendons-nous. La jeunesse aime aimer. Elle a du mal à se donner à l’objet de son amour, elle aime jouir de l’amour qu’elle sent vibrer en elle. Elle est égoïste, tournée vers elle, en raison de cette catastrophe que fut le péché originel. Bien sûr, elle est douée aussi de force pour résister à cet égoïsme et pour se donner, mais ce n’est pas sa pente ordinaire, laquelle est plus souvent descendante. On est tous si tentés par la facilité !

 

Ne croyez pas si légèrement à tous les sentiments que vous éprouvez. Ce n’est pas parce qu’ils sont neufs et qu’ils se veulent généreux qu’ils sont nécessairement purs. C’est dans la mesure où ils sont absolus qu’ils sont les plus dangereux. Voici ce qu’écrivait Gustave Thibon :  

 

« Le oui et le non absolus ne peuvent fleurir que dans le royaume de l’abstraction et du rêve. Appliqués au réel, ces entraînements affectifs incontrôlés, si nobles qu’ils soient dans leur source, aboutissent au désordre et à l’injustice. (…) La soif aveugle et prématurée d’absolu a aussi ceci de tragique qu’elle conduit après l’échec et la déception inévitables, à la pire disgrâce que puisse encourir un être créé à l’image de Dieu : le scepticisme et la démission en face de tout idéal, le consentement à la médiocrité. » (Permanences n°401, p.6).

 

 Autre facilité de notre époque : les biens matériels. Comme vous y êtes attachés ! Non pas que vous en ayez beaucoup, mais quelle importance ils ont à vos yeux ! André Charlier, dans ses célèbres Lettres aux Capitaines, écrit :

 

« Vous êtes les plus comblés parce que tout vous est donné et que vous n’imaginez même pas que rien puisse vous êtes refusé ; mais vous êtes en même temps les plus pauvres parce que vous êtes réduits à tirer de l’extérieur de quoi remplir votre vie. Un homme vrai est un homme qui n’a pas de besoins, c’est-à-dire qui est capable de tout tirer de lui-même » (p.38).

 

Autre qualité de cette jeunesse atteinte par le péché des origines : ses rêves, ses idéaux, ses espoirs. On veut faire de sa vie quelque chose de grand, et l’on a raison ; mais, que cette grandeur devienne un refuge imaginaire confortable, laissant pâles à côté de lui les réalisations terrestres, et l’on abandonne alors les efforts nécessaires pour faire de sa vie une belle œuvre, et l’on devient critique pour tout ce qui se fait, parce que tout ce qui se fait ici bas, croit-on, sera toujours moins beau que ce que l’on a rêvé. Mais, non ! C’est le réel qui est beau ! Le réel qu’il faut s’efforcer de comprendre -et c’est tâche difficile !-, le réel qu’il nous appartient de construire, petitement peut-être, pauvre peut-être, imparfait toujours, mais combien encourageant et enthousiasmant !

 

« Un regard jeune est toujours un regard grave : on ne peut pas ne pas être grave, quand on est au bord de sa vie et qu’on sait que l’on va se mesurer avec le réel. C’est le scepticisme et l’ironie qui vieillissent un homme avant l’âge », écrit encore A. Charlier (p.174).

 

Grave, ici, veut dire sérieux. Sérieux ne veut pas dire triste. C’est encore une confusion de la jeunesse. Parce que l’on est sérieux, on ne saurait pas rire. Je veux m’arrêter là. J’espère surtout ne pas vous avoir accablés. Ces paroles, il est vrai, peuvent sonner comme des reproches. Entendez les d’abord comme un appel. Un appel à monter plus haut, avec un réalisme vigoureux et joyeux. Bien sûr il y a le péché originel, mais il y a aussi la grâce. Fondez sur elle votre jeunesse. Mais, là encore, attention ! , la grâce nous est toujours donnée par la croix. N’ayez pas peur du sacrifice ! « Est-ce que le but de la vie est de vivre ? Est-ce que les pieds des enfants de Dieu sont attachés à cette terre misérable ? Il n’est pas de vivre mais de mourir ! Et non point de charpenter la croix, mais d’y monter et de donner ce que nous avons en riant ! Là est la joie, là est la liberté, là est la grâce, là la jeunesse éternelle !… » (Claudel, L’annonce faite à Marie, acte 4, scène 2).

 

 

Par un chanoine régulier de la Mère de Dieu

 

 

 



Par WalkTsin - Publié dans : Oui à la vie et à la famille
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Citations à méditer.

« Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit exulte de joie en Dieu mon Sauveur, car le Tout-puissant a fait pour moi de grandes choses. Saint est son nom. »
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Suis-je prêt à me présenter devant le Seigneur ?

      Suis-je prêt à mourir? Mes affaires temporelles sont-elles en règle et mon testament bien fait? Ma conscience est-elle en règle? N'ai-je rien à craindre pour mes confessions, mes communions, l'accomplissement des devoirs de mon état? 

      Si je savais devoir mourir à la fin de cette journée, comment la passerais-je? Comme j'en emploierais bien tous les moments! Si je savais devoir mourir après cette prière, comme je prierais avec attention et ferveur! Si ce devait être après cette confession, après cette communion, après cette messe, cette visite au saint Sacrement, comme je ferais saintement toutes ces saintes choses! Rentrons ici en nous-mêmes, et comprenons quel changement opérerait en nous et en toute notre conduite cette pensée de la mort bien méditée.

La Sainte Bible :



"La justice élève les nations, et le péché rend les peuples misérables."



 Napoléon Bonaparte :


"La première des vertus est le dévouement à la patrie."

 

Stendhal :

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"La vraie patrie est celle où l'on rencontre le plus de gens qui vous ressemblent."


- Saint Jose-Maria :
"Le chemin de l’amour s’appelle sacrifice"
- Lt Tom Morel : "Je cultive le prestige, non pour une vaine gloire mais pour élever les âmes vers Jésus: Il est mon grand  potentiel d'énergie; s'Il n'était pas dans mon cœur, je sens que je ne pourrais rien faire".

 




> Les Auteurs moins connus voire anonymes mais pertinents :

"Le guerrier ne fait que porter l'épée pour le compte des autres. C'est un seigneur puisqu'il accepte encore de mourir pour des fautes qui ne sont pas les siennes, en portant le poids du péché et de l'honneur des autres."

"Une nation s'affaiblit lorsque s'altère et se corrompt le sentiment de l'amour de la nation et de la pratique religieuse" 


Ce en quoi nous puisons l’espoir, l’essence de tout. 

 

Nos Papes ont dit:

 
Grégoire IX a dit :

http://www.histoiredesjuifs.com/images/B_Gregor_X.jpg

"Ainsi, Dieu choisit la France de préférence à toutes les autres nations de la terre pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. Pour ce motif, le royaume de France est le royaume de Dieu ; les ennemis de la France sont les ennemis du Christ.
De même qu'autrefois la tribu de Juda reçut d'en-haut une bénédiction toute spéciale parmi les autres fils du patriarche Jacob ; de même le Royaume de France est au-dessus de tous les autres peuples, couronné par Dieu lui-même de prérogatives extraordinaires.
La tribu de Juda était la figure anticipée du royaume de France."
 

Saint Pie X a dit :


http://www.sainte-philomene.info/images/St_Pie_X.jpg
"Vous direz aux français qu'ils fassent trésor des testaments de saint Remy, de Charlemagne et de saint Louis, ces testaments qui se résument dans les mots si souvent répétés par l'héroïne d'Orléans : "Vive le Christ qui est Roi des Francs !"
A ce titre seulement, la France est grande parmi les nations ; à cette clause, Dieu la protégera et la fera libre et glorieuse ; à cette condition, on pourra lui appliquer ce qui, dans les Livres Saints, est dit d'Israël : que personne ne s'est rencontré qui insultât ce peuple, sinon quand il s'est éloigné de Dieu.
Ce n'est pas un rêve, mais une réalité ; je n'ai pas seulement l'espérance, j'ai la certitude du plein triomphe."


Jean Paul II a dit
:

"Oui, l'Eglise doit au peuple de France, qui a beaucoup reçu et aussi beaucoup donné, quelques-unes de ses plus belles pages : des grands ordres religieux, tels Cîteaux et les chartreux, aux cathédrales ou à l'épopée missionnaire commencée au siècle dernier. La générosité de ses œuvres et de sa pensée lui a valu l'amitié de nombre de peuples, et parmi les plus pauvres. Puisse la France continuer à y trouver ses raisons d'être !" 


Léon XII a dit :

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/26/LeoXII.jpg/150px-LeoXII.jpg
En premier lieu, arrachez à la franc-maçonnerie le masque dont elle se couvre et faites la voir telle qu'elle est.
Secondement, [...] instruisez vos peuples; faites leur connaître les artifices employés par ces sectes pour séduire les hommes et les attirer dans leurs rangs, montrez leur la perversité de leur doctrine  et l'infamie de leurs actes."


Paul IV a dit dans sa bulle* :

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Si jamais un jour il apparaissait qu'un Evêque, faisant même fonction d'Archevêque, de Patriarche ou de Primat; qu'un Cardinal de l'Eglise Romaine, même Légat; qu'un Souverain Pontife lui-même, avant sa promotion et élévation au Cardinalat ou au Souverain Pontificat, déviant de la foi Catholique est tombé en quelque hérésie, sa promotion ou élévation, même si elle a eu lieu dans la concorde et avec l'assentiment unanime de tous les Cardinaux, est nulle, sans valeur, non avenue

*
(Cum ex Apostolatus Officio)

Oraison

Un hymne à l'Honneur par le Père Jean Paul Argouarc’h :


"Seigneur vous l’avez endormi
Dans une paix certaine
Entre les bras de l’espérance et de l’amour.
Ce vieux coeur de soldat n’a point connu la haine.
Pour la France et pour vous il a combattu avec beaucoup d’amour.
Que Notre Dame d’Afrique,
Que Notre Dame d’Indochine,
Que Notre Dame de la Mer,
Vous accueille, Commandant, avec Sainte Anne.
Et qu’Elle étende son blanc manteau sur la France.
A genoux les enfants ;
A genoux les hommes ;
Et debout la France ! "

Prières

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Saint Michel, priez pour moi.
Saint Ange gardien, assistez-moi.
Mon saint Patron, protègez-moi.
Sainte Marie, Reine des Anges, veillez sur moi.

Saint Michel Archange de ta lumière éclairez-nous,
Saint Michel Archange, de tes ailes protègez-nous,
Saint Michel Archange, de ton épée défendez-nous.

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