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Jeudi 26 avril 4 26 /04 /Avr 12:00

VU sur RIPOSTE CATHOLIQUE


 

Certes un saint triste est un triste saint ! Mais les moines bénédictins de Sainte-Marie de La Garden’ont pas fini, eux, de nous étonner. Ils proposent désormais sur leur site de jouer.

À quoi, direz-vous ? Tout simplement à reconstituer des photographies découpées façon puzzle. Plusieurs photographies sont ainsi proposées et après avoir mélangé les pièces il suffit (!) de cliquer pour reconstituer l’ensemble. Pas si facile !

Heureusement, décidément bien modernes, les moines proposent un accompagnement musical, apte à calmer les plus impatients. Il existe plusieurs niveaux (enfants, adultes, etc.) et plusieurs thèmes qui sont tous en lien avec la vie monastique. Si on parvient à reconstituer l’image il suffit d’envoyer une capture d’écran au monastère. Les enfants gagnent un lot d’images pieuses et les adultes, un livre de dom Gérard : La Sainte liturgie.

À vous d’essayer. 

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Mercredi 28 mars 3 28 /03 /Mars 16:34

BIBLIOTHEQUE DE COMBAT

 

Un refuge de textes justes, rapides, précis sur des sujets variés  qui permettent de s'armer et d'élever tant l'âme que l'esprit.

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Dimanche 18 mars 7 18 /03 /Mars 15:43

 

 

SOY EL NOVIO DE LA MUERTE

 

 

Par Mathieu

 

Le Christ de la Bonne Mort, est le Christ de la confrérie dite de Mena, car ce Christ est une imitation d’une sculpture faite par Mena aux XVIIe s. Il est le Patron de la Légion Espagnole.

Nombreux sont les légionnaires membres de cette confrérie qui sort en procession le Jeudi Saint, ils le portent sur leurs épaules, et à bout de bras avant de le mettre sur son trône de procession. C’est une des processions les plus populaires de la ville de Malaga. C’est un honneur pour nous de voir nos légionnaires dans nos processions, et nous accompagner. Portant le titre de « Real » (Royale) donc le roi doit en être membre, mais n’assistant pas à la procession il envoit un représentant, souvent un militaire, un capitaine, un général.
Son image s’est étendu au milieu du XXe s. à toutes les casernes de légionnaires dans le Royaume Espagnol, il se retrouve parfois dans le blason de la légion.

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Jeudi 22 décembre 4 22 /12 /Déc 16:46

 

 http://1.bp.blogspot.com/_WpkrCQAsCXY/SwR2YnR0lYI/AAAAAAAABvE/S35NRBDAMmc/s1600/abrah%C3%A3o+dor%C3%A9+maior.jpg

 

 


Le feu divin qui nous consume ressemble à ces feux indiscrets qu’un pasteur imprudent allume aux bords de profondes forêts; Tant qu’aucun souffle ne l’éveille, l’humble foyer couve et sommeille ; Mais s’il respire l’aquilon, tout à coup la flamme engourdie s’enfle, déborde; et l’incendie embrase un immense horizon !

 

O mon âme, de quels rivages viendra ce souffle inattendu ? Serait-ce un enfant des orages ? Un soupir à peine entendu ? Viendra-t-il, comme un doux zéphyr, mollement caresser ma lyre, ainsi qu’il caresse une fleur ? Ou sous ses ailes frémissantes, briser ses cordes gémissantes du cri perçant de la douleur ?

 

Viens du couchant ou de l’aurore ! Doux ou terrible au gré du sort, le sein généreux qui t’implore brave la souffrance ou la mort ! Aux cœurs altérés d’harmonie qu’importe le prix du génie ? Si c’est la mort, il faut mourir !... On dit que la bouche d’Orphée, par les flots de l’Ebre étouffée, rendit un immortel soupir !

 

Mais soit qu’un mortel vive ou meure, toujours rebelle à nos souhaits, l’esprit ne souffle qu’à son heure, et ne se repose jamais ! Préparons-lui des lèvres pures, un œil chaste, un front sans souillures, comme, aux approches du saint lieu, des enfants, des vierges voilées, jonchent de roses effeuillées la route où va passer un Dieu !

 

Fuyant des bords qui l’ont vu naître, de Jacob l’antique berger un jour devant lui vit paraître un mystérieux étranger ; Dans l’ombre, ses larges prunelles lançaient de pâles étincelles, ses pas ébranlaient le vallon ; Le courroux gonflait sa poitrine, et le souffle de sa narine résonnait comme l’aquilon !

 

Dans un formidable silence ils se mesurent un moment ; Soudain l’un sur l’autre s’élance, saisi d’un même emportement : Leurs bras menaçants se replient, leurs fronts luttent, leurs membres crient, leurs flancs pressent leurs flancs pressés ; Comme un chêne qu’on déracine leur tronc se balance et s’incline sur leurs genoux entrelacés !

 

Tous deux ils glissent dans la lutte, et Jacob enfin terrassé chancelle, tombe, et dans sa chute entraîne l’ange renversé : Palpitant de crainte et de rage, soudain le pasteur se dégage des bras du combattant des cieux, l’abat, le presse, le surmonte, et sur son sein gonflé de honte pose un genou victorieux !

 

Mais, sur le lutteur qu’il domine, Jacob encor mal affermi, sent à son tour sur sa poitrine le poids du céleste ennemi !... Enfin, depuis les heures sombres où le soir lutte avec les ombres, tantôt vaincu, tantôt vainqueur, contre ce rival qu’il ignore il combattit jusqu’à l’aurore... Et c’était l’esprit du Seigneur !

 

Ainsi dans les ombres du doute l’homme, hélas! égaré souvent, se trace à soi-même sa route, et veut voguer contre le vent ; Mais dans cette lutte insensée, bientôt notre aile terrassée par le souffle qui la combat, sur la terre tombe essoufflée comme la voile désenflée qui tombe et dort le long du mât.

 

Attendons le souffle suprême ; dans un repos silencieux ; nous ne sommes rien de nous-même qu’un instrument mélodieux ! Quand le doigt d’en haut se retire, restons muets comme la lyre qui recueille ses saints transports jusqu’à ce que la main puissante touche la corde frémissante où dorment les divins accords !

 

http://www.michelledastier.org/images/Hommes%20particuliers/pri%C3%A8re/priere-genou-couchant.jpg

 

In Nouvelles méditations poétiques d’Alphonse de Lamartine

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Jeudi 15 décembre 4 15 /12 /Déc 14:14

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/88/Natoire_-_Adam_et_Eve_chass%C3%A9s_du_Paradis_terrestre.jpg

Un jour, une petite fille demande à sa mère :

- Dis maman, comment ils sont nés les tout-premiers parents?

- Eh bien, lui répond sa maman, c'est Dieu qui a créé les premiers parents humains Adam et Eve.. Adam et Eve ont eu des enfants, qui plus tard sont devenus parents à leur tour et ainsi de suite. C'est ainsi que s'est formée la famille humaine.

Deux jours plus tard, la fillette pose la même question à son père. Celui-ci lui répond:

- Tu vois, il y a des millions d'années, les singes ont évolué lentement jusqu'à devenir les êtres humains que nous sommes aujourd'hui.

La petite fille toute perplexe retourne aussitôt voir sa mère:

- Maman! Comment c'est possible que tu me dises que les premiers parents ont été créés par Dieu et que papa me dise que c'était des singes qui ont évolué?

- C'est très simple ma chérie: moi je t'ai parlé de ma famille et ton père te parlait de la sienne!

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Samedi 8 octobre 6 08 /10 /Oct 16:34

Chemin de terre, chemin de Foi, voie millénaire de l'Europe, le pèlerinage de compostelle est jalonné de légendes, de prières, d'attentes et de miracles. Quatre routes conduisent au tombeau de l'apôtre saint Jacques : la via podensis, de l'auvergne aux confins de la Galice est la plus illustre d'entre elles.

 

 


 

http://www.e-global.es/viaje-turismo-online/wp-includes/graficos/santiago-de-compostela-noche-catedral.jpg


Du Puy jusqu'à Santiago, le chemin de l'étoile se déploie sur 1500 km, à travers la vielle France, le pays de Margeride et de l'Aubrac, le Lot et la Navarre. Il poursuit sa course outre les Pyrénées pour rejoindre Roncevaux, dès lors c'est le camino francés, la Navarra, la Rioja, plein ouest toujours, les plaines de Castille, puis après encore et encore des monts qui tutoyent le Ciel, la Galice et Santiago. Santiago de Compostella, estella comme l'étoile qui nous a indiqué le corps glorieux de Saint Jacques le Majeur, comme les étoiles de la voie lactée de Charlemagne. Quinze z cents kilomètres à travers ce qui était la Chrétienté, quinze cents kilomètres à pèregriner sur le camino de los vagabundos de Dios pour obtenir l'indulgence plénière et la joie.

La voie lactée de Charlemagne prend naissance dans le cœur du viel Puy en Velay, elle ne quitte plus le pèlerin tout au long du voyage, il en est de même pour  le chemin de forces telluriques qui commence en la petite chapelle romane de Saint Michel d'Aiguihle, édifiée sur un dyke volcanique par l'évêque Godescalc quelques temps avant l'an mil.

 

Ce chemin tellurique est jonché d'églises romanes bâties en un temps où l'on construisait des églises en des lieux particuliers, et où on ne faisait pas de l'art pour de l'art, on exigeait des savants et non des artistes, ici il fallait être un initié, l'église était alors un temple catalysant les éléments sous la royauté du tabernacle. Je vous parle d'un temps où l'on savait construire des temples, le roman c'est le roc massif et robuste, c'est l'exaltation des forces telluriques, la quadrature du cercle, les lois profondes de l’âme de la pierre, des arbres, des eaux. Les églises romanes, ce sont les Vierges noires qui nous sauvent, ces « Sedes Sapientiae »  assissent sur une cathèdre, vêtue du pallium, l’Enfant Jésus sur le genou gauche, tous deux faisant face, le regard hiératique, lointain. La tête et les mains sont peintes en noir ; les vêtements sont bleu-vert, rouge et blanc avec filet doré, rien n'est laissé au hasard. Et il reste pour toujours ces « Vierges en majesté », Notre Mère rigide sur un siège carré ; l’Enfant a une tête d’adulte : c’est le Logos éternel, il bénit d’une main et dans l’autre tient un livre fermé, ces vierges de l'an mil elle sont le lien entre la Terre et le Ciel sur le chemin que le pèlerin entreprend.

 

Le Chemin se poursuit, imprimant la cadence de nos pas, partout des fruits sauvages au détour des sentiers, dons célestes pour les hères de la terre, résonne à l'âme les couplet du kyrie des geux des routier de Vézelay, "bissac et ventre creux", l’Aubrac et ses vaches, ses essaims de verts pâturages, ses tourbières et ses clairières, enfin ses Calvaires et leur amoncellements de petits cailloux, autant de vœux exaucés ou de peines déposées... Le reste, c'est le silence et le vent d'Autan, celui qu'on nomme encore le vent des fous ...

 

Le corps et les pensées lavés par l'effort se délient dans la vaste plénitude, la foulée s'allonge et s'allège, la communion peut commencer, on se met à chercher comme ceux qui doivent trouver pour paraphraser saint Augustin. On se met à aimer la lenteur, forme unique du mereilleux moderne, elle seule peut encore nous jeter sur les routes. Le Soleil et le Ciel d'azur et c'est tout, "in loco vastae solitudinis" dans ce lieu de vaste solitude, cela éclaire le sens de la route, oui Dieu se révèle vraiment dans les déserts.

 

 

Il faut grimper, dévaler les sentes abruptes, boire aux sources, s'arrêter aux calvaires, souffrir et rendre grâce. Puis vient les temps d'altitude en élévation, les Pyrénées, passer le col de Roncevaux, la montagne prise dans des lacets de nuages, un ciel anémique, la fraicheur, à y regarder bien, les mouvement des nuages montagnards ressusciteraient la bataille légendaire qui opposa les armées de Charlemagne et de son fidèle Roland aux Sarrasins. Les ténèbres nocturnes arrivant, la messe de neuf heures du soir les dissipe , la messe des pèlerins célébrée par le supérieur de la collégiale Santa Maria de Roncevalles. "Que tous ceux qui se rendent à Compostelle approchent" il nous bénit, protection contre les maux, les ennemis visibles et invisibles, invocation du Santo Patron Santiago, de Nuestra Senora, et les chants acapela sont entonnés, le sanctuaire est envahi en dedans et en dehors de la mélodie du Salve Regina, en pleine montagne, a mil kilomètres de Saint Jacques, on se laisse croire en la beauté ...  

 

De grâce souvenez vous de nos longs pèlerinages...

 


Puis viendra la solitude de la plaine, les doutes : "Seigneur, où étais tu lorsque j'ai tant pleuré? pourqui ne marchais tu pas à mes côtés?" et le Seigneur m'a répondu : "Mon enfant, les jours où tu ne vois qu'une trace sur le sable, ce sont les jours où je t'ai porté".

 

Tel le chapelet, les villages s’égrènent, Maneru, Cirauqui, Estella, les cigognes sur les toits, la fontaine de vin. Puis après Burgos et sa cathédrale magnifique, son Cid matamore, c'est la pleine immense, on comprend mieux les patriarches bibliques, on sait pourquoi Dieu se relève dans le Désert, la meseta est un royaume blanc que le soleil irradie comme un ostensoir, le paysage est sévère, aride, la soif réelle ou spirituelle continu, l'horizon ne cesse de reculer à mesure que l'on progresse, seul avec son ombre qui nous pèse et nous ralentit. Sous la brûlure du jour, marcher vers la nuit, et sous la glace des étoiles nues souhaiter la brûlure du jour, disait Saint Exupery ...

 

 

Des lieues plus tard, San Anton son monastère abandonné et Castrojeriz, son castel et sa colline immense. Le reste u partage entre personnes qui n'ont rien, on partage la dérotue, la faim, la soif intérieure, des gens qui sont des véritables hospitaliers médiévaux pansent nos blessures : "Emprunter le chemin, c'est s'approcher d'une vérité ou, du moins, laisser cette vérité s'approcher de soi. On ne fait pas le chemin, c'est le chemin qui nous fait. Il est à l'aune de l'amour et du temps : il nous traverse et l'on ne peut que le traverser".

 

Arrive la ville de Léon, les derniers monts de Castille, l’aridité puis reviendra la pluie après une ultime montée, Dieu nous a dépouillé, il a brisé en nous toute certitude humaine pour que nous sachions que Lui seul tient lieu de toutes choses d'ici-bas.

 

 

La montée vers la Galice et à son sommet encore un monastère, il fait froid et pleut sans discontinuer, 150 km et c'est fini, la Galice est rude, c'est la Bretagne, maison en pierre et toit en ardoise, langue plus celtique, cornemuses dans les villages ...

 

 

Décidement le voyage n'est jamais celui qu'on attend, que l'horizon se dérobe, rien à dire, il est dans sa nature même de fuir, c'est la destination qui se moque vraiment de nous, nos chemins nous mènenet toujours ailleur, certains qui n'ont pas l'esprit du chemin s'agaceront de cette indocilité, de ce jeu, les autres savent du plus profond de leur âme que c'est un autre nom pour le sel de vivre.

 

Puis les bornes datant des temps anciens, cent kilomètres, plus que cent kilomètres, déjà, et puis l'arrivée à Saint Jacques. Certains s'émeuvent aux larmes devant le but accompli. Les autres sont absents, encore tout à la marche, tout à Dieu, aux rencontres fortuites si belles, aux adieux attendus, à la croisée des chemins qui conduisent au plus près de soi, au plus près de Lui. Une volée de marches conduit jusqu'au tombeau de l’apôtre Jacques le Majeur, fils de Zébédée, certains disent que ce n'est pas lui, qu'importe, ce qui est vrai n'est pas forcément exact...

 

 

Oui on ne peut vraiment pas asservir l'homme qui marche...

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Mercredi 5 octobre 3 05 /10 /Oct 16:31

Par Jean Raspail sur son site.

 

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De la tenue

S'il existe en français, pour s’adresser à autrui, deux pronoms personnels de la deuxième personne, l’un au singulier, TU, l’autre où pluriel, VOUS, appelé pluriel de politesse, c’est que notre langue se plaît à certaines nuances qui sont les bases de la civilité. Il ne s’agit pas là de code, de formalisme de classe, de snobisme, de règles mondaines, mais simplement d’usages naturels, qui se perdent et qui faisaient, entre autres, le charme et l’équilibre de la France et le plaisir d’être Français.

Ce plaisir-là s’émousse. On me dira que d’autres motifs plus graves et plus irritants y concourent, d’autres lésions de civilisation, et que c’est considérer les choses par le petit bout de la lorgnette, mais dans ce seul domaine de la civilité, de petites causes peuvent entraîner de grands effets dévastateurs.

La Révolution française, jusqu’à l’avènement du Directoire, savait ce qu’elle faisait en imposant le tutoiement général et en interdisant l’emploi des vocables Monsieur et Madame qui marquaient au moins une déférence réciproque : elle égalisait au plus bas niveau, celui du plus grand dénominateur commun de la familiarité.

Aujourd’hui, ce sont d’abord nos enfants que nous voyons condamnés à être partout tutoyés, comme sous la Révolution. Je ne m’en prends point au tutoiement naturel d’affection et d’intimité (la famille, les amis), ou de solidarité (les copains, les camarades,), mais à celui que leur infligent systématiquement les adultes, comme si l’enfant n’avait pas droit au respect et à la liberté de choisir selon son coeur et ses humeurs qui a, ou qui n’a pas, le loisir de le tutoyer.

D’une façon significative, et qui ne doit rien au hasard, cela commence dès l’école, où plus un instituteur ne prend la peine de vouvoyer (ou voussoyer) un enfant. Au premier jour de classe, l’ex-maître devenu enseignant par banalisation de la fonction et refus de cette sorte de sacerdoce qu’elle représentait autrefois, ne demande plus à l’enfant dont il fait connaissance: « Comment vous appelez-vous ? », ce qui serait au moins du bon français, mais : « C’est quoi, ton nom ? »

Sans que l’enfant en ait conscience, le voilà déjà rabaissé, marqué comme un élément de troupeau. On lui eût dit « vous » d’emblée, ainsi qu’à ses camarades, qu’ils en auraient retiré, tous ensemble, l’impression d’être considérés et appelés à de grands destins, ce qui est faux, naturellement, pour la plus grande partie d’entre eux, mais représente quand même un meilleur départ dans la vie que d’être ravalés dès l’enfance au matricule du tutoiement.

Le jeune élève va être vite conditionné. Dès qu’il saura lire et écrire, ses premiers livres « d’éveil » lui poseront leurs premières questions sous la forme autoritaire du tutoiement : « Dessine ici un arbre, une vache.... » ou encore : « Ecris les noms des fleurs que tu connais… » Ce n’est pas bien méchant, mais c’est ainsi que le pli se prend.

Au catéchisme, devenu catéchèse, l’accueil en TU n’es pas différent, mais ses effets en sont plus marquants, car il s’agit de choses plus graves : c’est l’âme qui se fait tutoyer d’entrée. L’ouvrage  « Pierres vivantes » qui fit couler tant d’encre à cause de certaines énormités qu’il contient, distille son enseignement par le biais d’une complicité, et non d’un magistère, que le tutoiement impose à l’enfant.

Tout cela semble si bien admis, que c’est un aspect des choses que personne, à ma connaissance n’a jusqu’à présent souligné. On pose pour principe que l’enfant s’y trouve plus à l’aise. C’est sans doute vrai eu premier degré. Cette pente-là est facile et semble toute naturelle C’est justement pourquoi l’on devrait s’en méfier...

Car dans cet immense combat de société qui divise le pays depuis déjà longtemps, et qui est loin d’être terminé, quelles que soient ses péripéties politiques, nos enfants sont un enjeu formidable : ils représentent l’avenir. Tout se tient et c'est au nom de l'égalitarisme et de l'uniformité larvée qu'on prive ainsi l'enfant de la déférence élémentaire et du respect qu'on lui doit.

Le tutoiement qui sort de la bouche d'un instituteur, fût-il de l'enseignement privé, et de la plupart de ceux qui font profession de s'occuper des enfants, est d'abord un acte politique, même s'il est inconscient. Cela fait partie du dressage, et cela donne des résultats. Déjà, une bonne partie de la France adulte, et toute la France juvénile, se tutoient, dans un grand dégoulinement de familiarité, qu'on appelle aujourd'hui la CONVIVIALITÉ, mot de cuistre, alibi de cuistre, camouflage de cuistre. De la convivialité à la vulgarité, le pas est vite franchi.

Dans de nombreux milieux du travail, le tutoiement devient un passeport obligatoire, dont on ne saurait se passer sous peine de déviationnisme bourgeois, alors que, chez les compagnons d'autrefois, c'était le vouvoiement qui marquait l'esprit de caste. De CASTE, pas de classe.

Au sein du parti communiste, comme du parti socialiste, dans la "République des camarades", le tutoiement est de rigueur. Seul François Mitterrand y faisait exception lorsqu'il était premier secrétaire de son parti. Il détestait qu'on le tutoie, et allait jusqu'à l'interdire, ce qui montre assez bien, à mon sens, que son socialisme était seulement d'ambition et non de conviction...

Mais, pour le commun des Français, aujourd'hui, il importe de ne pas être FIER, car ce mot-là, justement, par ce qu'il entraîne de dignité et de sentiment élevés, est devenu l'un des nouveaux parias de notre vocabulaire.

Cela peut paraître sympathique, amical, empreint de simplicité. En réalité, ce n'est qu'un piège. Quand les convenances du langage tombent, l'individu perd ses défenses naturelles, rabaissé au plus bas niveau de la civilité. N'a pas d'autre but non plus la destruction de la langue française préparée dans les laboratoires subversifs de l'Education nationale, et dont on mesure déjà les effets...

Pour ma part, j'ai été dressé autrement. Je me souviens de la voix du maître qui tombait de l'estrade : «Raspail! Vous me copierez cent fois...» ou : «Raspail! Sortez!»

J'avais neuf ans. C'était juste avant la guerre, dans une école laïque de village. Plus tard, au lycée (et ce n’est pas pour rien qu’on a cassé certaines façons, là aussi), les professeurs nous donnaient naturellement du MONSIEUR sans la moindre dérision : « Monsieur Raspail, au tableau ! » On se vouvoyait entre condisciples, réservant le tutoiement à un nombre restreint de camarades choisis.

Choisir, tout est là ! Ne rien se laisser imposer sur plan des usages, ni le tutoiement d’un égal, ni à plus forte raison celui d’un supérieur.

Il y avait une exception, de ce temps-là : le scoutisme. Je me souviens de ma surprise quand je m’étais aperçu, à onze ans, qu’il me fallait tutoyer cet imposant personnage en culottes courtes qui devait bien avoir trente ans, et qui s’appelait le scoutmestre, et qu’à l’intérieur de la troupe tout le monde se tutoyait aussi avec une sorte de gravité. Mais il s’agissait là d’une coutume de caste, d’un signe de reconnaissance réservé aux seuls initiés, comme la poignée de main gauche, l’engagement sur l’honneur, et les scalps de patrouille, car le scoutisme avait alors le génie de l’originalité, une soif de singularité forcenée, dont nous n’étions pas peu fiers. On se distinguait nettement de la masse, on s’élevait par degrés à l’intérieur de cette nouvelle chevalerie, mais il fallait s’en montrer digne.

En revanche, on vouvoyait Dieu. Cela nous semblait l’évidence même. La prière scoute chantée commençait ainsi: « Seigneur Jésus, apprenez-moi à être généreux, à Vous servir comme Vous le méritez... » C’est la plus belle prière que je connaisse. Il m’arrive encore de m’en servir. Voit-on comme la musique des mots eût été différente à la seconde personne du singulier, et comme elle parlerait autrement à l’âme: « ... A Te servir comme Tu le mérites. » ? C’est sec, cela n’a pas de grandeur, cela ne marque aucune distance, on dirait une formalité. Et cependant, aujourd’hui, c’est ainsi que l’on s’adresse à la Divinité, on lui applique le tutoiement le plus commun en français. Et le reste a capoté en série: la liturgie, le vocabulaire religieux, la musique sacrée, le comportement de la hiérarchie, la laïcisation du clergé, la banalisation du mystère, si l’on s’en tient aux seules lésions apparentes. Dieu est devenu membre du parti socialiste. L’usage est de le tutoyer.

Au chapitre des habitudes, ou plutôt des attitudes, j’ai conservé celle de vouvoyer aussi les enfants qui ne me sont pas familiers, et d’appeler Monsieur ou Mademoiselle les jeunes gens que je rencontre pour la première fois. La surprise passé, ils me considèrent avec beaucoup plus de sympathie, et j’ai même l’impression qu’ils m’en sont reconnaissants. Nous tenons des conversations de bien meilleure venue, et les voilà qui se mettent à surveiller leur langage, c’est-à-dire à s’exprimer correctement en français, comme si d’avoir été traités avec déférence leur donnait des obligations nouvelles et salutaires. Les négations et les liaisons réapparaissent miraculeusement dans la phrase (je n’ai pas, au lieu de j’ai pas, c’est-t-un an lieu de c’est-h-un, etc.), la prononciation se redresse (je suis pour chuis, je ne sais pas pour chais pas, etc.), le goût de l’élégance verbale ressuscite. Faites vous-même l’essai, vous verrez. La dignité du langage et la dignité de la personne se confondent le plus souvent. Voilà pourquoi l’on parle si mal en ce moment…

Oserai-je avouer ici que mes enfants me vouvoient, et vouvoient également leur mère ? Cela depuis leur plus jeune âge, et sans aucun traumatisme. Sans vouloir convertir personne à ce qui peut paraître une ostentation, là aussi il faut constater que le langage courant au sein de la famille s’en trouve naturellement affiné. Et même dans les affrontements, qui ne manquent pas, un jour ou l’autre, vers la fin de l’adolescence, d’opposer les enfants à leurs parents, le vouvoiement tempère l’insolence et préserve de bien des blessures. Il en va de même entre époux, encore que ce vouvoiement-là soi devenu aujourd’hui une sorte de curiosité ethnographique, et Dieu sait pourtant les services de toutes sortes qu’il rend. Je le pratique depuis trente-cinq ans que je suis marié. C’est un jeu divertissant, dont on ne se lasse jamais. Même dans le langage le plus routinier, l’oreille est toujours agréablement surprise. Les scènes dites de ménage, fussent-elles conduites avec vigueur, s’en trouvent haussées à du joli théâtre. On a envie de s’applaudir et de souper ensemble au champagne après le spectacle. Toutes les femmes qui ont compté dans ma vie, je les ai toujours voussoyées, et réciproquement, pour l’honneur de l’amour en quelque sorte. Puis-je espérer, sans trop, y croire, que, tombant sur cette chronique, un jeune couple s’en trouvera convaincu, au moins curieux de tenter l’expérience ? En public, ils étonneront les autres, ce qui est déjà une satisfaction en ces temps d’uniformité où se nivellent médiocrement les convenances sociales. En privé, ils s’amuseront beaucoup aux mille et une subtilités du vous, et je prends le pari qu’ils ne rebrousseront pas chemin de sitôt.

Dans un tout autre domaine, j’assistais récemment aux obsèques d’un ami cher, Christian, de son prénom, mais il avait aussi un nom, fort joli nom d’ailleurs. Eh bien, le prêtre, qui l’avait jamais vu vivant, qui ne l’avait même jamais vu du tout, le trairait à tu et à toi, selon les piètres dispositions du nouvel office des morts : « Christian, toi qui.. Christian, toi que... Christian, Dieu te... et ta famille... » Exactement comme pour les enfants sans défense ! En vertu de quoi, au nom de quoi, la familiarité doit-elle répandre ses flots visqueux jusque sur les cercueils ? Bossuet tutoyait-il les princes en prononçant leurs oraisons funèbres ? Or chaque défunt est un roi, enfin couronné, et sacré à jamais. Quant au nom patronymique de Christian, celui sans lequel le prénom de baptême n’est rien, il ne fut pas une seule fois prononcé ! Et pourquoi pas la fosse commune obligatoire, dans la même foulée...

Car me frappe tout autant, l’emploi généralisé du prénom seul, en lieu et place du patronyme précédé on non du prénom, et cela dans toutes les circonstances de la vie où il n’est pas nécessaire de présenter une carte d’identité : « C’est quoi, ton nom? Serge. Moi, c’est Jocelyne... » Serge qui ? Jocelyne qui ? Les intéressés eux-mêmes semblent ne plus, s’en soucier. Il y a des dizaines de milliers de Serge, des dizaines de milliers de Jocelyne, alors qu’il n’existe qu’un seul Serge X., qu’une seule Jocelyne Z. Mais on se complaît dans l’anonymat. On y nage à l’aise, on s’y coule avec délices, on n’y fait pas de vague, semblable aux milliers de milliers, on n’éprouve pas le besoin de faire claquer son nom comme un drapeau et de brandir ce drapeau au dessus de la mêlée.

Qu’on se rassure, toutefois. Il nous restera au moins à chacun, le numéro matricule de la Sécurité sociale. Celui-là, on y tient.

J’en connais même qui se battront pour ça...

 

Jean Raspail

 

 

Par WalkTsin - Publié dans : Divers
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Mercredi 28 septembre 3 28 /09 /Sep 13:03


 

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Léon Daudet, né le 16 novembre 1867 à Paris, était le fils d'Alphonse, grand écrivain, dont le salon était un des centres de la littérature et des arts. Gustave Flaubert, Maurice Barrés, Emile Zola, Edouard Drumont, Guy de Maupassant, Ernest Renan, Gambetta entourent son père qui avait, dira Léon Daudet « non seulement le goût, mais la passion des échantillons humains, depuis le vagabond de la route jusqu'au plus raffiné des artistes ». Un milieu républicain, radical, anticlérical, avec la haute référence de Victor Hugo dont Léon Daudet devait épouser en 1891 la petite-fille, Jeanne, que Hugo a célébré dans L'art d'être grand-père. Un mariage civil, car Hugo avait défendu à sa descendance le mariage religieux. Il entame des études de médecine qu'il mènera jusqu'au bout, thèse exceptée. Son échec à l'internat l'amène à écrire en 1894 un étonnant pamphlet rabelaisien, réaction spiritualiste contre le matérialisme qui règne dans la profession ; un livre cruel pour les pontes de la médecine, qui exigent des sommets de flagornerie de leurs élèves si ceux-ci veulent avoir la moindre chance de réussir. D'où la scène burlesque et peu ragoûtante du lèchement des pieds que décrit Daudet : « .. les pieds que je devais lécher, nullement comparables à ceux d'un nègre, malgré leur épaisse couche de vernis, cirés plus qu'une botte, car cette crasse formait un relief, et dans les interstices brillait une chapelure verdâtre. La néfaste coloration cessait aux ongles, nougats craquelés, mi-bruns, mi-jaunes ». J'épargnerai au lecteur la suite… C'est le pamphlet le plus rabelaisien depuis Rabelais et, s'il fallait évoquer la peinture, nous sommes dans l'œuvre de Jérôme Bosch et de Breughel.

Quelques temps après sa séparation d'avec Jeanne Hugo (il poursuivra dès lors Hugo de sa vindicte), il se remarie religieusement. Il est désormais catholique et antisémite, et croit avoir trouvé en Drumont son chef de file. Accompagné de Barrés, il assiste, pour le compte du Figaro, à la dégradation du capitaine Dreyfus. L'article qu'il rédige fait forte impression : « Il n'a plus d'âge, il n'a plus de nom. Il est couleur traître. Sa face est terreuse, aplatie et basse, étrangère à coup sûr, épave de ghetto ». Un polémiste a besoin d'ennemis. Drumont lui désigne les habiroux, Barrès les ennemis de la Patrie et de l'Armée, Maurras, la République. Sous l'influence de ce dernier, il évolue vers le nationalisme intégral, autrement dit la monarchie. Le quotidien L'Action Française, dont Daudet sera un des trois piliers, Maurras et Bainville, les deux autres, vient de naître. Nous sommes en 1908, et Daudet en restera l'éditorialiste jusqu'en 1941. Pierre Dominique, dans son livre Les polémistes français depuis 1789, analyse ainsi le talent d'un des plus grands polémistes du siècle : « Daudet excellait à saisir le point faible d'un adversaire, son ridicule physique et, dès lors, l'homme devenait entre ses mains un pantin grimaçant qu'il désarticulait chaque jour pour son plaisir et celui de ses amis ».

Parmi ses têtes de turc figure Aristide Briand, partisan de la recherche d'une paix européenne. Daudet ne fait pas dans la nuance : « Le type représentatif de cette période politique est le souteneur Aristide Briand, issu d'une sentine de Saint-Nazaire, élevé dans le bouge paternel, sur les genoux des filles publiques, […] grand maître de l'Université […], bien que sachant à peine lire et ne sachant pas du tout écrire ». Il montre Briand marchant « de son allure rapide de vipère qui se fraye un chemin dans la vase ». Clemenceau : « Une tête de mort sculptée dans un calcul biliaire ». Du président Fallières, il disait avec gentillesse : « Sa place est au marché, c'est certain. Il est fait pour être tâté, soupesé, puis attachée une longe, conduit à l'abattoir, hélas, débité, vendu, bouilli et mangé ». D'Anatole France, « C'est un Socrate extrêmement timide, à qui la seule vue de la ciguë donnerait immédiatement la colique ». Bergson est un « petit rat hébreu », Zola, « le bol fécal ». Emile Combe : une « petite tête de perroquet malade » et il dépeint ainsi Léon Blum : « Sorte de lévrier hébreu, minaudant et hautain, à la parole facile et pédante ».

De 1919 à 1924, Daudet est député et principal porte-parole des nationalistes. Il estimera plus tard avoir perdu là quatre ans et demi de sa vie. Un drame devait profondément l'affecter en 1923. Son fils Philippe, âgé de quatorze ans, fait une fugue, tente de s'embarquer pour le Canada, prend contact avec les milieux anarchistes et se suicide dans un taxi quelques jours plus tard, laissant une lettre à sa mère annonçant son intention de mettre fin à ses jours. Daudet refusera toujours d'admettre la thèse du suicide, soutenant que son fils a été assassiné par la police politique du Régime républicain. En 1927, ayant épuisé tous les recours, il se retranche dans les locaux de l'Action Française et soutient un siège de quelques jours. Incarcéré à la Santé, il est libéré deux mois plus tard par les Camelots du Roi. Ces derniers, détournant les communications téléphoniques de la prison, et imitant la voix du chef de cabinet du ministre de l'Intérieur, font croire au directeur de la prison que le gouvernement lui ordonnait de libérer discrètement Léon Daudet et, pour faire bonne mesure, le député communiste Pierre Sémard. Suivent deux ans d'exil à Bruxelles où les pamphlets succèdent aux essais, et les romans aux livres de souvenirs. De retour à Paris après avoir été gracié, il reprend sa place au journal et participe activement aux combats politiques, exprimant son soutien au fascisme mussolinien. L'occupation allemande désolera ce patriote viscéralement antigermanique, qui a, depuis les années 1920, beaucoup tempéré son antisémitisme.

Ce polémiste-agitateur, qui fut aussi un remarquable orateur anticonformiste, avait fait obtenir en 1919 le Prix Goncourt à Marcel Proust, de mère juive et dreyfusard, et il tenta de le faire attribuer à Louis-Ferdinand Céline pour Le Voyage au bout de la nuit, ouvrage alors honni par les patriotes. Il écrivit un article élogieux sur André Gide, louera Picasso, et aimera Marcel Schwob, pourtant habiroux. Peut-être convient-il de le classer davantage parmi les « anarchistes de droite » que parmi les réactionnaires… Il s'en va, sans doute dans un tonitruant éclat de rire, le 30 juin 1942.

R.S. Rivarol du 11 février 2011

 

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Jeudi 18 août 4 18 /08 /Août 13:50

Je pars à Saint Jacques


 

Quand nous aurons joué nos derniers personnages, quand nous aurons posé la cape et le manteau, quand nous aurons jeté le masque et le couteau, Veuillez nous rappeler nos longs pèlerinages...

 

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Si vous deviez mourir demain, sur ce chemin, dites vous que votre vie serait accomplie pleinement car vous seriez mort en état de recherche absolue. Et lorsque vous serez revenu chez vous, dites vous que vous serez encoresur ce chemin, et que vous y serez désormais toujours, car c'est un chemin qui ne connaît pas de fin. Sachez le et ne l'oubliez jamais.

 

 

Don José Maria Maroquin, ancien curé de San Juan de Ortega

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Mercredi 27 avril 3 27 /04 /Avr 13:41

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télécharger le film CRISTIADA

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Citations à méditer.

« Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit exulte de joie en Dieu mon Sauveur, car le Tout-puissant a fait pour moi de grandes choses. Saint est son nom. »
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Suis-je prêt à me présenter devant le Seigneur ?

      Suis-je prêt à mourir? Mes affaires temporelles sont-elles en règle et mon testament bien fait? Ma conscience est-elle en règle? N'ai-je rien à craindre pour mes confessions, mes communions, l'accomplissement des devoirs de mon état? 

      Si je savais devoir mourir à la fin de cette journée, comment la passerais-je? Comme j'en emploierais bien tous les moments! Si je savais devoir mourir après cette prière, comme je prierais avec attention et ferveur! Si ce devait être après cette confession, après cette communion, après cette messe, cette visite au saint Sacrement, comme je ferais saintement toutes ces saintes choses! Rentrons ici en nous-mêmes, et comprenons quel changement opérerait en nous et en toute notre conduite cette pensée de la mort bien méditée.

La Sainte Bible :



"La justice élève les nations, et le péché rend les peuples misérables."



 Napoléon Bonaparte :


"La première des vertus est le dévouement à la patrie."

 

Stendhal :

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"La vraie patrie est celle où l'on rencontre le plus de gens qui vous ressemblent."


- Saint Jose-Maria :
"Le chemin de l’amour s’appelle sacrifice"
- Lt Tom Morel : "Je cultive le prestige, non pour une vaine gloire mais pour élever les âmes vers Jésus: Il est mon grand  potentiel d'énergie; s'Il n'était pas dans mon cœur, je sens que je ne pourrais rien faire".

 




> Les Auteurs moins connus voire anonymes mais pertinents :

"Le guerrier ne fait que porter l'épée pour le compte des autres. C'est un seigneur puisqu'il accepte encore de mourir pour des fautes qui ne sont pas les siennes, en portant le poids du péché et de l'honneur des autres."

"Une nation s'affaiblit lorsque s'altère et se corrompt le sentiment de l'amour de la nation et de la pratique religieuse" 


Ce en quoi nous puisons l’espoir, l’essence de tout. 

 

Nos Papes ont dit:

 
Grégoire IX a dit :

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"Ainsi, Dieu choisit la France de préférence à toutes les autres nations de la terre pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. Pour ce motif, le royaume de France est le royaume de Dieu ; les ennemis de la France sont les ennemis du Christ.
De même qu'autrefois la tribu de Juda reçut d'en-haut une bénédiction toute spéciale parmi les autres fils du patriarche Jacob ; de même le Royaume de France est au-dessus de tous les autres peuples, couronné par Dieu lui-même de prérogatives extraordinaires.
La tribu de Juda était la figure anticipée du royaume de France."
 

Saint Pie X a dit :


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"Vous direz aux français qu'ils fassent trésor des testaments de saint Remy, de Charlemagne et de saint Louis, ces testaments qui se résument dans les mots si souvent répétés par l'héroïne d'Orléans : "Vive le Christ qui est Roi des Francs !"
A ce titre seulement, la France est grande parmi les nations ; à cette clause, Dieu la protégera et la fera libre et glorieuse ; à cette condition, on pourra lui appliquer ce qui, dans les Livres Saints, est dit d'Israël : que personne ne s'est rencontré qui insultât ce peuple, sinon quand il s'est éloigné de Dieu.
Ce n'est pas un rêve, mais une réalité ; je n'ai pas seulement l'espérance, j'ai la certitude du plein triomphe."


Jean Paul II a dit
:

"Oui, l'Eglise doit au peuple de France, qui a beaucoup reçu et aussi beaucoup donné, quelques-unes de ses plus belles pages : des grands ordres religieux, tels Cîteaux et les chartreux, aux cathédrales ou à l'épopée missionnaire commencée au siècle dernier. La générosité de ses œuvres et de sa pensée lui a valu l'amitié de nombre de peuples, et parmi les plus pauvres. Puisse la France continuer à y trouver ses raisons d'être !" 


Léon XII a dit :

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/26/LeoXII.jpg/150px-LeoXII.jpg
En premier lieu, arrachez à la franc-maçonnerie le masque dont elle se couvre et faites la voir telle qu'elle est.
Secondement, [...] instruisez vos peuples; faites leur connaître les artifices employés par ces sectes pour séduire les hommes et les attirer dans leurs rangs, montrez leur la perversité de leur doctrine  et l'infamie de leurs actes."


Paul IV a dit dans sa bulle* :

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Si jamais un jour il apparaissait qu'un Evêque, faisant même fonction d'Archevêque, de Patriarche ou de Primat; qu'un Cardinal de l'Eglise Romaine, même Légat; qu'un Souverain Pontife lui-même, avant sa promotion et élévation au Cardinalat ou au Souverain Pontificat, déviant de la foi Catholique est tombé en quelque hérésie, sa promotion ou élévation, même si elle a eu lieu dans la concorde et avec l'assentiment unanime de tous les Cardinaux, est nulle, sans valeur, non avenue

*
(Cum ex Apostolatus Officio)

Oraison

Un hymne à l'Honneur par le Père Jean Paul Argouarc’h :


"Seigneur vous l’avez endormi
Dans une paix certaine
Entre les bras de l’espérance et de l’amour.
Ce vieux coeur de soldat n’a point connu la haine.
Pour la France et pour vous il a combattu avec beaucoup d’amour.
Que Notre Dame d’Afrique,
Que Notre Dame d’Indochine,
Que Notre Dame de la Mer,
Vous accueille, Commandant, avec Sainte Anne.
Et qu’Elle étende son blanc manteau sur la France.
A genoux les enfants ;
A genoux les hommes ;
Et debout la France ! "

Prières

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Saint Michel, priez pour moi.
Saint Ange gardien, assistez-moi.
Mon saint Patron, protègez-moi.
Sainte Marie, Reine des Anges, veillez sur moi.

Saint Michel Archange de ta lumière éclairez-nous,
Saint Michel Archange, de tes ailes protègez-nous,
Saint Michel Archange, de ton épée défendez-nous.

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