Crise de l'Eglise

Mardi 4 décembre 2 04 /12 /Déc 15:38

Profession de foi du Père Jean, capucin

 

Ci joint la profession de foi du P. Jean, capucin c'est à dire de l'ordre de saint François dont les frères de cet ordre mendiant  se caractérisant par un aspect pauvre et austère, une barbe et un habit à capuchon de couleur brun-marron.
Le père Jean par cette déclaration lue sur le site Avec l'Immaculée grâce au site d'origine les lefebvristes,nous rappelle notre devoir d'être des catholiques intransigeants en matière de doctrine, notre devoir d'être des catholiques intégraux fidèles au testament de NSJC.

Ainsi, tout en confessant son attachement à la Rome éternelle, le père Jean se fait le témoin d'une foi catholique en passe d'être oubliée par les autorités administratives romaines ...
Cette professsion est à lire et relire, à méditer, et surtout à mettre en application dans notre pratique, afin de satisfaire à la célèbre maxime "Justice et Miséricorde" .



I- PREAMBULE


1) Vu la situation présente, au 50ème anniversaire de l'ouverture du concile Vatican II, où le Pape Benoît XVI vient d'inaugurer une « année de la Foi », « consacrée à la profession de la Foi et à sa juste interprétation », et où l'on incite les fidèles à l'étude indulgenciée des Actes du Concile et des articles du Nouveau catéchisme qui les vulgarise ; ce dit Concile dont le cardinal Ratzinger écrivait trente ans après : « Un abîme coupe l'histoire de l’Église en deux mondes inconciliables : le monde pré-conciliaire et le monde post-conciliaire » (« Un chant nouveau pour le Seigneur », Desclée-Mame,1995, p. 174).

2) Vu la récente déclaration radiodiffusée du Préfet de la Congrégation de la Foi, Mgr Müller, qui n'a pas abjuré vraiment ses erreurs (pour ne pas dire ses hérésies) sur la Transsubstantiation, la virginité de Marie et l'appartenance des protestants à l’Église, et qui vient d'accuser les prêtres et fidèles de la Tradition d'être hors de la Foi catholique en affirmant : « Nous ne pouvons pas abandonner la Foi catholique dans ces négociations [avec la FSSPX] ». (Entretien à NDR, 06-10-2012)

3) Vu les exhortations catégoriques des Apôtres en matière d'intransigeance doctrinale, non seulement de l'obligation de conserver intégralement le dépôt de la Foi transmise (1 Tim. 6, 20 ; 2 Jn. 9), mais aussi de nous méfier des faux-docteurs (Act. 20, 29 ; 2 Pet. 2,1), d'anathémiser ceux qui enseignent une doctrine divergente (Gal. 1, 9 ; 2 Jn. 10), jusqu'à résister en face aux plus hautes autorités qui ne marcheraient plus droit dans la Foi (Gal. 2, 11).

4) Vu les prophéties dignes de foi qui nous ont annoncé une apostasie générale de la Foi dans les derniers temps de l’Église : prophéties bibliques en particulier, de Notre-Seigneur Jésus-Christ (Lc. 18, 8) et de l’Apôtre (1 Tim. 4,1 ; 2 Tim 3,1-8) et des prophéties de Notre-Dame dans des apparitions reconnues authentiques par l’Église (Quito, La Salette, Fatima) ; prophéties confirmées par les Papes du XXème siècle déplorant l'apostasie officielle des nations catholiques jusqu'à Vatican II, et l'encourageant ensuite.

5) Vu la loi constante et intangible de l’Église, qui prescrit que « Les fidèles du Christ sont tenus de professer ouvertement (aperte profiteri tenentur) la Foi en toute circonstance où leur silence, leur tergiversation ou leur comportement impliquerait la négation implicite de la Foi, le mépris de la religion, l'injure faite à Dieu ou le scandale du prochain » (Code 1917, canon 1325 § 1).

6) Vu les exhortations opportunes de nos anciens dans le combat actuel pour la défense de la Foi contre les néo-modernistes, comme Mgr Lefebvre : « Nous avons à combattre contre les idées qui sont actuellement en vogue à Rome et qui sont dans la bouche du Pape dans celle de Ratzinger ... » ( Conf. Ecône 06-09-1990 ; Fideliter n°87 p. 3) ; comme Mgr de Castro Mayer : « être fidèles à la mission que Dieu nous a confiée, de résister au modernisme régnant » (Décl. Sacres 30-06-1988 ; Fideliter ; n°64 p.9), ou comme le père Calmel : « Confesser la Foi en face d'autorités modernistes, c'est se refuser à toute équivoque, aussi bien dans les rites que dans la doctrine » (« Brève apologie » … Itinéraires n° 316, p. 76).

7) Vu les divergences graves et incontournables en matière de Foi, constatées lors des dernières discussions doctrinales à Rome entre les théologiens conciliaires et ceux de la Tradition catholique, divergences déjà exprimées en substance par Mgr Lefebvre dans son Manifeste épiscopal (21-11-1983) et largement exposées dans nos cours de séminaires, congrès théologiques, articles doctrinaux, cercles d'études et prédications aux fidèles.
 
II - PROFESSION DE FOI CATHOLIQUE

Dans la situation actuelle, et en considération de ce qui vient d'être exposé plus haut, en tant que prêtre catholique, malgré mon indignité, qu'il me soit permis, en ce jour, et devant les fidèles qui ont un droit strict de connaître exactement quelle est la Foi intime de ceux qui leur prêchent de réaffirmer publiquement ce qui suit :

1) Je renouvelle, et ce jusqu'à ma mort, la profession publique de Foi faite par mes parrain et marraine au jour de mon baptême, et de mon propre gré douze ans après, à ma communion solennelle.

2) Je renouvelle, et ce jusqu'à ma mort, la profession de Foi tridentine et le serment antimoderniste que j'ai juré publiquement la main sur l’Évangile, et devant le Saint Sacrement, avant de recevoir l'ordination sacerdotale.

3) Je professe, et ce jusqu'à ma mort, le Symbole des Apôtres récité chaque dimanche à la messe, ainsi que le Symbole dit de St Athanase, que l’Église faisait réciter à ses consacrés chaque dimanche dans le bréviaire avant le Concile.

4) Je professe, et ce jusqu'à ma mort, tous et chacun des dogmes définis de la Foi catholique et romaine, ainsi que toutes et chacune des vérités de doctrine catholique, notées comme telles par l'ensemble des théologiens (Cf Denz. 2880) avant le dernier Concile, vérités dont la négation impliquerait un péché de témérité contre la Foi.

5) Je professe, et pour toujours toutes les vérités qui ont été attaquées dans l'histoire de l’Église, et rejette toutes les erreurs opposées qui ont été dûment censurées par le Magistère des Papes, des Conciles et des Congrégations romaines.

6) Je professe, et ce pour toute ma vie, la doctrine sûre et traditionnelle exposée dans les catéchismes du Concile de Trente et de St Pie X, ainsi que dans tout autre catéchisme d'avant Vatican II, qui la reproduirait fidèlement et intégralement.

7) Enfin, je professe et veux professer jusqu'à mon dernier soupir la Foi des Pères et des Docteurs de l’Église, transmise fidèlement par le Magistère des Papes et des Conciles, comme une formulation certaine et fixée une fois pour toutes de la Vérité absolue et qui ne saurait évoluer avec le temps en sa substance.
III PROFESSION DE FOI A L'ENCONTRE DES ERREURS ACTUELLES
  
Le devoir principal de tout prêtre étant non seulement de professer et enseigner la véritable Foi catholique, mais aussi de la défendre face aux attaques de ses ennemis, quels qu’ils soient, en conséquence :

1) Je professe la définition traditionnelle et catholique de la Foi, c'est à dire qu'elle est une vertu surnaturelle, un don gratuit de Dieu par lequel toute mon âme, intelligence et volonté, se soumet à toute vérité révélée par Dieu et transmise par son unique Église, qui ne peuvent ni se tromper, ni me tromper. 
 
Aussi, je réprouve et rejette la doctrine néo-moderniste, qui présente la Foi comme un sentiment « né dans les profondeurs de mon propre moi » (Jean-Paul II, « N'ayez pas peur! » Laffont, p. 39) ou comme une « expérience » qui ne peut être que « communautaire » (Prof. Ratzinger, « La Foi chrétienne... » p. 110 et « Principes de la théologie... » p. 35)

2) Je professe la doctrine traditionnelle et catholique de la Royauté sociale de Notre-Seigneur Jésus-Christ, avec sa conséquence nécessaire de l'union harmonieuse de l’Église et de l’État, afin que la loi divine et ecclésiastique préside à toutes les institutions humaines, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes ; doctrine fondée sur l’Écriture (Is. 55,4 ; 1 Tim. 6,15; Ap 1,5) et la Tradition, en particulier l’encyclique « Quas primas » de Pie XI.

Aussi je réprouve et rejette la doctrine libérale de Vatican II dans « Gaudium et spes » (Ch. 4) proclamant l'autonomie de l’État par rapport à l’Église selon le faux principe de la liberté religieuse, doctrine que le Pape actuel a qualifiée autrefois de « sorte de contre-Syllabus », et plus récemment, dans une allocution publique à des ambassadeurs, comme « un grand progrès de l'humanité » (13-12-2008).
 
3) Je professe la doctrine traditionnelle et catholique du vrai œcuménisme, c'est à dire du retour des âmes égarées à l'unique bercail du Christ, doctrine fondée sur l’Écriture (Jn. 10,16 ; Act. 2, 38) et la Tradition constante, en particulier l’encyclique « Mortalios animos » de Pie XI.

Aussi je réprouve et rejette la doctrine contraire des hommes d’Église conciliaires, qui enseignent que l’œcuménisme de retour est « périmé » (Accords de Balamand, 24-06-1993), qu'il ne faut plus chercher à «convertir» les autres (Card. Kasper, 22-01-2001), « pression » qui serait une « forme indue de prosélytisme » (Jean-Paul II, 31-05-1991) et « ferait renier aux autres leur propre héritage de foi » (Benoît XVI, 18-08-2005).
4) Je professe la définition traditionnelle de l’Église catholique et romaine comme étant le Corps mystique de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et seule Arche de Salut, auquel on ne peut appartenir sans le baptême et la Foi ; doctrine révélée de Dieu (Col. 1,18 ; Jn. 3,5 ; Mc. 16,16) et transmise par la Tradition, en particulier dans l'encyclique de Pie XII « Mystici corporis ».

Aussi je réprouve et rejette la doctrine divergente de Vatican II, enseignant que « L’Église du Christ subsiste dans l’Église catholique » (L.G. 8) et son explicitation faite par le Nouveau catéchisme (§ 836), à savoir que «tous les hommes appartiennent à l'unité catholique du Peuple de Dieu sous diverses formes ou lui sont ordonnés».

De plus, je réprouve et rejette la nouvelle doctrine conciliaire (U.R. 3) reprise dans le Nouveau catéchisme (§ 819) selon laquelle « L’Esprit du Christ se sert des Églises et communautés ecclésiales [séparées] comme moyens de salut ». Car les fausses religions ne sont pas inspirées par le Bon Esprit, mais par le Malin (Ps. 95,5; 1 Cor. 10,20; Ap. 2,9)

5) Je professe la doctrine traditionnelle et catholique de la substitution de la nouvelle Alliance à l'ancienne Alliance, cette dernière étant par le fait même révoquée, comme l'affirme explicitement la Parole de Dieu (2 Cor. 3,14; Hb. 8,13) et la Tradition, comme par exemple la bulle « Hebraeorum gens » de St Pie V (1569). Cette croyance traditionnelle, elle doit s'entendre dans le sens que la religion judaïque a été révoquée par Dieu, mais sans exclure que les israélites puissent se convertir à lui, individuellement dans le temps, et en masse à la fin des temps (Rom. 11, 25).

Aussi je réprouve et rejette la doctrine contraire de Vatican II (Nostra aetate), formulée ensuite par Jean-Paul II (17-09-1980) et le Nouveau catéchisme (§ 121) en cet axiome injurieux à Notre-Seigneur Jésus-Christ, divin fondateur de l’Église de la nouvelle et éternelle Alliance : « L'ancienne Alliance n'a jamais été révoquée». 
6) Je professe la doctrine traditionnelle et catholique selon laquelle l'enfer existe, et que tous ceux qui meurent en état de péché mortel et impénitents y sont éternellement damnés, doctrine révélée de Dieu (1 Cor. 6,10; Ap. 21,27) et transmise constamment par la Tradition, en particulier le 2ème Concile de Lyon (1274). Je crois aussi, à la suite de Notre-Seigneur qui nous a révélé que beaucoup prenaient la voie large qui mène à la perdition (Mt. 7,13 ; Lc. 13,24), révélation confirmée par Notre-Dame à Fatima, que beaucoup d'âmes, surtout à notre époque, se damnent, et qu'il nous faut prier et faire pénitence pour contribuer à leur salut.

Aussi je réprouve et rejette la théorie contraire, selon laquelle l'enfer existe mais qu'il est vide (Urs Von Balthazar, cité par Jean-Paul II dans « Entrez dans l'espérance » p. 200), ou que le jugement et la damnation évoqués dans l’Évangile ne concernent que Satan et les anges déchus (Jean-Paul II, Encyclique Dominum vivificantem, 18-05-1986, n° 27-28), ou que l 'enfer ne recèle que « certains personnages de notre histoire » (Benoît XVI, Encyclique Spe salvi, 30-11-2007, n° 45)

7) Enfin, comme il serait trop fastidieux d’énumérer toutes les graves erreurs post-conciliaires perpétrées, encouragées ou avalisées par les hommes d’Église au pouvoir, à la suite de Mgr Lefebvre et des autres évêques et prêtres restés fidèles à l’Église de toujours, je réprouve et rejette toutes et chacune des théories et pratiques qui démolissent peu à peu la Foi dans les âmes, dans le domaine non seulement doctrinal, mais aussi moral (l'inversion des fins du mariage pour légitimer des dizaines de milliers d'annulations de mariages par an); liturgique (la nouvelle messe concoctée avec six pasteurs protestants); canonique (Mgr Lefebvre, disait qu'ils détruisent l’Église avec les lois fondamentales inspirées de modernisme du Nouveau Code de 1983 ; Fideliter n° 55 p. 9) ; œcuménique (Assise, Jean-Paul II baisant le Coran le 14-05-1999, Benoît XVI se faisant bénir par un rabbin le 11-05-2007) ; biblique (Exégèse hypercritique, nouvelle bible à traduction œcuménique) ; sacramentel (plus de génuflexion devant le St Sacrement, ce qui diminue le respect et la Foi envers la Présence réelle) etc … théories et pratiques que je réprouve donc et rejette, dans toute la mesure où elles sont contraire à l'esprit de l’Église catholique, injurieuses à Dieu et scandaleuses aux âmes.

EN CONCLUSION

Il me faut préciser que si je réprouve toutes ces nouveautés malsaines et plus ou moins hérétiques, je n'entends pas remettre en cause la fonction, l'autorité et le respect des Pasteurs incriminés, n'ayant aucune compétence pour juger leurs personnes, et je prie aussi pour eux, Pape et évêques, comme responsables devant Dieu de nos âmes sur lesquelles ils ont juridiction ordinaire. Μais avec St Paul, St Thomas d'Aquin et St Robert Bellarmin, j'estime en conscience que si ces autorités portent gravement dommage à l'Eglise dans sa Foi, non seulement il est permis, mais c'est un devoir de leur résister en face en leur disant publiquement qu'elles ne marchent plus droit selon l’Évangile, et de leur désobéir en tout ce qu'elles cherchent à nous imposer de contraire à Dieu.

Considérant que cette Foi dont je suis fier est un pur don de Dieu, reçu sans mérite de ma part ; considérant l'histoire de l’Église et les chutes lamentables de nombreux clercs plus savants, plus fervents et plus prudents que moi ; considérant enfin mes faiblesses passées, l'apostasie actuelle et les persécutions futures, je ne peux que vous demander et implorer, biens chers fidèles, de prier aussi pour moi, afin que non seulement je persévère dans cette Foi catholique et romaine que je viens de professer à nouveau, mais aussi et encore plus dans la charité, car « si j'avais la plénitude de la Foi jusqu'à transporter les montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien » (1 Cor. 13,2) ; priez aussi pour qu'ainsi je puisse remplir le mieux possible mon devoir sacerdotal envers Dieu et les âmes, et coopérer tant soit peu au Règne de Dieu ici-bas en attendant le triomphe final des Très Saints Cœurs de Jésus et de Marie.

Ainsi soit-il !
Fr. Jean
Par WalkTsin - Publié dans : Crise de l'Eglise
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Vendredi 13 avril 5 13 /04 /Avr 10:05

VU SUR RIPOSTE CATHOLIQUE

 

 



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Le cardinal Primat d'Auriche lors d'une "messe"

 

Le père Gerhard Swierzek, ci-devant curé de Stützenhofen, a démissionné de son poste après avoir été désavoué par le cardinal Schönborn dans l’affaire de l’homosexuel qui voulait siéger au conseil paroissial, dont il a confirmé l’élection. Dans un premier temps, au vu du droit, le cardinal avait pourtant donné raison au prêtre… Victoire pour les gays, « l’homophobe » s’en va, la presse autrichienne jubile. Et spécialement les milieux gays catholiques. Quant aux milieux des curés progressistes autrichiens – dont on sait qu’ils ont été vivement pris à partie par Benoît XVI dans son homélie de la messe chrismale – ils ont vu dans le soutien apporté par le cardinal de Vienne à Florian Stangl la preuve d’une heureuse évolution de l’Eglise qui est en Autriche.


Le « dialogue » et l’« écoute » dont a bénéficié l’heureux élu au conseil paroissial de Stützenhofen de la part du cardinal ont eu en l’occurrence leurs limites. Le P. Swierzek constate avec « tristesse » que Florian Stangl, 26 ans, travailleur auprès de l’enfance handicapée dans le cadre de Caritas, a été reçu à déjeuner par le cardinal Schönborn avec son concubin. Swierzek avait réclamé une « rencontre », rien de plus, avec le cardinal. Celui-ci n’a pas accepté de le voir, ni de l’écouter.


L’abbé a affirmé à la radio qu’il a « une conscience sacerdotale » : « Je respecte la loi divine et la loi de l’Eglise », a-t-il répété, expliquant qu’il ne se voyait pas rester dans une paroisse où les paroissiens « réclament leur droit à n’importe quel prix ». « Vivre dans le péché n’est pas considéré comme la norme dans une communauté de l’Eglise catholique. C’est bien davantage le rôle du prêtre d’amener le pécheur à la repentance », a-t-il souligné, rapporte Hilary White pour LifeSite.


Le P. Swierzek a demandé à recevoir un ministère ailleurs en Autriche, tandis que le village de Stützenhofen ne devrait pas retrouver dans l’immédiat un curé résident, mais plutôt être desservi par un prêtre d’une paroisse voisine.


Le groupe catholique pro-LGBT New Ways Ministryrapporte Hilary White, est absolument ravi. Créé par un prêtre et une religieuse qui ont été clairement désavoués par la hiérarchie catholique (le cardinal Ratzinger l’avait banni en 1999 alors qu’il était à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi), le groupe a déclaré que la décision prise par le cardinal renforce leur position sur le droit des LGBT de choisir leur style de vie et de ne souffrir aucun « traitement différent » pour autant.


« En prenant du temps pour la rencontre et pour écouter le vécu d’un homme gay, le cardinal est un modèle pour tous les leaders de l’Eglise. La rencontre personnelle est la manière du Christ et devrait être celle des leaders catholiques. C’est la meilleure façon de casser les stéréotypes et les préjugés qui peuvent exister dans votre esprit », a déclaré le P. DeBerardo, fondateur de New Ways.


Sur son blog de La Croix, Isabelle de Gaulmyn croit savoir que c’est en ces termes que le cardinal Schönborn a rendu compte de sa rencontre avec Stangl et son « ami » :

« D’abord, j’ai compris, en discutant avec lui, pourquoi la communauté lui a donné de nombreuses voix, car il est vraiment extrêmement impressionnant de par sa foi, a déclaré le cardinal. Secundo, je sais que sa manière d’être est problématique au regard des règles, mais je m’en porte garant. Je pense que ce jeune homme est à la bonne place, et je prends sur moi de couvrir l’affaire. »

Couvrir ? On peut dire qu’elle a explosé. Faisant voler en éclats le droit de l’Eglise d’exiger un minimum de cohérence par rapport à son enseignement, justifiant, que le cardinal le veuille ou non, tous les arrangements légaux ou non permettant de se soustraire au bien voulu par Dieu pour l’homme.

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Jeudi 29 mars 4 29 /03 /Mars 14:35
http://www.ladepeche.fr/content/photo/biz/2008/05/12/photo_1210611613919-1-0_zoom.jpg
Nulle besogne plus pressante que refaire une chrétienté. Seulement une chrétienté, voyez-vous, ça ne se refait pas sans un peu de scandale et même – comme l’écrivait jadis le jeune Lyautey – sans inquiéter les fortunes. Une chrétienté peut se refaire, à condition d’en courir les risques. Et le monde moderne ne paraît pas très décidé à les courir.
En sorte que ce voyage au bout de la nuit n’est pas prêt de finir – mais on en verra sûrement le bout. Le bout de la nuit, c’est la douce pitié de Dieu (…). La douce pitié de Dieu, c’est-à-dire la profonde – la profonde – la profonde éternité.
Georges Bernanos – Au bout de la nuit (années 30)
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Mercredi 7 mars 3 07 /03 /Mars 12:29

Bien sûr c'est documents modernes ne remplaceront jamais l'usage des textes et codes antiques, vénérables et authentiques, cependant ils signifient bien le refus de tendre à la catholicité de l'Eglise qui est en France ...

 

Une Eglise gallicane avec Bossuet, passe encore, une Eglise gallicane avec Vingt Trois en revanche ...

 


 

 

Liste des documents magistériels demeurés lettres mortes dans presque tous les diocèses de France.


- 1965 : Instruction « Doctrina et exemplo » (Congrégation pour les séminaires) : ni diffusé, ni appliqué.


- 1974 : livret «
Iubilate Deo » (Paul VI) : ni diffusé, ni appliqué.


- 1980 : Lettre apostolique «
Dominicae Cenae » ( Jean-Paul II) : diffusée mais non appliquée.


- 1985 : « Cérémonial des évêques » : peu diffusé et très rarement appliqué.


- 1988 : Lettre apostolique sur «
Le renouveau de la liturgie » (Jean-Paul II) : diffusée mais non appliquée.


- 1994 : «
Directoire pour la vie et le ministère des prêtres » (Congrégation pour le Clergé) : ni diffusé, ni appliqué.


- 2001 : « Directoire sur la piété populaire et la liturgie » (Congrégation pour le Culte divin et la discipline des Sacrements) : peu diffusé et très rarement appliqué.


- 2002 : «
Missel romain » : ni diffusé, ni appliqué.


- 2003 : Encyclique «
Ecclesia de Eucharistia » (Jean-Paul II) : peu diffusée, non appliquée.


- 2004 : Lettre apostolique «
Mane nobiscum » (Jean-Paul II) : diffusée, non appliquée.


- 2004 : Instruction «
Redemptionis Sacramentum » (Congrégation pour le Culte divin et la discipline des Sacrements) : peu diffusée et non appliquée.


- 2007 : Exhortation apostolique post-synodale «
Sacramentum caritatis » (Benoît XVI) : peu diffusée, non appliquée.

 

source : CHRIST ROI

 

 

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Mardi 21 février 2 21 /02 /Fév 12:38

Monseigneur Nicolas Brouwet, nouvel évêque de Tarbes-Lourdes, a été interrogé dans l’hebdomadaire Famille chrétienne. En voici quelques extraits (pour lire l’intégralité, c’est par ici) :

« C’est à Lourdes que j’ai découvert le mystère de l’Église, qui s’accomplit dans la liturgie et le service des malades. Dans les processions du Saint Sacrement à Lourdes, le Christ est au cœur, mais les malades sont au premier rang : on y découvre une Église vivante, décomplexée, dans son universalité et sa catholicité. Les pèlerins de Lourdes portent de gros fardeaux, et je ne parle pas que des maladies physiques, mais ils montrent une foi qui apparaît sans fard, dans toute son authenticité. Lourdes est un lieu propice pour vivre sa foi sans se cacher.

Vous avez manifesté une certaine proximité avec la sensibilité traditionnelle. Comment concevez-vous votre rôle d’évêque dans un sanctuaire où passent des pèlerins de tous horizons ?

Avec 6 millions de visiteurs par an, s’il se passe quelque chose à Lourdes, c’est bien la communion. En tant qu’évêque, je suis acteur de la communion dans l’Église, et mes goûts personnels sont tout à fait secondaires. Par exemple, mon prédécesseur ouvrait chaque année le sanctuaire à la Fraternité Saint-Pie-X pour son pèlerinage, je continuerai. De même pour tous les catholiques : j’aimerais que chaque catholique, d’où qu’il vienne et quelle que soit sa sensibilité, se sente chez soi dans le sanctuaire, et je m’y emploierai. »

Mais ce diocèse ne se limite pas à son sanctuaire et Mgr Brouwet revient sur son ministère dans le diocèse de Nanterre, où il était notamment chargé de l’enseignement catholique :

 » J’ai eu la chance de porter le projet d’une création d’école à Puteaux. Cela nous a permis de réfléchir à ce qu’est l’Enseignement catholique en partant de zéro. Notre réflexion nous a conduits à croire que la marque particulière de l’école catholique est que l’équipe pédagogique soit une communauté de foi. Je considère l’enseignement catholique comme une chance pour l’Église. Encore faut-il qu’il soit non seulement le lieu de l’annonce de l’évangile, mais aussi celui où l’on vit l’évangile. »

Autre sujet d’importance pour tout évêque diocésain, les futurs prêtres :

« C’est sûr que les vocations feront partie de mes priorités. Comment ? Je n’en sais rien, mais ce dont je suis sûr, c’est qu’une Église ne peut pas vivre sans prêtres, et notamment, sans prêtres diocésains. Je sais que le diocèse dans lequel j’arrive est riche en vocations religieuses, en particulier apostoliques. C’est source de grande fécondité. Mais il nous faut aussi des prêtres diocésains, et j’y travaillerai. »

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Mardi 21 février 2 21 /02 /Fév 11:54

Pas de nouvelle évangélisation sans joie



Invité par le pape à introduire le thème de la journée de préparation du consistoire, à savoir la Nouvelle Évangélisation, le nouveau cardinal de New-York, Mgr Timothy Dolan, a conquis le Sacré Collège, tant par la qualité de sa réflexion que par son humour bonhomme.

Présentant les sept clés nécessaires selon lui au succès de l’annonce de l’Évangile dans notre monde sécularisé (voir ici), Mgr Dolan a ainsi rythmé son intervention d’anecdotes et de citations faisant sourire à plusieurs reprises son auditoire, à commencer par le Souverain Pontife.

Par exemple, pour illustrer le fait que la nouvelle évangélisation doit s’accomplir « avec un sourire, pas un froncement de sourcils », celui qui est aussi le président de la conférence épiscopale des États-Unis a cité Léon Bloy écrivant que :

« La joie est le signe infaillible de la présence de Dieu ».

Une citation doublée du récit de la boutade que lui avait adressée un prêtre lorsqu’il devint archevêque de New York :

« Vous feriez mieux de cesser de sourire quand vous marchez dans les rues de Manhattan ou vous serez arrêté! »

Et, pour enfoncer le clou, cette anecdote édifiante :

« Un homme mourant du sida à l’hôpital Gift of Peace, administré par les Missionnaires de la Charité, dans l’archidiocèse de Washington, celui du cardinal Donald Wuerl, demanda le baptême. Quand le prêtre l’invita à exprimer sa foi, le mourant murmura : ‘Tout ce que je sais, c’est que je suis malheureux ; or ces sœurs sont très heureuses, même quand je les maudis et leur crache dessus. Hier, j’ai fini par leur demandé pourquoi elles étaient si heureuses et elles m’ont répondu :  »Jésus ». Je veux ce Jésus afin de pouvoir enfin être heureux moi aussi.’ Un véritable acte de foi, non? »

Gageons qu’avec un prélat du caractère de Mgr Dolan à sa tête, la nouvelle évangélisation aux États-Unis ne manquera pas de cette authentique joie chrétienne, contagieuse et source de conversions.

 

vu sur RIPOSTE CATHOLIQUE

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Samedi 18 février 6 18 /02 /Fév 16:35

VOICI UN EXEMPLE TRES IMPORTANT DU CARACTERE NECESSAIRE DE L EMPLOI DE LA LANGUE ROMAINE DANS LES OFFICES.

Hic est sanguis meus novi testamenti qui pro multis effunditur (Marc, XIV, 24)
Ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance qui sera répandu pour tous beaucoup

Lettre du cardinal Francis Arinze


Cardinal Francis Arinze, préfet pour la Congrégation du Culte divin et de la Discipline des Sacrements
Cardinal Francis Arinze, préfet pour la Congrégation du Culte divin et de la Discipline des Sacrements

CONGREGATIO DE CULTU DIVINO ET DISCIPLINA SACRAMENTORUM Prot. N. 467/05/L

Votre Eminence, Votre Excellence,

En juillet 2005, la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, en accord avec la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a écrit à tous les présidents des Conférences épiscopales pour demander leur opinion autorisée sur la traduction dans les différentes langues vernaculaires de l’expression pro multis dans la formule de la consécration du Précieux Sang pendant la célébration de la Sainte Messe (réf. Prot. n. 467/05/L du 9 juillet 2005).

Les réponses reçues des Conférences épiscopales ont été étudiées par les deux Congrégations et un rapport a été rédigé à l'intention du Saint-Père. Selon ses directives, notre Congrégation s’adresse maintenant à Votre Eminence, à Votre Excellence dans les termes suivants :


1. Un texte correspondant aux mots pro multis, transmis par l’Eglise, constitue la formule qui a été en usage dans le rite romain en latin depuis les premiers siècles. Dans les trente dernières années environ, des textes en langue vernaculaire approuvés ont véhiculé la traduction interprétative « pour tous », « per tutti », ou par des mots équivalents.


2. Il n’y a aucun doute quant à la validité des Messes célébrées en utilisant une formule dûment approuvée contenant une formule équivalente à « pour tous », ainsi que la Congrégation pour la Doctrine de la Foi l’a récemment déclaré (cf. Sacra Congregatio pro Doctrina Fidei, Declaratio de sensu tribuendo adprobationi versionum formularum sacramentalium, 25 Ianuarii 1974, AAS 66 [1974], 664). En effet, la formule « pour tous » correspondrait sans aucun doute à une interprétation correcte de l’intention du Seigneur exprimée dans le texte. C’est un dogme de foi que le Christ est mort sur la Croix pour tous les hommes et toutes les femmes (cf. Jean 11, 52 ; II Cor. 5, 14-15 ; Tite 2, 11 ; I Jean 2, 2).


3. Il y a cependant beaucoup d’arguments en faveur d’une traduction plus précise de la formule traditionnelle pro multis :

a. Les évangiles synoptiques (Mt. 26, 28 ; Mc. 14, 24) font une référence spécifique aux « plusieurs » [mot grec rendu par polloi] pour lesquels le Seigneur offre le Sacrifice, et cette expression a été soulignée par certains exégètes en relation avec les mots du prophète Isaïe (53, 11-12). Il aurait été tout à fait possible de dire « pour tous » dans les textes de l’Evangile (par exemple, cf. Lc 12, 41) ; au lieu de cela la formule donnée dans le récit de l’institution est « pour beaucoup », et ces mots ont été ainsi fidèlement traduits dans la plupart des versions modernes de la Bible.
b. Le rite romain en latin a toujours dit pro multis et jamais pro omnibus dans la consécration du calice.
c. Les anaphores de divers rites orientaux, en grec, en syriaque, en arménien, dans les langues slaves, etc., contiennent l'équivalent verbal pro multis latin dans leurs langues respectives.
d. « Pour beaucoup » est une traduction fidèle de pro multis, tandis que « pour tous » est plutôt une explication qui appartient à proprement parler à la catéchèse.
e. L’expression « pour beaucoup », tout en restant ouverte à l’inclusion de chaque personne humaine, induit aussi le fait que le salut n’est pas donné d’une façon mécanique, sans qu’on le veuille ou qu’on y participe ; mais plutôt que le croyant est invité à accepter dans la foi le don qui lui est offert et à recevoir la vie surnaturelle qui est donnée à ceux qui participent à ce mystère, le vivant aussi dans leur existence afin d’être mis au nombre des « beaucoup » auxquels le texte fait référence.
f. Dans la ligne de l’Instruction Liturgiam authenticam, un effort devrait être fait pour être plus fidèle aux textes latins des éditions typiques.


4. Les Conférences épiscopales des pays où la formule « pour tous » ou son équivalent est à présent en usage sont priés d’entreprendre la catéchèse nécessaire auprès des fidèles sur ce sujet dans les prochains un ou deux ans pour les préparer à l’introduction d’une traduction précise en langue vernaculaire de la formule pro multis (c’est-à-dire « pour beaucoup », « per molti », etc.) dans la prochaine traduction du Missel Romain que les évêques et le Saint-Siège approuveront pour leur pays.


Avec l'expression de ma profonde estime et de mon profond respect , je reste, Votre Eminence, Votre Excellence,

Fidèlement vôtre dans le Christ,

Francis Card. Arinze, Prefet


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Samedi 18 février 6 18 /02 /Fév 15:22

En effet voici la lettre du cardinal Caffara qui condamne la pièce de Castellucci.

 

Cette pièce qu'on jugé chrétienne nos prélats, et les curés bobos mondains comme l'abbé Grosjean de PADREBLOG

 


«Après l'insulte à Sa Mère, perpétrée il y a quelques années dans notre ville, se déroulera maintenant une représentation théâtrale objectivement blasphématoire, au sujet de Notre Seigneur et de Sa Sainte Face.Nous sommes indigné et attristé, comme citoyen et comme croyant. Comme citoyen, de constater que l'exercice de la liberté d'expression ne connait plus même jusqu'aux limites du respect de l'autre. Comme croyant, de voir introduire la Sainte Face- la quelle les anges désirent tant adorer - dans un spectacle indigne, offensif et objectivement blasphématoire et sacrilège. Il est sacrilège de traiter de façon indigne les symboles sacrés, et le blasphème s'étend aussi aux saintes images.

Me viennent à l'esprit les paroles de l’Écriture "puisqu'ils ont récusé la sagesse et n'ont pas craint le Seigneur...ils mangeront le fruit de leur conduite et se rassasieront des résultats de leur décision" [Pr 1,29.31]. Dieu continue à nous dispenser Sa Miséricorde, même lorsque nous en arrivons à mépriser le don le plus grand qu'Il nous fait: Son Fils Unique. «Homme des douleurs, devant qui l'on se couvre la face » [Is 53,3]. Le Christ est descendu jusque dans les plis les plus amers de l'angoisse de l'homme; Dieu a voulu expérimenter notre dur métier de vivre. Mais pour nous donner l'Espérance et pour nous reporter à notre première vérité et splendeur. Le voir méprisé dans Sa beauté souffrante, c'est éteindre toute espérance. “Sainte Face, lumière qui annihile les ténèbres du doute et de la tristesse, Vie qui a abattu pour toujours le pouvoir du Mal et de la Mort....rend nous pelerins de Dieu en ce monde, désaltère toi d'infini” [B. XVI].Je suis sûr que les bons fidèles de Casalecchio en union avec leurs pasteurs sauront réagir de façon ferme et mesurée. Je demande au clergé de Casalecchio de faire, après la célébration des Messes fériales de Vendredi et Samedi, une prière de réparation, dans la forme que les pasteurs retiendront comme la plus opportune. Je n'exclue pas éventuellement la célébration de la Sainte Messe "pour la rémission des péchés". Et que Dieu nous ait en pitié !"

Par WalkTsin - Publié dans : Crise de l'Eglise
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Lundi 13 février 1 13 /02 /Fév 10:40

 

Aujourd’hui 11 février, fête des Apparitions de la Sainte Vierge à Lourdes, la Salle de Presse vaticane annonce que la démission de Mgr Perrier du siège épiscopal de Lourdes a été accepté par le Saint-Père et que celui-ci a nommé pour le remplacer, Mgr Nicolas Brouwet, jusque-là évêque auxiliaire à Nanterre.

 

Né en 1962 (il a 49 ans), Nicolas Brouwet a fait des études d’histoire à la Sorbonne, puis ses études ecclésiastiques à l’Université Grégorienne de Rome, et à l’Université du Latran (Institut pour la Famille). Ordonné prêtre en 1992, pour le diocèse de Nanterre, il a d’abord reçu des ministères dans le monde étudiant, puis comme curé de diverses paroisses. En 2008, ce prêtre, fort intelligent et pasteur de qualité, qui bénéficie d’amitiés solides dans le haut clergé parisien, est nommé évêque auxiliaire du diocèse auquel il appartient, Nanterre, dont l’administration est lourde à porter, peut-être aussi pour « équilibrer » la gestion de Mgr Gérard Daucourt, lequel s’était empêtré dans un refus obtus de dialoguer avec le monde traditionaliste particulièrement présent et important dans l’Ouest parisien. Il faut dire, à ce propos, que l’abbé Nicolas Brouwet, notoirement favorable à la messe traditionnelle, faisait partie des prêtres désignés par le diocèse pour répondre aux demandes auxquelles l’administration diocésaine acceptait finalement d’acquiescer.

 

Lors d’une réunion du Grec (Groupe de Réconciliation entre Catholiques), à Paris, il avait déclaré que non seulement la célébration de la messe traditionnelle lui avait beaucoup apporté, mais qu’elle avait l’avantage d’entraîner avec elle « tout ce qui va avec », selon sa propre expression, à savoir : prédication, catéchismes.

 

 

Il n’est pas impossible que le « profil » de cet ecclésiastique, manifesté par ses sentiments et par son action discrète, pas toujours suivie d’effet, dans un sens favorable à la réponse aux demandes de messes traditionnelles en suite du Motu Proprio Summorum Pontificum, ait contribué hier à sa nomination comme évêque auxiliaire, aujourd’hui au siège saillant de Lourdes.

 

De fait, les célébrations selon la forme extraordinaire par ce jeune évêque français (participations au pèlerinage de Chartres, ordinations dans les instituts Ecclesia Dei, messe pontificale à Chartres à la dernière Pentecôte, etc.), sont l’un des signes indiquant que, même dans l’épiscopat de la couronne parisienne, l’importance de la sensibilité traditionnelle avec son évidente « fécondité » (écoles, vocations, mouvements, catéchismes), est toujours davantage prise en compte, le plus souvent par réalisme pastoral, parfois même par conviction.  

On sait par ailleurs que son intérêt pour l’enseignement catholique, dont il était chargé à Nanterre (une soixantaine d’établissements, qui croulent littéralement sous les demandes d’entrées, mais dont une partie des directeurs ne sont même pas des catholiques pratiquants) est particulièrement vif, son ambition ayant été de « recatholiciser » cet enseignement.

 

Il reçoit aujourd’hui un diocèse très particulier, celui de Tarbes et Lourdes, d’une part, totalement sinistré comme la plupart des diocèses ruraux de France, quant au nombre de prêtres, l’effondrement de la pratique, des catéchismes, etc., mais qui est aussi, par ailleurs, celui de la ville des Sanctuaires mariaux, avec les foules ininterrompues de pèlerins, le passage de prêtres, d’évêques, de séminaristes du monde entier, et aussi les réunions périodiques des assemblées de la Conférence des Évêques de France.

 

 

Un poste stratégique. Et, sans conteste, la meilleure nomination du nonce Ventura, et la première, pour lui, de ce type.

 

http://www.riposte-catholique.fr/perepiscopus/mgr-nicolas-brouwet-a-lourdes-une-nomination-phare

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Mardi 7 février 2 07 /02 /Fév 14:52

Le diocèse de Saint Etienne fait dans l’humour. Pour leur campagne du denier 2011, l’évêque et son économe prenaient des mines de Deschiens pour détailler en nature leurs ‘besoins concrets’. Cela donnait : «200.000 litres de fioul» ou encore «le diocèse recherche également 191 familles pour loger, nourrir, blanchir les 191 prêtres du diocèse». Le clip concluait «Sinon, il y a le denier de l’Eglise». C’était somme toute assez bien vu, un peu horizontal mais bon enfant.

Hélas, la campagne 2012 prend ce mode bon enfant au pied de la lettre! le nouveau clip est une démarque du précédent, avec des gamins dans le rôle de Monseigneur, de son économe, et de toutes les autres personnes. Enfant-animateur de messe, enfant-prêtre qui baptise une poupée, enfant-évêque qui retire une sucette de sa bouche et récite: «pour que toutes ces personnes continuent à faire ce travail très chouette nous avons besoin de sous». Voyez plutôt:

 

 


 

 

 

 

Honnêtement, c’est très niais. Sans doute y a-t-il un public pour cela, c’est celui qui s’amuse des bêtises sages, qui rit de soi-disant mots d'enfants que l’on se refile d’une mamie l’autre, qui s'émeut de son propre attendrissement face aux «têtes blondes». C'est, à gros traits, la sociologie des «Le Quesnoy», cette famille aisée de «La vie est un long fleuve tranquille», le film d’Etienne Chatiliez. Et pourquoi pas, au fond? Les «Le Quesnoy» sont des gens honorables, il y aurait mauvaise grâce à leur reprocher leur gentillesse ou leur aisance – d’autant que c’est eux, typiquement, qui remplissent la caisse.

Le problème c’est qu’en France, en 2012, le catholicisme se réduit souvent à un trait identitaire de la bourgeoisie (petite moyenne et grande). Dans ce contexte, faut-il communiquer sur l’aspect ‘gentillet’? ce qui convient pour placer des lessives ou du poisson pané (éventuellement: pour promouvoir une association de bienfaisance) ne permet pas de faire passer l'Esprit. Tout de même! c’est d’Eglise que l’on parle, et ces saynètes enfantines (on y 'joue à...') me semblent particulièrement mal venues.

PS1 – Et que l’on ne convoque pas les «petits enfants» de l’Evangile – le Christ parlait de petits êtres fragiles et innocents, qui à l'époque n’étaient pas les personnes les plus importantes de leur famille. Quel rapport avec ceux du clip, qui sont des gamins contemporains, assurés dans leur jeu de la bienveillance (voire de la connivence) de leurs parents, grands- et arrières-grands-parents?!

PS2 – Il y a une certaine ringardise à faire en 2012 ce qu’on voyait dans les pubs télés d’il y a 20 ans, à savoir inverser les rôles d’enfants et d’adultes. Et bien... figurez-vous que La Croix y voit «une campagne choc».

 

http://ab2t.blogspot.com/

 

http://www.aucirque.com/actus/2011a/2011-03-31-messeclownlondre1.jpg


RAPPEL



Que le prêtre est quelque chose de grand !

Voici un très beau texte où St Jean-Marie Vianney, curé d'Ars, nous redit la grandeur du prêtre et nous rappelle combien il est indispensable au monde.

 

"Qu'est-ce que le prêtre ? Un homme qui tient la place de Dieu, un homme qui est revêtu de tous les pouvoirs de Dieu.


"Allez, dit notre Seigneur au prêtre, comme mon Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. Toute puissance m'a été donnée au ciel et sur la terre. Allez donc, instruisez toutes les nations. Celui qui vous écoute, m'écoute ; celui qui, vous méprise me méprise". Lorsque le prêtre remet les péchés, il ne dit pas : "Dieu vous pardonne." Il dit : "Je vous absous."

 


© esprit-photo.com

Saint Bernard assure que toutes les grâces nous viennent par Marie ; on peut dire aussi qu’elles nous viennent toutes par le prêtre : oui, tous les bonheurs, toutes les grâces, tous les dons célestes.

 

Si nous n’avions pas le sacrement de l’Ordre, nous n’aurions pas Notre-Seigneur : qui est-ce qui l’a mis là, dans ce tabernacle ? C’est le prêtre. Qui est-ce qui a reçu votre âme à son entrée dans la vie ? Le prêtre. Qui la nourrit pour lui donner la force de faire son pèlerinage ? Le prêtre. Qui la préparera à paraître devant Dieu, en lavant cette âme, pour la dernière fois, dans le sang de Jésus-Christ ? Le prêtre. Et si cette âme vient à mourir, qui la ressuscitera ? Qui lui rendra le calme et la paix ? Encore le prêtre.

 

Vous ne pouvez pas vous rappeler un seul bienfait de Dieu, sans rencontrer, à côté de ce souvenir, l’image du prêtre.


Oh ! que le prêtre est quelque chose de grand !


Le prêtre ne se comprendra bien que dans le ciel. Si on le comprenait sur terre, on mourrait, non de frayeur, mais d'amour. A quoi servirait une maison remplie d'or, si vous n'aviez personne pour vous en ouvrir la porte ?

Le prêtre n’est pas prêtre pour lui. Il n’est pas pour lui, il est pour vous. La belle mission des prêtres, c'est d'être l'âme et le soutien de la religion. Après Dieu, le prêtre, c'est tout !...


Laissez une paroisse vingt ans sans prêtre, hélas, que deviendra-t-elle ? Voyez les pays où il n'y a pas de prêtres, on y adore les bêtes, les plantes !"

 

http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/10/Saint-Sacrifice-de-la-messe.jpg

 

 

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télécharger le film CRISTIADA

Pour télécharger le film et les sous titres grâce au site la barque de Pierre cliquez sur l'image

Citations à méditer.

« Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit exulte de joie en Dieu mon Sauveur, car le Tout-puissant a fait pour moi de grandes choses. Saint est son nom. »
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Suis-je prêt à me présenter devant le Seigneur ?

      Suis-je prêt à mourir? Mes affaires temporelles sont-elles en règle et mon testament bien fait? Ma conscience est-elle en règle? N'ai-je rien à craindre pour mes confessions, mes communions, l'accomplissement des devoirs de mon état? 

      Si je savais devoir mourir à la fin de cette journée, comment la passerais-je? Comme j'en emploierais bien tous les moments! Si je savais devoir mourir après cette prière, comme je prierais avec attention et ferveur! Si ce devait être après cette confession, après cette communion, après cette messe, cette visite au saint Sacrement, comme je ferais saintement toutes ces saintes choses! Rentrons ici en nous-mêmes, et comprenons quel changement opérerait en nous et en toute notre conduite cette pensée de la mort bien méditée.

La Sainte Bible :



"La justice élève les nations, et le péché rend les peuples misérables."



 Napoléon Bonaparte :


"La première des vertus est le dévouement à la patrie."

 

Stendhal :

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"La vraie patrie est celle où l'on rencontre le plus de gens qui vous ressemblent."


- Saint Jose-Maria :
"Le chemin de l’amour s’appelle sacrifice"
- Lt Tom Morel : "Je cultive le prestige, non pour une vaine gloire mais pour élever les âmes vers Jésus: Il est mon grand  potentiel d'énergie; s'Il n'était pas dans mon cœur, je sens que je ne pourrais rien faire".

 




> Les Auteurs moins connus voire anonymes mais pertinents :

"Le guerrier ne fait que porter l'épée pour le compte des autres. C'est un seigneur puisqu'il accepte encore de mourir pour des fautes qui ne sont pas les siennes, en portant le poids du péché et de l'honneur des autres."

"Une nation s'affaiblit lorsque s'altère et se corrompt le sentiment de l'amour de la nation et de la pratique religieuse" 


Ce en quoi nous puisons l’espoir, l’essence de tout. 

 

Nos Papes ont dit:

 
Grégoire IX a dit :

http://www.histoiredesjuifs.com/images/B_Gregor_X.jpg

"Ainsi, Dieu choisit la France de préférence à toutes les autres nations de la terre pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. Pour ce motif, le royaume de France est le royaume de Dieu ; les ennemis de la France sont les ennemis du Christ.
De même qu'autrefois la tribu de Juda reçut d'en-haut une bénédiction toute spéciale parmi les autres fils du patriarche Jacob ; de même le Royaume de France est au-dessus de tous les autres peuples, couronné par Dieu lui-même de prérogatives extraordinaires.
La tribu de Juda était la figure anticipée du royaume de France."
 

Saint Pie X a dit :


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"Vous direz aux français qu'ils fassent trésor des testaments de saint Remy, de Charlemagne et de saint Louis, ces testaments qui se résument dans les mots si souvent répétés par l'héroïne d'Orléans : "Vive le Christ qui est Roi des Francs !"
A ce titre seulement, la France est grande parmi les nations ; à cette clause, Dieu la protégera et la fera libre et glorieuse ; à cette condition, on pourra lui appliquer ce qui, dans les Livres Saints, est dit d'Israël : que personne ne s'est rencontré qui insultât ce peuple, sinon quand il s'est éloigné de Dieu.
Ce n'est pas un rêve, mais une réalité ; je n'ai pas seulement l'espérance, j'ai la certitude du plein triomphe."


Jean Paul II a dit
:

"Oui, l'Eglise doit au peuple de France, qui a beaucoup reçu et aussi beaucoup donné, quelques-unes de ses plus belles pages : des grands ordres religieux, tels Cîteaux et les chartreux, aux cathédrales ou à l'épopée missionnaire commencée au siècle dernier. La générosité de ses œuvres et de sa pensée lui a valu l'amitié de nombre de peuples, et parmi les plus pauvres. Puisse la France continuer à y trouver ses raisons d'être !" 


Léon XII a dit :

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/26/LeoXII.jpg/150px-LeoXII.jpg
En premier lieu, arrachez à la franc-maçonnerie le masque dont elle se couvre et faites la voir telle qu'elle est.
Secondement, [...] instruisez vos peuples; faites leur connaître les artifices employés par ces sectes pour séduire les hommes et les attirer dans leurs rangs, montrez leur la perversité de leur doctrine  et l'infamie de leurs actes."


Paul IV a dit dans sa bulle* :

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Si jamais un jour il apparaissait qu'un Evêque, faisant même fonction d'Archevêque, de Patriarche ou de Primat; qu'un Cardinal de l'Eglise Romaine, même Légat; qu'un Souverain Pontife lui-même, avant sa promotion et élévation au Cardinalat ou au Souverain Pontificat, déviant de la foi Catholique est tombé en quelque hérésie, sa promotion ou élévation, même si elle a eu lieu dans la concorde et avec l'assentiment unanime de tous les Cardinaux, est nulle, sans valeur, non avenue

*
(Cum ex Apostolatus Officio)

Oraison

Un hymne à l'Honneur par le Père Jean Paul Argouarc’h :


"Seigneur vous l’avez endormi
Dans une paix certaine
Entre les bras de l’espérance et de l’amour.
Ce vieux coeur de soldat n’a point connu la haine.
Pour la France et pour vous il a combattu avec beaucoup d’amour.
Que Notre Dame d’Afrique,
Que Notre Dame d’Indochine,
Que Notre Dame de la Mer,
Vous accueille, Commandant, avec Sainte Anne.
Et qu’Elle étende son blanc manteau sur la France.
A genoux les enfants ;
A genoux les hommes ;
Et debout la France ! "

Prières

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Saint Michel, priez pour moi.
Saint Ange gardien, assistez-moi.
Mon saint Patron, protègez-moi.
Sainte Marie, Reine des Anges, veillez sur moi.

Saint Michel Archange de ta lumière éclairez-nous,
Saint Michel Archange, de tes ailes protègez-nous,
Saint Michel Archange, de ton épée défendez-nous.

Présentation

Messe de Toujours



Litanies des Saints



Magnificat



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