Histoire de l'Eglise

Lundi 1 octobre 1 01 /10 /Oct 14:57

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Bon écoute

 

 

Par WalkTsin - Publié dans : Histoire de l'Eglise
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Mercredi 19 septembre 3 19 /09 /Sep 17:03

 

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Les Quatre-Temps sont, dans le calendrier liturgique catholique, un temps de jeûne au commencement de chacune des quatre saisons.

Dans chacune des quatre saisons de l'année, il y a une semaine dite des Quatre-Temps dont le mercredi, le vendredi et le samedi sont fixés comme jours de jeûne et pourvus d'un formulaire propre.

Ce cycle trimestriel lié aux saisons existe dans la liturgie romaine à côté du cycle annuel depuis la plus haute antiquité. Ainsi, le pape Léon le Grand a laissé une série de sermons pour les Quatre-Temps.

À la fin du Moyen Âge, les jours des Quatre-Temps étaient encore des fêtes d'obligation, mais au cours des siècles ils ont disparu de la pratique chrétienne.

Le Cérémonial des évêques (Cæremoniale Episcoporum) de 1984 recommande de prier aux Quatre-Temps « pour les divers besoins des hommes, en particulier pour les fruits de la terre et les travaux des hommes » et laisse aux conférences épiscopales le soin de régler la manière de les célébrer.

Les semaines des Quatre-Temps sont fixées comme suit1:

 


 

La petite histoire : Jacques de Voragin dans La Légende dorée

 

 

LE JEÛNE DES QUATRE-TEMPS

Le jeûne des Quatre-Temps a été institué par le pape Calixte. Il consiste à jeûner quatre fois par an, suivant les quatre saisons. Ce jeûne se justifie par quatre arguments :

1o Le printemps étant une saison humide, nous jeûnons au printemps pour tempérer en nous les humeurs pernicieuses, c’est-à-dire la luxure. L’été étant une saison chaude et sèche, nous jeûnons pour châtier en nous la sécheresse de l’avarice. L’automne étant une saison également sèche, mais froide, nous jeûnons pour châtier la sécheresse froide de l’orgueil. Enfin l’hiver étant une saison froide et humide, nous jeûnons pour châtier le froid de l’infidélité et de la malice.

2o Le jeûne des Quatre-Temps a pour objet de nous rappeler le jeûne des Juifs, qui jeûnaient quatre fois par an, avant la Pâque, avant la Pentecôte, avant la fête des Tabernacles et avant la dédication de décembre.

3o L’homme étant formé de quatre éléments, quant au corps, et de trois facultés, quant à l’âme, nous devons jeûner quatre fois par an, pendant trois jours chaque fois.

4o Le printemps se rapporte à l’enfance, l’été à l’adolescence, l’automne à l’âge viril, l’hiver à la vieillesse. Nous devons donc jeûner au printemps pour être innocents comme des enfants ; en été, pour être forts comme des adolescents, en automne, pour être mûrs par la justice, comme le veut l’âge viril ; en hiver pour acquérir la sagesse et la probité des vieillards. Ou, plutôt encore, nous devons jeûner en hiver pour expier les fautes commises par nous pendant les saisons précédentes.

 


 

 

Dom Gueranger : "Les intentions du jeûne des Quatre-Temps sont de consacrer par la pénitence chacune des saisons de l'année. Les Quatre-Temps de L'Avent sont connus, dans l'antiquité ecclésiastique, sous le nom de Jeûne du dixième mois ; et saint Léon nous apprend, dans un des Sermons qu'il nous a laissés sur ce jeûne, et dont l'Eglise a placé un fragment au second Nocturne du troisième dimanche de l'Avent, que cette époque a été choisie pour une manifestation spéciale de la pénitence chrétienne, parce que c'est alors que la récolte des fruits de la terre étant terminée, il convient que les chrétiens témoignent au Seigneur leur reconnaissance par un sacrifice d'abstinence, se rendant d'autant plus dignes d'approcher de Dieu, qu'ils sauront dominer davantage l'attrait des créatures ; « car, ajoute le saint Docteur, le jeûne a toujours été l'aliment de la vertu. Il est la source des pensées chastes, des résolutions sages, des conseils salutaires. Par la mortification volontaire, la chair meurt aux désirs de la concupiscence, l'esprit se renouvelle dans la vertu. Mais parce que le jeûne seul ne nous suffit pas pour acquérir le salut de nos âmes, suppléons au reste par des œuvres de miséricorde envers les pauvres. Faisons servira la vertu ce que nous retrancherons au plaisir ; et que l'abstinence de celui qui jeûne devienne la nourriture de l'indigent. »

[...] Ranimons en nous, à l'aide de ces légères observances, le zèle des siècles antiques, nous souvenant toujours que si la préparation intérieure est surtout nécessaire pour l'Avènement de Jésus-Christ dans nos âmes, cette préparation ne saurait être véritable en nous, sans se produire à l'extérieur par les pratiques de la religion et de la pénitence.

Le jeûne des Quatre-Temps a encore une autre fin que celle de consacrer, par un acte de piété, les diverses saisons de l'année ; il a une liaison intime avec l'Ordination des Ministres de l'Eglise, qui reçoivent le samedi leur consécration, et dont la proclamation avait lieu autrefois devant le peuple à la Messe du Mercredi. Dans l'Eglise Romaine, l'Ordination du mois de Décembre fut longtemps célèbre ; et il paraît, par les anciennes Chroniques des Papes, que, sauf les cas tout à fait extraordinaires, le dixième mois fut, durant plusieurs siècles, le seul où l'on conférât les saints Ordres à Rome. Les fidèles doivent s'unir aux intentions de l'Eglise, et présenter à Dieu l'offrande de leurs jeûnes et de leurs abstinences, dans le but d'obtenir de dignes Ministres de la Parole et des Sacrements, et de véritables Pasteurs du peuple chrétien."


 (Source : L'année liturgique 

 

 

Par WalkTsin - Publié dans : Histoire de l'Eglise
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Mercredi 20 juin 3 20 /06 /Juin 12:17
Une apologie du catholicisme sous une forme un peu belliqueuse ne déplaira pas au public. Les temps la réclament. Religion de prière, de pardon, de paix, de fraternité,le catholicisme est aussi la religion de combat.
Ce nom n’est pas une nouveauté. L’Église sur terre n’est-elle pas appelée militante? Elle est le camp militaire du Dieu des armées. Elle combat les erreurs, les vices, l’orgueil, la barbarie. Elle ordonne à tous ses enfants de faire comme elle ; de transporter dans leur for intérieur, d’abord, la lutte contre leurs passions ; puis de l’aider, en tous lieux, dans sa douloureuse mais superbe lutte. Léon XIII le rappelait hier, en généralissime du Roi du Ciel :
L’Eglisesociété parfaite, très supérieure à toute autre société, a reçu de son Auteur le mandat de combattre pour le salut du genre humain, comme une armée rangée en bataille… A sa garde ont été confiés l’honneur de Dieu et le salut des hommes… Les chrétiens sont nés pour le combat.
La Religion de combat n’est donc pas une chose nouvelle ; mais la mettre en relief sous cet aspect serait une manière nouvelle de présenter l’apologie de la Religion. Non nova, sed nove. Nous l’avons essayé. Ce relief à donner à la grande combattante nous a semblé trouver son encouragement dans une leçon venue du ciel en des temps qui rappellent les nôtres.
La persécution allait s’ouvrir contre les chrétiens, pour durer trois siècles. Le diacre Etienne avait été cité devant le Sanhédrin. Les membres de ce Grand Conseil avaient écouté avec rage, et en grinçant des dents, le plus beau résumé qui ait jamais été fait du peuple d’Israël comme préparateur du Christ. A la péroraison, Étienne, rempli du Saint-Esprit, s’écria : Je vois les cieux ouverts et le Fils de l’homme qui est debout à la droite de Dieu !
Ses auditeurs endurcis le lapidèrent. Mais le saint diacre avait eu le temps de contempler et d’annoncer à l’Eglise de Dieu ce spectacle, à jamais fortifiant pour elle :le Fils de l’homme, naguère méprisé et condamné, désormais environné de la puissance divine, dans la majesté de Dieu, et debout ! « Il était debout, dit saint Grégoire le Grand, parce que se tenir debout est l’attitude qui convient à un combattant et à celui qui porte secours. »
Voilà quelle fut (et elle demeure !) l’attitude du Christ, dans le péril de son Eglise. Voilà quelle est présentement, en union avec son Chef invisible, l’attitude de l’Église, dans le péril de la civilisation et de la société. La civilisation et la société sont menacées, et l’Église est debout !
Debout doivent être également tous les enfants de l’Eglise ! En célébrant cette attitude sous la belle dénomination des enfants de lumière, l’apologie rendra donc service.
La Religion des enfants de lumière est, avec eux, à genoux pour prier, assise pour enseigner, et debout pour combattre !
Joseph LEMANN – La religion de combat (1891)
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Lundi 30 avril 1 30 /04 /Avr 17:50

Lettre de Louis Veuillot

 

 

 

A monsieur de Foblant,

Le 8 août 1843

Mon frère Maurice, vous avez du cœur et je conçois ce que vous fait éprouver la courante (diarrhée NDLR) dont nos catholiques sont malades à Nancy comme partout. Nous avons eu ce spectacle à Paris, nous l’aurons encore ; nous sommes destinés peut-être à voir l’Eglise de France mourir de ce mal autant qu’Eglise peut mourir, et cela va loin quelque fois.

J’aimerais mieux une de ces époques où l’on croit qu’elle va disparaître dans les flots de sang. J’aurais meilleure espérance de la voir se relever. Bien heureux ceux qui ont entendu la messe dans les catacombes, bienheureux ceux qui l’ont servie à quelque prêtre fugitif de la Vendée, au milieu des blessés, des orphelins et des veuves ! Ceux-là ont pu prédire des triomphes. Dans nos cathédrales où l’on nous laisse en paix, nous avons à compter que sur des abaissements. Ce n’est pas la chair qui vous parle et qui se révolte ; c’est l’esprit. Des abaissements, j’en veux pour moi Dieu merci ; mais je n’en veux pas pour Jésus, et c’est Lui que l’on abaisse.

Considérez bien ceci, je ne crois pas que le monde ait vu rien de pareil.

 

On outrage l’Eglise et nous ne sommes ni fugitifs, ni réduits à nous cacher, ni sans moyen d’agir. Tout au contraire, nous jouissons de nos biens, de notre liberté, nous exerçons les pouvoirs de citoyens, nous sommes gaillards et l’arme au bras pendant qu’on L’outrage. Nous regardons faire et nous allons communier. L’abbé Rohrbacher n’en citerait pas d’autres exemples et, si l’on veut réfléchir, cela est nouveau et cela est effrayant. Je crains moins pour un temple les furieux qui veulent le démolir que les fidèles qui ne songent qu’à leur potage en présence de ce danger. Ceux-là détruisent vraiment l’Eglise qui ne lui font pas un rempart de leur corps, qui ne se font pas massacrer sur les marches pour la moindre de ses prérogatives.

Jadis les parents chrétiens plutôt que d’abjurer dévouaient leurs enfants à la misère et les voyaient d’un œil ferme massacrer sous leurs yeux : aujourd’hui on s’expose plus volontiers à leur voir perdre la foi qu’à leur voir manquer un diplôme. On achète froidement un titre d’avocat ou de médecin au prix de cent péchés mortels qu’ils pourront commettre avant de l’obtenir. On appelle cela « songer à leur avenir» : ce mot dit tout. Quand on était chrétien, l’avenir était au ciel ; il n’y est plus, il est ici dans les boutiques, dans les négoces, dans les affaires, dans la boue : et pour y arriver, on marche d’abord sur le crucifix. Il n’y a plus de chrétiens, car il n’y a plus de foi. S’il y avait de la foi, on saurait qu’avec tant de lâchetés on expose son âme, et on verrait ce que nous ne voyons pas : des hommes.

Je vous déclare, entre nous, que les sociétés de Saint-Vincent-de-Paul et toute cette charité de bons de soupe et de bons de pommes de terre, réduite aux termes où je les vois, me font pitié ! Je ne comprends rien à ce système de vouloir sauver des âmes moyennant des pièces de dix sous, et de refuser une parole toutes les fois qu’il faut la dire. On a trouvé l’art d’assister les pauvres sans assister Jésus-Christ. Si le Journal des Débats n’avait inventé pour nous le nom de néo-catholique, nous devrions l’inventer, nous, pour cette race poltronne, car elle est en effet nouvelle. Partout où je la tâte, sous la mitre, sous la soutane, et sous l’habit bourgeois, j’y sens des lacunes et des excroissances qui en font une espèce particulière. Ce ont des chrétiens avec beaucoup de ventre ne plus et beaucoup de cœur en moins.

Ce qu’il faut faire, cher Maurice ? Prier le Bon Dieu d’abord ; Lui demander pour unique grâce de l’aimer follement, sans aucune espèce de prudence ni de raison en ce qui nous concerne ; accepter les croix, les affronts, les solliciter, nous préparer à ne rien craindre et ne point jurer qu’on ne s’appliquera pas un jour quelque peu de discipline. Pour ce qui concerne nos chers frères, aviser le plus tôt possible à les faire rouer de coups, car ce n’est qu’alors qu’ils se défendront et qu’ils se souviendront qu’ils sont ici l’Eglise militante, non pas l’Eglise croupissante.

Quand je vois les Evêques supporter l’Université, les laïcs ne songer qu’à leur pot-bouille, les ordres religieux mourir d’inanition au milieu de cette jeunesse qui n’a rien à faire et qui se met à entretenir les pauvres parce que cela coûte moins que les filles et que c’est plus honnête, je dis qu’il n’y a plus qu’un péril : c’est de laisser les choses sur ce pied là. Cherchez des affaires et poussez-les.

Je n’ai point la vocation monastique, surtout la bénédictine ; mais j’obtiendrai, s’il plait à Dieu, la vocation du dévouement. Il n’y a que servir Dieu. Tout le reste est par trop misérable et par trop dangereux en un temps comme celui-ci, pour une âme qui a pu entrevoir une fois la Croix où Jésus est mort. Quand je serai de retour à Paris, vous tâcherez de venir me voir, et nous arrangerons une campagne d’hiver. Adieu, cher enfant ; je vous aime dans mon cœur. présentez mes tendres respects à votre excellente et vénérée mère. Dites-lui que Dieu l’aime et qu’on est heureux d’être du nombre de ses martyrs, à une époque où les chrétiens ne redoutent que la Croix ; c’est-à-dire ce qui est le caractère même du chrétien.

Par WalkTsin - Publié dans : Histoire de l'Eglise
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Mercredi 11 avril 3 11 /04 /Avr 16:06

L'ABBÉ HENRY BOLO

 

LES GAULOISES ET LES GAULOIS A LA PASSION DE JÉSUS

 

 

 

Conférence donnée à Marseille dans l'église de Notre-Dame du Mont, le Vendredi Saint, 31 mars 1893.


Je dédie ce modeste opuscule à l'auditoire d'hommes qui se pressait autour de la chaire de Notre-Dame du Mont, le 31 mars 1893 .L'énorme affluence provoquée par la simple annonce du sujet qui devait être traité, l'intérêt admirablement soutenu avec lequel la foule a suivi, deux heures durant, les démonstrations assez arides que je vais essayer de reproduire, ont bien montré, ce jour-là, que le patriotisme et la foi vivent de la même vie, dans les âmes françaises, et que le sentiment religieux durera chez nous, aussi longtemps que l'amour de la patrie.

 

Et comment l'amour de la patrie se refroidirait-il dans un beau pays comme la France ?
Ce 3 avril 1893, HENRY BOLO.

 

 

 

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MESSIEURS,

 

Les premiers chrétiens racontaient en leurs légendes que, aussitôt après la Passion, les anges allèrent pieusement recueillir tous les débris laissés par le Sauveur sur la voie douloureuse (gouttes de sang, cheveux arrachés, lambeaux de toute sorte) afin de les restituer à la Sainte Humanité, au moment de Sa résurrection.


En ce jour anniversaire de larmes et de souvenirs sacrés, qu'il soit permis à notre foi et à notre amour en deuil, d'imiter ces anges, et de recueillir, sur les vestiges de la Sainte Passion, quelques souvenirs (les souvenirs sont des reliques aussi) qui doivent être plus spécialement chers à la nation française.


Je veux parler, Messieurs, de trois ou quatre épisodes importants de la grande tragédie du Calvaire, dont les héroïnes et les héros appartenaient, à peu près certainement, à notre bonne et vieille race gauloise.


Vous n'entendrez peut-être pas sans un certain étonnement l'exposé d'une semblable thèse, et pourtant, que peut-il y avoir d'étonnant à ce que Jésus ait convié au sacrifice de Son sang et à la solennité de Sa mort, ceux qui devaient être ici-bas les plus généreux héritiers de Sa foi, les plus ardents champions de Sa divinité ?

 

Venons au fait.


D'après quelques pieuses traditions qui peuvent, au premier abord, vous paraître ne mériter qu'une croyance bien relative, la race gauloise aurait été représentée, dans la Passion, par Claudia Procula, la femme de Pilate, qui intervint seule, en faveur du divin Maître, pendant la scène si mouvementée du jugement ; par Véronique, la courageuse matrone qui essuya la face du Sauveur, sur la voie douloureuse ; enfin par les soldats qui flagellèrent le Christ, bafouèrent Sa royauté, crucifièrent Sa chair, mais rafraîchirent Son agonie en lui donnant à boire sur la Croix, et furent les premiers à proclamer Sa divinité, dès qu'Il eut rendu le dernier soupir.


La hardiesse et l'importance de semblables assertions, ne vous échappe certainement pas et vous voyez que, dès le Calvaire, si les traditions concordent avec l'histoire, notre race aurait affirmé ses tendances, serait entrée en possession de ses gloires et de sa prédestination futures, en même temps qu'elle prenait, dans le crime commis, une part hélas ! trop conforme aux défaillances de son génie et aux écarts de son tempérament.

 

Permettez-moi donc, Messieurs, d'essayer, ce soir, de vous démontrer l'exactitude ou du moins la très grande probabilité historique des légendes relatives à Claudia Procula, à Véronique et aux soldats qui exécutèrent le Sauveur.

 

Quand nous aurons établi, autant que cela peut être, la quasi certitude de ces données, il ne nous sera pas difficile de saisir leur admirable et profonde harmonie avec le caractère et la vocation de la race gauloise.

 

 

 

PARTIE PREMIERE

 

Il est absolument historique et certain que la race gauloise formait un élément de première importance, dans la société de Jérusalem, à l'époque où mourut le Sauveur.


Trois causes principales avaient amené cette invasion des fils de l'extrême occident, et la maintenaient en permanence.


Ces trois causes étaient : le voisinage des Gaulois d'Asie Mineure et la supériorité incontestée que leur donnaient, sur les Grecs et les Asiatiques, leur honnêteté, leur bravoure et même leur intelligence ; le passage encore récent de Germanicus, l'ami par excellence des Gaulois, qui avait organisé, vers l'an 18 ou 19, la domination romaine en Judée ; enfin les affinités très réelles et bien caractérisées de l’administration et de la famille de Tibère et de Pontius Pilatus avec le pays des Gaules.

 

Disons un mot, Messieurs, de chacune de ces sources d'infiltration gauloise dans Jérusalem.


Les Gaulois d'Asie Mineure (les Galates) étaient des Gaulois absolument purs, au point de vue de la race. Quoiqu'ils fussent établis depuis deux cent cinquante ans environ, sous le ciel d'Asie, ils n'avaient rien perdu de leur physionomie, de leur langage, ni de leurs moeurs. Si vous aviez rencontré alors quelqu'un de ces beaux hommes, aux grands cheveux blonds, aux yeux bleus, à la physionomie ironique et fière, vous n'eussiez pas hésité un seul instant à reconnaître en eux les vaillants compatriotes de Brennus et de Vercingétorix. Telle fut d'ailleurs l'énergie de résistance que cette race opposait à toutes les influences de l'asiatique méprisé, que, plus de trois cents ans après la mort de Jésus-Christ, saint Jérôme reconnaissait que leur langage était toujours le langage gaulois. Aujourd'hui encore les Arméniens ne se trompent pas sur l'origine du type grand, blond, au teint clair, qui se rencontre assez souvent dans ces pays, et ils appellent ceux qui ont cette physionomie particulière « les français d'autrefois ».

 

Ces « Français d'autrefois », Messieurs, intelligents et lettrés comme des Grecs, vaillants comme... des Français, et d'une probité reconnue, étaient très recherchés par les principicules de Syrie et de Judée, et s'imposaient d'ailleurs à l'infériorité morale des Asiatiques.

 

Tandis que les Romains n'étaient qu'administrateurs, tandis que les fonctions de cuisiniers, de perruquiers, ainsi que tous les métiers louches et trop serviles étaient réservés aux Grecs, les Gaulois d'Asie Mineure étaient fort appréciés comme secrétaires, intendants, professeurs, et même (au point de vue militaire) comme gardes du corps, à cause de leur honnêteté, de leur finesse et de leur courage.

 

L'historien Josèphe nous montre aux funérailles du roi Hérode, les troupes de ce petit souverain divisées en trois corps : les Scythes, les Germains et les Gaulois.

 

Tout à l'heure nous entendrons le centurion Longin répondre au gouverneur de Cappadoce Octavius, qu'il est d'Isaurie, c'est-à-dire d'un pays peuplé alors par les Gaulois d'Asie Mineure.

 

Je vous ai encore signalé, Messieurs, comme une cause d'accroissement dans la société gauloise de Jérusalem, le passage de Germanicus. Il suffit d'avoir lu les admirables pages que Tacite consacre dans ses annales à ce grand homme, pour se rendre compte des liens indestructibles et profonds que son long séjour et ses glorieuses campagnes contre les Germains du Rhin, lui avaient fait contracter avec la nation gauloise. Il avait vécu avec les soldats gaulois d'inoubliables journées3. Ses légions, composées en grande partie par nos ancêtres, avaient voulu, à la mort d'Auguste, le proclamer empereur. Et quand Tibère l'envoya, en Orient et en Judée, remplir une mission qui devait lui être fatale, il n'est pas douteux qu'il dut entraîner à sa suite une colonie très considérable de Gaulois. Du reste, quatre ou cinq ans après sa mort, nous trouvons, en Judée4, quatre légions dont l'effectif est gaulois, presque en totalité : la VIè ferrata, la Xè fretensis (celle qui avait été si chère à César), la XIIè fulminata5 et la IIIè gallica dont le nom seul est décisif, au point de vue qui nous occupe.

 

On s'imagine sans peine quel centre d'attraction devait former, au point de vue de la colonisation gauloise, une armée
aussi importante en Syrie.

 

Enfin, Messieurs, j’ai hâte d'en finir avec ces généralités dont vous voulez bien subir l'exposé avec une patience quivous honore, et j’en viens à la troisième cause de cette prépondérance de l'élément gaulois à Jérusalem : l’administration romaine elle-même.


La gens Claudia qui tenait alors, dans la personne de Tibère, les rênes de l'empire, était aussi gauloise, ou, si vous préférez, aussi attachée que possible à la Gaule, par toutes sortes de liens, y compris les liens de la naissance et du sang. Et si, Messieurs, au lieu de nous trouver dans la seconde ville de France que vous appelez Marseille, nous étions dans la seconde ville de France que d'autres appellent Lyon, il vous serait impossible de fouiller le passé, sans rencontrer partout l'empreinte de cette famille Claudia, dont la ville de Lyon était la patrie d'adoption, en attendant de devenir la patrie, par la naissance, de l'empereur Claude lui-même. Je crois inutile d'insister sur ce fait historique des plus élémentaires. Il en résultait évidemment, de la part de l'empereur qui avait d'ailleurs séjourné assez longtemps en Gaule, une affection pour ce pays, une connaissance de ses habitants, une confiance en eux, qui devaient les signaler plus que d'autres à l'attention du maître, et leur attirer plus d'une haute fonction, plus d'une mission importante. Une administration intéressante et délicate comme celle de la Judée, un pays où les causes que nous avons signalées déjà avaient amené une colonie gauloise déjà si considérable, était le pays qui semblait le plus clairement désigné aux ambitions galloromaines, et le mieux fait pour inspirer à Tibère la pensée d'y envoyer, comme dignitaires, ses amis d'au-delà des Alpes.

 

Je ne vous dirai pas, Messieurs, que Pontius Pilatus, italien de race, fût de naissance gauloise. J'ai besoin de conserver tout mon crédit auprès de vous, et de ne pas le compromettre par des assertions peu ou mal fondées. Qu’il me suffise de vous faire remarquer que la gens Pontia avait des représentants, à cette époque, en Gaule, et que le suffixe atus qui termine le surnom du Pontius dont il s'agit, était fréquent dans notre pays. Il est certain que Pontius Pilatus avait une nombreuse parenté en Gaule ; il est fort possible qu'il soit venu y mourir ; il est très probable, comme vous allez le voir, qu'il s'y est marié.

 

La digne et généreuse femme qui fut seule à intervenir en faveur du divin accusé, Claudia Procula, était en effet, Messieurs, selon toutes les probabilités, une fille des Gaules. La légende qui la fait naître dans la Gaule Narbonnaise, est trop conforme aux données de l'histoire la plus certaine, pour qu'on fasse de grandes difficultés à l'admettre.

 

Son nom de Claudia indique certainement qu'elle appartenait à la famille de l'empereur dont, je vous le répète, les affinités avec la Gaule étaient aussi nombreuses et étroites que possible.


Elle ne pouvait s'appeler Claudia, qu’autant quelle était parente, cliente, ou affranchie, de la famille impériale1. Affranchie, Pilate qui était chevalier romain, et par conséquent noble, ne pouvait pas l'épouser. Simple cliente, et n'ayant pasun nom à elle, il ne l'eût pas voulu. D'autre part, comme il n'était lui-même que chevalier, il n'aurait certainement pas obtenu sa main, s'il l'eût demandée quand Tibère était déjà empereur3 Donc il l'épousa avant que Tibère fût en Italie. Et comme le principal séjour de Tibère pendant cette longue période fut en Gaule, Pilate, qui devait un jour avoir le titre d' «ami de César » (Jean, XIX, 12) put très bien y épouser la parente du futur empereur. Vous le voyez, si nous ne connaissons le pays d'origine de Claudia que par une simple légende, l'histoire elle-même rend cette légende trop vraisemblable pour qu'il nous soit possible de lui refuser quelque créance.

 

Claudia aurait donc valu à son mari la haute situation qu'il occupait en Judée : cela seul d'ailleurs pouvait l'autoriser à une intervention aussi hardie que celle qu'elle allait se permettre à la Passion. Il est inouï qu'une femme prenne sur elle de dicter une sentence à un magistrat supérieur, à l'instant même où ce magistrat est sur son tribunal. Nous pouvons hardiment conclure de ce fait indubitable, puisque l’Évangile l'a consigné, que Claudia Procula avait à Jérusalem une très grande importance, et que, Gauloise elle-même, elle devait être le centre de la société des grandes dames gauloises qui se trouvaient certainement alors dans la ville sainte.

 

Aussi, Messieurs, quoique diverses légendes aient assigné à Véronique autant et plus de patries diverses qu'au grand Homère lui-même, la tradition qui paraît devoir l'emporter est incontestablement celle qui la fait naître en Gaule, dans la région Bazadaise.

 

Grégoire de Tours9, Garcia, évêque de Bazas10, Géraud Dupuy, dans sa célèbre chronique11, la font naître sur le sol de l'Aquitaine ; elle arrive à Jérusalem vers le temps de la décollation de Jean-Baptiste. Grâce aux facilités que lui donnent ses relations avec la famille de l'économe d'Hérode, Chusas, elle peut, à prix d'argent, obtenir quelques gouttes de sang du précurseur. Après la mort du Sauveur, elle revient dans son pays, et bâtit dans sa ville natale la célèbre église de Saint-Jean-Baptiste. Garcia ajoute un détail fort caractéristique au point de vue qui nous occupe « Elle revient, dit-il, au milieu de nombreux amis ou compatriotes ». Et ce détail concorde d'une façon tout à fait inattendue, avec le récit de Ughelli, dans l'Italia sacra, monument historique dont l'esprit est loin d'être favorable aux légendes chrétiennes, de Pierre Subert, évêque de Saint-Papoul, de Bernard de la Guionie, évêque de Lodève, qui, tous, nous la montrent arrivant en Gaule, en compagnie des premiers apôtres de notre pays.

 

Qu'est-ce qui l'attirait dans notre pays? Qu'est-ce qui attirait son époux Zachée, devenu Amadour ? Ou bien, si comme le dit Ughelli, elle et Zachée vinrent en Aquitaine, envoyés par saint Pierre, pourquoi le Prince des apôtres leur désigna-t-il de préférence cette région, sinon parce qu'ils en parlaient la langue et s'y trouvaient chez eux ? Il est incontestable que Véronique évangélisa l'Aquitaine : il est, d'autre part, difficile ou tout au moins gratuit, d'admettre qu'elle ait reçu le don des langues, comme sont obligés de le prétendre ceux qui hésitent à lui assigner une origine gauloise, et qui reconnaissent pourtant qu'elle prêcha Jésus-Christ dans la langue de nos pères.

 

Il est vraisemblable, au contraire, que son mari Zachée obtint les hautes fonctions de prince des publicains, une sorte de receveur général, à cause de son origine gauloise, et de ses affinités soit avec la famille de Pontius, soit avec la gens impériale, conformément aux explications que je vous ai données plus haut.

 

Au reste, Messieurs, veuillez remarquer ceci : Véronique ne pouvait accomplir l'action courageuse et tendre qui l'a immortalisée, qu'autant qu'elle était une haute et puissante matrone, en relations connues avec le gouverneur.

 

Peut-être, simple femme, aurait-elle eu le courage de fendre la foule et de braver les soldats pour secourir notre divin Maître. Mais assurément, ces mêmes soldats, peu endurants de leur nature, et qui venaient de faire payer chèrement au Cyrénéen une simple attitude de commisération envers Jésus, n'auraient pas laissé Véronique arriver jusqu'au maître, si quelque prestige ne l'avait protégée contre leur insolence et leur brutalité bien connues.

 

Encore un instant de patience, Messieurs, et nous touchons au terme de nos investigations historiques.

 

Peut-on affirmer, ou tout au moins soutenir que les soldats de la Passion étaient Gaulois ?

 

Oui, Messieurs.

 

Dès l'instant que l'élément gaulois composait en si grande proportion l'armée d'occupation romaine, il aurait fallu que Pilate eût un parti pris d'écarter les Gaulois, pour que ses cohortes (qu’il s'agisse de la garnison de l'Antonia ou de sa garde personnelle), n'en fussent pas abondamment pourvues. Or, non seulement Pilate n'avait pas à les écarter, mais au contraire tout le portait à choisir de préférence ces soldats d'élite, pour les postes plus périlleux ou plus honorables.

 

Le poste de Jérusalem pendant les fêtes de Pâques était l'un et l'autre.

 

La gauloise Claudia, vous n'en doutez pas, dirigeait les faveurs de son mari vers ses compatriotes. D'autre part, Pilate n'avait aucune raison pour ne pas choisir des soldats qui le gardaient certainement mieux. Vous n'avez pas oublié que la Legio Gallica était, en Syrie, à la disposition du gouverneur, et vous voyez sans peine où devaient aller, à tous les points de vue, les préférences du gouverneur.

 

Un double document vient du reste changer nos probabilités en quasi certitude.

 

Saint Mathieu qui devait, en sa qualité d'Israélite, mieux saisir les détails de cette nature, puisqu'il les avait constamment sous les yeux, nous indique, d'une façon précise, quels soldats bafouèrent Notre-Seigneur Jésus-Christ. « Alors, dit-il, les soldats du gouverneur prirent Jésus dans le prétoire, et ayant réuni toute la cohorte, ils Le dépouillèrent, Le revêtirent d'une chlamyde écarlate, etc...» (Matth., XXVII, 27) Ce sont les mêmes soldats qui, tout à l'heure, Le crucifieront :

 

« Après s'être moqués de Lui... ils L'emmenèrent pour Le crucifier » (Matth., XXVII, 31). Ce sont donc bien les soldats de Pilate.

 

De quel pays sont-ils?


Messieurs, la réponse a été faite par le principal d'entre eux, et elle concorde avec les données générales de l'histoire que je vous indiquais tout à l'heure. Un manuscrit de la plus haute antiquité nous montre leur chef, Longin, en face du gouverneur de Cappadoce, Octavius, qui lui demande : De quel pays es-tu ? Et Longin lui répond : d'Isaurie.

 

Or, il n'est douteux pour personne que l'Isaurie fût, à cette époque, peuplée par les Gaulois.

 

Il n'y a donc aucune témérité à avancer que notre race était encore là. Beaucoup de données historiques auxquelles tout le monde ajoute foi et que l'on considère, à tort, comme des faits acquis et supérieurs à toute discussion, ne reposent pas sur des documents aussi probants et aussi clairs.

 

Nous arrivons enfin, Messieurs, à la partie la moins ennuyeuse de cette conférence. Nous avons essayé d'établir la nationalité de chacun des personnages qui nous intéressent. Nous allons essayer maintenant de les étudier dans les différents épisodes auxquels ils ont pris part, et je suis bien convaincu que vous y retrouverez avec moi la manifestation d'indéniables caractères de race.

 

 

 

 

PARTIE SECONDE

 

Tout d'abord, Messieurs, dans l'hypothèse où les soldats qui exécutèrent Notre-Seigneur Jésus-Christ auraient été des soldats gaulois, laissez-moi écarter un soupçon que nous ne pouvons pas laisser planer sur la mémoire de nos ancêtres.

 


Vous vous souvenez de cette abominable scène qui inaugura la tragédie du Calvaire : la scène du baiser, dans le jardin de Gethsémani. Quel immonde tableau dans l'histoire de l'humanité : une tourbe composée des valets du temple, armés de bâtons, portant des lanternes dont le rayonnement louche et blafard semble faire plus hideuse la face blême du chef qui les conduit ; des âmes viles et basses, où sont descendues comme en une sentine, les haines du Sanhédrin ; des fauves à la fois apeurés et féroces, qui ont attendu les ténèbres pour accomplir leur forfait ; des bandits conduits par la trahison et talonnés par la crainte d'être pris; tout cela faisant escorte à l'être le plus vil de l'humanité, Judas, à l'heure où ce dernier accomplit l'acte le plus écoeurant de sa honteuse existence.

 

Et il existe, Messieurs, un malentendu, qui pourrait laisser croire que les soldats de l'empire eurent une part à cet odieux événement.

 

Il est vrai (ah! laissez-moi vous le dire, car c'est aujourd'hui le jour où il faut songer à l'horreur de ses crimes, et où l'on doit s'en repentir !)

 

il est vrai qu'en notre qualité de pécheurs, nous étions là ! Il est vrai que l'âme de Judas était à cet instant l'âme de tous les coupables, surtout de ceux qui persistent à offenser Jésus, après tous les témoignages d'amour qu'Il nous a donnés.

 

il est vrai que si les lèvres qui donnèrent le baiser mortel, étaient les lèvres de Judas, la perfidie qu'exhalait ce baiser, avait sa source dans toutes les hypocrisies humaines. 

 

Cela est vrai, Messieurs, et comme pécheurs nous devons d'autant plus nous frapper la poitrine, que le crime dont nous avons chacun notre part, suscite des révoltes plus amères et plus profondes, dans celles de nos âmes qui ont hérité davantage de la générosité et de la loyauté gauloises.

 

Mais enfin, je crois pouvoir affirmer, au point de vue de notre honneur national et de l'orgueil légitime de notre race, que nous n'étions pas au jardin des Olives, et que nous n'avons pas mis le pied dans les vestiges de Judas.

 

Et nous avons besoin d'affirmer cela, car saint Augustin, dont la parole est grave, a dit : «La cohorte qui arrêta Jésus n'était pas juive, elle était composée des soldats du prêteur2». Vous voyez, Messieurs, la conséquence de cette affirmation de saint Augustin : si les soldats sont Gaulois, les Gaulois ont mis la main à la sordide besogne de Judas.

 

Eh bien ! non, ils n'y étaient pas ! Pilate n'était pas encore intervenu dans l'affaire. Les soldats de l'Antonia n'avaient pu être réquisitionnés pour une affaire dont le gouvernement romain n'était pas saisi ; ils ne pouvaient faire partie d'une bande de malfaiteurs qui n'avaient pas de terreur plus grande que la pensée d'être aperçue par les sentinelles romaines ; le soldat gaulois était brutal, grossier, il n'était pas lâche. D'ailleurs les princes des prêtres avaient à leur service toute une milice de circoncis, chargés de leur défense matérielle, et c'est cette bande de juifs moitié policiers, moitié sacristains, qui fit escorte au baiser de Judas.

 

Au reste, un incident bien caractéristique a montré suffisamment le niveau moral et le degré de courage dont cette valetaille des pontifes pouvait être susceptible. Vous vous rappelez, Messieurs, la misérable colère de Pierre, qui frappa si maladroitement Malchus, et lui coupa l'oreille. Je n'hésite pas à affirmer que si des Gaulois avaient été là, Pierre ne s'en serait pas tiré à si bon compte, et ne fût pas devenu un jour notre premier père dans la foi. Nous savons, par l'histoire, que personne ne fut jamais moins endurant que les Gaulois.

 

Lors de l’invasion de Brennus à Rome, en 390, un Gaulois ayant tiré la barbe d'un consulaire, celui-ci le frappa de son bâton d'ivoire. Pour ce coup de bâton d'ivoire, les quatrevingts consulaires romains, qui représentaient héroïquement la majesté de la république, furent massacrés jusqu'au dernier. Voilà, Messieurs, comment se comportaient les Gaulois.

 

Je ne loue point la violence, je ne fais pas l'apologie de la vengeance et de la brutalité, mais je ne puis m'empêcher de songer qu'il y a aujourd'hui des croyants trop résignés devant certains outrages adressés à leur foi, et je dis : «Faute pour faute, j'aime mieux, moi, fils de Gaulois, être l'héritier de ceux qui rendent des coups d'épée pour des coups de bâton, que le frère de ceux qui ont inauguré cette odieuse chose qui s'appelle le baiser de Judas».

 

Nous n'étions pas au jardin. Nous n'étions point par conséquent, Messieurs, dans ce cortège sinistre et haletant qui entraîna Jésus, à pas pressés, dans l'antre des grands prêtres. Nous n'étions pas dans cette demeure maudite de Anne et de Caïphe, où pas une voix ne s'éleva pour secourir « le pauvre Jésus », comme dit Bossuet, opprimé, bafoué, abandonné des siens et renié par celui qui lui avait été cependant si cher ! Pourquoi sommes-nous des pécheurs endurcis et incorrigibles ?

 

Car, nous pourrions dire d'une façon plus absolue et plus totale que nous n'avons rien à voir dans les fureurs de ces forcenés, qui abusèrent si ignominieusement de leur sécurité et de leur force, pour écraser l'innocent amené par un traître, dans leur repaire !

 

Enfin, Messieurs, c'est néanmoins une consolation de penser que le sang de nos veines réprouve toutes ces lâchetés, et que nous pouvons faire appel à la noblesse de notre race, pour y trouver une ressource de plus contre l'envahissement du péché, une horreur plus grande d'un mal dont le résultat est de nous associer aux infamies de la Passion.

 

Hâtons-nous d'arriver chez Pilate.


Vous savez, Messieurs, combien fut misérable l'attitude de cet homme. Jamais l'autorité romaine, la puissance et la supériorité d'un conquérant n'avaient eu une occasion plus belle et plus grande de sauvegarder la justice et la vertu.

 

Quand Pilate avait vu arriver en sa présence le divin Maître, doux et calme, malgré les chétives apparences de l'accusé, il n'avait pu prendre le change sur sa véritable valeur. Cet homme aux vêtements en désordre, couvert de poussière, garrotté, qu'on jetait à son tribunal, lui apparaissait indiciblement supérieur à la troupe de forcenés qui venait lui demander de le faire mourir, avec des voix que la fureur étranglait. Et là encore, le droit succombait. Pilate indécis, flottant, voyant la justice, et cédant néanmoins à la brutalité de gens qu'il méprisait, ne savait pas même se défendre.

 

Les scènes de la maison des pontifes allaient se reproduire, d’autant plus hideuses que la majesté romaine y ajoutait l'asservissement de sa grandeur.

 

Alors une femme intervint.

 

Cette femme, Messieurs, c'était notre Claudia Procula.

 

Suivait-elle, de quelque fenêtre de la demeure prétorienne, le drame qui se déroulait, était-elle informée de ce qui se passait à cette heure, par quelque serviteur complaisant, peu nous importe. Le fait est qu'elle n'y tint pas. Sous une forme bien féminine, et qui nous prouve que les faiblesses de l'esprit elles-mêmes ont quelque chose de respectable et de grand, lorsqu'elles s'inspirent des générosités du coeur, elle intervint. Elle envoya dire à son mari : « Ne vous mêlez pas au meurtre de ce juste, j'ai eu cette nuit de terribles cauchemars à son sujet !» (Matth., XXVII, 19).

 

Remarquez-le, Messieurs : à cet instant le triple reniement de Pierre remplissait encore l'oreille et le coeur abreuvé du divin Maître ; depuis le commencement, le flot des calomnies, des imprécations et des injures ne s'était pas arrêté ; c'étaitdonc la première parole sympathique, la première voix amie qui se faisait entendre, depuis que l'infâme procès de l'Homme-Dieu était commencé. Je ne vous dirai pas que ce fut une parole courageuse, mais je vous ai montré tout à l'heure que ce fut une intervention hardie. Au moment où, dans la personne de Pilate, la dernière ressource de la justice, la seule autorité qui fût capable de sauver la victime, faiblissait, la fille des Gaules plus ferme que lui, plus fidèle, et malgré son infériorité féminine, plus décidée, plus absolue, lui disait avec cette netteté qui semble être le propre de toutes les suggestions de la conscience : « Ne te mêle en rien à cette affaire !»

 

Cette assurance de la femme qui ne craint point de reprendre ou de conseiller, en de si graves circonstances, est bien gauloise, Messieurs. Les Gaulois, à peu près seuls parmi les peuples de l'antiquité, avaient su faire à leurs épouses une place honorable et digne dans l'existence commune. La femme gauloise ignorait l'asservissement et l'hébétude de ses pareilles, condamnées, partout ailleurs, à la plus abjecte des conditions

 

Il semble que la Providence préparait de loin les nobles missions et les fières attitudes de cette femme qui s'appelle aujourd'hui la femme française.

 

Si vous ne devez pas en sourire, je vous rappellerai le mot si juste de Mirabeau, disant à propos du malheureux Louis XVI : « Le roi n'a qu'un homme, c'est sa femme ! »

 

Il en a été souvent ainsi dans notre histoire. Il est remarquable de voir que le seul pays où, suivant la loi salique, « le sceptre ne doit point tomber en quenouille », c'est-à-dire où la femme ne règne pas, soit aussi le pays où, moralement parlant, la femme a le plus régné. Avec cette sainte et intelligente hardiesse qui a fait monter la femme française jusque sur la haquenée de Jeanne d'Arc, elle a travaillé dans une admirable mesure, à l'honneur et à la prospérité de ce beau pays qui doit tant de rayonnement, Messieurs, à vos mères, à vos épouses et à vos soeurs.

 

Or, étudiez l'histoire des femmes de France, et vous verrez que toutes, elles sont d'autant plus sublimes dans cette noble et Féconde mission, qu'elles relèvent davantage de la fière et généreuse Claudia Procula.

 

 

 

A ce propos, laissez-moi, Messieurs, vous le dire en passant, si plusieurs d'entre vous écoutaient moins la femme pour laquelle le Christ n'est rien, et prêtaient un peu plus l'oreille à la voix de la Claudia Procula que la Providence a placée à côté d'eux, je suis bien sûr que leur vie serait plus noble, et que, après-demain, leur place ne demeurerait pas vide à ce banquet pascal, auquel vous êtes tous invités.

 

Pilate se lavera les mains. Claudia, le coeur amer, l'âme brisée, n’aura plus d'autre mission ici-bas que de pleurer la mort du Bien-aimé et de prier, afin que celui qui n'a pas su accorder la justice, obtienne le pardon. En attendant, la flagellation ordonnée par le gouverneur est exécutée.

 

Il faut, Messieurs, que je me hâte, car j’ai peur vraiment d'abuser de l'attention admirable avec laquelle vous voulez bien m'écouter. Vous souffrez maintenant à la pensée que, si nous avons dit vrai tout à l'heure, ce sont des mains gauloises qui tiennent le fouet et font voler en lambeaux la chair rédemptrice de Jésus-Christ. Hélas ! cela est bien doulou reux à penser.

 

Pourtant, nous sommes bien plus responsables encore de toutes ces brutalités, par nos faiblesses et nos sensualités de chaque jour, car, sans elles, Jésus n'aurait pas eu à supporter ce douloureux supplice.

 

Quoi qu'il en soit, au point de vue du crime de notre race, nous ne sommes pas sans avoir obtenu, sinon mérité, quelque indulgence. Tout à l'heure, à l’occasion du martyre corporel auquel Il est soumis, Jésus dira pour nous : « Mon Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu'ils font !» (Luc, XXIII, 34).

 

Et l'apôtre des gentils nous absoudra, sinon des brutalités accomplies, du moins de toute inculpation de déicide : « S'ils l'avaient connu, dira-t-il, ils ne l'auraient pas crucifié !» (I Cor., II, 8).

 

Il n'en est pas moins vrai que la faute, au moins matériellement, aura été commise.

 

Les soldats croyaient ne tenir qu'un sale Juif : c'est pourquoi ils le frappaient sans pitié, les Juifs d'alors étant déjà, pour les gentils, une race à l'égard de laquelle on mêlait l'exécration au mépris. Et tandis qu'ils frappaient sans pitié, croyant ne déchirer qu'un misérable, sur lequel leur barbarie naturelle pouvait se donner libre cours, ils flagellaient atrocement le fils immaculé de la Vierge Marie.


Messieurs les antisémites, permettez-moi de vous dire ceci : Si vous croyez que le Juif moderne est l'ennemi de
l'Eglise et de la France, il vous est parfaitement loisible de lui faire une guerre loyale, et de défendre le patrimoine national dans la mesure où vous le trouvez compromis. Mais, prenez bien garde ! Il n'est pas permis de manquer aux lois de la charité et de dépasser la mesure des justes revendications, même quand on est un antisémite et que l'on rencontre sous ses coups un Juif. Il faut donc vous souvenir de cette scène de la flagellation, et ne pas oublier qu'en outrepassant les lois évangéliques, on a beau croire ne frapper qu'un Juif, à travers le Juif il se peut très bien que l'on blesse la charité, c'est-à-dire Jésus-Christ.

 

Voici maintenant, Messieurs, les scènes qui vont se succéder jusqu'à la fin, revêtant un caractère de grandeur de plus en plus large et sublime.

 

Les soldats (et de pareils faits sont bien dans le tempérament ironique et plaisant de notre race) profitent de l'absence prolongée du gouverneur pour bafouer leur victime. Ce « roi des Juifs », ils vont lui donner Son investiture et procéder à Son couronnement. Ils tressent une couronne d'épines et l'enfoncent sur Sa tête, ils prennent un haillon rouge et le jettent sur Ses épaules, ils ramassent un roseau et le placent entre Ses mains. Enfin, L'ayant souffleté, ils fléchissent le genou devant Lui et proclament Sa royauté, au milieu des éclats de rire : « Salut, roi des Juifs ! »

 

Autant ces moqueries vues de près étaient misérables et honteuses pour leurs auteurs, autant, vues de loin, après
dix-neuf siècles de christianisme, elles deviennent solennelles et significatives.

 

Oui, Messieurs, les soldats gaulois, pour me servir d'une expression employée dans un autre sens par saint Augustin, les soldats gaulois étaient alors « prophètes sans le savoir ». Regardez en arrière, dans cette longue suite d'événements qui nous séparent du Prétoire et forment comme une longue avenue entre nous et le Christ bafoué, vous verrez, Messieurs, ah ! je ne puis me défendre d'une profonde émotion en vous rappelant ces choses, vous verrez la race française couronnant réellement Jésus-Christ, et assurant ici-bas un royaume terrestre à Son église et à Sa foi.

 

Depuis le sang, qui fume encore, de Mentana et de Castelfidardo, en passant par Charlemagne, l’héroïque souverain d'Occident, jusqu'à Constantin, cet empereur venu des Gaules, vous verrez les fils des Gaulois à l'oeuvre pour le Christ.

 

Si Jésus porte une couronne ici-bas, s'Il tient un sceptre, s'Il est revêtu d'une pourpre, s'Il est entré en possession de ce règne terrestre que Lui annonçaient les prophéties, Messieurs, Messieurs, c'est une grande nation qui a accompli ces merveilles, c'est un peuple sublime qui a donné pour cela les tendances de son génie toujours, et son sang quelquefois, c'est la France dont « les gestes » divins ont été presque toujours la continuation, non plus ironique mais sincère, de ce que faisaient, au Prétoire, ces soldats fléchissant le genou devant le Christ et Lui répétant : « O roi, je Te salue ! »

 


Veuillez seulement, au milieu des sentiments de légitime fierté que doivent vous inspirer de semblables souvenirs, remarquer que l'ironie si naturelle à notre caractère, peut devenir un danger pour notre foi. Que dis-je ? elle ne nous a conduits que trop souvent à la profanation des choses les plus saintes et aux plus déplorables scandales. Moins affiné et moins savant, c'était déjà, au Prétoire, le rire de Voltaire qui bafouait Notre-Seigneur Jésus-Christ.

 

Le cortège gravissait la pente du Calvaire. La Victime divine abîmée de douleurs et de fatigues chancelait à chaque pas. Derrière Lui quelques femmes timides et dolentes se lamentaient. Autour de Lui les passions juives et les impatiences de la soldatesque se remuaient. Les coups, les injures, les blasphèmes, les immondices pleuvaient sur

 

Sa sainte humanité. Tout à coup, sur le côté de la voie douloureuse une porte s'ouvrit. Une femme au visage ému et noble, s'avançait un linge précieux à la main. Je vous l'ai dit : Véronique devait être une des notables matrones de la haute société de Jérusalem. Un silence se fit : les soldats s'écartèrent avec respect, devant le geste imposant de la blonde et fière Gauloise.

 

Elle vint au Maître, à la fois tendre et hardie. Elle essuya le visage aimé, que le sang et la boue couvraient entièrement, et rentra chez elle, sans que la tradition ait marqué autour d'elle autre chose qu'un profond sentiment d'admiration et de respect, pour l'action compatissante qu'elle venait d'accomplir. Reconnaissez-vous, Messieurs, cette race admirable de femmes, que vous rencontrerez désormais sur toutes les voies, où l'humanité endolorie traîne ses misères, ses plaies et ses souffrances ? Qui donc, autant que la femme de notre pays, porte, dans sa poitrine, un coeur auquel on peut, sans hésiter, appliquer la définition célèbre : « Fort comme le diamant, tendre comme une mère ? »

 

Où est la femme qui sait aimer les malheureux auxquels tout est dur : la vie, les événements et les hommes ? Où est-elle, celle qui, aimant ainsi, n'a peur ni des éclats d'obus qui labourent les champs de bataille, ni des horreurs de la contagion qui change, à certains jours, les hôpitaux en repaires de mort ? Je sens bien, Messieurs, pour saluer cette femme-là, que je n'ai pas besoin de dire son nom. Elle vit trop près de vous, vous la connaissez trop et vous êtes trop fiers vous-mêmes de pouvoir l'appeler au nom de votre foi non moins qu'au nom de votre race : « Ma soeur ! » Eh ! bien, un vent maudit d'injustice qui souffle sur notre patrie française, passe aujourd'hui jusque sur la tête de ces femmes, que la vertu et la charité devraient mettre deux fois à l'abri de toute atteinte d'ingratitude.

 

Sur ce sol marseillais, où Véronique leur modèle a certainement laissé l'empreinte de ses pas, la triste tentative est à la veille de s'accomplir. Ah ! Puissiez-vous, Messieurs, opposer au mal qui triomphe l'élan de vos généreuses indignations ; puissent les sentiments d'admiration que vous professez, au fond de vos âmes, pour l'héroïque charité des femmes chré iennes et françaises, hors desquelles les malheureux et les délaissés ne trouveront plus ici-bas une douce parole pour être consolés, un coeur tendre pour être aimés, puissent ces sentiments rayonner autour de vous, et imposer à toutes les hostilités, quelle que soit leur nature, le respect de cette femme si française et si sainte qui personnifie la Charité !

 

Nous arrivons enfin au Calvaire. J'abrégerai, quoi qu'il me reste encore les plus grandes choses à dire.

 

Dès l'instant que le crucifiement de Jésus était le grand sacrifice authentique et définitif, que la terre offrait à la justice éternelle, il convenait que la nation romaine, la nation qui devait donner son nom à la véritable et définitive église, l'accomplît.

 

Dès l'instant que l'Eglise romaine ne devait vivre à travers les siècles que de la générosité du peuple français, il convenait que ces soldats de l'armée romaine appartinssent, par leur race à la nation qui devait être l'armée du Christ icibas.

 

Les Gaulois, d'après notre hypothèse, auraient versé le sang rédempteur. Et ce fut de leur part encore plus une fonction qu'un crime. A ce dernier point de vue, l'histoire nous a montré tout ce que la conscience nationale a fait pour se purifier de cette coopération au déicide. Vous savez comment les chevaliers francs, les immortels croisés, allèrent quelques siècles plus tard, restituer leur propre sang, en échange du sang rédempteur.

 

Là où le sang du Christ avait coulé, de peur qu'il ne fît tache, comme sur les mains de Pilate et sur le front des juifs, le sang des chevaliers, le plus noble, le plus pur, le plus généreux de toute la nation, coula à flots. Ne vous semble-t-il pas qu'en se pénétrant de cette harmonie providentielle, on comprend mieux les croisades, et que l'on n'a plus à en rechercher les problématiques résultats ?

 

Et si vous n'êtes pas convaincus, Messieurs, de cette profonde harmonie, grâce à laquelle nous trouvons au pied de la croix le commencement de toutes nos destinées, voici encore un détail qui concorde admirablement avec notre histoire religieuse.

 

Les soldats se partagent les vêtements du crucifié. Une fois les lots divisés, une tunique demeure. Toute la tradition a
reconnu dans cette tunique, l'emblème de l'unité de l'Eglise, car cette tunique est « sans couture, inconsutilis» (Jean, XIX, 23).

 

Et voici ce qu'en disent les soldats : « Ne la déchirons pas ! Non scindamus eam ! »

 

L'avenir répondra à leur voix, et la France entendra de l'Eglise qui est la réalité, le mot d'ordre donné par les soldats gaulois à propos de la tunique qui est l'emblème. Durant de longs siècles, les hérésies de toute sorte viendront frapper à La porte de notre grand pays. Des souverains même tenteront de porter l'erreur religieuse sur le trône, et de déchirer ainsi la robe sans couture, en détachant de l'Église catholique la nation française. Mais l'âme du peuple n'oubliera jamais la parole des soldats : « Non scindamus eam ! » Vraiment ces exécuteurs inconscients de la justice éternelle semblent être encore les prophètes du Dieu qu'ils clouent en croix !

 

Déjà, ils commencent à comprendre l'innocence, à entrevoir quelque rayon de la beauté de leur victime.

 

Une piété monte dans leur âme. Ils plaisantent toujours, il est vrai, mais voyez, comme au fond, ils commencent à s'attendrir.

 

Jésus d'une voix mourante murmure : Eli ! Eli ! Mon Père ! Mon Père ! Les soldats ont encore un mot d'ironie, que Dieu permet afin que nous soyons assurés qu'ils ne sont pas juifs. S'ils eussent été juifs, ils auraient compris et n'auraient pas ajouté : « Il appelle Elie, voyons si Elie viendra le délivrer ! » Ce signe indubitable de leur nationalité provoqué, aussitôt l’agonisant, desséché, laisse échapper de Sa gorge brûlante cette parole plaintive : « J’ai soif ! » Et voilà le soldat qui n'y tient plus. Jean, l'apôtre des coeurs émus, a noté l'empressement de ce bourreau devenu tout à coup secourable : Currens accepit spongiam. Il court, il s'ingénie pour arriver jusqu'à la bouche enfiévrée, il prend une éponge, il l'imbibe de la boisson acidulée que les soldats avaient apportée pour eux, il la met au bout d'un roseau, et il donne, au martyr mourant, le dernier adoucissement qu'Il ait reçu ici-bas sur cette terre maudite, au sein de cette ingrate humanité.

 

Ainsi, Jésus se souviendra que s'Il dut, ici-bas, Son premier breuvage à la tendresse de Sa mère, Il reçut le dernier de la pitié gauloise !

 

Et maintenant, Messieurs, ma foi s'émeut et mon patriotisme se trouble, tant le dernier cri de la tragédie sombre me paraît saisissant et sublime.

 

A l'instant où Jésus poussant la suprême clameur, rend le dernier soupir, au moment où la nature épouvantée s'ébranle, au milieu du désordre et du tremblement universel, sous le ciel obscurci, en face de la multitude effarée et stupéfaite, un cri solennel s'élève, une parole immortelle, qui est comme l'écho de ce bouleversement immense, retentit : « Vraiment celui-là était le fils de Dieu !» (Matth., XXVII, 54).

 

Ainsi le cri de victoire s'échappe des entrailles même de la mort. Ainsi, l'explosion de la foi répond enfin comme une clameur triomphale aux longues et impatientes prophéties du passé. Ainsi, la divinité du Christ est proclamée pour la première fois, en une déclaration dont toutes les autres déclarations ne seront qu'une redite.

 

Or, savez-vous en quelle langue ce cri immortel a été proféré ?

 

Souvenez-vous, Messieurs, que Longin venait d'un pays peuplé par les Galates, et que, quatre cents ans plus tard, on parlait encore, dans ce pays, la langue de nos pères ! ! !

 

Je n'ai plus qu'un mot, Messieurs, à vous dire. Vous vous rappelez la fameuse exclamation du roi Clovis, lorsque saint Remy lui racontait les douleurs et les humiliations de l'Homme-Dieu. Cet enfant indompté d'une race qui a mêlé son sang à la race gauloise, au récit de l'immense injustice, portait la main à son épée indignée, et s'écriait : «Où sont mes Francs?»

 

 

Il me semble que du haut de sa gloire, lorsque le Crucifié contemple les apostasies et l'attiédissement religieux qui ne tarderaient pas à devenir le déshonneur de notre race si Dieu ne devait y porter remède, Il se souvient de Procula, de Véronique, de ceux qui saluèrent prophétiquement Sa royauté, de ceux qui respectèrent Sa sainte tunique, de ceux  qui rafraîchirent Son agonie, du centurion qui proclama Sa divinité, et qu'alors Il demande lui aussi, à son tour :
 

 

« OÙ SONT MES GAULOIS ?»

Par WalkTsin - Publié dans : Histoire de l'Eglise
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Lundi 2 avril 1 02 /04 /Avr 21:59

 

 

 

Qu'il nous est bon à tous, morts et vivants, chrétiens ou non, oui il nous est bon à tous, indistinctement les enfants de Dieu, que moines et moniales, tandis que nous dormons encore,prient dans le froid et la solitude.

 

Qu’il nous est bon qu’ils se taisent tandis que nous discourons,qu’ils obéissent tandis que nous croyons commander, et que la cloche grave des monastères sonne plus haut, à notre insu, que le timbre de nos téléphones.

 

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Quand le prêtre joint les mains, le Ciel s'agenouille...

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Par WalkTsin - Publié dans : Histoire de l'Eglise
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Jeudi 29 mars 4 29 /03 /Mars 00:00

 

Via wikipedia

 

La « Sapinière » (Sodalitium Pianum en latin) est un réseau de renseignement du Vatican, mis en place par Mgr Umberto Benigni en 1909, pendant le pontificat de Pie X (1903-1914). Le nom latin, Sodalitium Pianum (c'est-à-dire la « Compagnie de Pie »), se référait à saint Pie V. Ce réseau secret, étudié par l'historien Émile Poulat1, avait pour but principalement l'expression d'un courant « intégriste » au sein de l’Église catholique, expressément opposé au « modernisme ». Il fut officiellement dissous en 1921.


 

Origine 

En réaction à la crise moderniste que traversait l'Église catholique romaine, le pape Pie X publia en 1907 l'encyclique Pascendi Dominici Gregis et la constitution apostolique Lamentabili Sane Exitu, qui condamnaient ce mouvement en tant qu'hérésie. Afin de vérifier l'adhésion à ces décisions, Mgr Umberto Benigni, prêtre et professeur d'histoire religieuse, collaborateur du cardinal Merry del Val à la secrétairie d’État, prit l'initiative de publier un bulletin d'information, La Correspondance de Rome, autour duquel il organisa, grâce à ses relations personnelles, un réseau officieux de correspondants qui furent associés dans le Sodalitium pianum (S.P). Le cardinal Rafael Merry del Val prit ses distances avec ses activités et l'empêcha d'obtenir une reconnaissance canonique2. En 1911, Mgr Benigni est remplacé par Monseigneur Eugenio Pacelli dont il reste proche avant de prendre quelques distances à partir de 19123.


 

Influence

La Sapinière a-t-elle été chargée de surveiller les catholiques, laïcs ou religieux (y compris cardinaux), suspectés de sympathie pour les idées modernistes ou de se montrer favorable à la séparation de l’Église et de l’État (laïcisme); Mgr Benigni se donnant pour mission de les dénoncer au Saint-Office ?

D'après le témoignage du cardinal Pietro Gasparri, le pape Pie X approuvait ce réseau et le soutenait financièrement, encourageant personnellement ce que l'historien Yves-Marie Hilaire décrit comme une système de « combisme ecclésiastique9 ». 

 

Membres du Sodalitium 

Par WalkTsin - Publié dans : Histoire de l'Eglise
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Mardi 28 février 2 28 /02 /Fév 18:33

 

Reportage TV de l'époque
Messe pontificale à Saint Nicolas.
L'annecdote :

 

 Il est à noter que l’établissement durable à St-Nicolas-du-Chardonnet de ses nouveaux occupants a été le fruit de l’arbitrage du gouvernement. Le cardinal Marty avait en effet immédiatement obtenu un jugement d’expulsion, mais le ministre de l’Intérieur, Michel Poniatowski, lui fit savoir qu’il se refusait à faire intervenir les forces de police, au nom de la nécessité de concéder un espace public à toutes les sensibilités reli­gieuses.

(Abbé Aulagnier, supérieur du district de France au moment des faits)

Par WalkTsin - Publié dans : Histoire de l'Eglise
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Mardi 28 février 2 28 /02 /Fév 18:25

Ou premier territoire liberé et rendu au culte catholique après l'occupation conciliaire...

 

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Il y a aujourd’hui 35 années, le dimanche 27 février 1977, trois prêtres français ont eu une idée de génie : occuper une église parisienne devenue célèbre, Saint Nicolas du Chardonnet.

L’idée des abbés Louis Coache, Vincent Serralda et MgrFrançois Ducaud-Bourget était simple : mettre une annonce dans L’Aurore annonçant la célébration d’une Grande Messe Traditionnelle à la Mutualité dans le Vearrondissement. Ce que les fidèles ne savaient pas en y venant, c’était qu’ils seraient dirigés directement vers l’église voisine, Saint Nicolas du Chardonnet, se trouvant à seulement 10m de là…


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C’est ainsi que s’est accompli un miracle. Non-seulement les fidèles ont occupé cette église mais ils l’ont gardée jusqu’à aujourd’hui !

Cela fait donc 35 ans que la Paroisse St Nicolas du Chardonnet a été rendue au Culte Catholique Traditionnel.

Ont succédé, comme curés, à Mgr Ducaud-Bourget, décédé en 1984, l’Abbé Philippe Laguérie (1984-1997), puis l’Abbé Christian Bouchacourt (1997-2003). Depuis 2003, c’est l’Abbé Xavier Beauvais, de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, qui est Curé de St Nicolas du Chardonnet.

 l'abbé Laguérie, ancien curé de saint Nicolas, qui avait tenté de prendre après saint Germain l'Auxerrois... La tentative avait échoué... 


Malgré toutes les décisions d’injustice qui les ont frappés, jamais les Traditionnalistes n’ont été expulsés et Saint Nicolas du Chardonnet demeure, selon les propres mots de Mgr Lefebvre « Le phare de la Tradition dans le Monde ».

Cette église est devenue aussi un grand lieu de retrouvailles pour la famille de la Droite Nationale. Tous nos regrettés camarades de combat y ont été enterrés. Marine Le Pen y a fait baptiser ses trois enfants. Jean-Marie Le Pen s’y rend régulièrement pour y faire dire des messes pour ses amis défunts…

 

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Saint Nicolas est un emblème de résistance et de courage. Dans cette grande Cité parisienne, cette Paroisse est semblable au petit village gaulois d’Astérix qui « résiste encore et toujours à l’envahisseur romain»

Très bon et joyeux anniversaire à St Nicolas du Chardonnet donc, et à tous ses Paroissiens. Que Saint Nicolas poursuive son bon combat pour l’unique Gloire du Bon Dieu et le salut des âmes.

 

Alexandre SIMONNOT

 

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vu sur KONIGSBERG
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Jeudi 12 janvier 4 12 /01 /Jan 17:33

 

est une monarchie de droit divin

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« La fonction juridique et la mission du Saint-Esprit

se complètent et s'achèvent mutuellement,

elles proviennent d'un seul et même Sauveur. »

Pie XII, Mystici Corporis, 1943.

 

 

 

Première Partie : 

1. La nature ontologique de l’Eglise

  

 

 

Armes pontificales.jpgL’une des plus graves erreurs contemporaines, erreur si caractéristique de notre siècle dans lequel triomphent l’individualisme et le subjectivisme, est sans conteste l’hérésie schismatique connue sous le nom de « sédévacantisme », qui substitue aux critères catholiques du droit divin ecclésial les fausses lumières du raisonnement privé et du libre-examen, conférant qui plus est à ces lumières erronées surgies de l’intelligence personnelle incompétente en ces matières touchant à l’infaillibilité, un pouvoir juridictionnel, une autorité délibérative et une puissance exécutoire au mépris de toutes les lois traditionnelles de l’Eglise catholique.

 

Pourtant, c’est oublier que l’Eglise a été fondée sur un droit lui-même fondateur et constitutif : le « droit divin » par lequel Jésus a confié à Pierre la garde de son Eglise (Matthieu XVI, 16), ce qui explique pourquoi tout est soumis au droit divin dans l’Eglise, les hommes, les sacrements, les institutions, et en premier lieu  l’élection pontificale elle-même, ceci signifiant que toute expression de la foi de l’Eglise dépend, est codifiée, régie par le droit divin qui est la source ontologique de la légitimité de la sainte société instituée par Jésus-Christ, et que nul ne peut, sous peine de péché grave, du haut d’un imaginaire tribunal individuel, s’y soustraire ou ne pas en respecter les saintes règles sans contredire coupablement le principe sacré d’autorité.

 

 

 

I. L’Eglise est fondée sur de droit divin

 

Mgr Gousset.jpgMgr Thomas Gousset (1792-1866) qui fut cardinal-archevêque de Reims, de pieuse mémoire, a su rappeler en son temps les principes fondateurs du droit divin : «La religion chrétienne est divine c’est Jésus-Christ lui-même qui a fondé l’Eglise qui porte son nom, et cette Eglise doit, aux termes des prophètes et de l’Evangile, durer autant que le monde ; elle est pour tous les temps et pour tous les peuples. L’Eglise est une société ; elle a par conséquent un gouvernement, un ordre hiérarchique qui distingue ceux qui enseignent de ceux qui sont enseignés, ceux qui gouvernent de ceux qui sont gouvernés. Cette société est nécessairement extérieure et visible ; elle est d’ailleurs une, sainte, catholique et apostolique. […] Les principales propriétés de l’Eglise sont l’autorité, la visibilité et la perpétuité, l’unité, la sainteté, la catholicité et l’apostolicité. Ces propriétés sont toutes renfermées, les trois premières implicitement, les quatre dernières explicitement, dans ces paroles du symbole du premier concile œucuménique de Constantinople de l’an 381 : ‘‘Je crois en l’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique’’… la visibilité et la perpétuité sont donc, comme l’autorité, des propriétés de l’Eglise. » [1]

 

 

Saint Pierre au ciel.jpg

 

« La visibilité et la perpétuité sont donc,

comme l’autorité, des propriétés de l’Eglise. »

 

- Mgr Thomas Gousset -

 

 

Mais de quelle forme de gouvernement Jésus a-t-il souhaité pour son Eglise ? La réponse tout fidèle catholique devrait la connaître : le Christ, dans sa sagesse, en confiant à Pierre l’autorité (Matthieu XVI, 17-19), a institué une monarchie absolue comme forme de gouvernement de son Eglise, et cette monarchie établie par Jésus-Christ, nul ne peut la contester ou s’y opposer sous aucun prétexte, c’est une loi sacrée instituée divinement. C’est ce que rappellera le cardinal Cajetan (1469-1534), héritier d’une longue tradition de théoriciens du « droit divin », face à Martin Luther (1483-1546) qui, méprisant la tradition établie par le Christ, voulut s’écarter de Rome en allant jusqu’au schisme.

 

L’Abbé Boulanger l’exprime ainsi : « Jésus-Christ a fondé une Église monarchique en conférant à saint Pierre une primauté de juridiction sur toute l'Église. Jésus-Christ avait constitué à la tête de son Église un chef suprême, saint Pierre, que l'Évêque de Rome, c'est-à-dire le Pape, était le successeur de saint Pierre dans la primauté et que, de ce fait, il avait la plénitude des pouvoirs conférés par Jésus -Christ à son Église. » [2]

 

De ce fait que représente le pape qui est à la tête de l’Eglise ?

 

Saint Pierre apotre.jpgLa réponse est évidente : « Pierre, et tous ses successeursSaint Pierre.jpg représentent la personne de Jésus-Christ, comme le vice-roi représente le roi. Pierre et ses successeurs président l’Eglise universelle en monarques ; c’est pourquoi ils sont le principe de l’unité de l’Eglise, qui est le royaume de Jésus-Christ. Car de même qu’il n’y a qu’un empire là où il n’y a qu’un empereur, qu’un royaume là où ne règne qu’un roi, un monde que Dieu a fait et gouverne, un ciel qu’éclairci un soleil ; ainsi l’Eglise ne serait pas le seul royaume visible de Jésus-Christ, si elle n’avait un seul chef visible, à qui tout entière elle se soumît, et qui la gouvernât ; ce chef, c’est Pierre et chacun de ses successeurs. Le privilège de Pierre est que son pouvoir passe d’âge en âge à ses successeurs ; les autres patriarches disparaissent, lui demeure le même, il traverse les siècles et demeurera jusqu’à la fin du monde. » [3]  

 

II. Le droit divin est la source de tout pouvoir dans l’Eglise

 

Ceci exposé, comment s’établit la source de la légitimité juridique au sein de l’Eglise, permettant de légiférer, décider, ordonner et gouverner ? 

 

De nouveau Mgr Gousset nous l’explique : « La puissance spirituelle du pape vient de Jésus-Christ ; c’est l’Esprit-Saint qui a établi le pape pour gouverner l’Eglise de Dieu. Or, c’est un dogme catholique que le pape, une fois légitimement élu, reçoit immédiatement de Jésus-Christ, avec le titre de successeur de saint Pierre, les clefs du royaume des cieux, avec le plein pouvoir de paître les agneaux et les brebis, de régir et de gouverner, non une partie de l’Eglise ou une Eglise particulière, mais toutes les Eglises ou l’Eglise universelle. […] L’Eglise, dont le pape est le chef, est une vraie monarchie. Gerson n’hésite point à déclarer hérétique et schismatique quiconque nierait que le pape a été institué de Dieu surnaturellement et immédiatement, et qu’il possède une primauté monarchique et royale dans la hiérarchie ecclésiastique. Il enseigne que l’Eglise a été fondée par Jésus-Christ sur un seul monarque suprême ; que la puissance ecclésiastique dans sa plénitude est formellement et subjectivement dans le seul pontife romain, et qu’elle a été donnée surnaturellement par Jésus-Christ à Pierre comme vicaire et au souverain monarque, pour lui et pour ses successeurs, jusqu’à la fin des siècles (De potestate ecclesiastica, consid. X.). » [4]

 

De son côté Cajetan écrit :

 

LA SUITE ICI

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télécharger le film CRISTIADA

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Citations à méditer.

« Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit exulte de joie en Dieu mon Sauveur, car le Tout-puissant a fait pour moi de grandes choses. Saint est son nom. »
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Suis-je prêt à me présenter devant le Seigneur ?

      Suis-je prêt à mourir? Mes affaires temporelles sont-elles en règle et mon testament bien fait? Ma conscience est-elle en règle? N'ai-je rien à craindre pour mes confessions, mes communions, l'accomplissement des devoirs de mon état? 

      Si je savais devoir mourir à la fin de cette journée, comment la passerais-je? Comme j'en emploierais bien tous les moments! Si je savais devoir mourir après cette prière, comme je prierais avec attention et ferveur! Si ce devait être après cette confession, après cette communion, après cette messe, cette visite au saint Sacrement, comme je ferais saintement toutes ces saintes choses! Rentrons ici en nous-mêmes, et comprenons quel changement opérerait en nous et en toute notre conduite cette pensée de la mort bien méditée.

La Sainte Bible :



"La justice élève les nations, et le péché rend les peuples misérables."



 Napoléon Bonaparte :


"La première des vertus est le dévouement à la patrie."

 

Stendhal :

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"La vraie patrie est celle où l'on rencontre le plus de gens qui vous ressemblent."


- Saint Jose-Maria :
"Le chemin de l’amour s’appelle sacrifice"
- Lt Tom Morel : "Je cultive le prestige, non pour une vaine gloire mais pour élever les âmes vers Jésus: Il est mon grand  potentiel d'énergie; s'Il n'était pas dans mon cœur, je sens que je ne pourrais rien faire".

 




> Les Auteurs moins connus voire anonymes mais pertinents :

"Le guerrier ne fait que porter l'épée pour le compte des autres. C'est un seigneur puisqu'il accepte encore de mourir pour des fautes qui ne sont pas les siennes, en portant le poids du péché et de l'honneur des autres."

"Une nation s'affaiblit lorsque s'altère et se corrompt le sentiment de l'amour de la nation et de la pratique religieuse" 


Ce en quoi nous puisons l’espoir, l’essence de tout. 

 

Nos Papes ont dit:

 
Grégoire IX a dit :

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"Ainsi, Dieu choisit la France de préférence à toutes les autres nations de la terre pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. Pour ce motif, le royaume de France est le royaume de Dieu ; les ennemis de la France sont les ennemis du Christ.
De même qu'autrefois la tribu de Juda reçut d'en-haut une bénédiction toute spéciale parmi les autres fils du patriarche Jacob ; de même le Royaume de France est au-dessus de tous les autres peuples, couronné par Dieu lui-même de prérogatives extraordinaires.
La tribu de Juda était la figure anticipée du royaume de France."
 

Saint Pie X a dit :


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"Vous direz aux français qu'ils fassent trésor des testaments de saint Remy, de Charlemagne et de saint Louis, ces testaments qui se résument dans les mots si souvent répétés par l'héroïne d'Orléans : "Vive le Christ qui est Roi des Francs !"
A ce titre seulement, la France est grande parmi les nations ; à cette clause, Dieu la protégera et la fera libre et glorieuse ; à cette condition, on pourra lui appliquer ce qui, dans les Livres Saints, est dit d'Israël : que personne ne s'est rencontré qui insultât ce peuple, sinon quand il s'est éloigné de Dieu.
Ce n'est pas un rêve, mais une réalité ; je n'ai pas seulement l'espérance, j'ai la certitude du plein triomphe."


Jean Paul II a dit
:

"Oui, l'Eglise doit au peuple de France, qui a beaucoup reçu et aussi beaucoup donné, quelques-unes de ses plus belles pages : des grands ordres religieux, tels Cîteaux et les chartreux, aux cathédrales ou à l'épopée missionnaire commencée au siècle dernier. La générosité de ses œuvres et de sa pensée lui a valu l'amitié de nombre de peuples, et parmi les plus pauvres. Puisse la France continuer à y trouver ses raisons d'être !" 


Léon XII a dit :

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/26/LeoXII.jpg/150px-LeoXII.jpg
En premier lieu, arrachez à la franc-maçonnerie le masque dont elle se couvre et faites la voir telle qu'elle est.
Secondement, [...] instruisez vos peuples; faites leur connaître les artifices employés par ces sectes pour séduire les hommes et les attirer dans leurs rangs, montrez leur la perversité de leur doctrine  et l'infamie de leurs actes."


Paul IV a dit dans sa bulle* :

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Si jamais un jour il apparaissait qu'un Evêque, faisant même fonction d'Archevêque, de Patriarche ou de Primat; qu'un Cardinal de l'Eglise Romaine, même Légat; qu'un Souverain Pontife lui-même, avant sa promotion et élévation au Cardinalat ou au Souverain Pontificat, déviant de la foi Catholique est tombé en quelque hérésie, sa promotion ou élévation, même si elle a eu lieu dans la concorde et avec l'assentiment unanime de tous les Cardinaux, est nulle, sans valeur, non avenue

*
(Cum ex Apostolatus Officio)

Oraison

Un hymne à l'Honneur par le Père Jean Paul Argouarc’h :


"Seigneur vous l’avez endormi
Dans une paix certaine
Entre les bras de l’espérance et de l’amour.
Ce vieux coeur de soldat n’a point connu la haine.
Pour la France et pour vous il a combattu avec beaucoup d’amour.
Que Notre Dame d’Afrique,
Que Notre Dame d’Indochine,
Que Notre Dame de la Mer,
Vous accueille, Commandant, avec Sainte Anne.
Et qu’Elle étende son blanc manteau sur la France.
A genoux les enfants ;
A genoux les hommes ;
Et debout la France ! "

Prières

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Saint Michel, priez pour moi.
Saint Ange gardien, assistez-moi.
Mon saint Patron, protègez-moi.
Sainte Marie, Reine des Anges, veillez sur moi.

Saint Michel Archange de ta lumière éclairez-nous,
Saint Michel Archange, de tes ailes protègez-nous,
Saint Michel Archange, de ton épée défendez-nous.

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