St Alphonse-Marie de Liguori, évêque, fondateur et docteur

Publié le par WalkTsin

Image illustrative de l'article Alphonse de Liguori

 

 


O ma Souveraine, si vous priez pour moi je serai sauvé ; car vous obtenez par vos prières tout ce que vous voulez ; priez donc pour moi, auguste Mère de Dieu, puisque votre divin Fils vous écoute et vous accorde tout ce que vous lui demandez.
Il est vrai que je suis indigne de votre protection ; mais vous n'avez jamais abandonné aucun de ceux qui ont eu recours à vous.

O Marie ! je vous confie mon âme, c'est à vous de la sauver. Obtenez-moi la persévérance dans la grâce de Dieu et l'amour envers votre Fils et envers vous.
Je vous aime, ô ma Reine ! et j'espère vous aimer toujours ; aimez-moi aussi, recevez-moi près de vous et ayez pitié de moi ; faites-le pour l'amour que vous portez à Jésus.

Considérez la confiance que j'ai en votre miséricorde et ne cessez pas de m'aider dans toutes mes peines. Je sais que vous ne manquerez pas de me secourir, quand je me recommanderai à vous ; mais vous devez m'obtenir encore cette grâce, de recourir toujours à vous dans les tentations et au moment où je pourrais perdre la grâce de Dieu.

Assistez-moi à l'heure de ma mort ; faites que je rende le dernier soupir, ayant sur les lèvres votre nom et celui de votre Fils, et redisant : Jésus, Marie, je vous recommande mon âme !
Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787)

 


Saint Alphonse de Liguori naquit près de Naples. Après de fort brillantes études, docteur en droit civil et canonique à seize ans, il embrassa la carrière d'avocat. Pendant les dix années qu'il remplit cette charge, il fut le modèle du parfait chrétien. Il commençait à se relâcher, quand il échoua dans un plaidoyer superbe où il avait déployé tous ses talents ; « O monde ! s'écria-t-il, désormais je te connais; tu ne m'auras plus. »

 

Peu après, il entendit une voix lui dire : « Laisse le monde de côté, livre-toi à Moi tout entier... »

 

Aussitôt il répondit, fondant en larmes : « O Dieu ! Me voici, faites de moi ce qu'il Vous plaira. » Aussitôt Alphonse va déposer à l'église de la Sainte Vierge son épée de gentilhomme, prend bientôt l'habit ecclésiastique, fait ses études de théologie, et au bout de trois ans reçoit le sacerdoce. Désormais le voilà embrasé du zèle des âmes ; il se mêle au peuple des campagnes et s'éprend d'un amour spécial pour lui.

 

C'est alors que l'idée lui vint de fonder, pour exercer l'apostolat parmi cette classe si intéressante de la société, la Congrégation des Rédemptoristes. Traité d'insensé par son père, ses proches et ses amis, persécuté et abandonné bientôt par plusieurs de ses premiers collaborateurs, délaissé et méprisé par son directeur lui-même, Alphonse endura toutes les souffrances morales qui peuvent tomber sur un homme : rien ne put l'abattre ni le décourager.

 

Il eut plusieurs visions de la très Sainte Vierge; une fois, pendant un sermon sur les gloires de Marie, il fut ravi, et environné d'une éblouissante lumière.

 

Un jour, son pauvre accoutrement le fit prendre pour le cocher des autres missionnaires, et, à son premier sermon, son éloquence fit dire au peuple : « Si le cocher prêche si bien, que sera-t-il des autres ! » Aux travaux apostoliques, Alphonse joignait les travaux intellectuels, et il composa un grand nombre d'ouvrages de piété et de morale qui l'ont fait élever au rang des docteurs.

 

Sacré évêque, Alphonse égala par ses vertus les plus saints pontifes. Il mourut à l'âge de quatre-vingt-onze ans.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.



 

Saint Alphonse-Marie de Liguori et sa prophétie sur la franc-maçonnerie !


Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787), l'illustre fondateur de la Congrégation des Rédemptoristes, le restaurateur de la théologie ascétique et morale, l'oracle enfin des temps modernes que Pie IX, par décret apostolique du 23 mars 1871, a inscrit parmi les docteurs de l'Eglise. Le bonheur que nous éprouvons à lire ses écrits et le grand bien procuré à nos paroissiens par les missions de ses religieux, nous font un bonheur et un devoir de recueillir ici quelques-unes de ses prophéties. Le don de prophétie, dit le cardinal Villecourt, était si fréquent dans saint Alphonse, qu'il semblait lui être habituel. C'est aussi la remarque du Bréviaire Romain, dans la légende du saint : " Il brilla notamment par les dons de prophétie, de pénétration des cœurs, de bilocation et de miracles ". Ainsi il avait prévu la venue des troupes françaises à Naples et tous les bouleversements qui arrivèrent à la fin du siècle dernier. Un jour qu'il était en extase, il s'écria :

« Un grand désastre doit arriver à Naples en 1799. C'est un grand bonheur pour moi que je ne doive plus être de ce monde à cette époque ».

On sait en effet ce qui est arrivé.

Dieu avait donné une sorte de lumière à saint Alphonse sur l'extension que devait prendre sa Congrégation après sa mort, raconte son vénérable historien :
 

 

« Un jour, raconte-t-il, que tous ses compagnons étaient affligés de la persécution qui semblait devoir anéantir l'Institut, et qu'ils s'entretenaient avec lui à ce sujet, Alphonse leur dit : " N'en doutez pas, la Congrégation se soutiendra jusqu'au jour du jugement ; car elle n'est pas mon œuvre, mais l'œuvre de Dieu. Durant ma vie, la Congrégation ne subsistera que dans un état de bassesse et d'humiliation ". Après ma mort, elle ne tardera pas à déployer et elle s'étendra spécialement dans les pays septentrionaux ».

« Une autrefois le Saint dépeignit d'un mot l'histoire de son Institut non seulement à ses débuts, mais pour tous les temps : La Congrégation, dit-il, est comme l'herbe des prairies : elle croit, on la coupe, et elle ne meurt pas ! »

« Depuis un siècle passé que les Rédemptoristes sont à l'œuvre, ils ont en effet souvent été persécutés ; mais, bien coutre l'attente de leurs ennemis, au lieu de se disperser sans retour, ils ont multiplié leurs maisons en s'établissant dans les continents à qui leur offrait un refuge et en revenant le plus souvent encore dans les maisons d'où ils avaient d'abord été bannis. Nous croyons que tel sera en particulier l'effet de la persécution actuelle : Qui semi-nantin lacrymis, in exuatione metent ».

« Le saint Évêque apprécia en prophète la persécution contre les Jésuites dont l’Ordre, on le sait, fut même supprimé de son temps : Je suis encore dans l'attente des renseignements relatifs à la Compagnie de Jésus, écrit-il au père de Matteis ; je n'ai pas moins d'anxiété à cet égard que s'il s'agissait de notre petite congrégation : car on se déclare contre un Institut qui a, pour ainsi dire, sanctifié tout l'univers et qui continue toujours cette œuvre de sanctification ».

« Quand il vit le progrès des calomnies qui attaquaient cette société et qu'il ne pût douter de sa prochaine suppression, continue le cardinal Villecourt, il ressentit les douleurs de la mort. " L'Eglise, dit-il, est appelée la Vigne de Jésus-Christ ; si elle est privée des ouvriers qui la cultivent, elle ne peut produire que des ronces et des épines ; et parmi ces funestes broussailles, se réunissent les serpents qui préparent la destruction de la religion et des trônes ". Il ajouta dans le transport de sa douleur : " Nous sommes perdus, si nous perdons les Jésuites. " Il estimait heureuse une ville où se trouvait un collège de Jésuites : " Les Jésuites, répétait-il souvent, outre les missions qu'ils donnent avec tant d'avantage, jettent la semence de la piété dans leurs écoles, et par les congrégations nombreuses de toutes les conditions, ils forment des pépinières dont les arbres, transplantés ensuite, portent dans les villes et dans les populations entières l'esprit de la religion et de la piété. Nous venons d'entendre un docteur de l'Eglise : qui a raison, de lui ou de ceux qui proscrivent aujourd'hui les Jésuites et, sous leur nom, tous ceux qui combattent vaillamment pour la cause de Notre Seigneur ?


Voici un texte prophétique de Saint Alphonse de Liguori à propos de la franc-maçonnerie.Il voyait bien d'où venait le mal, et il s'élevait avec autant de force contre la secte des francs-maçons qu'il en mettait à défendre leurs victimes :


« Cette secte, disait-il un jour, comme le rapporte encore son éminent Historien, ne se propose rien moins que la destruction de l'Eglise, du trône et des souverains. Les monarques ne paraissent pas s'en inquiéter, mais ils reconnaîtront trop tard, aux calamités qui en seront la suite, ces sectaires qui ne font aucun compte de Dieu et qui n'auront assurément pas plus d'égard pour les puissants de la terre. »

« Toutes nos résolutions depuis quatre-vingts ans n'ont-elles pas eu pour agent la pioche maçonnique, et aujourd'hui même l'équilibre universel n'est-il pas rompu parce que la loge et toutes les sectes et sociétés secrètes qu'elle a enfantées d'une façon ou de l'autre, se sont emparées des rênes de l'Etat dans les empires comme dans les républiques ? Mais le divin Maître, mais la Reine des anges veillent sur la sainte Église, et cette fois encore les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle ; nous la verrons bientôt debout au bord de la fosse où seront descendus ceux-là même qui l'avaient creusée pour l'y enterrer à jamais ».

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