Mgr Lefebvre, 20 ans déjà !

Publié le par WalkTsin

 

 

 

 

 

 

"Je ne suis qu’un évêque de l’Eglise Catholique qui continu à transmettre, à transmettre la doctrine."

 

Ce Vendredi  25 mars 2011, nous célébrerons l’anniversaire des 20 ans du rappel à Dieu de Son Excellence Monseigneur Marcel François Lefebvre, né au Ciel le Saint Jour de l’Annonciation.

 

Né le 29 novembre 1905, d'une famille très pieuse dont cinq enfants sur huit deviennent prêtres ou religieux. Son père décède le 4 mars 1944 dans un camp allemand où il était interné pour faits de résistance, ce qui lui avait valu deux condamnations à mort à Berlin le 28 mai 1942, pour intelligence avec l'ennemi et recrutement de jeunes gens pouvant porter les armes contre le Grand Reich allemand.

 

Croyant en la Charité, il devient prêtre pour l’Eternité en 1929, en 1947 il est fait évêque, et part en mission en Afrique. Il participe au Concile Vatican II, au sein de la commission préparatoire il fait de sérieuses critiques la nouvelle liturgie, contre la collégialité (notamment les pouvoirs accordés aux conférences épiscopales en matière liturgique).

 

Mais c'est surtout lors des débats sur le grave péché de liberté religieuse qu’il se fait saintement remarquer. Il rejoint le groupe informel Coetus Internationalis Patrum condamnant la Liberté Religieuse comme non conforme à la sainte tradition catholique.

 

Le funeste conciliabule salement terminé, il aborde la question de l’ajournement au sein de la congrégation des spiritains. En 1968, il se démet de sa charge de supérieur général.

 

Peu à peu, d'abord en privé puis ouvertement après la publication du nouveau missel en 1969, il s'associe à la critique des « traditionalistes » à l'encontre du conciliabule Vatican d’eux et des réformes issues de l'« esprit du concile » et le modernisme abominable qui en est né.

 

En 1970, à la demande de saints séminaristes qui ne veulent pas abandonner la vraie Foi, il fonde le séminaire d’Ecône de la FSSPX.

 

Alors que la Rome moderniste lui enjoint d'adopter le rite de Paul VI, Mgr Lefebvre publie son célèbre manifeste:

« Nous adhérons de tout cœur, de toute notre âme à la Rome catholique, gardienne de la Foi catholique et des traditions nécessaires au maintien de cette foi, à la Rome éternelle, maîtresse de sagesse et de vérité. Nous refusons par contre et avons toujours refusé de suivre la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante qui s'est manifestée clairement dans le concile Vatican II et après le concile dans toutes les réformes qui en sont issues. (…)


Aucune autorité, même la plus élevée dans la hiérarchie, ne peut nous contraindre à abandonner ou à diminuer notre foi catholique clairement exprimée et professée par le magistère de l’Eglise depuis dix-neuf siècles. S'il arrivait, dit saint Paul, que nous-mêmes ou un Ange venu du ciel vous enseigne autre chose que ce que je vous ai enseigné, qu'il soit anathème (Gal. 1:8). N'est-ce par ce que nous répète le Saint-Père aujourd'hui ? Et si une certaine contradiction se manifestait dans ses paroles et ses actes ainsi que dans les actes des dicastères, alors nous choisissons ce qui a toujours été enseigné et nous faisons la sourde oreille aux nouveautés destructrices de l'Église. (…)


Cette Réforme étant issue du libéralisme, du modernisme,, est tout entière empoisonnée ; elle sort de l'hérésie et aboutit à l'hérésie, même si tous ses actes ne sont pas formellement hérétiques. Il est donc impossible à tout catholique conscient et fidèle d'adopter cette Réforme et de s'y soumettre de quelque manière que ce soit. (…)

C'est pourquoi sans aucune rébellion, aucune amertume, aucun ressentiment nous poursuivons notre œuvre de formation sacerdotale sous l'étoile du magistère de toujours, persuadés que nous ne pouvons rendre un service plus grand à la Sainte Église catholique, au Souverain Pontife et aux générations futures. C'est pourquoi nous nous en tenons fermement à tout ce qui a été cru et pratiqué dans la foi, les mœurs, le culte, l'enseignement du catéchisme, la formation du prêtre, l'institution de l'Église, par l'Église de toujours et codifié dans les livres parus avant l'influence moderniste du concile en attendant que la vraie lumière de la Tradition dissipe les ténèbres qui obscurcissent le ciel de la Rome éternelle »


 

Il continue sa sainte mission, sauver l’Eglise du Christ, sa volonté de préserver l’Eglise de Toujours contre les ennemis qui veulent l’éclipser lui valent une suspens a divinis à la légitimité très douteuse, en réponse, Mgr Lefebvre décrit Vatican II comme « un concile schismatique » et s'interroge publiquement sur la légitimité de Paul VI. Et le 29 août, Mgr Lefebvre célèbre la « messe de Lille » durant laquelle il rappellera la doctrine  déclarant qu'« on ne peut dialoguer ni avec les francs-maçons, ni avec les communistes, car on ne dialogue pas avec le diable »


Le 27 février 1977, des fidèles traditionalistes, menés par Mgr Ducaud-Bourget, rendent vaillamment l’église parisienne du Vème Saint Nicolas du Chardonnet au culte catholique.

 

En 1986, il se voit obligé de catéchiser le Vatican, rappelant que les pratiques impies d’Assise sont incompatibles avec la tradition de l'Église et contraires au premier commandement de Dieu : « un seul Dieu tu adoreras ! », ainsi il fait parvenir au pape  une image avec le texte du psaume 95 de la Vulgate des Écritures saintes : « Les dieux des gentils sont des démons ».

 

Pour faire survivre la Tradition de l'Église, pour faire survivre la succession apostolique il sacre 4 évêques, la Rome apostate qui avait oublier le code canonique et les sentences décide de rappeler qu’il est excommunié ipso facto pour cet acte, Son Excellence Marcel Lefebvre rappellera justement qu’il ne peut pas être excommunié par des gens qui sont déjà excommuniés, de même qu'il n'a pas tenu compte de la suspens, il ne tiendra pas compte de l'excommunication nulle et non avenue.

 

 

Marcel Lefebvre meurt en odeur de sainteté, un 25 mars jour de l’Annonciation, en semaine sainte. Les ennemis de l’Eglise infiltrés jusque dans la FSSPX auront tout fait pour l’empêcher jusqu’au bout, lui empêchant l’administration des derniers sacrements dans le rite de toujours, l’interdisant de visites pour cacher la vérité, le Ciel punira cet affront lors de la messe d’obsèques, une croix que certains ont vue, d’autres photographiée comme témoignage pour l’Eternité, apparaissant au dessus de la dépouille de notre saint homme.

 

 

                        

Ils ont tout fait pour Le découronner, mais Monseigneur Lefebvre à maintenu la vraie messe,  la foi dans nos écoles, dans nos séminaires, dans nos familles,  dans nos couvents, pour l’amour de l’Eglise, pour l’amour de la Rome éternelle, pour la plus grande gloire du bon Dieu et pour le Salut des âmes. Monseigneur Lefebvre fut, martyr et prophète, aujourd'hui  certainement il jouit, parmi les saints, de l’Eternelle Félicité.

 

 

 L’héritage de Monseigneur Lefebvre se trouve en cette phrase si humble "Et Credidimus Caritati", à nous de nous en montrer dignes, Monseigneur nous ne pouvons pas oublier, nous ne vous oublierons jamais, du haut du Ciel là où vous vous trouvez aux côtés de Saint Jean Marie Vianney, de Saintes Thérès de l'Enfant Jésus, de Sainte Jeanne d'Arc et de tant de servants de Dieu si connus et tant reconnus, qui ont tellement servi l'Eglise et qui comme vous furent Français, priez pour nous et sauvez l'Eglise militante vous qui êtes dans la cité catholique céleste.

 

 

                        

Walktsin

 

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ANNEXES

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Les fondateurs d'Econe, le 2 avril 1971
Mgr Marcel Lefebvre entourés par les abbés Bernard Waltz, Peter Morgan, Paul Aulagnier, Pierre Epiney, Jacques Masson et Jean-Yves Cottard

 


 

 

 

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Lettre de Monsieur Ababacar Sadikhe Thiam au cardinal Hyacinthe Thiandoum, archevêque de Dakar, le 26 mars 1991 a propos du rappel à Dieu de SE MGR LEFEBVRE

 

Mon cardinal et cher évêque,

 

J’ai l’honneur de venir très respectueusement vous présenter mes condoléances les plus émues à l’occasion de la perte de Mon Seigneur Marcel Lefebvre, rappelé à Dieu et à travers vous toute la communauté chrétienne du Sénégal.

 

Mon Seigneur Lefebvre était plus qu’un ami, un frère, mais un vrai guide spirituel pour moi, hormis de tout matérialisme, un homme que j’adorais.

 

Je vous avoue que j'étais un fidèle pèlerin d’Écone où il me parlait souvent de vous, lors de mes voyages en Suisse, une des raisons pour laquelle je vous envoie chaque fin d’année une carte de vœux.

 

Monseigneur l’Évêque, le Dakarois, le Sénégalais, le plus grand bâtisseur, l’homme de Dieu de foi est parti.

 

Je ne prendrais plus un repas à ses côtés à Écône, au milieu de ses paroissiens de toutes nationalités.

 

Et en me bénissant, en priant pour moi au milieu de tout ce monde, des fidèles venus de tous les coins du monde, il aimait à me présenter comme un musulman sénégalais, aussi j’en étais fier et content. Un bel homme, d’une vive intelligence et qui n’avait d’amour que pour Dieu et Jésus.

 

En vous priant de bien vouloir m’accorder une audience afin que je puisse vous présenter à vive voix, mes condoléances, je serai à la messe de requiem pour le repos de son âme que vous envisagez.

 

Ci-joint une photocopie de sa carte de vœux et une photocopie de la prière, il me les envoyait chaque année. Que Dieu le tout puissant l’accueille dans son paradis éternel.

 

Veuillez agréer, cher cardinal et évêque de Dakar, en vous demandant de prier pour votre peuple et tous les hommes de la terre.

 

Recevez mes salutations les meilleurs.

 

A.S. THIAM

 

PS : Mon livre de chevet, Fideliter. Mgr Lefebvre, mes quarante ans d’épiscopat, qu’il m’a offert.

 

 

 

AUX RACINES DU LEFEBVRISME, LE PATRIOTISME

La mort du père de Mgr Lefebvre au camp de Sonnenburg

 

Pour ne pas révéler son incapacité manifeste dans les affaires religieuses et surtout pour discréditer la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X et son œuvre catholique, le monde journalistique, entraînant parfois même quelques évêques embarrassés à sa remorque, vient jeter l'opprobre sur l'œuvre de Monseigneur Lefebvre. Recueillant quelques mots fort regrettables, ils en font presque le programme de cette société religieuse. Il est bien inutile d'inviter ces messieurs dans nos églises pour se rendre compte, à l'évidence, que les prêches de nos prêtres parlent de l'avenir de nos âmes, jamais de la Seconde Guerre Mondiale. Mais la collusion pour quelques manipulateurs d'esprits est trop tentante ! Le problème, c'est que la tentation n'intervient jamais sans un certain péril. Car il ne serait pas très difficile d'établir la filiation de certains d'entre eux avec des personnages au passé quelque peu douteux au cours de la décennie 1940.

 

La vérité est que l'œuvre fondée par Monseigneur Lefebvre est ancrée dans le Catholicisme, l'ennemi le plus farouche du National Socialisme, ce rejeton païen de l'agnosticisme du XIXe siècle qui a bâti sa terreur sur le règne de la race, tandis que l'Eglise bâtissait son honneur sur celui de Dieu. Tandis que les gouvernants des démocraties libérales se muraient dans leur silence, pendant que le dictateur communiste sanguinaire signait le Pacte germano-soviétique avec Adolf Hitler, le pape condamnait isolément et sollennement le Nazisme dans l'encyclique Mit Brennender Sorge.

 

De manière plus précise, la Fraternité Saint-Pie X plonge historiquement ses racines dans la lutte contre cet agnosticisme complet qui s'est clairement incarné dans les régimes païens du Nazisme allemand et du Fascisme italien. Le père de Monseigneur Lefebvre, René Lefebvre, celui qui l'avait éduqué, celui qui lui avait appris à distinguer les systèmes sains des attelages politiques qui mènent l'Europe à sa perte, n'a pas craint – en son temps – de résister jusqu'à faire couler son sang en mourant déporté au camp de Sonnenburg.

 

Filateur de Tourcoing honoré et estimé, il avait rempli un rôle important au cours du premier conflit mondial. Non mobilisable, il s'était mis à la disposition de l'Intelligence Service et avait permis l’évasion d’un grand nombre de prisonniers. Il retrouva du service dans les réseaux de résistance dès l’année 1940, en transmettant des messages radiodiffusés sur Londres ou en recueillant des prisonniers français, belges ou allemands. Le 21 avril 1941, ce lieutenant des Forces françaises combattantes, membre du réseau Zéro-France, fut arrêté par la Gestapo. D’abord incarcéré à la prison Saint-Gilles de Bruxelles, il fut déporté en Pologne, au camp de Sonnenburg, celui qu'on appela le « Folterhölle », c'est-à-dire « l'enfer de torture », connu pour ses mauvais traitements et brutalités et dont les dernières centaines de prisonniers furent éliminés à la mitraillette dans la nuit du 30 au 31 janvier 1945. D’abord tenu par les S.A., il était géré par les S.S. à l’époque où le père de Monseigneur Lefebvre y entra.

 

Sans abandonner son chapelet, son missel et son imitation de Jésus Christ, René Lefebvre périt le 4 mars 1944. Son corps a disparu dans les charniers du système concentrationnaire nazi. Le 16 juillet 1953, une décision gouvernementale lui attribua la qualité de déporté résistant. C’est bien ce type de héros, fier et noble, défenseur de sa patrie et surtout de sa foi, quitte à donner sa vie, que la Fraternité Saint-Pie X compte donner en modèle à la jeunesse. Ce n’est certainement pas ces tristes « héros » journalistiques si temporels et conformistes passés maîtres dans l'art de l’amalgame et du dénigrement.

Emmanuel Sohet

Publié dans Histoire de l'Eglise

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J
<br /> La vidéo est magnifique, cela ferait presque pleurer.<br /> Cela m'a fait plaisir de voir notre beau baussant dans la vidéo, merci beaucoup.<br /> <br /> <br />
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Y
<br /> Je devrais peut-être essayer avec un autre programme (j'utilise Opera). En tout cas je ne pouvais pas voir avant d'avoir posté mon second commentaire si j'avais mis les liens par copier-coller ou<br /> pas. Néanmoins cela m'étonnerait si FireFox (que j'ai installé et dont je me sers parfois) réagirait différemment. Chez http://lebloglaquestion.wordpress.com/ p. ex. on voit le commentaire qu'on<br /> vient d'entrer. Il est mis en attente de modération. Mais sur son propre PC on le voit. Parfois certains programmes ont des avantages sur certains sites que d'autres n'ont pas. A l'époque sur<br /> Picasa je devais me servir de FireFox pour avoir accès à certaines fonctionalités du site de Google Picasa.<br /> <br /> <br />
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Y
<br /> N'étant plus sûr si j'avais mis les 2 liens nécessaires, je préfère les indiquer de cette manière très simple: https://picasaweb.google.com/Yves.Weinachter/DOCS - souvent j'écris dans un l'éditeur<br /> de Windows avant de mettre le texte par copier-coller dans la case des commentaires, cette fois pas.<br /> <br /> <br />
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Y
<br /> Vous pouvez peut-être récupérer les 2 versions que j'ai obtenues à partir de la photo que vous offrez. https://picasaweb.google.com/Yves.Weinachter/DOCS#5587636565198581794 est le lien pour la 1ere<br /> version. https://picasaweb.google.com/Yves.Weinachter/DOCS#5587636612242233634 pour la seconde.<br /> <br /> 0,21 MP n'est rien. Si quelqu'un avait encore le négatif...<br /> <br /> (Je n'ai pas cherché sur internet pour trouver une image plus grande.)<br /> <br /> Je n'ai pas l'intention de garder longtemps les 3 fichiers (l'original que j'ai trouvé sur votre site s'y trouve également) sur Picasa. Mon idée est toujours d'offrir une synthèse intelligente (et<br /> donc vraiment concise). Ce qui ne peut s'obtenir qu'à force de prières...<br /> <br /> <br />
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