Les hommes des derniers temps.

Publié le par WalkTsin

 

Un joli et pertinent texte de l'abbé Laguérie vu sur son site qui contraste avec le précédent à l'honneur de "Mgr" Gaillot. Là on ne retrouve rien à redire

 

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http://www.hominides.com/data/images/illus/evolution/evolution-homme-obese.jpg

"Même si je ne crois pas que l'homme en descende, l'image est explicite :-)"

 

 

 

 

Les descriptions du Nouveau Testament, principalement celles de Saint-Paul, concernant la malice humaine en général et celle des hommes des derniers temps en particulier, sont saisissantes de violence et de vérité. Commençons par les relire. C’est roboratif, garanti.

 

Rom 1, 29-32. Elle vise les hommes en général, avant la justification que procure la Foi.

 

« Remplis de toute espèce d’iniquité, de malice, de fornication, de cupidité, de méchanceté, pleins d’envie, de pensées homicides, de querelles, de fraude, de malignité, semeurs de faux bruits, calomniateurs, haïs de Dieu, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, sans intelligence, sans loyauté, implacables, sans affection, sans pitié ; et bien qu’ils connaissent le jugement de Dieu déclarant dignes de mort ceux qui commettent de telles choses, non seulement ils les font, mais encore ils approuvent ceux qui les font ».

Ca commence très fort ! Mais ce sont surtout les « Pastorales » qui fustigent le vice comme l’apanage des derniers temps.

 

Ainsi, et pourtant contre les récents gnostiques 1 Tim 4, 1-3 :

 

« Mais l’Esprit dit formellement que, dans les derniers temps, certains abandonneront la Foi, s’attachant à des esprits séducteurs et à des doctrines inspirées des démons, par des menteurs hypocrites, marqués au fer rouge dans leur propre conscience, qui proscrivent le mariage et l’abstinence d’aliments créés par Dieu pour les croyants, ceux qui ont reconnu la vérité, et en usent avec actions de grâce ».

 

 

Curieusement, ce texte, qui condamne des pratiques gnostiques récentes, les donne comme une caractéristique des hommes des derniers temps. Mais nous avons la plus célèbre description, globale en soi, mais spécifique des derniers temps en 2 Tim 3, 1-7 :

 

« Sache ceci : que dans les derniers jours surgiront de durs moments. Les hommes, en effet, seront égoïstes, fanfarons, orgueilleux, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, impies, sans cœur, sans loyauté, calomniateurs, sans frein, sauvages, ennemi du bien, traitres, emportés, enflés d’orgueil, amis de la volupté plus qu’amis de Dieu, avec les dehors de la piété tout en ayant rejeté son pouvoir : éloigne-toi de ces gens-là. Ils sont de ces gens-là ceux qui s’insinuent dans les maisons et captivent des femmelettes chargées de fautes, menées par toutes sortes de passions (les femmes), toujours en quête d’apprendre sans pouvoir jamais parvenir à la connaissance de la vérité (il s’agit de ces hommes) ».

 

 

Saint Paul complète un peu plus loin sa description (4, 3) dans ce texte célèbre de la messe des docteurs :

« Un temps viendra où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine mais, au gré de leurs désirs, se donneront une foule de maîtres, l’oreille leur démangeant, et ils détourneront l’oreille de la vérité pour se tourner vers des fables ».

 

 

Il est particulièrement instructif de comparer la description des Romains, qui vise les hommes pécheurs de tous les temps, avec celle à Timothée qui stigmatise les hommes des derniers temps, nos contemporains peut-être ? Il y a forcément le fond commun de la perversité humaine dans l’une et l’autre description. Ce fond est d’abord l’impiété (Iniquité dans Rom et Blasphème dans Tim). On notera cependant que le blasphème est bien plus agressif que l’iniquité, même si l’un et l’autre s’en prennent à Dieu.

 

On peut mépriser Dieu sans le blasphémer. Cette impiété est aussi celle vis-à-vis des parents et de l’autorité en général, épinglée pareillement et dans les même termes : « rebelles à leurs parents ». On se doute qu’un homme qui n’a aucun respect de Dieu ne saurait respecter non plus les autorités par Lui établies.

 

Nous verrons plus loin la manière moderne de gérer cette impiété-là. On dirait que le pécheur classique est « haïs de Dieu » tandis que le moderne hait Dieu

 

 

Logiquement, la deuxième tare commune est un orgueil prométhéen. Coupé de Dieu et en révolte contre Lui, l’homme devient son dieu à lui-même. Les termes sont les mêmes : « orgueilleux, fanfarons, arrogants ». A ceci près que les derniers sont « enflés d’orgueil » ajoutant quelque chose de réflexif et de systématique.

 

Ce culte du moi qui devient la nouvelle religion, parait pratique et fonctionnel en Rom. L’homme vit mal et, se débarrassant de Dieu pour des raisons morales, il s’en tient lieu.

 

« Leur Dieu, c’est leur ventre » dit Paul de ceux qui se perdent. Mais, en rapprochant les textes de Tim avec ceux de la description de l’Antéchrist en 2 Thess 2, 3-10 (« L’homme de péché » qui peut être considéré aussi comme générique des hommes des derniers temps) on comprend que cette rage de se substituer à Dieu jusqu’à prendre sa place et ses honneurs est cultuelle et non morale.

 

 

L’iniquité devient le « Mystère d’iniquité » où il semble que le culte de soi est devenu la raison des licences et non l’inverse. Phénomène ultra moderne qui n’a plus rien à voir avec les explications ingénues et touchantes de Lucrèce qui nous expose tranquillement, au début de son « De natura Rerum » qu’il va se débarrasser des dieux car ils incommodent son ataraxie…

 

Même dans leur partie commune, ces deux textes sont déjà bien différents.

 

 

Un autre trait commun de ces deux descriptions est la méchanceté, la dureté, l’absence de pitié, de cœur, de miséricorde, d’hommes implacables, sans affection. Rien d’étonnant. On peut aussi noter un dernier point commun qui est la débauche des mœurs. Mais là encore, alors que le débauché de base est fornicateur, impudique, cupide et plein d’envies, l’homme des derniers temps est simplement « amis des plaisirs plus que de Dieu ». Il n’a même plus les moyens de sa débauche. Il est plus tordu dans sa tête que dans ses mœurs comme on va le voir : c’est un eunuque. Toute sa malice est intérieure parce que c’est un impuissant.

 

 

Les différences de ces deux terribles descriptions n’apparaissent pas à première lecture ; elles sont pourtant notables. Il y a entre elles-deux une perversion de l’esprit qui s’y ajoute jusqu’à détruire la perversion « naturelle », « normale » allais-je-dire ! Le chrétien sait qu’il n’y a pas de perversion naturelle mais que la nature est corrompue, ce qui n’est pas du tout la même chose.

 

Tant que la justice, qui vient du Christ par la Foi en Lui, n’est pas conférée par grâce, l’homme s’adonne au vice sur la pente naturelle et même jusqu’au péché contre-nature, comme en témoigne le premier chapitre de l’épitre aux romains qui commence sa liste par les …lesbiennes !

 

En Romains 1, Saint-Paul explique que les vices contre-nature, inexplicables par eux-mêmes, sont la conséquence voulue par Dieu de l’athéisme, comme une miséricorde de Dieu qui glisse un vice honteux pour faire prendre conscience d’un plus terrible parce que « honorable ».

 

Sans préjudice pour ces vices communs, Saint-Paul, en 2 Timothée, laisse entrevoir une corruption autre, nouvelle, moins violente, moins spectaculaire et plus perverse encore. La voici.

 

« Toujours en quête d’apprendre sans jamais parvenir à la connaissance de la vérité ». Cette disposition perverse du chapitre 3 est précisée au 4 : « Ils ne supporteront plus la saine doctrine, mais au gré de leurs désirs se donneront une foule de maîtres, l’oreille leur démangeant, ils détourneront l’oreille de la vérité pour la tourner vers des fables » Finalement on en arrive à 1 Tim : « Ils sont marqués au fer rouge dans leur propre conscience ».

 

Voilà bien la perversité spécifique des hommes des derniers temps. Ce n’est plus une perversité morale, même si, évidemment, elle ne l’exclut pas.

 

C’est une incompréhensible vanité, démangeaison, prurit qui déglutit, avale, rejette, brasse tout et n’importe quoi, mais exclusivement des fables. Le vrai et le faux n’ont plus ni consistance ni intérêt. On leur demande simplement de chatouiller un instant les oreilles.

 

Les « maîtres » valsent au gré des caprices momentanés, seule compte la démangeaison assouvie de celui qui se gratte.

 

La vie intellectuelle n’est plus qu’un jeu dialectique en roue libre plus éphémère encore que les modes vestimentaires. C’est la maladie mentale de celui qui se complait à être « emporté à tout vents de doctrine ». Avouez qu’il faut être un grand prophète, comme l’étaient tous les Apôtres, pour prévoir, 2000 ans à l’avance, cette décrépitude mentale dont les philosophes modernes donnent quotidiennement l’exemple.

 

 

Un autre prophète du Nouveau Testament, l’Apôtre Saint Jude, auquel je laisse la conclusion, a bien décrit aussi ces hommes à la perversité bien plus mentale que morale (1, 8-10 et 12) :

 

« Ces hommes dans leur délire souillent pareillement leur chair, méprisent la Souveraineté, injurient les Gloires (…) Ils blasphèment tout ce qu’ils ignorent et quant à ce qu’ils connaissent naturellement, comme des bêtes sans raison, ils s’y corrompent (…) Ils sont des écueils dans vos agapes où ils font impudemment bonne chère, ne songeant qu’à se repaître eux-mêmes ; nuées sans eau, emportés au hasard des vents, arbres d’automne sans fruits, deux fois morts, déracinés. Vagues furieuses de la mer jetant l’écume de leur honte, astres errants auxquels d’épaisses ténèbres sont réservées pour l’éternité ».

 

 

"Vagues furieuses, Astres errants". C’est joliment dit, en plus !

 

 

http://blog.institutdubonpasteur.org/spip.php?article153

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kamonala 23/09/2010 14:44


Vous etes créationniste? Comment peut on croire qu'on ne descend pas du primate alors que dans moukie ou doux dur et dingue, on voit bien que le singe parle avecles hommes bien que ce soit un film,
il y a une complicité évidente. Et puis moi quis togolais, je peux vous dire que nous ressemblons à 99% au singe. Stop au négationnisme anti darwinien!


WalkTsin 30/09/2010 11:04



Sachez cher monsieur que je suis d'accord avec beaucoup de vous dire, je ne doute pas qu'au Togo la proximité entre les primates et les autochtones est semblable.


 


Cordialement