Le Néo-semi-Arianisme de l’église Conciliaire

Publié le par WalkTsin

Voici un article de l’abbé Basilio Méramo sur la version conciliaire du Credo de Paul VI (toujours utilisé actuellement) comme étant arienne et hérétique :

Dans le “mémorandum” qu’il écrivit pour le « Pape » Paul VI, Maritain définissait un point de la traduction française du Credo comme étant “tout bonnement inacceptable”, “une formule erronée en soi, et même, à strictement parler, hérétique”. Or, il s’agit bien là du Credo que l’on récite depuis quarante quatre ans en France, dans cette partie de la Chrétienté que l’on a pu appeler “la Fille aînée de l’Église”.

L’hérésie arienne qui, au quatrième siècle, faillit s’imposer à l’Église tout entière, se déchaîna précisément contre le Credo formulé en 325 par le Concile de Nicée, qui, pour s’opposer à la doctrine d’Arius, définit solennellement Jésus-Christ comme étant vrai Dieu et vrai homme, « consubstantialem Patri », c’est-à-dire de la même substance que le Père (en grec, homoousios). Les ariens, en revanche, soutenaient que le Christ était “de substance analogue à celle du Père”. Le fondement de la foi chrétienne, qui est l’Incarnation, se trouvait ainsi corrompu par une subtile distinction, un simple iota, comme le souligne Maritain. Un deuxième concile s’avéra nécessaire, celui de Constantinople en 381, pour réaffirmer la formule de Nicée.

 

Sous prétexte que le mot “substance” et, a fortiori, le mot “consubstantiel” sont aujourd’hui d’emploi impossible, la traduction française de la messe de Luther fait réciter aux conciliaires, dans le Credo, une formule qui est erronée en soi et même, à strictement parler, hérétique. Elle leur fait dire, en effet, que le Fils, engendré, non pas créé, est « de même nature que le Père »

 

Credo : symbole de Nicée (conciliaire : www.eglise.catholique.fr )

Je crois en un seul Dieu, le Père tout puissant,
créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible,
Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ,
le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles :
Il est Dieu, né de Dieu,
lumière, né de la lumière,
vrai Dieu, né du vrai Dieu
Engendré non pas créé,
de même nature que le Père ;
et par lui tout a été fait.
Pour nous les hommes, et pour notre salut,
il descendit du ciel;
Par l’Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s’est fait homme.
Crucifié pour nous sous Ponce Pilate,
Il souffrit sa passion et fut mis au tombeau.
Il ressuscita le troisième jour,
conformément aux Ecritures, et il monta au ciel;
il est assis à la droite du Père.
Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts
et son règne n’aura pas de fin.
Je crois en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie;
il procède du Père et du Fils.
Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire;
il a parlé par les prophètes.

Je crois en l’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique.
Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés.
J’attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir.

Amen

La suite : Le Néo-semi-Arianisme de l’église Conciliaire

Commenter cet article