Le Judas bordelais

Publié le par WalkTsin

Tel Judas Iscariote, après avoir fait partie de la mouvance nationaliste, cet homme l'a livrée aux médias - grands prêtres du temple maçonnique - contre quelques euros, tout en la mêlant à la sainte Eglise catholique...


Après sa trahison, son sacrilège canonique, après avoir abusé de la pureté de nos enfants, et de la charité de nos prêtres, espérons que, contrairement à son modèle, il n'aille définitivement perdre son âme par le suicide...

 

 

 

Une exclusivité de l’hebdomadaire Minute à paraître demain


 

Ça sonne. Va-t-il répondre ? Bingo, ça décroche ! « Allô. » « Allô, Mathieu Maye ? » Un grand blanc. « Oui… » En un mot, on comprend que notre interlocuteur n’est pas à l’aise. Aurait-il préféré qu’on l’appelle par un autre nom ? Qu’il y ait des blancs au téléphone, quand on pose une question ou seulement quand on décline sa qualité de journaliste à Minute, on le comprend. Que ce soit au moment où l’on s’assure que l’interlocuteur est bien le bon, sans s’être encore présenté, c’est inhabituel.

 

L’infiltré ne sait même pas qui est son patron

 

Mathieu Maye est cet individu qui, pour l’émission « Les Infiltrés », programmée pour être diffusée sur France 2 mardi prochain 27 avril en deuxième partie de soirée, a infiltré des mois durant, à Bordeaux, ce qui est présenté comme une nauséabonde mouvance nationaliste et catholique traditionaliste comprenant une paroisse (celle de l’église Saint-Eloi), une école (l’école Saint-Projet) et un mouvement politique (Dies Irae), tous trois étant reliés par la haine du Juif. On fait simple mais, selon les privilégiés qui ont pu voir le « reportage », c’est aussi simpliste que ça.

 

Au téléphone, Mathieu Maye n’est pas bavard. Est-il l’auteur de cette infiltration ? Oui mais il ne peut pas en dire plus. On essaye quand même. En expliquant, ce qui est vrai – ou en partie – qu’on veut faire un sujet sur le « making off » de l’infiltration : on a envie de savoir, nous qui n’avons pas les moyens de passer plusieurs semaines de rang sur un sujet, comment lui a pu consacrer des mois à infiltrer les « cathos tradis » et les « fachos » bordelais. Mathieu Maye se détend un peu, rit même mais décidément ne veut ou ne peut rien dire. « Il faut vous adresser à Capa. » Capa est l’agence qui, pour France 2, produit l’émission « Les Infiltrés ».

 

On insiste. Peine perdue. « Je me suis engagé auprès de Capa, adressez-vous à eux. » OK… Et lorsqu’on demande à qui, en particulier, on doit s’adresser à Capa, la réponse de Mathieu Maye est pour le moins surprenante : « Je ne sais pas… » « Mais vous n’avez pas un nom à me donner ? Quelqu’un en particulier ? » « Non… » Comme si – c’est une supputation, mais elle n’est pas plus idiote qu’une autre – entre Mathieu Maye et Capa, il n’y avait pas de lien direct. Comme si entre l’« infiltré » et le producteur, il y avait un intermédiaire. Un pro, lui, qui aurait téléguidé l’infiltration. Au bout de 2 mn 42 s – foi de facture téléphonique – la conversation prendra fin. Et depuis, son téléphone est en permanence fermé. Et il ne rappelle pas.

 

En 2005, il militait au FNJ à Bordeaux


Dommage car on avait vraiment des questions à lui poser, des questions auxquelles il est peu probable que l’agence Capa puisse répondre. Elles portent sur son parcours personnel. Car Mathieu Maye n’est pas journaliste. Ou alors c’est tout frais… Et il ne s’est pas installé à Bordeaux dans le but de faire un reportage, même de longue haleine. Il était déjà sur place… il y a cinq ans ! En 2005, sans y être encarté, il militait au Front national de la jeunesse (FNJ), la structure pour les jeunes du parti de Jean-Marie Le Pen. Arnaud Valier, qui en était alors le responsable pour la Gironde, se souvient très bien de ce garçon « extrêmement timide, effacé, qui ne parlait pas ou très peu ».

 

Avec « ses soixante kilos tout mouillé », pas question de l’emmener tracter à la fac. A la fac de Bordeaux, il y a « des rouges » auxquels il vaut mieux savoir faire face. « Il voulait militer, mais quand on allait à la fac, on ne l’appelait pas. On l’appelait pour les boîtages. » En langage militant, ça veut dire pour distribuer des tracts dans les boîtes aux lettres. Le truc peinard, sans risque, sauf gros coup de pas de bol. Pouvait-il, déjà, être un « infiltré », même si l’émission de France 2 n’existait pas mais il ne manque jamais de clients pour se faire de la pub avec ce type d’opération plus ou moins bidonnée (et plutôt plus que moins) ? « Il n’y a pas eu d’alerte à l’époque. Rien n’a fuité. »

 

Arnaud Valier se souvient certes que Mathieu Maye « ne voulait pas qu’on le dépose chez lui » mais il n’était pas le seul. Nombreux étaient ceux qui ne souhaitaient pas que leurs parents aient connaissance de leur engagement politique. Et lui disait que ses parents étaient enseignants, « donc » pas spécialement lepénistes. Il disait aussi avoir été étudiant, puis avoir monté une société, qui avait coulé, et être chômeur, en attendant de remonter quelque chose. A posteriori, l’ancien responsable du FNJ estime que Maye « a été retourné » : « On voit ça de plus en plus dans le milieu, des types qui sont dans une logique personnelle, un peu punk. J’en ai vu d’autres comme ça, en dehors de Bordeaux : un qui s’est converti à l’islam, un autre qui a rejoint une bande de rappeurs. A un moment, mal dans leur peau, ils en font trop pour se convaincre qu’ils sont du “bon côté“, après quoi il prennent peur et ils basculent. Lui, je crois que c’est tout simplement un pauvre gars. Il avait raté ses études, il ne savait pas quoi faire de sa vie, il ne trouvait pas de copine ; là il a pris son billet. J’espère pour lui qu’il a pris gros… »

 

Pujadas sait-il que son indic est obsédé par les Juifs ?


Mathieu Maye n’est donc pas journaliste. Ou alors c’est tout frais… Ce qui pose un problème déontologique, un de plus. Car en octobre 2008, lorsque France 2 a lancé « Les Infiltrés », Capa a expliqué par […]

 

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