Le faire simplement...

Publié le par WalkTsin

bastien-thiry-copie-1.jpg


Discussion entre Claude Thyra et le Colonel Bastien Thiry avant qu'il soit assassiné :


 

  - Colonel, J’ai l’honneur de vous saluer

 

-Vous me confondez. J’ai fait simplement ce qu’il y avait à faire …

 

 

 

L’homme est là tout entier, dans ce simplement

 

Nous évoquâmes le grand problème de la Charité Chrétienne. Comment la définir ? il avait Saint Thomas. Nous y découvrîmes le mot magnifique : congratio sui ad Deum ; ce fut l’enchantement.

 

Chez une âme que tout inclinait au recueillement, à l’unification, à la force, au service de l’idéal le plus pur ; chez un être que le mensonge horrifiait, que dégoûtait le matérialisme dissolvant, pour qui dévouement et générosité étaient le besoin inné de la vie, cette conception de l’énergie concentrée et projetée en Dieu n’était-elle pas l’expression même de la vérité, de la Vérité qui rend libre ?

 

Il se sentait comptable de ses actions devant Dieu, devant sa patrie, devant sa femme et leurs trois petites filles.

 

Lundi 11 mars 1963, 6h39. La messe entendue, la communion reçue, le chapelet récité, Jean, ramassant une dernière fois, dans un acte de charité parfaite, ses forces d’homme et de chrétien, congregatio sui ad deum, offre sa vie pour la France.

 

Il est simple de mourir. Dans un instant c’est en Dieu que je verrai tous ceux que j’aime ; c’est dans la tendresse infinie de Dieu que je les aimerai. Vive Dieu !

 

 

illustr-declaration-2.jpg

 

 

Faire, simplement, ce qu’il y a à faire.


Le faire, coûte que coûte.


Telle est la grande vie du colonel Jean Bastien-Thiry

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article