Le Chapelet, cette arme à cinquante coups.

Publié le par WalkTsin

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« Si vous êtes fidèles à dire le Rosaire, malgré la grandeur de vos péchés, dévotement jusqu'à la mort, croyez-moi : Percipietis coronam immarcescibilem, Vous recevrez une couronne de gloire qui ne se flétrira jamais. Quand vous seriez sur le bord de l'abîme, quand vous auriez déjà un pied dans l'enfer, quand vous auriez vendu votre âme au diable comme un magicien, quand vous seriez un hérétique endurci et obstiné comme un démon, vous vous convertirez tôt ou tard et vous sauverez, pourvu que, je le répète et remarquez les paroles et les termes de mon conseil, vous disiez tous les jour s le Saint Rosaire dévotement jusqu'à la mort pour connaître la vérité et obtenir la contrition et le pardon de vos péchés. Vous verrez en cet ouvrage plusieurs histoires de grands pécheurs convertis par la vertu du Saint Rosaire. Lisez-les pour les méditer. » 

 

 

 

Récite ton chapelet, dit Dieu, et ne te soucie pas de ce que raconte tel écervelé : que c’est une dévotion passée et qu’on va abandonner.

 

Cette prière-là, je te le dis est un rayon de l’Evangile : on ne me le changera pas.

 

Ce que j’aime dans le chapelet, dit Dieu, c’est qu’il est simple et qu’il est humble. Comme fut mon Fils. Comme fut ma Mère.

 

Récite ton chapelet : tu trouvera à tes côtés toute la compagnie rassemblée en l’Evangile : la pauvre veuve qui n’a pas fait d’études et le publicain repentant qui ne sait plus son catéchisme, la pécheresse effrayée qu’on voudrait accabler, et tous les éclopés que leur foi a sauvés, et les bons vieux bergers, comme ceux de Bethléem, qui découvrent mon Fils et sa Mère…

 

Récite ton chapelet, dit Dieu, il faut que votre prière tourne, tourne et retourne, comme font entre vos doigts les grains du chapelet.

Alors, quand je voudrai, je vous l’assure, vous recevrez la bonne nourriture, qui affermit le coeur et rassure l’âme.

 

Allons, dit Dieu, récitez votre chapelet et gardez l’esprit en paix.

Charles PEGUY

 

 

 

 


 
 Saint Pierre, gardien du Paradis, reçoit un jour dans son bureau la visite du Père Eternel :

- Alors Saint Pierre, tout se passe bien ?
- Oh oui mon Dieu ! Vraiment, vraiment, je fais bien attention et tous ceux qui entrent le méritent !
- Bien… bien… si cela ne vous dérange pas, j’aimerais jeter un petit coup d’œil sur vos registres !
 
Le Père ouvre le dernier registre tenu par Saint Pierre, l’examine, fronce les sourcils, referme le registre et se tourne d’un air menaçant vers Saint Pierre :
- Mais ça ne va pas du tout ça… Vous avez laissé entrer des gens qui ne méritaient pas d’entrer au Paradis !!! Soyez plus vigilant, je repasserai la semaine prochaine !
 
Mais Saint Pierre ne reconnaît même pas les noms que le Père a pointé sur le registre, il n’y comprend rien ! Pendant la semaine suivante, Saint Pierre redouble de vigilance… il ne veut surtout pas perdre sa place ! Lorsque le Père revient, il est serein…

- Alors Saint Pierre, tout s’est bien passé ? (Il ouvre le registre)
- Oh oui mon Dieu ! Cette semaine je les ai tous passé au peigne fin !
- Mais ça ne va pas du tout ! Saint Pierre, votre travail est lamentable ! Dans ma grande miséricorde je vous pardonne une nouvelle fois… mais que cela ne se reproduise plus !
 
Saint Pierre est effondré… Que se passe-t-il ? Pourquoi depuis quelques semaines, en dépit de la grâce que Dieu lui a donné, des âmes entrent au Paradis sans qu’il s’en rende compte ! Il sort de son bureau, se promène dans le Paradis, sent une main se poser doucement sur son épaule… Il se retourne : c’est Jésus.

- Alors Saint Pierre, tout se passe bien ?
- Oh non, oh non… votre Papa va bientôt me mettre à la porte si je ne trouve pas une solution… je laisse entrer des âmes qui ne le méritent pas !
 
Jésus se met à sourire et regardant Saint Pierre, lui murmure :
- Ah Saint Pierre, vous n’avez donc pas encore compris ? Suivez-moi…
 
Après quelques minutes de marche, ils atteignent le mur d’enceinte du Paradis, et Jésus s’arrête en souriant… Saint Pierre, regardant vers le haut du mur comprend tout : la Vierge Marie est là, assise sur le haut du mur, elle tend son chapelet de l'autre côté et remonte les âmes qui s’y accrochent… C’est de cette manière que tant d’âme ont trouvé le chemin vers le Paradis… vers le Père qui les voyant arriver ainsi toutes entourées de l’amour de Marie, les a accueilli dans la Vie éternelle !
En effet, on peut réciter le crédo mariale sans douter :

JE CROIS, ô Marie, que Vous êtes la Mère de tous les hommes, et que Vous les avez tous reçus en la personne de Jean, selon le désir de Jésus.

 

JE CROIS que Vous êtes notre vie, et je Vous appellerai avec Saint Augustin, l’unique espérance des pécheurs après Dieu.

 

JE CROIS que votre intercession est moralement nécessaire pour notre salut ; que toutes les grâces que Dieu nous dispense passent par vos mains ; que toutes les miséricordes qui ont été accordées aux hommes, l’ont été par votre entremise, et que personne ne peut entrer au ciel que par Vous, qui en êtes la porte.

 

JE CROIS que Vous êtes la coopératrice de notre rédemption, et que ceux-là restent engloutis dans la mer orageuse de ce monde, qui ne sont pas reçus dans votre navire. Notre salut est entre vos mains, c’est pourquoi, celui qui demande des grâces sans recourir à Vous est semblable à quelqu’un qui voudrait voler sans ailes…

 

JE CROIS que ceux qui mettent en Vous leur appui ne pécheront point, et que ceux qui Vous honorent obtiendront la vie éternelle…

 

JE CROIS que Vous seule avez accompli, dans toute sa perfection, le précepte : « Tu aimeras le Seigneur. » Je crois que dès le premier instant de votre existence, Vous avez surpassé l’amour de tous les hommes et de tous les anges envers Dieu, et que les bienheureux Séraphins pouvaient descendre pour apprendre, dans votre cœur, la manière d’aimer Dieu.

 

JE CROIS que votre amour pour le prochain a été si grand, qu’il n’y a jamais eu et qu’il n’y aura jamais personne qui puisse l’aimer autant. Je crois que si l’on réunissait l’amour que toutes les mères ont pour leurs enfants, tous les époux pour leurs épouses, tous les saints et tous les anges pour ceux qui ont de la dévotion envers eux, cet amour n’égalerait point celui que Vous portez à une seule âme ; et je crois que l’amour de toutes les mères pour leurs enfants n’est qu’une ombre de celui que Vous avez pour un seul d’entre nous…

 

JE CROIS avec Saint Hilaire, que vos dévots serviteurs ne peuvent jamais se perdre, quelque grands pécheurs qu’ils aient été auparavant. Je crois, avec Saint Bonaventure, que quiconque ne Vous estime point, mourra dans son péché : et que celui qui ne Vous invoque point pendant la vie, ne parviendra point au royaume des cieux. Je crois avec Saint Ephrem, que la dévotion envers Vous est le passeport du salut : Charta libertatis…

 

 

 

 

 

 

 

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