Jeudi 7 avril 4 07 /04 /Avr 20:41

Alors que la semaine de la passion arrive, revenons sur le rite très particulier des Rameaux, dans l'unique forme romaine bine sûr !

 

 

 

Distribution pontificale des palmes. Notez les chasubles pliées du diacre & du sous-diacre.

 

 

 

La bénédictions des rameaux

 

La bénédiction des rameaux se déroule dans un rite très particulier, parallèle au rite même de la messe, dans lequel la bénédiction des rameaux tient la place du canon et de la consécration. Les palmes sont posées sur l’autel majeur, les ornements sont violets, le prêtre est en chape, le diacres et le sous-diacres usent non pas de dalmatique & tunique, mais – comme pendant tout le Carême – de chasubles pliées & de l’étole large.

 

La cérémonie s’ouvre par une antienne qui tient lieu d’introït (Hosanna filio David), le célébrant chante une oraison qui tient lieu de collecte, puis vient une lecture du livre de l’Exode qui tient lieu d’épître,  cette première lecture est très importante pour une compréhension de l’ensemble de la Semaine Sainte en laquelle se rejoue le mystère de notre Rédemption, Rédemption qui avait été autrefois figuré par la délivrance du peuple Hébreu d’Egypte : Vespere scietis quod Dominus eduxerit vos de terra Ægypti : & mane videbitis gloriam Domini. Cette lecture tirée des chapitres 15 et 16 de l’Exode, montre le peuple Hébreu au désert se rebellant contre Moïse & Aaron car ils avaient faim, et l’intervention de Dieu disant qu’il allait faire tomber la manne du ciel pour les nourrir : Ecce ego pluam vobis panes de cœlo, qui a été toujours interprété par la tradition patristique comme une allusion prophétique à l’institution de l’eucharistie le Jeudi Saint. Enfin un autre parallélisme pouvait se lire dans ce texte entre d’une part le peuple qui se rebelle après sa sortie triomphale d’Egypte, et, d’autre part la foule qui réclame la crucifixion du Christ alors qu’elle avait acclamé triomphalement son entrée en Jérusalem quelques jours plus tôt. Cela est suivi du chant d’un répons qui tient lieu de graduel (le chœur peut chanter au choix soit le répons Collegerunt Pontifices & Pharisæi, soit le répons In monte Oliveti, merveilles artisitiques mais surtout chants qui annonçent clairement la passion du Christ.

 

Puis vient l’évangile des rameaux (Matthieu au chapitre 21). Une oraison qui tient lieu d’offertoire ou de secrète, la conclusion de cette oraison s’enchaîne avec une préface à la fin de laquelle est chanté le Sanctus.

 

Suit alors une sorte de « canon » composé de 5 prières. A leur suite, le célébrant asperge 3 fois les palmes sur l’autel et les encense 3 fois (suivant l’ordre habituel qu’on retrouve dans d’autres cérémonies : imposition de l’encens – aspersion – encensement, en récitant l’Asperges me jusqu’au psaume exclusivement).

 

Le célébrant chante ensuite une 6ème oraison puis distribue les rameaux au clergé présent puis au peuple, tandis que le chœur chante les 2 antiennes Pueri Hebræorum (qui correspondent à une antienne de communion), les répétant tant que la distribution des rameaux n’est pas terminée.

 

Une fois la distribution achevée, le célébrant chante une 7ème oraison, qui correspond à une postcommunion. Le diacre donne l’ordre de démarrer la procession par le Procedamus in pace.

 

Tout ce rite de bénédiction, on la vu, établi une analogie porteuse de sens entre la bénédiction des rameaux et la consécration des saintes espèces : plus qu’une simple bénédiction d’un objet, les palmes reçoivent une véritable consécration par cette cérémonie effectuée sur le maître-autel, au cours d’un « canon consécratoire » de 7 oraisons avec préface.

 

Notons qu’on retrouve aussi des préfaces consécratoires pour les principales bénédictions réellement importantes : saint chrême, cierge pascal, eau baptismale, ordination sacerdotale, et bien sûr consécration des saintes espèces à la messe. Le chant de la préface est une manière qu’utilise le rit romain depuis la plus haute antiquité pour s’adresser au Père par le Fils d’une façon particulièrement solennelle.

 

Les liturgistes du XXème siècle ont souvent assimilé un peu rapidement cette bénédiction des rameaux au concept médiéval de Missa sicca, de « messe sèche », catégorie mentale pratique et utile peut-être pour comprendre la cérémonie, mais quelque peu abusive : la messe sèche désignait précisément le texte complet d’une messe du missel dite à but votif de façon privée dans laquelle il n’y avait pas de consécration ni d’offertoire.

 

Idéalement les palmes sont bénites dans une première église et la procession va ensuite d’une église à une autre. Comme à toutes les processions, le sous-diacre ouvre la procession en portant la croix, qui est recouverte d’un voile violet comme toutes les croix depuis les premières vêpres du dimanche de la Passion.

 

On accroche un rameau bénit à cette croix voilée. Suit le clergé, puis le célébrant accompagné du diacre & du cérémoniaire.

 

Le chant de 6 antiennes accompagne la procession. Arrivée devant les portes fermées de l’église, un dialogue s’engage entre deux chantres (entrés au préalable dans l’église et se tenant derrière les portes fermées) et la procession restée à l’extérieur : les chantres chantent le refrain du Gloria, laus & honor (l’hymne célèbre de saint Théodulfe d’Orléans (†821)), qui est répété par tous à l’extérieur.

 

Les chantres chantent les 5 versets de l’hymne, le refrain étant repris par la procession dehors. Une fois l’hymne achevée, le sous-diacre frappe avec la hampe de la croix la porte de l’église, qui s’ouvre laissant passer la procession, pendant que l’on chante un répons, Ingrediente Domino in sanctam civitatem (ordonnance ancienne qu’on retrouve également à la procession de la Chandeleur). Arrivé au sanctuaire, le célébrant fait l’aspersion dominicale du peuple comme à l’ordinaire puis, comme à l’ordinaire toujours, retire sa chape violette pour prendre la chasuble de la même couleur & la messe commence.

 

Toute la cérémonie étant en violet, le changement de vêtement ne présente pas de difficultés (ainsi, les ornements de l’autel n’ont pas à être changés).

 

On pourra selon l'usage remplacer le  violet par du bleu,ou encore, le noir  avec orfrois rouges ou du brun avec orfrois rouges, pour symboliser le sang versé sur le bois de la croix.

 

Mais la couleur ne doit pas changer entre les deux cérémonies...

 

L'importance du violet est capitale, pour les croix  voilées mais aussiles chasubles pliées qui sont le signe d’une très haute antiquité qu’employait le rit romain pour signifier la tristesse & le deuil qui accompagnaient aussi cette procession qui commémore le Sauveur marchant vers sa Passion et vers sa mort.


Distribution des rameaux par un évêque. Tableau de Michel Corneille l’Ancien conservé au Musées des Beaux Arts de Nantes et magnifique témoin des coutumes françaises au XVIIème siècle. Notez le bleu utilisé comme couleur de substitution au violet, la croix voilée, la mitre de pénitence blanche du pontife.

 

 

 

Seconde partie – La messe des Rameaux

 

Dans le rit de saint Pie V, la messe des Rameaux ne comporte qu’une seule particularité, mais elle est d’importance, il s’agit de la façon dont la Passion selon saint Matthieu est chantée. Le rituel du chant de la Passion est en réalité effectué en deux étapes : une première partie – la Passion proprement dite – s’arrête après la mort du Christ et sa sépulture. La fin de la Passion est ensuite chantée et constitue l’évangile même de la messe.

 

La Passion est chantée par trois diacres, vêtus de l’amict, de l’aube, du cordon, du manipule et de l’étole diaconale. Ils ne sont pas les ministres de la messe et ne se vêtent de leurs insignes diaconaux que le temps de chanter la Passion. L’un des trois diacres, le chroniste, cantile le récitatif de la Passion sur un ton médian. Le second diacre, le Christ, chante les réponses de Notre Seigneur sur un ton grave. Le troisième diacre, la Synagogue, chante dans une voix élevée les réponses de tous les autres personnages (saint Pierre et les apôtres, Caïphe, Ponce Pilate, la foule, etc…).

 

Notons au passage, que depuis au moins le XVème siècle, il est de tradition de parfois confier certaines des réponses de la Synagogue (celles qui impliquent un groupe d’intervenants) à un chœur polyphonique répondant à plusieurs voix (les réponses composées par Victoria sont les plus connues, mais il en existe de plus anciennes ; du reste à partir de cette distribution est née et s’est progressivement développée l’idée musicale qui aboutira aux passions-oratorios luthériens de J. S. Bach). Cette distribution de la Passion en trois rôles est une particularité du rit romain et ne se retrouve dans aucun autre rit d’Orient ou d’Occident.

 

Les trois diacres entrent dans le sanctuaire vers la fin du trait, génuflectent devant l’autel et vont directement se tenir dans le lieu où l’évangile est d’ordinaire chanté (donc face au Nord liturgique). Ils ne disent ni le Munda cor meum ni ne reçoivent la bénédiction du célébrant.

 

Les trois diacres chantent la Passion selon saint Matthieu presque jusqu’à la fin. Ils s’arrêtent après l’enterrement du Christ (27, 61). Ils quittent alors le sanctuaire.

 

La dernière partie de la Passion est alors chantée comme l’évangile de toute messe par le diacre de la messe. Après le départ des trois diacres passionnaires, le diacre, le sous-diacre & les acolytes accomplissent tous les rites qui précèdent habituellement la procession de l’évangile : le missel est placé à l’autel côté évangile, l’évangéliaire est placé sur l’autel, l’encens est imposé dans l’encensoir, le diacre dit le Munda cor meum, demande & reçoit la bénédiction du célébrant, puis la procession de l’évangile va à l’endroit où l’on chante celui-ci d’ordinaire, face au Nord liturgique. La seule différence avec la pratique ordinaire tient dans le fait que le diacre ne salue pas ici le peuple par le Dominus vobiscum habituel ni par le chant du titre, mais commence, après l’encensement ordinaire de l’évangéliaire, à chanter le récit là où les trois diacres passionnaires s’étaient interrompus. A la fin de l’évangile, comme à l’ordinaire, le célébrant reçoit et baise l’évangéliaire que lui apporte le sous-diacre puis est encensé par le diacre.

 

La pause entre la fin de la Passion et le début de cet évangile représente de façon dramatique l’étonnement de la création à la mort du Christ. L’évangile ensuite chanté par le diacre de la messe peut être cantilé sur les tons ordinaires de l’évangile mais le diacre peut employer aussi un ton spécial qui est un chef d’œuvre de la cantilène sacrée, caractérisé par une longue & triste vocalise de plainte au début de chaque verset. Ce ton spécial illustre magnifiquement les pleurs de l’Eglise sur la mort de son divin Maître.

Chant de la passion par trois diacres sur un ambon antique orienté au Nord. Notez la tonsure pour connaître l'état des clercs.

 

Enfin, petit détail, les fidèles écoutent la Passion debout en tenant en leurs mains leurs rameaux. Très important !!!

 

Le diacre et le sous-diacre usent pour la messe des Rameaux des  chasubles pliées et, pour le diacre, étole large. La vénérable antiquité de cet usage permet de montrer le temps grave, d'où l'abscence des dalmatiques de joie.

 

A la fin, nous disons le dernier Evangile comme toujours...

 

 

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Par WalkTsin
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Citations à méditer.

« Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit exulte de joie en Dieu mon Sauveur, car le Tout-puissant a fait pour moi de grandes choses. Saint est son nom. »
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Suis-je prêt à me présenter devant le Seigneur ?

      Suis-je prêt à mourir? Mes affaires temporelles sont-elles en règle et mon testament bien fait? Ma conscience est-elle en règle? N'ai-je rien à craindre pour mes confessions, mes communions, l'accomplissement des devoirs de mon état? 

      Si je savais devoir mourir à la fin de cette journée, comment la passerais-je? Comme j'en emploierais bien tous les moments! Si je savais devoir mourir après cette prière, comme je prierais avec attention et ferveur! Si ce devait être après cette confession, après cette communion, après cette messe, cette visite au saint Sacrement, comme je ferais saintement toutes ces saintes choses! Rentrons ici en nous-mêmes, et comprenons quel changement opérerait en nous et en toute notre conduite cette pensée de la mort bien méditée.

La Sainte Bible :



"La justice élève les nations, et le péché rend les peuples misérables."



 Napoléon Bonaparte :


"La première des vertus est le dévouement à la patrie."

 

Stendhal :

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"La vraie patrie est celle où l'on rencontre le plus de gens qui vous ressemblent."


- Saint Jose-Maria :
"Le chemin de l’amour s’appelle sacrifice"
- Lt Tom Morel : "Je cultive le prestige, non pour une vaine gloire mais pour élever les âmes vers Jésus: Il est mon grand  potentiel d'énergie; s'Il n'était pas dans mon cœur, je sens que je ne pourrais rien faire".

 




> Les Auteurs moins connus voire anonymes mais pertinents :

"Le guerrier ne fait que porter l'épée pour le compte des autres. C'est un seigneur puisqu'il accepte encore de mourir pour des fautes qui ne sont pas les siennes, en portant le poids du péché et de l'honneur des autres."

"Une nation s'affaiblit lorsque s'altère et se corrompt le sentiment de l'amour de la nation et de la pratique religieuse" 


Ce en quoi nous puisons l’espoir, l’essence de tout. 

 

Nos Papes ont dit:

 
Grégoire IX a dit :

http://www.histoiredesjuifs.com/images/B_Gregor_X.jpg

"Ainsi, Dieu choisit la France de préférence à toutes les autres nations de la terre pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. Pour ce motif, le royaume de France est le royaume de Dieu ; les ennemis de la France sont les ennemis du Christ.
De même qu'autrefois la tribu de Juda reçut d'en-haut une bénédiction toute spéciale parmi les autres fils du patriarche Jacob ; de même le Royaume de France est au-dessus de tous les autres peuples, couronné par Dieu lui-même de prérogatives extraordinaires.
La tribu de Juda était la figure anticipée du royaume de France."
 

Saint Pie X a dit :


http://www.sainte-philomene.info/images/St_Pie_X.jpg
"Vous direz aux français qu'ils fassent trésor des testaments de saint Remy, de Charlemagne et de saint Louis, ces testaments qui se résument dans les mots si souvent répétés par l'héroïne d'Orléans : "Vive le Christ qui est Roi des Francs !"
A ce titre seulement, la France est grande parmi les nations ; à cette clause, Dieu la protégera et la fera libre et glorieuse ; à cette condition, on pourra lui appliquer ce qui, dans les Livres Saints, est dit d'Israël : que personne ne s'est rencontré qui insultât ce peuple, sinon quand il s'est éloigné de Dieu.
Ce n'est pas un rêve, mais une réalité ; je n'ai pas seulement l'espérance, j'ai la certitude du plein triomphe."


Jean Paul II a dit
:

"Oui, l'Eglise doit au peuple de France, qui a beaucoup reçu et aussi beaucoup donné, quelques-unes de ses plus belles pages : des grands ordres religieux, tels Cîteaux et les chartreux, aux cathédrales ou à l'épopée missionnaire commencée au siècle dernier. La générosité de ses œuvres et de sa pensée lui a valu l'amitié de nombre de peuples, et parmi les plus pauvres. Puisse la France continuer à y trouver ses raisons d'être !" 


Léon XII a dit :

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/26/LeoXII.jpg/150px-LeoXII.jpg
En premier lieu, arrachez à la franc-maçonnerie le masque dont elle se couvre et faites la voir telle qu'elle est.
Secondement, [...] instruisez vos peuples; faites leur connaître les artifices employés par ces sectes pour séduire les hommes et les attirer dans leurs rangs, montrez leur la perversité de leur doctrine  et l'infamie de leurs actes."


Paul IV a dit dans sa bulle* :

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Si jamais un jour il apparaissait qu'un Evêque, faisant même fonction d'Archevêque, de Patriarche ou de Primat; qu'un Cardinal de l'Eglise Romaine, même Légat; qu'un Souverain Pontife lui-même, avant sa promotion et élévation au Cardinalat ou au Souverain Pontificat, déviant de la foi Catholique est tombé en quelque hérésie, sa promotion ou élévation, même si elle a eu lieu dans la concorde et avec l'assentiment unanime de tous les Cardinaux, est nulle, sans valeur, non avenue

*
(Cum ex Apostolatus Officio)

Oraison

Un hymne à l'Honneur par le Père Jean Paul Argouarc’h :


"Seigneur vous l’avez endormi
Dans une paix certaine
Entre les bras de l’espérance et de l’amour.
Ce vieux coeur de soldat n’a point connu la haine.
Pour la France et pour vous il a combattu avec beaucoup d’amour.
Que Notre Dame d’Afrique,
Que Notre Dame d’Indochine,
Que Notre Dame de la Mer,
Vous accueille, Commandant, avec Sainte Anne.
Et qu’Elle étende son blanc manteau sur la France.
A genoux les enfants ;
A genoux les hommes ;
Et debout la France ! "

Prières

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Saint Michel, priez pour moi.
Saint Ange gardien, assistez-moi.
Mon saint Patron, protègez-moi.
Sainte Marie, Reine des Anges, veillez sur moi.

Saint Michel Archange de ta lumière éclairez-nous,
Saint Michel Archange, de tes ailes protègez-nous,
Saint Michel Archange, de ton épée défendez-nous.

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