La Foi Catholique

Publié le par WalkTsin

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/73/Shield-Trinity-Scutum-Fidei-compact.svg/211px-Shield-Trinity-Scutum-Fidei-compact.svg.png

«  Quiconque veut être sauvé doit, avant tout, tenir la foi catholique : s'il ne la garde pas entière et pure, il périra sans aucun doute pour l'éternité.

Voici la foi catholique : nous vénérons un Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l'Unité, sans confondre les Personnes ni diviser la substance : autre est en effet la Personne du Père, autre celle du Fils, autre celle du Saint-Esprit ; mais une est la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, égale la gloire, coéternelle la majesté.

Comme est le Père, tel est le Fils, tel est aussi le Saint-Esprit : incréé est le Père, incréé le Fils, incréé le Saint-Esprit ; infini est le Père, infini le Fils, infini le Saint-Esprit ; éternel est le Père, éternel le Fils, éternel le Saint-Esprit ; et cependant, ils ne sont pas trois éternels, mais un éternel ; tout comme ils ne sont pas trois incréés, ni trois infinis, mais un incréé et un infini. De même, tout-puissant est le Père, tout-puissant le Fils, tout-puissant le Saint-Esprit ; et cependant ils ne sont pas trois tout-puissants, mais un tout-puissant. Ainsi le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu ; et cependant ils ne sont pas trois Dieux, mais un Dieu. Ainsi le Père est Seigneur, le Fils est Seigneur, le Saint-Esprit est Seigneur ; et cependant ils ne sont pas trois Seigneurs, mais un Seigneur ; car, de même que la vérité chrétienne nous oblige à confesser que chacune des personnes en particulier est Dieu et Seigneur, de même la religion catholique nous interdit de dire qu'il y a trois Dieux ou trois Seigneurs.

Le Père n'a été fait par personne et il n'est ni créé ni engendré ; le Fils n'est issu que du Père, il n'est ni fait, ni créé, mais engendré ; le Saint-Esprit vient du Père et du Fils, il n'est ni fait, ni créé, ni engendré, mais il procède. Il n'y a donc qu'un Père, non pas trois Pères ; un Fils, non pas trois Fils ; un Saint-Esprit, non pas trois Saint-Esprit. Et dans cette Trinité il n'est rien qui ne soit avant ou après, rien qui ne soit plus grand ou plus petit, mais les Personnes sont toutes trois également éternelles et semblablement égales. Si bien qu'en tout, comme on l'a déjà dit plus haut, on doit vénérer, et l'Unité dans la Trinité, et la Trinité dans l'Unité. Qui donc veut être sauvé, qu'il croie cela de la Trinité.

Mais il est nécessaire au salut éternel de croire fidèlement aussi en l'incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ. C'est donc la foi droite que de croire et de confesser que notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, est Dieu et homme. Il est Dieu, de la substance du Père, engendré avant les siècles, et il est homme, de la substance de sa mère, né dans le temps ; Dieu parfait, homme parfait composé d'une âme raisonnable et de chair humaine, égal au Père selon la divinité, inférieur au Père selon l'humanité. Bien qu'il soit Dieu et homme, il n'y a pas cependant deux Christ, mais un Christ ; un, non parce que la divinité a été transformée en la chair, mais parce que l'humanité a été assumée en Dieu ; un absolument, non par un mélange de substance, mais par l'unité de la personne. Car, de même que l'âme raisonnable et le corps font un homme, de même Dieu et l'homme font un Christ. Il a souffert pour notre salut, il est descendu aux enfers, le troisième jour il est ressuscité des morts, il est monté aux cieux, il siège à la droite du Père, d'où il viendra juger les vivants et les morts. A sa venue, tous les hommes ressusciteront avec leurs corps et rendront compte de leurs propres actes : ceux qui ont bien agi iront dans la vie éternelle, ceux qui ont mal agi, au feu éternel.

Telle est la foi catholique : si quelqu'un n'y croit pas fidèlement et fermement, il ne pourra être sauvé. »

Commenter cet article

clovis simard 24/10/2011 23:05


Blog(fermaton.over-blog.com)No-3, THÉORÈME DES SCEAUX.-LES FLÉAUX SUR LA TERRE.


Lucie 07/02/2010 19:45


Marie Lataste :
LETTRE 20, Du coeur de Dieu.
Monsieur le Curé,
Un jour, pendant mon oraison, mon âme fut ravie, non-seulement dans le sein de Dieu, mais jusque dans son cœur. Voici de quelle manière il me semble avoir compris ce que j’éprouvai.
Dans la substance de Dieu il y a une partie intime et particulière que j’appelle le cœur de Dieu.
Le Père, principe des deux autres personnes, et principe sans principe autre que lui-même, a en lui-même et de lui-même cette partie intime et particulière qui est son coeur.
Le Père, en communiquant au Fils et au Saint-Esprit sa substance, ses perfections, sa divinité, leur communique aussi cette partie intime et particulière qui est son cœur.
Ainsi le Fils et le Saint-Esprit ont en eux, comme le Père, une partie intime et particulière, que j’appelle dans les trois personnes le coeur de Dieu.
Le Père n’a reçu son cœur d’aucune personne divine, puisqu’il est la première personne, c'est-à-dire le principe des deux autres.
Le Fils a reçu son cœur de Dieu le Père dans sa génération éternelle, et le Saint-Esprit, du Père et du Fils dans sa procession éternelle de l’une et de l’autre personne.
Or, par l’union intime de ces trois personnes, elles n'ont qu'un même cœur comme une même substance et une même divinité.
Il n'est pas nécessaire que je vous dise, Monsieur, que je n’entends rien de matériel et de sensible par le cœur de Dieu. Dieu est esprit et tout esprit est en lui.
J’entends donc par le cœur de Dieu, la partie la plus intime de lui-même, si je puis ainsi parler; il faut bien que je m’exprime de quelque manière; j’entends par le cœur de Dieu le principe qui
produit, le point sans bornes, sans limites, sans mesure, où se trouvent réunies les perfections de Dieu. Là, se trouvent la source de la grâce, la source de tout bien, la source de toute félicité,
qui de Dieu se répandent sur les créatures, selon qu'il lui plaît de les leur communiquer. C'est là que se sont formés, de toute éternité, que se conservent, cachés, secrets, impénétrables, tous
les jugements de Dieu.
Voilà, Monsieur, ce qu'il m’a semblé comprendre sur le cœur de Dieu. J’avais donc raison de vous dire que le cœur de Dieu, c'est son Verbe éternel. Car le Verbe éternel, c'est la vie intime de
Dieu; le Verbe éternel, c'est la félicité intime de Dieu; le Verbe éternel, c'est le bien, c'est la gloire, c'est la splendeur, c'est la vertu, c'est l’image de Dieu; le Verbe éternel, c'est la
parole, c'est l’intelligence, c'est le jugement de Dieu. O Verbe éternel, coeur de Dieu le Père! Père éternel, principe du Verbe et de votre cœur; Esprit divin, union par votre coeur du cœur du
Verbe et du cœur de Dieu le Père! Comment se fait-il que ces trois cœurs soient distincts et ne forment qu’un cœur? Comment se fait-il que Dieu le Père soit le principe du cœur de son Verbe et que
le Verbe soit le cœur de Dieu le Père? Comment se fait-il que le cœur du Saint-Esprit, procédant éternellement du cœur du Père éternel et de son Verbe, les réunisse d’une manière si étroite qu'ils
ne fassent tous trois qu'un seul coeur, le cœur de Dieu?
O mon âme! ne cherche point à pénétrer le mystère premier de l’éternité. Adore-le dans la crainte et le tremblement. Adore-le dans l’amour et la soumission entière de toutes tes puissances.
Degrés incompréhensibles de l’éternité, degrés incompréhensibles du ciel, degrés incompréhensibles de la Divinité, je vous vois, mais je ne vous comprend pas. Demeures diverses de la maison du Père
de Notre-Seigneur Jésus-Christ, que vous êtes admirables.
Vous voyez maintenant, autant que je puis vous le faire voir, Monsieur, la différence qu'il y a entre les divers états d’une âme qui se trouve sous la protection de Dieu, d'une âme qui repose dans
le sein de Dieu et d'une âme qui vit dans le coeur de Dieu.
Un pécheur peut être, il est réellement sous la protection de Dieu, puisqu’il lui donne les grâces pour quitter son péché et revenir à la vie.
Une âme en état de grâce peut être et est réellement dans le sein de Dieu, puisque la grâce la rend amie de Dieu, agréable à Dieu, fille de Dieu.
Mais pour qu'une âme vive dans le cœur de Dieu, il faut une bien plus grande perfection; il faut que cette âme mérite cette vie en réglant toutes ses pensées, tous ses désirs, toutes ses paroles,
toutes ses actions selon Dieu et l’amour qu'elle doit à Dieu.
Je n’éprouve pas toujours des communications pareilles dans mes méditations. Elles sont bien rares même. Ah! Monsieur, c'est que j’en suis bien indigne. Ce que j'ai éprouvé n'est que l’effet de la
bonté et de la miséricorde infinies du Sauveur Jésus à mon égard.
Quelles que soient les communications que je reçoive, elles n'en sont pas moins agréables à mon coeur, ni moins utiles à mon âme. Mon âme ne se préoccupe que d'une chose, de suivre avec une entière
soumission, et en reconnaissant qu'elle ne mérite rien de la part de Dieu, l’attrait qui lui est présenté. En le suivant, elle trouve Dieu, en trouvant Dieu, elle trouve la grâce et le bonheur.
Je ne suis attachée à rien; je ne désire que l’accomplissement parfait de la volonté de Dieu. Tout le reste m’est indifférent, même ce qui m’intéresse le plus.
Recevez avec bonté cet épanchement de mon âme, et qu'il soit pour vous, Monsieur le Curé et très vénéré père en Notre-Seigneur Jésus-Christ, l’assurance de ma vénération et de mes sentiments les
plus soumis et les plus respectueux. Je suis, Monsieur le Curé,
Votre très-humble et très indigne servante,
Marie,
Mimbaste, 20 septembre 1843.