La femme dans l'ancienne France

Publié le par WalkTsin

Voici la place de la femme dans l'ancienne France, bien avant les révolutions et les émancipations liberticides qui ont saccager la famille, la famille selon le très saint modèle de la famille de Nazareth.


 

Commencons donc par nous poser quelques questions :

 

"Quand ont disparu du sol de l'Occident

  • le divorce,
  • la polygamie,
  • l'oppression de la femme,
  • le meurtre légal de l'enfant,
  • les sacrifices humains?

"Adressez toutes ces questions aux peuples qui composent l'élite de l'humanité : d'une voix unanime, ils vous nommeront Jésus-Christ, sa doctrine et son époque" (Mgr Gaume, Traité du Saint-Esprit, 1865, troisième édition, Gaume et Cie Editeurs, 3 rue de l'Abbaye, tome II, Paris 1890, p. 183).

 

La femme au Moyen Age avait une condition inférieure à celle des hommes entend-on nous partout. "Elle avait moins de droits que les hommes"... Rien n'est plus faux! La femme au Moyen Age avait par exemple autant de "droits" et de pouvoir que l'homme aujourd'hui! Très certainement même bénéficiait-elle d'une bien meilleure considération que de nos jours...

 

Là encore, il s'agit donc de la part des ennemis de l'Eglise (la propagande des sociétés de pensée) de noircir cette glorieuse époque et par là atteindre le fondement de notre antique société chrétienne.

 

 

Le Moyen Age a amélioré la condition féminine et augmenté les droits de la femme


Par rapport à la société antique en général, et la culture romaine en particulier, le Moyen Age voit incontestablement s'améliorer les droits de la femme et ce - n'en déplaise aux prétendus "philosophes", sociétés de pensées et autres féministes des temps "modernes" - grâce à l'action bienfaisante de l'Eglise.


 

 

 

La femme au Moyen Age avait autant de droits que l'homme

Il faut relever ici l'influence des femmes, qui fut si vivante au Moyen Age et qui allait voir son plein épanouissement aux XIIe et XIIIe siècles.

Tout en étant exceptionnelle, la vie d'Aliénor témoigne du comportement très libre des femmes au Moyen Âge.

  • Elles ont le droit de vote.
  • Elles suivent leur mari à la croisade,
  • Elles étudient,
  • Elles animent des cours, etc.

L'abbaye de Fontevrault réunissait deux communautés d'hommes et une communauté de femmes sous l'autorité... d'une abbesse.

Au Moyen Age, les femmes votaient

"On doit considérer les droits essentiels dont bénéficie la femme au Moyen Age. Dans les assemblées urbaines ou les communes rurales, les femmes, lorsqu'elles sont chefs de famille, possèdent le droit de vote." (Jean Sévillia, Historiquement correct. Pour en finir avec le passé unique, Perrin, Saint-Amand-Montrond 2003, p. 22).

Après la révolution de 1789, censée apporter la Liberté, il faudra attendre 1945 pour voir le droit de vote reconnu à la femme...

Elles administraient

Les femmes administrent et gèrent de grands domaines comme le feraient des hommes.

"Le XVIIIe siècle européen compte une Catherine de Russie, une Marie-Thérèse d'Autriche; mais que dire du pouvoir de la reine en France à la cour de Louis XV comme à celle de Louis XVI ? Dans l'alcôve ou dans la coulisse, sans doute… Qui aurait admis en 1715, en attendant la majorité du Dauphin, une régente au lieu du régent ? Pourtant le règne d'une femme avait paru tout naturel, en semblable circonstance, au XIIIe siècle. Et l'on n'en finirait pas d'énumérer, à l'époque féodale et encore aux temps médiévaux, les femmes qui ont dirigé et administré des domaines parfois très étendus.

"John Gilissen a fait remarquer: "Presque toutes les principautés laïques belges ont été gouvernées par des femmes à l'un ou l'autre moment de leur histoire: citons les comtesses Jeanne (1205-1244) et Marguerite de Constantinople (1244-1280), en Flandre et Hainaut, la duchesse Jeanne en Brabant (1355-1406), Marguerite de Bavière en Hainaut (1345-1356), Marie de Bourgogne pour l'ensemble des principautés (1477-1482)". De combien de fiefs en France pourrait-on en dire autant! (Régine Pernoud, La femme au temps des cathédrales, Stock, Évreux 1980, p. 215)

"L'exercice du pouvoir suprême ne les empêche pas pour autant d'être pleinement femmes. Elles n'ont aucunement le souci d'imiter ou de copier un modèle masculin. Dans leur comportement, même lorsqu'elles agissent sur le terrain politique ou militaire, elles restent femmes, essentiellement. Rappelons deux exemples bien frappants: celui de Blanche de Castille

 

image: Blanche_de_Castille.jpg

 

arrivant au siège du château de Bellême en 1229 et constatant que l'armée est littéralement paralysée par le froid; elle fait aussitôt tailler du bois dans les forêts alentour, et réchauffe ses gens qui retrouvent du même coup leur ardeur pour terminer un siège traînant depuis plusieurs semaines" Régine Pernoud, La femme au temps des cathédrales, Stock, Évreux 1980, p. 216).

 

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"De même chez Jeanne d'Arc trouve-t-on, en même temps que l'élan au combat, la tendresse de la femme quand elle se penche sur un Anglais blessé, et un bon sens quasi maternel devant une armée qui se bat depuis l'aube: "Reposez-vous, mangez et buvez"; après quoi, ce 7 mai 1429, ses compagnons enlèvent la bastille des Tourelles, objet de leurs assauts.

 

"Plus subtilement, c'est toute une atmosphère correspondant à la vie courtoise qui entoure ces comtesses, ces reines dont l'action politique a été si prudente, si tenace parfois. Elles ne sacrifient rien de ce qui fait l'originalité de la femme. La personne d'Aliénor d'Aquitaine suffirait à le prouver, mais, les exemples abondent en ce domaine" (Régine Pernoud, ibid, p. 216).

 

"Chez les paysans, les artisans ou les commerçants, il n'est pas rare que la femme dirige l'exploitation, l'atelier ou la boutique. A la fin du XIIIe siècle, à Paris, on trouve des femmes médecins, maîtresses d'école, apothicaires, teinturières ou religieuses (Jean Sévillia, Historiquement correct, Pour en finir avec le passé unique, Perrin? Saint-Amand-Montrond 2003, p. 22-23)

 

D'Héloïse à Hildegarde de Bingen, on ne compte pas les hautes figures féminines de la chrétienté médiévale. Au XIIe siècle, la première abbesse de Fontevraud, Pétronille de Chemillé, nommée à vingt-deux ans, commande un monastère regroupant une communauté d'hommes et une communauté de femmes. Les moines ne se sont jamais plaints d'être dirigés par une femme...

 

Et les reines ? Couronnées comme le roi, elles exercent le pouvoir en son absence. Aliénor d'Aquitaine ou Blanche de Castille, quelques-unes de ces femmes dominent leur époque (Jean Sévillia, Historiquement correct, Pour en finir avec le passé unique, Perrin? Saint-Amand-Montrond 2003, p. 23-24).

 

On se rappellera la réplique du roi Saint Louis prisonnier des Musulmans en Egypte lui demandant combien il voudrait donner d'argent au sultan pour sa libération:

 

Le roi répondit que si le sultan voulait prendre de lui une somme raisonnable de deniers, il demanderait à la reine qu'elle les payât pour leur délivrance.

"Et ils dirent: "Pourquoi ne voulez-vous pas vous y engager ?"

"Le roi leur répondit qu'il ne savait si la reine (Marguerite de Provence) le voudrait faire, parce qu'elle était la maîtresse..." (Régine Pernoud, Les hommes de la Croisade, Taillandier, Mayenne 1977, p. 297).

La femme au moyen Age travaillait autant que l'homme

"...Au Moyen Age, la femme travaille à peu près autant que l'homme, mais non dans les mêmes opérations. D'après les comptes de drapiers, on s'aperçoit que, par exemple, sur quarante et un ouvriers nommés, il y a vingt femmes pour vingt et un hommes" (Georges et Régine Pernoud, Le tour de France médiévale, L'histoire buissonnière, Stock, Évreux 1982, p. 278).

Mais les métiers trop fatigants lui étaient interdits

"Ce que l'on interdit, ce sont les métiers jugés trop fatigants pour elles. Ainsi du tissage: tant qu'il a été pratiqué de façon artisanale, il a été œuvre de femme, notamment dans l'Antiquité; au moyen Age, il est ouvrage d'homme. De même, dans la tapisserie, défendait-on aux femmes la tapisserie de haute lisse, jugée trop fatigante pour elles puisqu'elle oblige à tenir les bras étendus. Les règlements précisent qu'elles doivent être munies d'un tablier de cuir, cela afin de protéger leurs vêtements et de garantir aussi la netteté de leur travail" (Georges et Régine Pernoud, Le tour de France médiévale, L'histoire buissonnière, Stock, Évreux 1982, p. 278).

Elle était "efficacement protégée"

"L'historien de Lille a pu écrire: 'La moindre ménagère faisant son marché était efficacement protégée'.

"Protégée aussi bien contre la fraude, qui atteint toujours davantage les petites gens, que contre la vie chère, provenant des abus de l'intermédiaire...

"Car, à l'époque, le consommateur direct a priorité absolue sur le revendeur. Ainsi, à Paris – qu'il s'agisse de n'importe quel achat: blé, œufs, fromages, vins –, le consommateur qui intervient avant que le denier à Dieu (les arrhes) ait été remis à l'acheteur ou même pendant qu'il le remet, au moment où on ferme le sac, a le droit de se faire céder la marchandise. Partout, on règle sévèrement le lieu où les revendeurs doivent se tenir pour être facilement distingués de ceux qui vendent le produit de leur propre travail. Ainsi, à Marseille, les revendeurs de poisson ne pouvaient se tenir qu'au grand marché; à la poissonnerie, l'acheteur était sûr de ne rencontrer que des pêcheurs vendant le produit de leur pêche. De plus – et cela se retrouve dans les villes aussi éloignées que Provins et Marseille –, le revendeur ne peut acheter qu'à partir de midi. Toute la matinée est réservée à celui qui achète pour sa consommation familiale.

"C'est, on le voit, le contraire de ce qui se passe de nos jours, où l'acheteur privé ne peut se servir directement chez le marchand de gros, encore moins chez le producteur.

"Pour les matériaux les plus chers, comme les matériaux de construction, bois, tuiles etc., les obligations allaient plus loin encore: pendant quinze jours, lorsque avaient été débarqués sur le port de Marseille des bois de charpente, seuls avaient le droit d'acheter les acheteurs privés; et pendant huit jours encore, ceux qui avaient laissé passer les délais pouvaient se faire rétrocéder au prix coûtant la marchandise acquise par le revendeur" (Georges et Régine Pernoud, Le tour de France médiévale, L'histoire buissonnière, Stock, Évreux 1982, p. 280-281).

Les démêlés matrimoniaux du Roi prouvaient le pouvoir de la Reine

Sous Philippe Auguste (1180-1223), fils de Louis VII et d’Adèle de Champagne, longtemps surnommé Dieudonné car né tard du second mariage de Louis VII (1137-1180) après son divorce d’avec Aliénor d’Aquitaine, les démêlés matrimoniaux du roi prouvent le pouvoir de la reine:

"En 1193, il épouse une jeune princesse du Nord, Isambour, ou Ingeborge ou encore Ingeburge de Danemark. Que se passe-t-ils entre eux pendant la nuit de noces ? En tout cas, le mariage n'est pas consommé... Philippe Auguste prend progressivement Ingeborge en horreur, puis la répudie. Il la brutalise et se comporte très mal avec elle. C'est tragique pour la malheureuse reine: jeune, innocente, ne connaissant ni le pays ni sa langue, elle ne comprend pas ce qui lui arrive et continue d'aimer le roi. Cependant Philippe ne se prive pas d'avoir de nombreuses maîtresses et de nombreux bâtards, mais aucun ne peut lui succéder. Les évêques français tranchent et annulent le mariage, sans difficulté puisque celui-ci n'a pas été consommé. Philippe Auguste épouse alors une princesse flamande, Agnès de Méranie, qui lui donne deux enfants. C'est alors qu'a lieu, symboliquement, peut-être le plus grand bras de fer de l'histoire du mariage. Philippe Auguste a en face de lui Innocent III, le plus grand pape du Moyen Âge, qui refuse l'annulation du mariage et casse la décision des évêques français. Innocent III considère que, selon le droit canon, seule la reine peut demander l'annulation car c'est elle qui est frustrée. Or, Ingeborge ne demande rien. Le pape refuse de céder. Il excommunie Philippe Auguste et place le royaume en interdit: aucune cérémonie religieuse ne peut être célébrée en France. C'est une mesure terrible qui incite le peuple à la révolte. La mort rapide de la seconde reine, nullement coupable puisque le premier mariage a été annulé par les évêques français, aide au règlement de l'affaire. Le roi accepte de reprendre Ingeborge en échange de la reconnaissance des enfants qu'il a eus d'Agnès de Méranie. Celle-ci est comptée comme reine car elle est innocente; elle n'a fait qu'obéir aux évêques; ses enfants sont considérés comme légitimes et peuvent entrer dans la succession. Ingeborge, dont le mariage n'a jamais été annulé, revient: elle finit sa vie en reine et épouse, en brodant pour son cher Philippe, repentant et apaisé, qu'elle a toujours adoré même s'il a été injuste avec elle. Dans cette affaire, les évêques français ont fini par reconnaître qu'Innocent III avait raison. Ils ont un sens du sacrement et de la valeur spirituelle suffisamment grand pour comprendre que la justice et l'égalité entre les hommes et les femmes justifient la position du pape.

"C'est la plus grande victoire jamais remportée par la cause féminine, n'en déplaise aux professionnels du féminisme 'politiquement et intellectuellement correct'..." (Pierre Chaunu, Éric Mension-Rigau, Baptême de Clovis, baptême de la France, De la religion d'État à la laïcité d'État, Éditions Balland, Paris 1996, p. 167-168).

Voir aussi sur Ingeborg, l'ouvrage de Régine Pernoud et de Geneviève de Cant, Isambour, le reine captive, Éditions Stock 1987).

 


POUR EN SAVOIR PLUS

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P
<br /> Lire, aussi la vie, de Sainte Thérèse de Jésus, Marcelle Auclair- documentation trés sérieuse.<br /> <br /> <br />
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