L'obstacle.

Publié le par WalkTsin

L'OBSTACLE AU SALUT DE LA FRANCE

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PAR LE REVERAND PERE Charles MAIGNEN
Docteur en théologie, 1892

 

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Plusieurs parmi nos lecteurs, trouveront assurément les lignes précédentes trop mystiques et ne verront rien de moins pratique qu'une telle conclusion pour un tel travail.

 

Vous qui pensez ainsi, vous êtes l'obstacle au salut.

 

L'obstacle au salut, ce sont les catholiques qui songent uniquement aux moyens humains, en un péril où Dieu seul peut nous sauver.

 

Or, les moyens humains, ne sont pas seulement impuissants à nous sauver, ils hâteront notre ruine.

 

Quels moyens avons-nous, humainement, de sauver la religion et la France ?

 

Ceux que nous donne la Constitution.

 

Et quel moyen la Constitution nous donne-t-elle ?

 

Le suffrage universel, seulement.

 

C'est-à-dire, précisément ce qui perpétue et enracine au coeur de la France le péché mortel de révolution.
C'est-à-dire, la grâce du peuple souverain, grâce promise au prix de quelles humiliations et de quelles bassesses! grâce toujours révocable et sans cesse rachetée. Comment jetterez-vous l'anathème sur le dogme de la souveraineté populaire, si vous attendez d'elle le salut ?

 

Comment proclamerez-vous les droits imprescriptibles et divins de l’Eglise, si le programme du parti que vous fondez
pour la défendre est un programme électoral, destiné à rallier la majorité des hommes de ce temps ?

 

O infernale ruse de l’esprit de mensonge qui nous accule dans ce défilé!

 

Passez, Ô catholiques, sous les fourches caudines des votes populaires! il n’y a pas d’autres issue!
Alors les défaillances se préparent ; on s’étudie à gagner l’opinion, on réduit le bagage importun des principes au strict
nécessaire ; on est « libéral » ami du « progrès » admirateur passionné de la « civilisation moderne ».

 

« Qu’est-ce que le peuple, dit saint Jean Chrysostome, quelque chose rempli de tumulte et de trouble... Est-il plus misérable que celui qui le sert ? Que des gens du monde y prétendent, cela est tolérable, bien qu’en vérité intolérable ; mais que ceux qui disent avoir quitté le monde souffrent d’un tel mal, cela est plus intolérable encore »64.

 

Et parmi ceux qui ont quitté le monde, il en est qui souffrent de ce mal du monde et que le monde n’a pas quittés ; il en est qui prétendent tout concilier, tout unir : la vérité avec le mensonge, la lumière avec les ténèbres, la souveraineté du peuple avec les droits de Dieu.

 

On célèbre déjà le triomphe de leurs doctrines ; tout en restant ennemis de l’Eglise, ceux qui persécutent se font leurs amis ; les âmes périssent et la paix règne entre les loups et les pasteurs.

 

Il ne faut pas réveiller les colères du peuple, le maître va parler, l’heure des élections approche ; silence ! En nous faisant bien humbles, bien petits, nous tiendrons peut-être l’indulgence dont nous avons besoin, pour nous faire pardonner le crime d'exister encore. Et pendant que l’on se tait, l’erreur parle, les mille voix de la presse déversent sur les âmes un flot de boue et de mensonge, et l'on n'entend plus que le bruit de ce flot, et l'on oublie tout, jusqu'à la langue dans laquelle se parle la vérité ; en sorte que si une voix la proclame, et qu'on l'entende, sa parole inconnue produit un scandale ou se perd dans la nuit.

 

Voilà l'obstacle au salut : c'est le libéralisme catholique.

 

FRAPPEZ LES CATHOLIQUES-LIBERAUX ET VOUS TUEREZ LA REVOLUTION !

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