L’Enfer est éternel !

Publié le par WalkTsin

 

L’Enfer est éternel ! par LA QUESTION

 

 

 

 

 

 La polémique engagée à l’occasion de la programmation de groupes satanistes lors du sinistre Hellfest, montre, s’il en était besoin, qu’une clarification au sujet du caractère terrible de l’Enfer s’impose absolument, tant beaucoup ont tendance à s’amuser inconsidérément sur ce thème en le regardant comme un objet de plaisanterie, un théâtre grotesque avec lequel il serait possible de rire, de produire des spectacles, alors que la réalité de ce lieu abominable n’autorise absolument pas que l’on puisse à ce point oublier ce que représente effectivement cet endroit de perdition où les âmes des damnés sont tourmentées éternellement par les démons.

 

En effet, loin d’être le fruit d’une imagination un peu fertile, l’Enfer est depuis des millénaires regardé avec effroi et reconnu comme un lieu de souffrance par les auteurs de la Sainte Ecriture. Mille ans avant l’ère chrétienne, alors qu’il n’était encore question ni d’histoire grecque ni d’histoire romaine, David et Salomon parlent fréquemment de l’enfer comme d’une grande vérité, tellement connue et reconnue de tous, qu’il n’est pas même besoin de la démontrer. Dans le livre des psaumes, David dit entre autres en parlant des pécheurs : « Qu’il soient jetés dans l’enfer, convertantur peccatores in infernum. Que les impies soient confondus et précipités en enfer, et deducantur in inferrnum.» Et ailleurs il parle des « douleurs de l’enfer, dolores inferni. »

 

I. Une vérité intemporelle


 

 

 

Mgr de Ségur (1820-1881), dans son ouvrage remarquable « L’Enfer » (1876) [1], écrit : « Ce que tous les peuples ont toujours cru, dans tous les temps, constitue ce qu’on appelle une vérité de sens commun, ou, si vous l’aimez mieux, de sentiment commun, universel. Quiconque se refuserait à admettre une de ces grandes vérités universelles n’aurait pas, comme on dit très justement, le sens commun. Il faut être fou, en effet, pour s’imaginer qu’on peut avoir raison contre tout le monde. Or, dans tous les temps, depuis le commencement du monde jusqu’à nos jours, tous les peuples ont cru à un enfer. Sous un nom ou sous un autre, sous des formes plus ou moins altérées, ils ont reçu, conservé et proclamé la croyance à des châtiments redoutables, à des châtiments sans fin, où le feu apparaît toujours, pour la punition des méchants, après la mort. C’est là un fait certain, et il a été si lumineusement établi par nos grands philosophes chrétiens, qu’il serait superflu pour ainsi dire de se donner la peine de le prouver. »

 

 

« Le dogme de l’enfer est une vérité innée, c’est-à-dire une de ces lumières d’origine divine qui luit en nous malgré nous ; qui est, au fond de notre conscience, incrustée dans les profondeurs de notre âme comme un diamant noir, qui brille d’un sombre éclat. Personne ne peut l’en arracher, parce que c’est DIEU même qui l’a mis là. » (Mgr de Ségur, L’Enfer, 1876).


  Ceci explique pourquoi, selon le saint prélat, l’idée de l’Enfer n’a pu être inventée et qu’elle est bien une vérité innée :

 

«Donc l’enfer n’as pas été inventé. Il n’a pas été inventé, parce qu’il n’a pas pu l’être. L’éternité des peines, de l’enfer est un dogme que la raison ne peut comprendre ; elle peut le connaître, mais non pas le comprendre, parce qu’il est au-dessus de la raison. Ce que l’homme ne peut comprendre, comment voulez-vous qu’il ait pu l’inventer ? Le dogme de l’enfer est ce que l’on appelle « une vérité innée », c’est-à-dire une de ces lumières d’origine divine qui luit en nous malgré nous ; qui est, au fond de notre conscience, incrustée dans les profondeurs de notre âme comme un diamant noir, qui brille d’un sombre éclat. Personne ne peut l’en arracher, parce que c’est DIEU même qui l’a mis là. On peut couvrir ce diamant et ses sombres feux ;.on peut en détourner ses regards et l’oublier pour un temps ; on peut le nier en paroles ; mais on y croit malgré soi, et la conscience ne cesse de le proclamer. »

 

Il rajoutait : « Les impies qui se moquent de l’enfer en ont, au fond, une peur terrible. Ceux qui disent qu’il est démontré pour eux qu’il n’y a point d’enfer, se mentent à eux-mêmes et mentent aux autres. C’est un vœu impie du cœur, plutôt qu’une négation raisonnée de l’esprit. Non, l’homme n’a pas inventé l’enfer. Il ne l’a pas inventé, et il n’a pas pu l’inventer. Le dogme d’un enfer éternel de feu remonte à DIEU même. Il fait partie de cette grande révélation primitive qui est la base de la Religion et de la vie morale du genre humain. »

 

II. Preuves de l’Enfer


Jésus-Christ parle exactement quatorze fois de l’Enfer dans l’Evangile ! Voici les principaux passages : « Si votre main est pour vous une occasion de péché, coupez-la : il vaut mieux entrer dans l’autre vie avec une seule main, que d’aller avec ses deux mains dans l’Enfer, dans le feu qui ne s’éteint point, où le feu ne cessera jamais. Si votre pied ou votre œil est pour vous une occasion de chute, coupez-le, arrachez-le, et jetez-le loin de vous : il vaut mieux entrer dans la vie éternelle avec un seul pied ou un seul oeil, que d’être jeté avec vos deux pieds ou avec vos deux yeux, dans la prison de feu éternel, in gehennam ignis inextinguibilis, où le remords ne cesse point et où le feu ne s’éteint pas, et ignis non extinguitur. » Saint Jean nous parle également de l’Enfer et de ses feux éternels. Au sujet de l’Antéchrist et de son faux prophète, il dit :

« Ils seront jetés vivants dans l’abîme embrasée de feu et de souffre, in stagnum ignis ardentis sulphure, pour y être tourmentés jour et nuit dans tous les siècles des siècles, cruciabuntur die ac nocte in saecula saeculorum ». (Apocalypse XX, 2).

Quant à saint Jude, il nous parle de L’enfer pour nous dire que les démons et les réprouvés : 

« Enchaînés pour l’éternité dans les ténèbres, et subiront les peines du feu éternel, ignis aeterni poenam sustinentes ». (Jude I, 6).

 

« Retirez-vous de moi, maudits, allez au feu éternel…

Et ceux-ci s’en iront à l’éternel supplice »

(Matthieu XV, 41-46)

 

  D’ailleurs, lorsque le Christ évoque le jugement dernier, il nous fait connaître d’avance lui-même les propres termes de la sentence qu’il prononcera contre les réprouvés : « Retirez-vous de moi, maudits, au feu éternel, discedite a me, maledicti, in ignem aeternum ». Et il ajoute « Et ceux-ci iront dans le supplice éternel, in supplicium aeternum ». (Saint Matthieu XV, 41). A ce sujet, l’éternité des peines éternelles, l’éternité des l’Enfer est un dogme de foi. Saint Alphonse de Ligori (1696-1787) assure : « L’éternité de l’enfer est de foi. Ce n’est pas là une opinion quelconque, mais une vérité, fréquemment attestée par Dieu dans les Saintes Écritures: « Retirez-vous de moi, maudits, allez au feu éternel… Ceux-ci s’en iront à l’éternel supplice » (Matthieu XV, 41-46). « Ils subiront les peines de la perdition éternelle » (II Thessaloniciens I, 9). « Tous seront salés par le feu » (Marc IX, 48). Comme le sel conserve les aliments, ainsi le feu de l’enfer tourmente les damnés, de telle sorte qu’à l’instar du sel il leur conserve la vie. « Là, dit saint Bernard, le feu consume de manière à conserver toujours ». [2]

 

 

III. Horreur de l’Enfer


 

  Avec son sens du réalisme spirituel si poussé, saint Alphonse de Ligori nous explique en quoi consistent les peines de l’Enfer : « De toutes les peines que le damné souffre dans ses sens, la plus cruelle c’est celle du feu, qui affecte le toucher. « La chair de l’impie, dit l’Ecclésiastique, aura pour bourreaux le feu et le ver» (Ecclésiastique 7, 17). Aussi, dans la sentence finale, le Seigneur en fait-il mention à part: « Retirer-vous de moi, maudits, allez au feu éternel » (Matthieu XXV, 41). Même en ce monde, la peine du feu est la plus grande de toutes les peines. Et pourtant notre feu et le feu de l’enfer diffèrent tellement que, mis à côté l’un de l’autre, le premier ne conserve plus que l’apparence du feu; et, comme dit saint Augustin, « ce n’est du feu qu’en peinture ». Saint Vincent Ferrier ajoute qu’auprès du feu de l’enfer, le nôtre perd toute sa chaleur. » [3]

Qu’elle est la raison d’une si grande différence, et comment expliquer que le feu de l’Enfer soit pire que celui de la terre ?

 

Voici l’explication :

 

 « La raison en est que Dieu à crée le feu d’ici-bas pour notre utilité, tandis que le feu de l’enfer, il l’a formé tout exprès pour tourmenter. « Autre est le feu qui sert aux usages de l’homme, dit Tertullien, autre le feu qui sert à la justice de Dieu ». C’est au souffle de la colère que ce feu vengeur s’alluma, comme Dieu le déclare lui-même: « Un feu s’est allumé dans ma fureur » (Jérémie 15, 14). Aussi Isaïe l’appelle-t-il un esprit d’ardeur: « Vienne le Seigneur laver les souillures par un esprit d’ardeur » (Isaïe 4, 4). Le damné ne sera pas seulement exposé au feu, mais plongé dans le feu: « Maudits, allez dans le feu éternel ». Aussi le malheureux damné sera tout environné de flammes, comme le bois dans une fournaise. Il aura donc un abîme de feu sous ses pieds, un abîme de feu par-dessus la tête; un abîme de feu autour de lui. Ce qu’il touche, ce qu’il voit, ce qu’il respire, c’est du feu, rien que du feu. Non content de l’entourer, le feu, pénétrant à l’intérieur, ira tourmenter le damné jusque dans ses entrailles. Son corps ne sera plus que du feu, en sorte que les entrailles lui brûleront dans le corps, le cœur dans la poitrine, le cerveau dans la tête, le sang dans les veines, la moelle même dans les os. « O Dieu! S’écrie le Roi Prophète, vous en ferez autant de fournaises embrasées. » (Psaume 20, 10). » [4]

 

 

 

Toutes les tortures d’ici-bas ne sont qu’une ombre,

en comparaison des peines de l’enfer

  

  

 

 

 Que deviendra donc le réprouvé après la mort ? Le grand saint nous l’explique : « une fournaise ardente au dedans de lui-même. Combien de personnes qui ne voudraient pour rien au monde voyager par un chemin exposé aux rayons du soleil, demeurer dans une chambre trop chauffée, supporter une étincelle qui jaillit d’un cierge, d’une bougie. Et ces mêmes personnes ne craignent pas le feu de l’enfer! « Qui de vous, s’écrie Isaïe, pourra séjourner dans ce feu dévorant? » (Isaïe 23, 14). Oui, dévorant; car de même qu’une bête féroce dévore un chevreau, ainsi le feu de l’enfer dévore le damné; il dévore, mais sans jamais le faire mourir. « Continue, dit saint Pierre Damien s’adressant à l’impudique, continue, ô insensé, à tenter ta chair. Un jour viendra, ou plutôt une nuit, où tes impuretés se changeant en une poix brûlante raviveront dans tes entrailles et rendront d’autant plus terrible la flamme qui te brûlera sans cesse en enfer ». Saint Jérôme ajoute que ce feu fera ressentir tous les tourments, toutes les douleurs que l’on souffre sur cette terre, douleurs de côté, de tête, d’entrailles, de nerfs. « Par le seul supplice du feu, dit-il, les pécheurs subissent en enfer tous les supplices ». Il n’y a même pas jusqu’au supplice du froid que ce feu ne fasse endurer. « Que le damné, dit Job, passe du froid le plus glacial à la plus excessive chaleur » (Job 24, 19)! Mais, qu’on y fasse attention, toutes ces tortures d’ici-bas ne sont qu’une ombre, d’après saint Jean Chrysostome, en comparaison des peines de l’enfer. » [5]

 

Mais plus grave encore, c’est l’âme elle-même qui sera mise au supplice : « Chaque puissance de l’âme aura pareillement son tourment à part. Le damné sera tourmenté dans sa mémoire par le souvenir des années que le ciel lui donna pour se sauver et qu’il fit servir à se perdre, et des grâces qu’il reçut de Dieu et dont il ne voulut pas profiter. Il sera tourmenté dans son intelligence, parce qu’il comprendra d’une part la grandeur du bien qu’il a perdu en perdant le ciel et Dieu, et d’autre part, son impuissance de jamais les recouvrer. Il sera tourmenté dans sa volonté, en voyant que de toutes ses demandes aucune ne sera plus exaucée. « Le désir des pécheurs périra » (Psaume 111, 10). Le malheureux! Jamais il n’aura rien de ce qu’il désire et toujours il aura ce qu’il abhorre, c’est-à-dire ces éternels supplices. Il voudrait sortir de ces tourments et trouver la paix; mais sans cesse il sera tourmenté et jamais il n’aura la paix. » [6]

 

IV. La Damnation éternelle


 

 Mais toutes ces peines effroyables, pourtant de nature à faire trembler les pécheurs les plus endurcis,  ne sont rien, comparées à la peine du dam. Ténèbres, infections, hurlements, feu dévorant, tout cela ne fait pas l’enfer. Ce qui fait l’enfer, c’est le malheur d’avoir perdu Dieu. L’avertissement est solennel : « L’enfer est tout entier dans cette première parole de la sentence de condamnation: « Maudits, retirez-vous de moi ». Allez, dira Jésus Christ, je ne veux pas que vous voyiez jamais ma face. « Que l’on parle de mille enfers, s’écrie saint Jean Chrysostome, jamais on ne dira quel est le malheur de celui qui devient pour Jésus Christ un objet d’horreur Le réprouvé haïra et il maudira Dieu; en maudissant Dieu, il maudira tous les bienfaits qu’il a reçus de Dieu: la Création, la Rédemption, les sacrements; spécialement le Baptême et la Pénitence et surtout le très Saint Sacrement de l’autel. Il maudira tous les anges et tous les saints, mais surtout son Ange Gardien et ses saints Patrons, et plus particulièrement encore la très sainte Mère de Dieu. Mais ses plus furieuses malédictions seront pour les trois Personnes Divines et en particulier pour le Fils de Dieu, qui s’immola sur la croix afin de le sauver et dont il maudira les plaies, le sang, les douleurs et la mort. » [7]

 

Le remords et le désespoir des damnés seront complets,

irrévocables, irrémédiables,

sans l’ombre d’un adoucissement,

 aussi absolus que possible !

 

La damnation, comme le souligne avec force tous les docteurs de l’Eglise, est la séparation totale, définitive d’avec Dieu ; elle est un état de désespérance affreuse. C’est ce désespoir dont parle le Christ qui le désigne comme étant « le Ver » qui ronge les damnés. « Tout vaut mieux, nous répète-t-il, que d’aller dans cette prison de feu, où le ver des réprouvés ne meurt point, ubi vernis eorum non moritur ».

 

Comme le fait observer Mg de Segur : « Ce ver des damnés, c’est le remords, c’est le désespoir. Il est appelé ver, parce que dans l’âme pécheresse et damnée, il naît de la corruption du péché comme dans les cadavres les vers corporels naissent de la corruption de la chair. N’oublions-pas que dans l’éternité, tout est parfait : si l’on peut parler ainsi, le mal est comme le bien, parfait, sans mélange, sans espoir ni possibilité de mitigation. Le remords et le désespoir des damnés seront complets, irrévocables, irrémédiables, sans l’ombre d’un adoucissement, sans la possibilité d’un adoucissement ; aussi absolus que possible, car le mal absolu n’existe pas. » [8]

 

Conclusion



 

 Les inconscients, les irresponsables, les fous, les pervers et les satanistes qui s’amusent avec les puissances de l’Enfer, feraient donc bien de méditer l’ensemble de ces vérités avant que se laisser aller à des comportements sacrilèges et blasphématoires, à des attitudes coupables qui, de par leur adhésion à Satan et à ses démons, les perdront pour l’éternité en les plongeant dans les abîmes de l’Enfer.

 

Nous ne cessons de le redire, l’Enfer, le Diable, ne sont pas des sujets de plaisanterie, des éléments dont on peut s’amuser, jouer avec. Animer, utiliser des symboles diaboliques, sympathiser avec Satan, c’est vouer son âme à la damnation, c’est prendre le risque de se voir précipiter pour toujours dans les abîmes de feu, non pour être anéanti – ce serait trop simple – mais pour être condamné à souffrir éternellement les plus atroces peines, à endurer la damnation perpétuelle, à être retrancher de Dieu pour toujours !

 

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Le feu de l’enfer, et ceci devrait être attentivement médité par ceux qui imprudemment s’approche trop près – par la musique, les spectacles, voire les actes – des disciples du démon,  est un feu qui atteint les âmes, qui dévore l’esprit, car c’est une substance spirituelle, comme l’est l’âme du réprouvé, qui torture, ronge, dévore et puni pour l’éternité !

Ainsi que l’expose saint Thomas d’Aquin :

 

« Dans la purification dernière du monde, il se fera dans les éléments une séparation radicale ; tout ce qui est pur et noble subsistera dans le ciel pour la gloire des Bienheureux ; tandis que tout ce qui est ignoble et souillé sera précipité dans l’enfer pour le tourment des damnés. Et ainsi, de même que toute créature sera une cause de joie pour les élus, de même les damnés trouveront dans toutes les créatures une cause de tourments.»


Notes.

 

1. L’ouvrage reçu une bénédiction apostolique de la part de Pie IX, qui déclarait : « Nous vous félicitons de tout coeur de ce que vous ne cessez de remplir, sur une si vaste échelle et avec tant de succès, votre office de héraut de l’Evangile. Tout ce que vous publiez se répand aussitôt dans les rangs du peuple par milliers d’exemplaires. Evidemment, pour que vos écrits soient ainsi recherchés, il faut qu’ils plaisent ; et ils ne sauraient plaire, s’ils n’avaient le don et de se concilier les esprits, et de pénétrer jusqu’au fond des coeurs, et là de produire chacun leurs bienfaisants effets. Mettez donc à profit la grâce que DIEU vous a faite ; continuez de travailler avec ardeur et de remplir votre ministère d’évangélisation. Quant à Nous, Nous vous promettons de la part de DIEU une large assistance, au moyen de laquelle vous pourrez initier aux voies du salut un nombre d’âmes chaque jour plus considérable, et vous tresser ainsi une magnifique couronne de gloire. En attendant, comme gage de cette céleste faveur et des autres dons du Seigneur, recevez la Bénédiction Apostolique que Nous vous donnons avec grand amour, bien-aimé Fils, pour vous témoigner Notre paternelle bienveillance. » (Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 2 mars 1876, trentième année de Notre Pontificat. PIE IX, Pape).

2. S. Alphone de Ligori, Considérations sur les Maximes Éternelles, 1758.

3. Ibid.

4. Ibid.

5. Ibid.

6. Ibid.

7. Ibid.

8. Mgr de Ségur, L’Enfer, 1875. S’agissant du lieu où se trouve l’Enfer, voici les précisions de Mgr de Ségur dans son ouvrage : « La révélation chrétienne et l’enseignement catholique s’accordent à nous montrer les abîmes brûlants du feu central de la terre comme le lieu où seront précipités, après la résurrection, les corps des réprouvés. C’est ainsi que le célèbre Catéchisme du Concile de Trente nous dit en toutes lettres que l’enfer est « au centre de la terre, in medio terre ». C’est également l’enseignement formel de saint Thomas, lequel, cependant, ne le présente que comme le sentiment le plus probable. « Quoique personne, dit-il, ne connaisse d’une matière certaine où est l’enfer, à moins de l’avoir appris directement de l’Esprit-Saint, on a raison de croire qu’il est sous terre. D’abord, parce que son nom même semble l’indiquer : infernus, enfer, veut dire ce qui est au-dessous, un lieu inférieur par rapport à la terre. Ensuite, dans l’Ecriture, les réprouvés sont dits être « sous la terre, subtus terram ». En outre, il est dit dans l’Evangile même et dans les Epîtres de saint Paul, que le Vendredi-Saint la sainte âme de Notre-Seigneur, momentanément séparée de son corps, descendit « dans le cœur de la terre, in corde terrae», et « dans les lieux inférieurs de la terre, in inferiores partes terrae ».

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