L’Eglise Catholique est l’Eglise du Christ

Publié le par WalkTsin



« les Portes de l’Hadès ne prévaudront jamais contre l’Eglise. »

 (Matthieu XVI, 18)

 

  Nous revenons, une fois encore, mais le sujet est fondamental, sur la question de la nature de l’Eglise et  la manière dont s’exercel’infaillibilité en son sein, tant ces points conditionnent chez les fidèles la possibilité d’observer une juste positon dans la période de crise que traverse la sainte institution fondée par Jésus-Christ, ou de s’engager, hélas ! dans une voie schismatique dramatique, voie qui les éloigne de la foi catholique, et qui de plus divise, disperse et conduit l’Eglise à sa ruine.

Il est donc vital, pour le salut des âmes, de préciser les critères qui fondent en doctrine une attitude conforme à ce qui fut depuis toujours enseigné par les saints et les docteurs, et ce qui, au contraire, relève des aberrations subjectivistes absolument fautives, erronées et inexactes, qui prospèrent comme une véritable maladie mortelle et qui après avoir fait surgir au cours des siècles une infinité de sectes diverses devenues les ennemis furieuses de Rome, dominent aujourd’hui au sein des diverses chapelles sédévacantistes.

I. Le Magistère ordinaire authentique n’a pas « nécessairement » mais « possiblement » infaillible

S’enfermant dans une folle logique perverse, la thèse sédévacantiste considère que chaque fois que Rome s’exprime, en matière de foi, de mœurs ou de discipline, elle est automatiquement, pleinement et toujours infaillible. Cette conception, qui fait dire aux partisans de la vacance du Saint-Siège qu’il est donc impossible à l’Eglise d’avoir pu soutenir des propositions contestables, audacieuses ou modernistes lors du dernier concile de Vatican II, sous peine de ne plus pouvoir être l’Eglise, est fausse car elle relève d’une conception très imparfaite et entièrement inexacte de la manière dont s’exerce l’infaillibilité. Ainsi on argue dans ces milieux schismatiques, de façon erronée, que pour que le Magistère ne soit pas infaillible il faudrait que ce Magistère ou bien ne soit pas catholique ou bien qu’il ne soit pas authentique. Or les deux affirmations sont gravement partielles, aboutissant pour ceux qui s’y laissent prendre à ce qu’ils ne reconnaissent plus l’Eglise et la déclare, avec une ahurissante conviction, « éclipsée ».

Pourquoi cette erreur est-elle si répandue ? Parce que ce raisonnement trompeur ne respecte pas la distinction nécessaire entre le Magistère ordinaire conditionnellement infaillible et leMagistère extraordinaire pleinement infaillible.

Le Magistère ordinaire est “conditionnellement” infaillible

a) La non coïncidence entre Magistère ordinaire et Magistère infaillible

 Les « canons de Saint Vincent de Lérins » précisent que lorsqu’une chose est crue dans l’Église depuis toujours, par tous et partout, elle est réputée infaillible, c’est l’infaillibilité du magistère ordinaire, mais la mention « depuis toujours » exclut de son champ d’application toutes les nouveautés conciliaires, post-conciliaires, si les évêques conciliaires sont aujourd’hui d’accord avec un enseignement nouveau cela n’est donc pas suffisant pour donner à celui-ci un caractère infaillible. De la sorte, l’orthodoxie d’une doctrine, et de nombreux enseignements furent formulés qui n’étaient pas une simple répétition ou un approfondissement des vérités de la Révélation au cours des siècles, provient de sa conformité à l’enseignement constant de l’Église ; c’est la condition sine qua non de validité tant d’un Concile que de l’enseignement des Papes. Ce principe manifeste de façon limpide la « mens catholica » : l’autorité est au service de la vérité; elle est un moyen pour que la vérité soit communiquée. L’autorité, autrement dit, ne crée pas la vérité, elle la reconnaît, la garde et l’enseigne. Cependant, bien que la défaillance de l’Autorité soit inhabituelle, de rares précédents montrent qu’elle est parfois possible, et la situation actuelle de l’Eglise depuis Vatican II en est un cas de figure exemplaire, après d’autres qui furent non moins inquiétantes [1].

 

LA SUITE SUR LA QUESTION

Commenter cet article