L’agression de Caroline Fourest était un coup médiatique ?

Publié le par WalkTsin

VU sur le site FORUMULE POKER

 

Dimanche 18 novembre au soir, Caroline Fourest, militante féministe d’extrême-gauche, a mis en branle ses réseaux médiatiques pour dévoiler sa version de l’agression dont elle dit avoir été victime. Les faits se dérouleraient en marge d’une grande manifestation contre le mariage homosexuel. Depuis ce jour, tous les médias sans exception reprennent la version de Caroline Fourest, lui offrent micros et tribunes pour aller raconter partout, sans jamais vérifier la véracité des faits, son agression supposée. Sont mis en cause les manifestants, et par prolongement les organisateurs de la manifestation, l’Institut Civitas. A l’initiative de ce groupe, parfaitement légal, des milliers de personnes s’étaient réunies pour signifier leur opposition à la perspective d’une légalisation du mariage homosexuel en France. Voilà pour le décor.

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Des slogans humoristiques selon Caroline Fourest…

Premier élément troublant : les médias diffusent la version de Fourest sans procéder à quelque contre-enquête que ce soit, ayant visiblement une confiance aveugle en quelqu’un qui, pourtant, a plusieurs fois été condamné pour mensonge et diffamation pour l’ensemble de son œuvre livresque. Qui plus est, alors qu’elle assure s’être rendu sur place en sa qualité de journaliste, mais connaissant le caractère politiquement et personnellement engagé de sa démarche sur les questions qui touchent à l’homosexualité (elle est elle-même homosexuelle, et s’était fait remarqué il y a quelques années par l’organisation d’un festival du film lesbien … interdit aux hommes !), l’aveugle confiance que lui accordent les médias a de quoi surprendre. Il est de notoriété publique que Caroline Fourest manifeste une opposition totale et absolue aux personnes et aux idées des personnes à la rencontre desquelles elle est allée ce dimanche. En s’y rendant, comment croire qu’elle va faire, comme une journaliste, un travail d’information, et comment ignorer qu’elle y va, comme une militante, chercher un scoop croquant pour alimenter sa boutique idéologique ? La complaisance des médias surprend définitivement.

La version de Caroline Fourest est la suivante : les manifestants, nécessairement des nervis de l’extrême-droite catholique selon elle, membre de Civitas, une organisation dont elle ne manque pas d’assurer du caractère, toujours d’après sa grille de lecture journalistique et évidemment pas militante, dangereux, fasciste, extrémiste, intégriste, bref toute la litanie d’une militante féministe d’extrême-gauche proche de Charlie Hebdo et de Bernard-Henri Levy. Il va de soi que dans sa narration, le groupe d’activistes Femen, d’origine ukrainienne, présent sur place, a nécessairement été pris à partie sans procès, évidemment. Là encore, aucun des médias qui relaient l’information de Fourest ne prend la peine de s’interroger sur le caractère soudain, douteux et invérifiable, d’une telle affirmation.

Mieux, dans une intervention sur la chaine de télévision BFM, Caroline Fourest présente la démarche des Femen en ces termes : « Les Femens, qui manifestent seins nus, qui avaient prévu de faire une action assez drôle, d’arriver en nones avec des slogans humoristiques, et elles ont vivement été attaquées […] ». Maintenant que nous avons versé une larme compatissante devant la version très personnelle de Fourest, rappelons les faits : les Femens sont un groupe d’extrême-gauche violent et fanatique, proche par les méthodes des Pussy Riot. Elles sont arrivés au cœur de la manifestation entièrement nues (à l’exception d’une petite culotte, et d’une coiffe de none), et sur le corps, inscrits au feutre noir : « Fuck God » (on encule Dieu), « Fuck Church » (on encule l’église), le tout en agitant des extincteurs renommés « SPERM », extincteurs dont elles ont aspergé la foule des manifestants, qui se composait également d’enfants. Si ce genre d’actions, et de méthodes, s’apparentent aux yeux de Caroline Fourest à quelque chose « d’assez drôle », et que débarquer, le corps seulement recouvert d’insulte anti-religieuse dans une manifestation catholique, s’apparente pour elle à des « slogans humoristiques », nous sommes en droit de nous reposer des questions sur les notions déontologiques de la « journaliste » Fourest qui, dès qu’elle intervient dans les médias depuis dimanche soir, trahit que seule la « militante Fourest » était présente sur les lieux.


Caroline Fourest agressée pendant la… par BFMTV

Nous avons voulu en savoir plus sur cette histoire et nous avons enquêté en cherchant des témoignages permettant soit de confirmer les propos de la journaliste engagée, soit des les infirmer. Dans ce cadre, nous avons donc recueilli les témoignages d’un manifestant, et celui d’un policier présent sur place. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la version angélique de Fourest est quelque peu mise à mal.

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Marc est catholique pratiquant, il manifestait ce dimanche et se trouvait en queue de cortège lorsque tout a débuté.

FI : Marc pouvez vous nous parler de ce qui s’est passé avec les Femens et Caroline Fourest ?

Marc : « Avant tout, je tiens à dire que tout se passait bien avant l’arrivée de ces femmes, sans heurts et un important dispositif chargé d’encadrer tout le monde était en place, pour nous protéger plus que pour protéger les autres. J’étais en queue de cortège quand elles sont arrivées, elles étaient torse nu et il était écrit des messages insultants pour n’importe quel croyant sur leurs torses nus comme : Fuck Church ou Fuck God. Vous imaginez un peu ce que donnerait quelqu’un avec « fonctionnaire fainéants » inscrit sur le torse arrivant dans une manifestation de fonctionnaires de la CGT ? On parlerait de provocation, ici c’est nous qui sommes montrés du doigt.

FI : Selon Caroline Fourest, vous avez été particulièrement virulents et avez été les initiateurs de la violence.

Marc : Non, non, non ! Ce sont elles qui ont été particulièrement odieuses, on vous présente ce qui s’est passé à la fin, mais vous n’avez pas vu les nombreuses exactions qu’elles ont commises avant d’être chassées. D’abord elles ont aspergé les manifestants avec des extincteurs, et lorsque le service de sécurité a voulu les évacuer, elles ont commencé à les frapper ! C’est tout de même incroyable de venir nous dire que les personnes qui manifestaient pacifiquement sont les agresseurs alors que ces femmes sont venues volontairement provoquer ! Pour ce qui concerne Caroline Fourest, elle n’était pas là en tant que journaliste ! Elle était là, elle aussi, pour faire de la provocation, et sachant cela, elle voulait filmer et nous présenter comme les agresseurs. C’est facile de venir provoquer les gens et de sortir ensuite sa carte de journaliste. En plus, je n’ai vu personne la frapper, ni la mettre au sol comme elle le dit. Je trouve que l’ensemble des journalistes manque d’ailleurs particulièrement de déontologie, leur premier devoir est d’informer et pas de faire de la propagande idéologique. En ne montrant que les images de ce qui a pu se passer lorsque le service d’ordre a évacué les Femens et en ne montrant pas les agressions dont elles se sont rendues coupables, les journalistes font de la désinformation. Dans un pays qui se dit être un grand pays démocratique, je trouve ça tout simplement incroyable. »

 

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« Je filmais les Femen »

Comme nous souhaitions aussi savoir ce qu’il en était de l’évacuation de Caroline Fourest et de ses amies par les policiers, nous avons cherché à savoir ce qu’il s’était réellement passé, et nous avons pu avoir le témoignage d’un policier sur place. Vous allez voir que sa version est là aussi sensiblement différente de ce que prétend Caroline Fourest. Pour rappel, Caroline Fourest a déclaré : « La police a fait un cordon pour nous protéger et là, on nous exfiltre« .

Le policier raconte : « Nous étions sur place dans le cadre du dispositif normal pour ce genre de manifestation. Nous n’avons pas vu les contre-manifestantes arrivées, et même si nous étions vigilants, afin d’éviter les heurts, nous avons été surpris, et ne les avons pas vu arriver, elles se sont probablement déshabillées au cœur de la manifestation, sinon, nous aurions pu les appréhender avant que cela ne dégénère. Ce n’est qu’après qu’elles aient été repoussées par les manifestants eux-mêmes que nous avons pu intervenir et les arrêter. Leur manifestation n’étant pas autorisée. Nous n’avons en aucun cas établi de cordon pour les protéger car lorsque nous avons pu les arrêter, elles étaient déjà loin des manifestants. Parmi les personnes interpellées, il y avait bien les jeunes filles nues, mais aussi d’autres sympathisants habillés, certains transportant des sacs, que nous avons contrôlés et qui ont bien confirmé ce que nous pensions au départ, à savoir qu’elles s’étaient déshabillées au cœur de la manifestation. 

Parmi les personnes interpellées, il y avait notamment Caroline Fourest, qui nous a montré sa carte de presse, mais que nous connaissions puisqu’elle figurait parmi une « liste » de personnes et d’organisations auxquelles il fallait interdire l’accès à la manifestation, en raison de possibles accrochages. Elle aura sans doute échappé à notre vigilance, en se dissimulant sous une capuche ou un bonnet.

Il y a bien eu quelques coups échangés entre les manifestants, mais personne visiblement ne portait trace de ces coups.

Les coups ne sont pas la cause de l’arrestation de Caroline Fourest et des manifestantes, nous les avons arrêtées parce que leur manifestation n’était pas autorisée. »

Caroline Fourest, qui ment ouvertement dans tous les médias complices, a-t-elle joué un rôle dans l’organisation de cette supercherie, dans le but d’entacher le déroulement d’une manifestation contraire à ses idées ? A-t-elle tenté de décrédibiliser ceux qu’elle considère être ses ennemis politiques en usant de sa carte de presse comme d’un bouclier après qu’elle ait été prise la main dans le sac ? Les Femens, idéologiquement proche de Caroline Fourest, que celle-ci présente comme un groupe « drôle » avec des « slogans humoristiques », pour prouver qu’elles n’étaient pas là par hasard, ont même tourné, en interne, une vidéo de leurs préparatifs, trahissant le caractère parfaitement prémédité de leur action.

Voir la vidéo en tête de l’article.

Quoi qu’il en soit, il y a d’ores et déjà 6 députés socialistes qui, visiblement convaincus par la version de Fourest, demandent la dissolution de l’Instition Civitas, accusée de véhiculer la haine et l’homophobie. Il y a quelques semaines, c’est un autre groupe, les Identitaires, qui après avoir occupé pacifiquement, sans violence, sans destruction de bien, sans atteinte aux personnes physiques, le chantier en construction d’une mosquée à Poitiers en y déroulant des banderoles appelant au référendum, avaient également été soumis à la question de la dissolution par le gouvernement. Cette parenthèse à propos des Identitaires permet de mesurer l’incroyable disproportion des réactions judiciaires et politiques dès lors que sont en cause, d’une manière ou d’une autre, des groupes politiques ayant le malheur d’être dans le collimateur des autorités.

Il est choquant de voir que des représentants élus de la république, au lieu de demander une enquête policière, se satisfassent de la version d’une pseudo journaliste, militante engagée plusieurs fois condamnée pour diffamation, et demandent instinctivement la dissolution du groupe organisateur d’une manifestation qui, dans cette histoire, est la victime ! Tous les éléments semblent démontrer que nous sommes en face d’une opération politico-médiatique montée de toutes pièces, aussi la question se pose : à qui profite le crime ?

Les gentilles Femen aspergent une poussette

Les gentilles Femen aspergent une poussette

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