Mercredi 20 juin 3 20 /06 /Juin 12:14
“Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre ; ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre”. (Matth., VI, 24).
A l’exemple de certains Pères de l’Eglise, il est permis de voir, dans le Mammon, dans le faux dieu dont parle Notre-Seigneur, non seulement l’argent, mais aussi d’autres attaches terrestres, matérielles, qui entravent le progrès spirituel.
Je voudrais vous parler de la tiédeur, maladie de l’âme très fréquente, – elle atteint la moitié ou les trois quarts des chrétiens vivants en état de grâce… -, et vraiment terrible s’il faut en croire ce mot de l’Ecriture : ”Dieu vomit les tièdes par Sa bouche”, c’est-à-dire qu’Il les rejette loin de Lui, et par conséquent, ces âmes sont en très grand danger de tomber dans l’enfer éternel si elles ne changent pas de vie.
Or, la tiédeur, qui peut affecter aussi bien les clercs, – c’est-à-dire les prêtres et les évêques -, que les laïcs, se rencontre dans trois classes de personnes :
1°) D’abord celles qui étaient sorties d’une vie mauvaise, en état de péché mortel, pour parvenir à une vie normale, en état de grâce. Mais là, contentes d’elles- mêmes, elles arrêtent leurs efforts et ne veulent pas monter plus haut…
2°) Il y a celles qui, après être arrivées à une vie fervente, souvent très jeunes,descendent à une vie tiède, médiocre. Dieu veuille qu’elles ne descendent pas plus bas ! C’est le cas de très nombreux religieux, s’il faut en croire l’auteur de l’Imitation, et l’expérience courante !
3°) Il y a enfin le cas des chrétiens doués d’un heureux naturel ; ils n’ont jamais cherché à devenir meilleurs. Il faut alors secouer leur indolence, – leur torpeur : ils dorment ! - ; et souvent, ils n’ont besoin que d’une chose : un bon directeur de conscience, qui leur enseignera les chemins de la vie plus parfaite.
Mais en quoi consiste donc cette terrible maladie spirituelle, si ignorée de tant de chrétiens, et pourtant si répandue ? Quels en sont les symptômes, chez les “bons” chrétiens ? On peut en distinguer deux, au moins :
1°) Des confessions et des communions routinières ; et parfois, de plus en plus espacées. Des prières rapides et superficielles, sans effort pour se mettre en présence de Dieu, pour entrer en contact avec Lui. Pas d’oraison chaque jour, ni de vrais examens de conscience.
2°) Au sujet du péché véniel, le chrétien tiède cherche encore à les éviter, au moins un peu, mais il garde ses “péchés mignons” ; sa soumission à Dieu n’est pas totale : celui qui est mondain reste mondain ; l’amateur de bons vins et de bonne chair reste tel ; le médisant, le bavard, continue ses fautes contre la charité, tranquillement…
En résumé, le tiède vit encore de la vie de la grâce, mais d’une manière languide, paresseuse ; il se laisse emporter par les émotions du moment, que ce soit la piété, la colère ou toute autre passion. Il se laisse trop vivre… Il est trop content de lui…
Quelles sont les causes de cette maladie de la tiédeur ainsi décrite ? Il est bon de distinguer deux étapes de la vie : la jeunesse et l’âge mûr, bien que, au fond, les causes profondes soient les mêmes à tout âge.
1°) Dans la jeunesse, il faut accuser surtout la dissipation et l’imagination, l’éparpillement. La dissipation est chose naturelle, je dirais presque normale, chez les jeunes, surtout à notre époque. Ils veulent tout voir, tout entendre, tout connaître. D’où le succès de l’audiovisuel qui favorise cette tendance naturelle. Celle-ci rend plus difficile le recueillement, la prière sérieuse, nécessaires pour progresser dans la vie spirituelle. D’où la sagesse de l’Eglise en instituant des petits séminaires, pour permettre le développement meilleur, plus rapide et plus sûr, de l’âme des enfants.
L’imagination est une seconde cause de tiédeur : que de fois l’émotivité illusionne, et trompe même parfois les directeurs de conscience. L’imagination peut faire croire qu’une prière est profonde, alors qu’elle est distraite, par exemple. D’autres fois, les jeunes se forgent des illusions sur leur avenir, leurs futurs triomphes. N’étant pas suffisamment formés pour se soustraire au milieu ambiant et le dominer, beaucoup de jeunes se laissent séduire par lui, comme une feuille que le vent emporte : d’où le succès des modes, vestimentaires, musicales ou autres. De là, la tiédeur religieuse, en admettant même qu’ils restent chrétiens pieux. Car la vie d’un disciple du Christ fervent exige des efforts, du recueillement, un certain éloignement du monde : c’est ce que beaucoup de membres de l’Action Catholique n’ont pas compris ; et alors, au lieu de convertir les autres, ils se sont peu à peu convertis au monde, si on peut dire ; un bon nombre même sont devenus marxistes. Ce sont des chrétiens caméléons.
2°) Dans l’âge mûr, il faut signaler comme causes de la tiédeur, tout spécialement :l’ambition et une vie trop occupée. L’ambition, d’abord, est souvent élevée au rang de vertu par la propagande commerciale, et même par les moyens de communication. A notre époque, il semble inadmissible qu’un homme accepte son état de vie : il lui faut s’élever dans la hiérarchie sociale ; et pour cela, gagner davantage. Et ici, nous retrouvons directement la défense du Christ : ”Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon”. Et ceci, d’autant plus que cette ambition excessive et matérialiste entraîne une vie trop occupée : que de fois, j’ai observé en Argentine des personnes qui menaient de front deux situations par exemple, un commerce, ou une représentation ; et un emploi dans les chemins de fer ou un poste d’enseignement…
Ces Argentins très nombreux n’avaient plus qu’une ambition : gagner davantage, réussir, avoir une auto, que sais-je ? Les préoccupations spirituelles n’avaient plus de place sérieuse dans leur vie, – droite et honnête peut-être -, mais trop engluée dans le terrestre. Nous pourrions continuer longtemps l’étude des causes de la tiédeur, chez le chrétien encore pieux : l’orgueil, le manque de charité vraie, autrement dit l’égoïsme, etc…, tout cela entraîne la tiédeur. Les remèdes à celle-ci sont faciles à exposer, un peu moins faciles à vivre, certes, car ”le Royaume de Dieu souffre violence et ce sont les violents qui l’emportent”.
Il faut d’abord organiser sa vie de piété ; adopter une norme de vie, des habitudes assez strictes, sinon cette vie dépendra du caprice du moment.
Par exemple, la prière à genoux, matin et soir, de durée suffisante, faite avec respect, sérieux, dévotion. Dire qu’il y a encore des chrétiens, qui se croient de bons chrétiens, et qui ne prient pas régulièrement matin et soir ! C’est pourtant le minimum… Ils sont sûrement tièdes… Dans la vie de piété d’un chrétien fervent doit figurer l’examen de conscience, chaque soir ; le chapelet, chaque jour ; et, si possible, un quart d’heure ou une demi-heure de méditation ou d’oraison ; ou alors, la lecture quotidienne de quelques passages du Nouveau Testament ou d’un livre de lecture spirituelle.
Il faut ensuite s’alimenter par la sainte Messe, la sainte Communion, et le sacrement de Pénitence, reçu en moyenne une fois par mois, et, là encore, il y aurait beaucoup à dire sur la tiédeur inconsciente de beaucoup de chrétiens traditionalistes, qui se contentent de deux ou trois confessions par an.
Quant à la sainte messe, il faut s’y préparer, ce qui exige d’arriver avant son début. Il m’a semblé que, sur ce point, les catholiques anglais que j’ai vus sont plus fervents que nous : je n’en ai pas vu arriver en retard… alors que, chez beaucoup de Français, c’est une habitude, preuve certaine de tiédeur…
Enfin, le remède décisif est généralement une bonne retraite, une retraite de cinq jours… On raconte le fait suivant dans la vie de saint Bernard : une nuit, il était au choeur, récitant l’Office divin avec ses moines , et il vit soudain au côté de chacun de ceux-ci un ange qui écrivait sur un registre. Certains anges écrivaient avec des lettres d’or ; d’autres, des lettres d’argent, d’autres avec de l’encre, tout simplement. D’autres enfin n’écrivaient rien. Dieu, par cette vision, voulait ainsi faire comprendre à saint Bernard la différence de ferveur parmi les différents moines : très fervents ou moins fervents ; ou ceux qui prononçaient seulement les paroles, mais sans dévotion ; quant à la dernière classe, c’était celle des paresseux qui ne priaient pas : ils étaient présents de corps, mais leur esprit était ailleurs.
La leçon est claire pour nous tous. Comment prions-nous ? Comment nous approchons-nous des Sacrements ? Comment assistons-nous au très Saint-Sacrifice de la messe ? Si celui-ci a été si profondément transformé et raccourci, – au point de ne plus être appelé un Sacrifice, mais une Eucharistie, un repas, comme le voulait Luther -, n’est-ce pas à cause de notre tiédeur passée, de la tiédeur de tant de millions de chrétiens ? N’avons-nous pas imité cette dame qui se plaignait un jour à Monseigneur de la Motte, évêque d’Amiens, de la durée excessive de la messe paroissiale. Le prélat lui répondit : ”Madame, si vous trouvez la messe excessivement longue, c’est peut-être que votre piété est excessivement courte.
Qu’il n’en soit pas de même pour nous, si nous voulons grandir dans la vie spirituelle, grandir dans l’amour de Dieu qui peut, seul, contenter pleinement notre âme, en ce monde et dans l’autre.
Père ANDRÉ, INTROIBO n° 122
Par WalkTsin - Publié dans : Religion catholique-Théologie
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Citations à méditer.

« Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit exulte de joie en Dieu mon Sauveur, car le Tout-puissant a fait pour moi de grandes choses. Saint est son nom. »
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Suis-je prêt à me présenter devant le Seigneur ?

      Suis-je prêt à mourir? Mes affaires temporelles sont-elles en règle et mon testament bien fait? Ma conscience est-elle en règle? N'ai-je rien à craindre pour mes confessions, mes communions, l'accomplissement des devoirs de mon état? 

      Si je savais devoir mourir à la fin de cette journée, comment la passerais-je? Comme j'en emploierais bien tous les moments! Si je savais devoir mourir après cette prière, comme je prierais avec attention et ferveur! Si ce devait être après cette confession, après cette communion, après cette messe, cette visite au saint Sacrement, comme je ferais saintement toutes ces saintes choses! Rentrons ici en nous-mêmes, et comprenons quel changement opérerait en nous et en toute notre conduite cette pensée de la mort bien méditée.

La Sainte Bible :



"La justice élève les nations, et le péché rend les peuples misérables."



 Napoléon Bonaparte :


"La première des vertus est le dévouement à la patrie."

 

Stendhal :

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"La vraie patrie est celle où l'on rencontre le plus de gens qui vous ressemblent."


- Saint Jose-Maria :
"Le chemin de l’amour s’appelle sacrifice"
- Lt Tom Morel : "Je cultive le prestige, non pour une vaine gloire mais pour élever les âmes vers Jésus: Il est mon grand  potentiel d'énergie; s'Il n'était pas dans mon cœur, je sens que je ne pourrais rien faire".

 




> Les Auteurs moins connus voire anonymes mais pertinents :

"Le guerrier ne fait que porter l'épée pour le compte des autres. C'est un seigneur puisqu'il accepte encore de mourir pour des fautes qui ne sont pas les siennes, en portant le poids du péché et de l'honneur des autres."

"Une nation s'affaiblit lorsque s'altère et se corrompt le sentiment de l'amour de la nation et de la pratique religieuse" 


Ce en quoi nous puisons l’espoir, l’essence de tout. 

 

Nos Papes ont dit:

 
Grégoire IX a dit :

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"Ainsi, Dieu choisit la France de préférence à toutes les autres nations de la terre pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. Pour ce motif, le royaume de France est le royaume de Dieu ; les ennemis de la France sont les ennemis du Christ.
De même qu'autrefois la tribu de Juda reçut d'en-haut une bénédiction toute spéciale parmi les autres fils du patriarche Jacob ; de même le Royaume de France est au-dessus de tous les autres peuples, couronné par Dieu lui-même de prérogatives extraordinaires.
La tribu de Juda était la figure anticipée du royaume de France."
 

Saint Pie X a dit :


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"Vous direz aux français qu'ils fassent trésor des testaments de saint Remy, de Charlemagne et de saint Louis, ces testaments qui se résument dans les mots si souvent répétés par l'héroïne d'Orléans : "Vive le Christ qui est Roi des Francs !"
A ce titre seulement, la France est grande parmi les nations ; à cette clause, Dieu la protégera et la fera libre et glorieuse ; à cette condition, on pourra lui appliquer ce qui, dans les Livres Saints, est dit d'Israël : que personne ne s'est rencontré qui insultât ce peuple, sinon quand il s'est éloigné de Dieu.
Ce n'est pas un rêve, mais une réalité ; je n'ai pas seulement l'espérance, j'ai la certitude du plein triomphe."


Jean Paul II a dit
:

"Oui, l'Eglise doit au peuple de France, qui a beaucoup reçu et aussi beaucoup donné, quelques-unes de ses plus belles pages : des grands ordres religieux, tels Cîteaux et les chartreux, aux cathédrales ou à l'épopée missionnaire commencée au siècle dernier. La générosité de ses œuvres et de sa pensée lui a valu l'amitié de nombre de peuples, et parmi les plus pauvres. Puisse la France continuer à y trouver ses raisons d'être !" 


Léon XII a dit :

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En premier lieu, arrachez à la franc-maçonnerie le masque dont elle se couvre et faites la voir telle qu'elle est.
Secondement, [...] instruisez vos peuples; faites leur connaître les artifices employés par ces sectes pour séduire les hommes et les attirer dans leurs rangs, montrez leur la perversité de leur doctrine  et l'infamie de leurs actes."


Paul IV a dit dans sa bulle* :

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Si jamais un jour il apparaissait qu'un Evêque, faisant même fonction d'Archevêque, de Patriarche ou de Primat; qu'un Cardinal de l'Eglise Romaine, même Légat; qu'un Souverain Pontife lui-même, avant sa promotion et élévation au Cardinalat ou au Souverain Pontificat, déviant de la foi Catholique est tombé en quelque hérésie, sa promotion ou élévation, même si elle a eu lieu dans la concorde et avec l'assentiment unanime de tous les Cardinaux, est nulle, sans valeur, non avenue

*
(Cum ex Apostolatus Officio)

Oraison

Un hymne à l'Honneur par le Père Jean Paul Argouarc’h :


"Seigneur vous l’avez endormi
Dans une paix certaine
Entre les bras de l’espérance et de l’amour.
Ce vieux coeur de soldat n’a point connu la haine.
Pour la France et pour vous il a combattu avec beaucoup d’amour.
Que Notre Dame d’Afrique,
Que Notre Dame d’Indochine,
Que Notre Dame de la Mer,
Vous accueille, Commandant, avec Sainte Anne.
Et qu’Elle étende son blanc manteau sur la France.
A genoux les enfants ;
A genoux les hommes ;
Et debout la France ! "

Prières

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Saint Michel, priez pour moi.
Saint Ange gardien, assistez-moi.
Mon saint Patron, protègez-moi.
Sainte Marie, Reine des Anges, veillez sur moi.

Saint Michel Archange de ta lumière éclairez-nous,
Saint Michel Archange, de tes ailes protègez-nous,
Saint Michel Archange, de ton épée défendez-nous.

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