De laude novae militiae

Publié le par WalkTsin









 

 

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Pour les chevaliers du Christ, au contraire, c'est en toute sécurité qu'ils combattent pour leur Seigneur, sans avoir à craindre de pécher en tuant leurs adversaires, ni de périr, s'ils se font tuer eux-mêmes.


Que la mort soit subie, qu'elle soit donnée, c'est toujours une mort pour le Christ : elle n'a rien de criminel, elle est très glorieuse.


Dans un cas, c'est pour servir le Christ ; dans l'autre, elle permet de gagner le Christ lui-même : celui-ci permet en effet que, pour le venger, on tue un ennemi, et il se donne lui-même plus volontiers encore au chevalier pour le consoler. Ainsi, disais-je, le chevalier du Christ donne-t-il la mort sans rien redouter ; mais il meurt avec plus de sécurité encore : c'est lui qui bénéficie de sa propre mort, le Christ de la mort qu'il donne.


Car ce n'est pas sans raison qu'il porte l'épée : il est l'exécuteur de la volonté divine, que ce soit pour châtier les malfaiteurs ou pour glorifier les bons.


Quand il met à mort un malfaiteur, il n'est pas un homicide, mais, si j'ose dire, un malicide. Il venge le Christ de ceux qui font le mal ; il défend les chrétiens. S'il est tué lui-même, il ne périt pas : il parvient à son but. La mort qu'il inflige est au profit du Christ ; celle qu'il reçoit, au sien propre.


De la mort du païen, le chrétien peut tirer gloire, puisqu'il agit pour la gloire du Christ ; dans la mort du chrétien, la générosité du Roi se donne libre cours : il fait venir le chevalier à lui pour le récompenser. Dans le premier cas, le juste se réjouira en voyant le châtiment ; dans le second, il dira :

"Puisque le juste retire du fruit de sa justice, il y a sans doute un Dieu qui juge les hommes sur la terre."


Pourtant, il ne convient pas de tuer les païens si l'on peut trouver un autre moyen de les empêcher de harceler ou d'opprimer les fidèles. Mais, pour le moment, il vaut mieux que les païens soient tués, plutôt que de laisser la menace que représentent les pécheurs suspendus au-dessus de la tête des justes, de peur de voir les justes se laisser entraîner à commettre l'iniquité. […]


Qu'ils soient rejetés loin de la cité du Seigneur, ceux qui commettent l'iniquité, ceux qui s'efforcent d'enlever les inestimables richesses que Jérusalem réserve au peuple chrétien, ceux qui veulent souiller les Lieux saints et s'approprier le sanctuaire de Dieu.


Que les deux glaives des fidèles soient levés sur la tête des ennemis, pour détruire quiconque s'élève contre la foi de Dieu, c'est-à-dire celle des chrétiens, "pour que les nations ne disent pas: où est leur Dieu ?"


Saint Bernard, De laude novae militiae

 

 


Publié dans Histoire de France

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Walktsin 18/02/2010 11:33


Je comprends, la forme du sac à sida était honteuse et non avenue je n'aurai peut être pas dû reprendre le texte des Intransigeants... les propos tenus en réaction étaient aussi honteux ...

http://semperfidelis.over-blog.fr/article-apres-les-pressions-des-homosexuels-45071454.html


laurent 18/02/2010 11:21


Je ne veux pas de votre amour sale, capable de proférer des insultes, des "sacs à Sida", l'Eglise devrait avoir honte de vous.


Le Vecteur Gris 18/02/2010 10:41


Vous avez, semble-t-il, encore beaucoup à apprendre sur l'Ordre des Paladins.

Mais sachez qu'on ne tue pas pour le Christ. L'acte d'ôter la vie va a l'encontre même de l'état Christique.

Tuer le mal, c'est aimer l'adversaire jusqu'à ce qu'il devienne allié. Un Être Humain peut être parasité par le malin, mais c'est l'hôte, cet être étranger, qu'il faut "supprimer", mais non pas sa
victime.

L'Épée est un symbole, qu'il faut comprendre, puis trouver.

Vivez une merveilleuse journée.


laurent 18/02/2010 00:18


Et ça professe l'amour de son prochain? Hypocrite, va!