DE L ABUS QU ON FAIT DU MOT SCIENCE

Publié le par WalkTsin

Par Monseigneur de SEGUR

 

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Un homme qui passe pour avoir de l'esprit a osé affirmer que devant les découvertes de la science moderne la foi devenait tout à fait impossible ; qu'un homme raisonnable et quelque peu instruit ne pouvait plus croire ; que bon gré malgré il fallait en passer par là, dussent tous les prêtres s'indigner et crier au blasphème, dussent toutes les femmes gémir et pleurer toutes les larmes de leurs yeux.

 

Un nouveau monde commence ; la religion de l'avenir apparaît : le règne du vrai DIEU, qui est l'homme, va succéder au règne de l'ancien DIEU, qui est le Christ, la foi va passer au rang des contes de fées ; c'est le progrès des lumières, la civilisation, etc., etc.

 

Ces assertions étranges, filles du rationalisme et de la franc-maçonnerie, ne reposent sur rien. La science n'a rien découvert qui soit le moins du monde contraire à la foi. Tous ces prétendus savants qui exaltent la science aux dépens de la Religion ne sont que des ballons gonflés, vides d'air respirable, en apparence forts et redoutables, en réalité faits de simple baudruche et totalement creux.

 

Ils ont toujours à la bouche le mot science : s'ils attaquent l'existence de DIEU, c'est au nom de la science ; ce n'est pas eux, c'est la science qui repousse la divinité du Christ, qui rejette le miracle et le surnaturel ; c'est la science qui démontre que nous n'avons point d'âme, etc., etc.

 

Au siècle dernier, c'était la Nature qui faisait tout cela. La Nature était la divinité, la dame des encyclopédistes. Qu'estce que c'était que la nature ? où était-elle ? Joseph de Maistre cherchait quelqu'un qui voulut bien le présenter à cette dame-là. Mais on ne savait pas où la prendre. Quand on la rencontrait, ou bien elle ne disait pas ce qu'on voulait lui faire dire, ou bien elle disait précisément ce qu'on ne voulait pas qu'elle dit.

 

L'embarras devint insoutenable, et les incrédules n'osèrent plus parjurer la nature.

 

A la place de la nature, les successeurs des encyclopédistes ont inventé la science. Mais dame Science n'étant pour eux que dame Nature vêtue à la moderne, la question importune du comte de Maistre se dresse toujours : Qu'est-elle ? d'où vient-elle ? montrez-nous ses papiers. Un monsieur ou quelques messieurs s'avancent, il est vrai, sur le bord de la rampe et affirment doctoralement qu'elle est là derrière eux dans la coulisse, prête à se montrer, que c'est elle qui de sa bouche infaillible leur a dit ceci et cela ; mais l'être mystérieux qu'ils annoncent toujours comme devant mettre fin à la vieille superstition chrétienne ne parait jamais.

 

C'est que ce qu'ils osent appeler la science n'est pas la science. Si la science pouvait être discréditée, ils la discréditeraient.

 

Heureusement, elle est au-dessus de leurs falsifications et de leurs calomnies ; l'Église en est la fidèle gardienne, car en éclairant sa marche et en l'empêchant de s'égarer, elle la préserve du suicide, en même temps qu'elle l'empêche de lever la main sur sa soeur aînée, qui est la foi.

 

Qu'est-ce donc en réalité que la science ?

Un homme qui passe pour avoir de l'esprit a osé affirmer que devant les découvertes de la science moderne la foi devenait tout à fait impossible ; qu'un homme raisonnable et quelque peu instruit ne pouvait plus croire ; que bon gré malgré il fallait en passer par là, dussent tous les prêtres s'indigner et crier au blasphème, dussent toutes les femmes gémir et pleurer toutes les larmes de leurs yeux.

 

Un nouveau monde commence ; la religion de l'avenir apparaît : le règne du vrai DIEU, qui est l'homme, va succéder au règne de l'ancien DIEU, qui est le Christ, la foi va passer au rang des contes de fées ; c'est le progrès des lumières, la civilisation, etc., etc.

 

Ces assertions étranges, filles du rationalisme et de la franc-maçonnerie, ne reposent sur rien. La science n'a rien découvert qui soit le moins du monde contraire à la foi. Tous ces prétendus savants qui exaltent la science aux dépens de la Religion ne sont que des ballons gonflés, vides d'air respirable, en apparence forts et redoutables, en réalité faits de simple baudruche et totalement creux.

 

Ils ont toujours à la bouche le mot science : s'ils attaquent l'existence de DIEU, c'est au nom de la science ; ce n'est pas eux, c'est la science qui repousse la divinité du Christ, qui rejette le miracle et le surnaturel ; c'est la science qui démontre que nous n'avons point d'âme, etc., etc.

 

Au siècle dernier, c'était la Nature qui faisait tout cela. La Nature était la divinité, la dame des encyclopédistes. Qu'estce que c'était que la nature ? où était-elle ? Joseph de Maistre cherchait quelqu'un qui voulut bien le présenter à cette dame-là. Mais on ne savait pas où la prendre. Quand on la rencontrait, ou bien elle ne disait pas ce qu'on voulait lui faire dire, ou bien elle disait précisément ce qu'on ne voulait pas qu'elle dit.

 

L'embarras devint insoutenable, et les incrédules n'osèrent plus parjurer la nature.

 

A la place de la nature, les successeurs des encyclopédistes ont inventé la science. Mais dame Science n'étant pour eux que dame Nature vêtue à la moderne, la question importune du comte de Maistre se dresse toujours : Qu'est-elle ? d'où vient-elle ? montrez-nous ses papiers. Un monsieur ou quelques messieurs s'avancent, il est vrai, sur le bord de la rampe et affirment doctoralement qu'elle est là derrière eux dans la coulisse, prête à se montrer, que c'est elle qui de sa bouche infaillible leur a dit ceci et cela ; mais l'être mystérieux qu'ils annoncent toujours comme devant mettre fin à la vieille superstition chrétienne ne parait jamais.

 

C'est que ce qu'ils osent appeler la science n'est pas la science. Si la science pouvait être discréditée, ils la discréditeraient.

 

Heureusement, elle est au-dessus de leurs falsifications et de leurs calomnies ; l'Église en est la fidèle gardienne, car en éclairant sa marche et en l'empêchant de s'égarer, elle la préserve du suicide, en même temps qu'elle l'empêche de lever la main sur sa soeur aînée, qui est la foi.

 

Qu'est-ce donc en réalité que la science ?

 

 

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