Chartres 2010

Publié le par WalkTsin

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Qu’ils aient marché de Paris vers Chartres ou de Chartres vers Paris, les pèlerins de la Pentecôte ont subi les mêmes souffrances, la même température caniculaire, la même fatigue, et tout cela pour une mêmecause : le Christ et l’Eglise.http://ndchretiente.free.fr/2010/photos/640/ndc10_086.jpg

 

Sur cette route qui de part et d’autre rassemble des milliers de fidèles, « la grâce entre par les pieds », comme l’a dit lundi l’abbé Niklaus Pfluger, place Vauban à Paris. Et elle se manifeste – entre autres – par la charité qui rend possible la bonne marche de milliers de gens de tous âges : le sourire et la disponibilité des bénévoles de chaque bord et pour chaque tâche, l’engagement de ces pères et mères de famille qui accompagnent les innombrables enfants, l’attention des uns pour les autres.

 

Chapeau bas à eux tous. L’espace de trois jours, ils ont fait résonner la route de chants de chrétienté et lui ont rendu la Croix et les fleurs de lys, les Je vous salue et le vin partagé, les couleurs chatoyantes des bannières d’un peuple capable de joie et d’espérance parce qu’il croit en Dieu.

 

J’ai croisé la route des deux pèlerinages.

J’ai vu l’identité française après quoi font semblant de courir Eric Besson et les autres.


Elle est faite de cela, essentiellement : une foi partagée qui s’exprime dans le courage et dans les chants, en foulant comme les Français d’autrefois la même terre, en s’émerveillant devant les mêmes paysages et les mêmes hameaux, les mêmes églises et les mêmes cathédrales.http://ndchretiente.free.fr/2010/photos/640/ndc10_025.jpg

 

Elle est dans la finesse de traits de ces belles jeunes filles, douces et énergiques, dans les visages innocents de ces
centaines d’enfants si sérieux dans leurs dévotions, dans la démarche volontaire et la foi sans honte des
garçons… parfois éclopés dans leurs rangers mais prêts à rire de leurs souffrances !


Combien étaient-ils ?

 

Pour une fois les agences de presse n’ont pas minimisé le nombre des marcheurs.
Vers Chartres, 8 000, plus les milliers qui les attendaient à l’arrivée : c’étaient surtout des jeunes (moyenne
d’âge : 21 ans !).

 

Vers Paris, un peu plus de 4 000 inscrits au départ, dont 1 700 enfants : place Vauban, encore des milliers de fidèles étaient là pour participer à la messe de clôture sous un soleil de plomb.

 

Il y a cette année un événement exceptionnel à signaler : la présence du cardinal-archevêque de Paris, André Vingt- Trois, venu à la rencontre des pèlerins de Chartres à Gas, où il a présidé dimanche soir le Salut du Saint-Sacrement.

 

Malgré ses paroles peu amènes sur « les traditionalistes », il y a peu, il a joué le jeu : visite au bivouac des enfants, puis à celui des familles, et enfin accueil de la longue colonne des marcheurs adultes. Il y a reçu un accueil
triomphal, sous les applaudissements, les « bravo » et les « merci » de la foule, il paraît qu’il en était
tout retourné. De son allocution un peu retorse avant le Salut, nous reparlerons, retenant pour l’instant deux choses de sa présence.http://ndchretiente.free.fr/2010/photos/640/ndc10_067.jpg

 

D’abord son appel à chacun à s’interroger sur sa vocation, à ne pas
chercher ce qu’il aurait « envie » de faire mais la volonté de Dieu, à ne pas choisir la route qu’il veut parcourir, mais celle où l’appelle l’Eglise.

 

Et en second lieu le fait tout simple, mais aussi par bien des côtés inouï, qu’il soit venu. On conjecture beaucoup sur les motifs de la visite du cardinal Vingt-Trois au pèlerinage de Chartres ; on devrait pouvoir dire qu’elle change le regard du diocèse de Paris sur les fidèles de la messe traditionnelle et sur les communautés Ecclesia Dei.

 

Il y aura désormais des blocages et des interdits qui ne s’expliqueront plus, et qui seront plus difficiles à vivre, notamment pour le clergé diocésain.

 

Et les pèlerins, arrivés lundi soir chez eux, rompus de fatigue ? Je laisserai la parole à une petite filleque je connais bien, 50 kilomètres dans les jambes, juste avant de fermer les yeux :   « Je suis contente…

 

 

JEANNE SMITS

 

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