Armistice 1918, victoire française pour la saint Martin

Publié le par WalkTsin

 

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir.  »

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"Officiers, sous-officiers, soldats des armées alliées. 

Après avoir résolument arrêté l'ennemi, vous l'avez, pendant des mois, avec une foi et une énergie inlassables, attaqué sans répit. 

Vous avez gagné la plus grande bataille de l'histoire et sauvé la cause la plus sacrée : la liberté du monde. Soyez fiers. 

D'une gloire immortelle vous avez paré vos drapeaux. La postérité vous garde sa reconnaissance."
 


F. FOCH 


http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/09/Cimeti%C3%A8re_militaire_Sigolsheim_-_VTdJ.JPG

 

 

"Officiers, sous-officiers, soldats des armées alliées. 

Après avoir résolument arrêté l'ennemi, vous l'avez, pendant des mois, avec une foi et une énergie inlassables, attaqué sans répit. 

Vous avez gagné la plus grande bataille de l'histoire et sauvé la cause la plus sacrée : la liberté du monde. Soyez fiers. 

D'une gloire immortelle vous avez paré vos drapeaux. La postérité vous garde sa reconnaissance."
 


F. FOCH 


 

 Et Verdun la victorieuse pousse un cri que portent là-haut  les échos des bords de la Meuse, Halte là ! On ne passe pas. Plus de morgue, plus d'arrogance, fuyez, barbares et laquais, c'est ici la porte de la France et vous ne passerez jamais.

 

 

La dévotion au Sacré-Coeur dans l'armée connaît son apothéose en 1917. Insignes, fanions, drapeaux circulent au front par millions; l’Eglise développe l’Intronisation du Sacré-Coeur dans les familles, autre forme de consécration.


En 1919, la France reconstruit ses régions dévastées, pleure ses morts. Une nouvelle France apparaît, vainqueur au prix d’un holocauste, en état de choc, souhaitant la " der des der ". Les préoccupations ne sont pas spirituelles, encore moins religieuses, il faut gagner la paix, construire une société civile plus juste. La paix religieuse s’instaure, les catholiques ont bien mérité de la patrie, même les prêtres sont morts au champ d’honneur.


Aussi la basilique de Montmartre fête-t-elle sa consécration du 16 au 19 octobre 1919, consécration interrompue par la guerre. Le cantique chanté le jour de la dédicace s’intitule " Merci mon Dieu ! Le Sacré-Coeur et la France ". La France élue de Dieu est sauvée par le Christ qui lui a donné la victoire comme jadis à Clovis et Jeanne d’Arc. Cette cérémonie nationale, qui rassemble l’ épiscopat français et le légat du Pape, on note l’absence des autorités civiles.


Marguerite-Marie Alacoque et Jeanne d’Arc sont canonisées le 13 mai 1920 par le pape Benoît XV. Le patriotisme religieux français reconnu par le Pape, confirme le rôle de la dévotion au Sacré-Coeur, y compris le drapeau par les références à ces saintes, et donne une impulsion nouvelle au culte en développant le pèlerinage de Paray-le-Monial.

Le successeur du pape Benoît XV, Pie XI, reprend dans son encyclique " Miserentissimus Redemptor " la vraie dévotion au Sacré-Coeur.


Entre les deux guerres, dans la foulée de la Victoire, les consécrations au Sacré-Coeur continuent, liées à la fête du Christ-Roi. Cette vie dynamique se développe à Montmartre face aux périls idéologiques.

La question du drapeau reparaît en 1940, pendant la " drôle de guerre ".

Mgr Flans, recteur de la Basilique, écrit dans la revue " Montmartre " de mars 1940 : << C’est comme pendant la guerre de 1914-1918, de toutes parts nous parviennent des invitations à lancer un mouvement en faveur de l’apposition du Sacré-Coeur sur le drapeau national.


Le 19 mai, à Notre-Dame de Paris, le gouvernement assiste à une cérémonie, une procession des reliques de sainte Geneviève se déroule à Paris. Cette piété publique, officielle, impensable vingt ans plus tôt, trouve son apogée le samedi 1er juin 1940 à Montmartre. Le cardinal Suhard, nouvel archevêque de Paris, consacre Paris et la France aux Sacrés-Coeurs de Jésus et Marie sur demande du gouvernement. Le chroniqueur de " Paris Soir " du 2 juin l940, écrit ::< Au premier rang des 50.000 fidèles, on reconnaissait Mme Lebrun, les ministres Sarraut, Marin, Ybarnegaray, Rollin, Héraud et Robert Schumann, les généraux Gouraud et de Castelnau. ". Le Maréchal Pétain, vice-président du Conseil, (cosignataire avec Malvy de la " Note aux armées " d’août 1917) n’assiste pas à la cérémonie.


Le Sacré-Coeur est entré dans l’Histoire de France comme un cheval de Troie. A chaque période dramatique certaines dévotions reviennent d’actualité. En ce qui concerne la Grande Guerre le temple existait, les consécrations ont toutes été faites, familles, patrie, mais par les autorités religieuses seules, la fête du Sacré-Coeur s’est bien déroulée le vendredi après l’octave, le drapeau du Sacré-Coeur a bien été déployé sur le champ de bataille, béni par les aumôniers. Par rapport au message de Marguerite-Marie il ne manque que la participation des autorités civiles. La République Française, neutre en affaires religieuses depuis 1905, gardera cette ligne de conduite.

Depuis la Seconde Guerre mondiale la dévotion au Sacré-Coeur rencontre la même foi même si elle paraît plus discrète.

 

La pratique du Sacre-Coeur perdure dans la foi catholique et le Sacré-Coeur de Montmartre compte environ 10.000 adorateurs.
 

 

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