Samedi 30 mai 6 30 /05 /Mai 11:09
Rudyard Kipling, ou l'art d'être un homme



Rudyard Kipling est un des personnages les plus connus et, en même temps, les plus mal connus de la littérature mondiale.

On ne retient trop souvent de lui que des images simplistes et figées : le chantre de l'Empire britannique, l'homme qui fait parler les animaux, le chef scout ou le poète de la volonté. Le plus beau est que chacune de ces images est juste, mais qu'elle ne correspond qu'à l'une des multiples facettes d'un homme beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît de prime abord.

La plus grande partie de l'œuvre de Kipling fut consacrée à l'Inde, et certains n'y veulent voir qu'une exaltation permanente du colonialisme anglo-saxon. C'est oublier des livres comme «Simples contes des collines ». Et, surtout, c'est oublier que Kipling connaissait l'Inde et les Indiens infiniment mieux que ses détracteurs.

Il était né dans ce pays, en 1865 à Bombay, y avait passé sa prime enfance et y était revenu dès ses études terminées. Son père était le conservateur du musée de Lahore - qu'il met d'ailleurs en scène au début de son plus grand roman, « Kim ».

En fait, Kipling aimait l'Inde et son petit peuple plus qu'aucun autre Européen.

L'amour de la France Il aimait aussi la France, contrairement à bien des affirmations imbéciles - et au ridicule ouvrage des frères Tharaud, « Dingley, l'illustre écrivain ». Il y était venu très jeune, à l'âge de douze ans, son père étant chargé de l'organisation du pavillon de l'Inde à l'Exposition universelle et ayant laissé son fils libre d'errer à sa guise dans Paris. « Cela fut en soi-même, écrit-il dans ses mémoires, « Some-thing of myself », une éducation et fit naître en moi un amour de la France que j'ai conservé toute ma vie ». Fréquentant, bien sûr, les pires poulbots, il apprit rapidement l'art subtil de s'accrocher derrière les fiacres en insultant le cocher en termes choisis, pour éviter au dernier moment le coup de fouet lancé par celui-ci. Bref, comme il le dit, une éducation en soi. Bien des années plus tard, il parcourut en tous sens les routes de notre pays, en piéton, chapeau cabossé en tête et musette en bandoulière. La France, son fils, le petit héros de « Puck, lutin de la colline », y fut tué à l'âge de dix-neuf ans durant la guerre de 14-18 .

 Enfin, son livre « Souvenirs de France » est un véritable message d'amour. Tout comme « La France en guerre », publié en 1915, et «Poème à la France» en 1917. En effet, l'incontestable nationalisme britannique de Rudyard Kipling n'était pas ce que beaucoup d'ignares se sont complus à peindre ; il mettait son pays avant tout - ce qui est parfaitement normal - mais n'avait ni mépris ni haine pour les autres. Et, surtout, son patriotisme était empreint de pudeur dans ses manifestations ; il détestait les gens qui « en faisaient trop » - comme, à son époque les « jingoistes ». Une scène de « Stalky and Co» où un député trop bien nourri se fait pratiquement cracher à la figure par des collégiens, tous candidats à l'Armée et à une mort en pays lointain, pour avoir brandi le drapeau national hors de circonstance, en témoigne amplement. Kipling aimait les soldats, les explorateurs, les « hommes de terrain », mais il haïssait les comédiens, les tartufes du nationalisme.
Mais revenons, précisément, à « Stalky and Co ». Ce livre, publié en 1899, est la savoureuse transposition des souvenirs et expériences de Kipling au collège de Westward Ho, dans le Devonshire, où il fut mis en pension en 1878. Kipling s'y met en scène sous le nom de Beetle, en compagnie de ses meilleurs amis, Stalky - en fait, le futur général Dunsterville, l'un des officiers les plus originaux et les plus brillants de l'armée britannique - et M'Turk - en réalité G.C. Beresford, haut fonctionnaire aux multiples talents.

 L'homme véritable Irrésistiblement drôle, ce livre n'est pas seulement l'un des meilleurs ouvrages jamais écrits sur la vie de collège, mais aussi de façon discrète mais sûre, un résumé de la philosophie personnelle de son auteur. Celle-là même que l'on retrouve dans le fameux poème « If »

« Si tu peux garder la tête froide quand tous autour de toi,La perdent et t'en blâment, Si tu peux conserver la confiance quand tous les autres doutent... , Si on te hait mais que tu ne cèdes pas à la haine, Et si pourtant tu ne sembles ni trop bon dans des actes ni trop sage en paroles... »

Mais on ne peut, bien sûr, tout citer. Venons donc à la conclusion du poème:

 « Alors, les rois et la chance seront à tout jamais tes esclaves dévoués,  Mais ce qui vaut mieux que les rois et la chance, tu seras un homme, mon fils. »

Un homme, voilà le maître-mot pour Kipling. Un homme solide et courageux, fort dans l'adversité et modéré dans le triomphe, avec tout ce qu'il faut de foi et de générosité et juste ce qu'il faut de scepticisme ...

En 1882, Kipling revint en Inde comme jeune journaliste à la «Civil and Military Gazette» de Lahore, puis au « Pioneer ». Derrière ses petites lunettes rondes, il observait inlassablement les choses et surtout les êtres: civils de la « bonne société », jeunes officiers venus de la frontière nord-ouest, simples soldats. Et cela donna, en 1887, après un recueil de poèmes publié l'année précédente, à vingt et un ans, « Simples contes des collines », une suite de nouvelles passablement cruelles qui causa quelque émotion sur le moment. N'importe, un écrivain était né, qui allait rapidement devenir célèbre, alignant nouvelle sur poème, puis abordant, en 1891, avec« La lumière qui s'éteint », le roman. L'année suivante, ayant épousé une Américaine, il alla s'installer dans le Vermont, aux Etats-Unis. C'est là que devaient naître, en 1894 et 1895, les deux livres qui lui assuraient à coup sûr l'immortalité, « Le livre de la jungle» et «Le second livre de la jungle ». Mowgli, Bagheera et les Bandars Logs commencèrent très vite à hanter les imaginations enfantines - et adultes.

Mon ami Hubert Monteilhet me fit un jour remarquer que ces deux livres tranchaient quelque peu dans l'œuvre de Kipling par « leur caractère un brin rousseauiste ». Il n'a peut-être pas tort, et il faudrait peut-être voir là une petite influence américaine - l'influence de l'Amérique de Thoreau et de « Walden ou la vie dans les bois ». Même un homme comme Kipling ne peut vivre quatre années dans un pays sans en recevoir quelques ondes. L'itinéraire de Kim En 1896, Kipling revint s'installer en Angleterre, dans le comté de Sussex, qu'il célébra dans « Puck » en 1906 et « Le retour de Puck » en 1910. Mais, entre temps, il s'était rendu en Afrique du Sud comme journaliste pendant la guerre des Boers. Et, en 1901, il avait publié son chef-d'œuvre, « Kim ». Immense roman d'aventures et roman initiatique, ce livre est aussi une étonnante fresque de l'Inde et de la vie indienne, dans toute sa réalité quotidienne et populaire. Fils abandonné d'un sous-officier irlandais, élevé à l'indienne parmi les Indiens de la condition la plus modeste, le petit Kimball O'Hara s'improvise à douze ans le guide et domestique d'un vieux lama tibétain recherchant la source jaillie de l'endroit où est tombée la flèche de Bouddha. Mais il est également recueilli et enrôlé par les services secrets britanniques, qui utilisent ses pérégrinations, du centre de l'Inde à la fameuse passe de Khyber.

Outre son souffle romanesque et son don d'observation, Kipling montre ici cette parfaite connaissance de l'Inde que nous évoquions plus haut. Bien que britannique, Kim est un enfant du Pays. Comme Kipling. Et comme le petit héros de la nouvelle « L'amendement de Todd », où l'on voit un minuscule garçonnet, fils de haut fonctionnaire, convaincre le vice-roi des Indes de modifier une loi, car lui, fréquentant avec sa nourrice les gens de la rue, sait qu'elle sera impopulaire auprès des petites gens. Ecouter, savoir et dire, c'était aussi l'une des devises de Rudyard Kipling. Ce trait, on le retrouve également dans l'un des plus robustes récits d'aventure jamais écrits: « L'homme qui voulut être roi » - livre qui donna lieu il y a quelques années à un film prestigieux de John Huston, interprété par Sean Connery et Michael Caine. On l'avait déjà retrouvé dans «Trois troupiers », où Kipling dépeignait, en usant de leur langage, les simples soldats de l'Armée des Indes. Meurtri par la Première Guerre mondiale, Kipling ne baisse pourtant pas les bras, même si certains de ses derniers écrits semblent empreints d'une légitime amertume.

Ami du colonel Baden-Powell, qu'il a connu pendant la guerre des Boers, il a participé à la fondation du mouvement scout, dont il deviendra d'ailleurs commissaire général. Il publie en 1923 « Contes de terre et de mer pour scouts et guides ». Son esprit se porte toujours sur la jeunesse, et sur la jeunesse aventureuse. Et lorsqu'il meurt, en 1930, à Londres, il n'a visiblement pas changé d'avis.
Par WalkTsin - Publié dans : Divers
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Citations à méditer.

« Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit exulte de joie en Dieu mon Sauveur, car le Tout-puissant a fait pour moi de grandes choses. Saint est son nom. »
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Suis-je prêt à me présenter devant le Seigneur ?

      Suis-je prêt à mourir? Mes affaires temporelles sont-elles en règle et mon testament bien fait? Ma conscience est-elle en règle? N'ai-je rien à craindre pour mes confessions, mes communions, l'accomplissement des devoirs de mon état? 

      Si je savais devoir mourir à la fin de cette journée, comment la passerais-je? Comme j'en emploierais bien tous les moments! Si je savais devoir mourir après cette prière, comme je prierais avec attention et ferveur! Si ce devait être après cette confession, après cette communion, après cette messe, cette visite au saint Sacrement, comme je ferais saintement toutes ces saintes choses! Rentrons ici en nous-mêmes, et comprenons quel changement opérerait en nous et en toute notre conduite cette pensée de la mort bien méditée.

La Sainte Bible :



"La justice élève les nations, et le péché rend les peuples misérables."



 Napoléon Bonaparte :


"La première des vertus est le dévouement à la patrie."

 

Stendhal :

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"La vraie patrie est celle où l'on rencontre le plus de gens qui vous ressemblent."


- Saint Jose-Maria :
"Le chemin de l’amour s’appelle sacrifice"
- Lt Tom Morel : "Je cultive le prestige, non pour une vaine gloire mais pour élever les âmes vers Jésus: Il est mon grand  potentiel d'énergie; s'Il n'était pas dans mon cœur, je sens que je ne pourrais rien faire".

 




> Les Auteurs moins connus voire anonymes mais pertinents :

"Le guerrier ne fait que porter l'épée pour le compte des autres. C'est un seigneur puisqu'il accepte encore de mourir pour des fautes qui ne sont pas les siennes, en portant le poids du péché et de l'honneur des autres."

"Une nation s'affaiblit lorsque s'altère et se corrompt le sentiment de l'amour de la nation et de la pratique religieuse" 


Ce en quoi nous puisons l’espoir, l’essence de tout. 

 

Nos Papes ont dit:

 
Grégoire IX a dit :

http://www.histoiredesjuifs.com/images/B_Gregor_X.jpg

"Ainsi, Dieu choisit la France de préférence à toutes les autres nations de la terre pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. Pour ce motif, le royaume de France est le royaume de Dieu ; les ennemis de la France sont les ennemis du Christ.
De même qu'autrefois la tribu de Juda reçut d'en-haut une bénédiction toute spéciale parmi les autres fils du patriarche Jacob ; de même le Royaume de France est au-dessus de tous les autres peuples, couronné par Dieu lui-même de prérogatives extraordinaires.
La tribu de Juda était la figure anticipée du royaume de France."
 

Saint Pie X a dit :


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"Vous direz aux français qu'ils fassent trésor des testaments de saint Remy, de Charlemagne et de saint Louis, ces testaments qui se résument dans les mots si souvent répétés par l'héroïne d'Orléans : "Vive le Christ qui est Roi des Francs !"
A ce titre seulement, la France est grande parmi les nations ; à cette clause, Dieu la protégera et la fera libre et glorieuse ; à cette condition, on pourra lui appliquer ce qui, dans les Livres Saints, est dit d'Israël : que personne ne s'est rencontré qui insultât ce peuple, sinon quand il s'est éloigné de Dieu.
Ce n'est pas un rêve, mais une réalité ; je n'ai pas seulement l'espérance, j'ai la certitude du plein triomphe."


Jean Paul II a dit
:

"Oui, l'Eglise doit au peuple de France, qui a beaucoup reçu et aussi beaucoup donné, quelques-unes de ses plus belles pages : des grands ordres religieux, tels Cîteaux et les chartreux, aux cathédrales ou à l'épopée missionnaire commencée au siècle dernier. La générosité de ses œuvres et de sa pensée lui a valu l'amitié de nombre de peuples, et parmi les plus pauvres. Puisse la France continuer à y trouver ses raisons d'être !" 


Léon XII a dit :

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/26/LeoXII.jpg/150px-LeoXII.jpg
En premier lieu, arrachez à la franc-maçonnerie le masque dont elle se couvre et faites la voir telle qu'elle est.
Secondement, [...] instruisez vos peuples; faites leur connaître les artifices employés par ces sectes pour séduire les hommes et les attirer dans leurs rangs, montrez leur la perversité de leur doctrine  et l'infamie de leurs actes."


Paul IV a dit dans sa bulle* :

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Si jamais un jour il apparaissait qu'un Evêque, faisant même fonction d'Archevêque, de Patriarche ou de Primat; qu'un Cardinal de l'Eglise Romaine, même Légat; qu'un Souverain Pontife lui-même, avant sa promotion et élévation au Cardinalat ou au Souverain Pontificat, déviant de la foi Catholique est tombé en quelque hérésie, sa promotion ou élévation, même si elle a eu lieu dans la concorde et avec l'assentiment unanime de tous les Cardinaux, est nulle, sans valeur, non avenue

*
(Cum ex Apostolatus Officio)

Oraison

Un hymne à l'Honneur par le Père Jean Paul Argouarc’h :


"Seigneur vous l’avez endormi
Dans une paix certaine
Entre les bras de l’espérance et de l’amour.
Ce vieux coeur de soldat n’a point connu la haine.
Pour la France et pour vous il a combattu avec beaucoup d’amour.
Que Notre Dame d’Afrique,
Que Notre Dame d’Indochine,
Que Notre Dame de la Mer,
Vous accueille, Commandant, avec Sainte Anne.
Et qu’Elle étende son blanc manteau sur la France.
A genoux les enfants ;
A genoux les hommes ;
Et debout la France ! "

Prières

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Saint Michel, priez pour moi.
Saint Ange gardien, assistez-moi.
Mon saint Patron, protègez-moi.
Sainte Marie, Reine des Anges, veillez sur moi.

Saint Michel Archange de ta lumière éclairez-nous,
Saint Michel Archange, de tes ailes protègez-nous,
Saint Michel Archange, de ton épée défendez-nous.

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