La Peine de Mort.

Publié le par WalkTsin

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Un des problèmes de la justice française, est que la peine capitale n’est autorisée que pour les être innocents et purs, dans ce cas là l’opinion  ne trouve rien à redire, acquiesce sans soins et se voit outré si l’on émet le désir d’abolir cette loi infanticide.

Nous, pensons que les innocents n’ont pas à être exécutés, mais pensons que les pécheurs doivent l’être, c’est pourquoi j'écrivais, dans notre charte ceci :

 

« -L’autorité afin de préserver le bien commun auquel la vie est ordonnée, sacrifiant l’imparfait pour le parfait autorisera la peine capitale car elle est un instrument de justice pour conduire au bien. Mais craignons, si nous faisons le mal ; car ce n’est pas pour rien que la justice porte le glaive : elle est un instrument pour faire justice et châtier qui fait le mal. »

 

Sachant pertinemment, que nombre de nos lecteurs nous rejoignent sur l’idée abjecte du meurtre infantile, nous n’expliquerons pas ce choix, néanmoins nous expliquerons notre désir pour rétablir la peine capitale envers les assassins et les monstres et cela par un court exposé.

 

 

 

Résumé : Est-il permis de tuer les pécheurs ?

 

Objections 

 

  1. Notre-Seigneur interdit d’arracher l’ivraie (Mtt.XIII,29-30) ;
  2. Dieu ménage les pécheurs pour leur pénitence ;
  3. Tuer est mauvais en soi.

Or : le moins parfait est ordonné au plus parfait. Cette subordination existe entre la partie et le tout. Toute partie - de par sa nature - est subordonnée au bien du tout : sacrifier l’imparfait pour le parfait. Ainsi, si l’individu constitue un péril, il faut le mettre à mort au nom du bien commun.

 

Réponses aux objections :

 

 

  1. Ceci est vrai si on ne peut discerner les bons des méchants (Abraham demandant à Dieu d’épargner Sodome : Gen.XVIII,23-32).
  2. Ceci est vrai s’il n’y a aucun danger pour autrui ; or les grands malfaiteurs ont toujours menacé l’ordre public.
  3. Si tuer un homme fidèle est mauvais, ne pas oublier qu’un homme pécheur perd sa dignité humaine [en ce sens, il y renonce].

 

Remarque : la peine de mort n’est pas l’application de la loi du talion (où la peine est calquée sur la faute : œil pour œil, dent pour dent) mais demeure une question de bien public qui va au-delà de la légitime défense ; c’est une question de justice sociale : l’Etat a pour devoir de guérir le mal et protéger la société (caractère médicinal, exemplaire et réparateur).

Il est vrai que l’homme ne doit point détruire ce que Dieu a fait à son image et a racheté par son sang, ne devant point abréger le temps imparti à chaque créature pour faire son salut. Mais il est également vrai que la question de la peine de mort demeure un problème complexe où sont engagées des appréciations sur la liberté humaine, la responsabilité morale et la vie en société.

 

Saint Thomas admet par ailleurs que :

 

 

  • Par charité un juge peut condamner à mort un ami (cf. IIaIIae, qu.25,art.6, ad.2).
  • Le Chef de la Cité peut infliger la mort par pouvoir coercitif (IIaIIae,qu.65,a.2,ad.2).
  • La peine de mort est légitime quand il y a des dommages irréparables ou une perversité infamante (IIaIIae,qu.66,a.6,ad.2).
  • Il n’est pas injuste de tuer le malfaiteur ou l’ennemi de l’Etat (IIaIIae,qu100,a.8,ad.3) ; tuer peut donc constituer une “dispense” au Décalogue, tout comme on peut dépouiller quelqu’un de ses biens à bon droit.
  • Si la mise a mort des malfaiteurs et des ennemis de l’Etat n’est pas une injustice, l’autorité publique demeure libre de l’appliquer et de changer cette législation positive (IaIIae,qu.100, a.8,ad3).
  • La peine doit être proportionnée au dommage social et à la nature du délit (IaIIae,qu.87,a.3,ad1).
  • Le but de la peine est l’expiation et la conservation de l’ordre social (Ia,qu.48,a.6 ; IaIIae,qu.102,a.3,ad5 ; IIaIIae,qu.108,a.4).
  • La prison perpétuelle ou l’exil sont envisageable comme châtiment de l’homicide (IaIIae,qu.87,a.3,ad1).

Publié dans Politique

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